Néolibéralisme et conséquences

quelques traits de la crise actuelle



salah sakhri
Samedi 16 Novembre 2013

quelques traits de la crise actuelle
Quelques traits de la crise économique actuelle.

La crise économique du système capitaliste mondial dure depuis l’année 2008. Elle répercute comme un cancer ses métastases dans toutes les branches de l'économie nationale. Les monopoles s’efforcent de maintenir les prix des marchandises élevés, ce qui empêche la résorption des surplus de marchandises en rapport bien évidemment à la demande solvable. Faute d’argent, les marchandises trouvent de moins en moins de preneurs. Que faire pour relancer la machine économique grippée ? Comme l’atteste son histoire le capitalisme surmonte ses propres contradictions au moyen de la guerre. La guerre détruit une partie des forces productives "en trop" pour reprendre son cours "normal". Cela se vérifie dans la frénésie guerrière de ces vingt dernières années en Asie et Afrique qui s’est emparée "des grandes" puissances capitalistes.
Ensuite, et c’est l’essentiel, la crise économique est devenu une crise générale c’est-à-dire qu’elle affecte aussi bien la sphère économique que la sphère politique. Même la Chine avec son "socialisme de marché" (en réalité un capitalisme d’État) commence à éprouver la crise économique. Dans ce pays l’État contrôle et réglemente la vie économique non pour supprimer les conditions économiques sur lesquels reposent les classes et l’État, mais pour le développement capitaliste.
La crise gagne également le système du crédit, l’emprunt, l’épargne et les créances, etc. La situation financière des artisans, petits paysans, petits industriels, éleveurs, etc., devient de plus en plus difficile du fait de la cherté du crédit, alors que celle des gros producteurs organisés dans des cartels et des syndicats est prodigieusement avantagée. On le voit avec les grandes enseignes de l’agro-alimentaire qui compriment les prix d’achats aux producteurs pour faire d’énormes profits sur le dos des consommateurs. Le pillage "du peuple" par les monopoles se complète par un pillage éhonté des pays dépendants. Il va de soi que ces phénomènes qui se déroulent en dehors de la sphère de production ne pouvaient à leur tout manquer d’influencer la marche de la crise et ses conséquences pour l’emploi, les conditions de vie et de travail des masses ouvrières et populaires. Ces phénomènes exacerbent la concurrence entre pays capitalistes y compris au sein de l’Union européenne entre "alliés-rivaux" que sont par ordre d’importance l’Allemagne et la France. Les monopoles allemands font du dumping et les monopoles français font la même chose pour gagner des zones d’influences et des débouchés commerciaux. Le dumping c’est la guerre commerciale. Le cas de la viande porcine est l'authentique exemple de cette guerre économique entre les deux piliers de la très réactionnaire construction européenne.
Certains commentateurs ont tendance à attribuer trop facilement la crise économique à la course aux armements. Or, le développement des industries de guerre ne joue pas intrinsèquement un rôle décisif dans la provocation de la crise. D’autre part, une telle explication de la crise est erronée car la crise touche à des degrés divers la plupart des pays du monde ceux qui ont une industrie de guerre comme ceux qui en n’ont pas. Est-ce que l’aggravation de la crise peut être surmontée et nous conduire à une nouvelle période d’épanouissement économique ? Rien ne permet de l’affirmer à l’heure présente. Ce qui est probable, c’est que la situation continue de pourrir parce que tous les facteurs qui l’alimentent continuent d’agir. Il s’agit de la faillite des entreprises, d’un chômage massif chronique, de l’interpénétration de la crise industrielle avec la crise agricole et financière, de l’absence de toute tendance vers l’augmentation du capital fixe, etc. En effet, l’augmentation du capital fixe et l’investissement annoncent une reprise économique.
Les monopoles qui dictent l'orientation désastreuse et les exécutants de ces choix économiques cherchent ainsi à faire reposer sur le dos des travailleurs tout le poids de la crise. Ces monopoles rendent impossible une réglementation de la vie économique par le gouvernement qui dirige l’appareil d’État. A-t-on vu le gouvernement socialiste prendre des mesures favorables aux travailleurs ? Non ! Depuis que Hollande est au pouvoir on ne peut pas dire les monopoles n'ont pas amassés de considéranles richesses. Ces richesses ne servent pas la production ou l’échange, mais servent la spéculation et le lucre sous leur forme la plus cynique et la plus brutale. La crise atteint un tel degré de développement que les feux de la grogne sociale s’ouvrent inévitablement une trouée.

le 14 novembre 2013.

Salah Sakhri.



Samedi 16 Novembre 2013


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