Une tribune signée par 90 personnalités pour dénoncer «l’agression» d'une femme voilée adressée à Macron  15/10/2019

Une tribune signée par 90 personnalités pour dénoncer «l’agression» d'une femme voilée adressée à Macron
























À la suite de la polémique enflammée née de la demande de Julien Odoul à une accompagnatrice d’élèves de retirer son voile, 90 personnalités ont signé une tribune adressée au Président français, publiée dans Le Monde, pour lui demander de condamner cet acte et de dénoncer la présence de la haine contre les musulmans.

En plein débat sur le port du voile lors des sorties scolaires, 90 personnalités, dont Omar Sy, Matthieu Kassovitz et Pascal Boniface, ont adressé à Emmanuel Macron une tribune intitulée «Jusqu’où laisserons-nous passer la haine contre les musulmans», publiée ce 15 octobre dans Le Monde.
Dénonciation de l’islamophobie

Le collectif composé de députés, journalistes, chercheurs, réalisateurs et acteurs, dénonce la haine des musulmans présente dans la société française, qui s’est manifestée, selon les signataires, dans cet incident.

Indignées par le fait que l’élu RN Julien Odoul a demandé à plusieurs reprises à une accompagnatrice d’élèves d’enlever son voile lors d’une séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, les personnalités demandent au Président de la République de «condamner publiquement l’agression dont la femme a été victime devant son propre fils».

En outre, elles exigent du chef de l’État qu’il confirme que «les femmes musulmanes, portant le foulard ou non, et les musulmans en général ont toute leur place dans notre société».
Violence des mots et humiliation

Cette lettre ouverte pointe l’humiliation et la violence exercées par le député RN à l’encontre d’une femme portant un signe ostensible de sa religion:

«Mais ils [les mots de Julien Odoul, ndlr] sont surtout d’une violence et d’une haine inouïes pour cette femme, victime d’un amalgame inacceptable associant la pratique de sa religion à l’attentat de la Préfecture de police de Paris. Une femme publiquement piétinée, chosifiée, déshumanisée, devant le groupe d’enfants qu’elle accompagnait bénévolement».

Les signataires regrettent également le préjudice moral dont le fils de la femme pourrait être atteint, un traumatisme dont il pourrait souffrir plus tard.
Une «stigmatisation assumée»

Par ailleurs, la tribune s’interroge sur le silence des politiques de premier rang à ce sujet, appelant les ministres à blâmer un tel comportement de l’élu. Affirmant que «l’extrême droite a fait de la haine contre les musulmans un outil majeur de sa propagande» et rappelant les paroles de Jean-Michel Blanquer qui annonçait que le voile n’était pas «souhaitable dans notre société», le collectif dénonce une «stigmatisation assumée jusqu’au plus haut niveau de l’État».

Et de se référer à la loi de 1905 sur la séparation de l’État et de l’Églises pour insister sur la liberté de pratiquer sa religion en toute sécurité.

Enfin, le formulaire rédigé au sein de l’Université de Cergy-Pontoise, censé aider les professeurs à détecter des signes de radicalisation parmi les étudiants, a été cité comme l’un des exemples de haine et d’intolérance visant les musulmans.

Le Président français n’a pas encore réagi à la tribune.

https://fr.sputniknews.com/france/201910151042269430-une-tribune-signee-par-90-personnalites-pour-denoncer-lagression-dune-femme-voilee-adressee-a/

Commentaires

1.Posté par Vangelis le 16/10/2019 14:07 | Alerter
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Imaginons, je dis bien imaginons un juif portant kippa.

Primo, jamais, au grand jamais aucun élu ou autre n'aurait osé demander de l'exclure d'une quelconque réunion, séminaire ou assemblée.

Deuzio, un tollé général aurait eu lieu s'il avait été autrement.

Tertio, Macron en personne, serait monté au créneau pour dénoncer cet acte anti "sémite" (!)

Mais ça tout le monde le sait.

2.Posté par hakim bey le 16/10/2019 15:25 | Alerter
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Il faut bien que quelques personnalités politiques jouent "l'avocat du diable", sans quoi, l'Etat ferait des musulmans des victimes. Alors qu'ainsi, les musulmans peuvent comparaître devant leurs accusés sans pour autant que l'on suspecte un procès d'intention.
Et si on les laissé simplement vivre ? Après tout, ils ne nous ont rien fait à moins que l'on considère les musulmans responsables des attentats sous faux drapeaux ou même que les actes de démence d'une personne de type arabo-musulman soit aussi le fait de la religion.

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