L’Algérie empêchera-t-elle l’acquisition par Total des actifs d’Anadarko ?  21/08/2019

L’Algérie empêchera-t-elle l’acquisition par Total des actifs d’Anadarko ?
























Le rachat du géant pétrolier Anadarko par Occidental Petroleum (OXY) est officiel depuis le 8 août dernier. Le Français Total va de ce fait acquérir les actifs de la société américaine en Afrique dont l’Algérie. L’Algérie va-t-elle laisser faire ou user de son droit de préemption ? Le projet de loi des hydrocarbures en cours d’élaboration s’y prête, mais l’État va-t-il empêcher Total de dominer le pétrole algérien ou trouvera-t-il un compromis avec la société française ?

Les dirigeants de Total sont heureux de conclure un tel accord avec les Américains d’OXY. « En acquérant les actifs d’Anadarko en Algérie, Total deviendra un opérateur d’actifs pétroliers majeur », avait affirmé Total, il y a quelques semaines. En effet, pour la société française, cet accord avec OXY va renforcer la position de leader de Total parmi les géants pétrolier en Afrique.

Que fera l’Algérie face à Total qui a déboursé 8,8 milliards de dollars pour acquérir les actifs d’Anadarko en Afrique ? Au début de cette affaire, le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a réagi en rappelant les dispositions de la loi qui permettent à l’État algérien d’user de son droit de préemption et d’empêcher cette cession. Mais après des discussions avec les dirigeants de Total, notamment son PDG Patrick Pouyanné, le ministre algérien est revenu à de meilleurs sentiments.

Va-t-on empêcher Total de dominer le pétrole algérien ?

Rien n’a filtré cependant sur la teneur des discussions entamées entre les deux parties. Mais l’Algérie a inclus dans son nouveau projet de loi sur les hydrocarbures des articles susceptibles de lui permettre d’empêcher cette transaction. En effet, l’État algérien peut user de son droit de préemption dans cette affaire d’acquisition par Total des actifs d’Anadarko en Algérie.

En fait, dans son article 83, la loi donne la possibilité au ministre de l’Énergie de déclarer dans les trois mois l’incompatibilité de la transaction. Le même article précise que les parts de Total dans cette transaction seraient transférées à Sonatrach. D’autre part, l’article 84 de la même loi stipule que « tout transfert d’actifs et de biens qui enfreint les dispositions de la loi sur les hydrocarbures est nul et non avenu ».

Alors l’État algérien ira-t-il jusqu’à mettre fin à l’accord entre OXY et Total ? Surtout en sachant que les Américains d’Anadarko détenait 25 % de la production algérienne de pétrole. Plus que cela, Anadarko détenait 24,5 % dans le bassin de Berkine où Total contrôle déjà 12,25 %. Et avec cette transaction, le pétrolier français contrôlera 36,75 % de ce bassin stratégique. L’Algérie a cette possibilité, mais elle a aussi la possibilité de négocier avec les dirigeants de Total et de trouver un terrain d’entente.

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