Harvey Weinstein reconnu coupable d'agression sexuelle et de viol  24/02/2020

Harvey Weinstein reconnu coupable d'agression sexuelle et de viol























Le producteur déchu Harvey Weinstein a été reconnu coupable lundi d'agression sexuelle et de viol, mais a évité une condamnation pour les accusations les plus graves, un verdict en demi-teinte qui constitue cependant une victoire pour le mouvement #MeToo, rapporte l’AFP. En attendant de connaître sa peine le 11 mars, il a été emprisonné.

Reconnu coupable d'agression sexuelle et de viol, Harvey Weinstein, 67 ans, est passible de 25 ans de prison au maximum, mais ne risque pas la perpétuité, car le jury l'a disculpé de la circonstance aggravante de comportement «prédateur», qui aurait pu lui valoir la prison à vie, écrit l’AFP.

Sa peine sera déterminée ultérieurement par le juge James Burke, qui a présidé aux débats. En attendant, il a été emprisonné.

Il s'agit de la première reconnaissance de culpabilité dans une affaire post-#MeToo, celle de l'acteur Bill Cosby résultant de poursuites entamées en 2015, avant que le mouvement anti-agressions sexuelles ne commence en octobre 2017.

Le jury a eu besoin de cinq jours pour parvenir à une décision à l'unanimité sur certains chefs, condition nécessaire pour prononcer un verdict.

Les jurés devaient se déterminer sur le témoignage de trois femmes, parmi les plus de 80 qui ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement ou d'agression sexuelle.

Au final, le jury ne l'a jugé coupable que des deux chefs les moins graves, l'agression sexuelle de l'ancienne assistante de production Mimi Haleyi, en 2006, et le viol de l'aspirante actrice Jessica Mann, en 2013.

Il a, en revanche, relaxé le producteur d'un chef de viol plus grave lié à Jessica Mann, mais surtout de la circonstance aggravante de comportement «prédateur».

L'agression de Mimi Haleyi et le viol présumé de Jessica Mann étaient poursuivis en tant que tels, tandis que le viol d'une troisième femme, la comédienne Annabella Sciorra, bien que prescrit, pouvait, lui, déclencher cette circonstance aggravante.

Mais le jury a également déclaré Harvey Weinstein non coupable de ce viol remontant à l'hiver 1993, après avoir demandé à réentendre le témoignage de l'actrice durant ses délibérations.

Tout au long du procès, la défense avait cherché à discréditer le récit des trois femmes.

Les avocats d'Harvey Weinstein ont produit une série de courriers électroniques montrant que Mimi Haleyi et Jessica Mann avaient maintenu le contact, de leur propre initiative, avec l'accusé après les faits présumés.

Dans le cas de Jessica Mann, la victime présumée a même concédé avoir eu des relations sexuelles sans opposition avec Harvey Weinstein jusqu'en 2016.

«Ce n'était pas une relation», avait martelé la procureure Joan Illuzzi-Orbon. «Jessica Mann était la poupée de chiffon d'Harvey Weinstein».

Mimi Haleyi a elle raconté avoir eu un rapport sexuel initié par l'accusé deux semaines environ après le viol présumé, sans manifester de résistance.

Jessica Mann a dit avoir maintenu des relations avec l'ancien magnat du cinéma par «peur», tandis que Mimi Haleyi a expliqué qu'il s'agissait pour elle de maintenir une «relation professionnelle».

La défense avait cherché à dépeindre deux femmes opportunistes, prêtes à se soumettre aux caprices du producteur, voire à ses pulsions sexuelles, pour tenter de mettre un pied à Hollywood.

Les avocats d'Harvey Weinstein avaient aussi laissé entendre que les deux plaignantes avaient témoigné par intérêt, pour augmenter leurs chances d'obtenir du producteur des dommages et intérêts une fois celui-ci condamné.

«Elles ont sacrifié leur dignité, leur intimité, leur quiétude dans l'espoir de faire entendre leur voix» au procès, leur avait opposé la procureure.

La procureure Joan Illuzzi-Orbon et son adjointe Meghan Hast avaient souligné qu'en fait d'opportunités, elles n'avaient quasiment rien obtenu du magnat d'Hollywood.

L'accusation a aussi rappelé qu'aucune des deux femmes n'avait attaqué en justice Harvey Weinstein pour obtenir réparation financière et qu'elles n'avaient aucun intérêt à venir témoigner au procès.

Ce verdict de culpabilité pourrait constituer un tournant pour le mouvement #MeToo, mais aussi pour la jurisprudence de ce type d'affaires, qui donnent très rarement lieu à des condamnations.

M.Weinstein doit encore répondre d'une autre inculpation pour deux agressions sexuelles à Los Angeles, annoncée début janvier.

https://fr.sputniknews.com/international/202002241043121504-harvey-weinstein-reconnu-coupable-dagression-sexuelle-et-de-viol/

Commentaires

1.Posté par YYY le 24/02/2020 21:37 | Alerter
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On attend la condamnation des pédophiles Vip nommés dans le carnet d'Epstein

Ep Stein wa-shtain

2.Posté par Caplan le 25/02/2020 09:43 | Alerter
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Comme d'habitude la lâcheté à gagné, au moment d'aller en prison il à du du être hospitalisé !

3.Posté par jehaislescookies le 11/03/2020 10:01 | Alerter
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bon, sur cette obsession actuelle à propos du VIOL et la quasi déification de sa répression il faut quand-même creuser le problème plus profondément.
Et alors on trouve que :
On juge et on condamne ceux qui volent et ceux qui violent ; or les patrons (et les cadres sup des services du personnel) qui foutent à la porte (c’est à dire dans le contexte actuel à la
misère, au chômage sans recours, à la mort lente, au désespoir à la clochardisation, etc., etc.) des gens, éventuellement après les avoir piégés et foutu artificiellement une faute
professionnelle sur le dos, ou par arbitraire ou sur un caprice quelconque de chef et maquillé sous une licenciement économique, etc., on ne les juge pas, on ne les condamne pas
(non, ce sont eux qui jugent et qui condamnent) et pourtant. Les effets psychologiques sont les mêmes, la violence la même, et c’est aussi dégueulasse, et souvent aussi criminel.
La misère est au bout autant et en fait plus que pour celui qui se fait tout voler par un voyou (ah mais les patrons sont des gens « respectables » n’est-ce pas et les voyous des
« marginaux » !). On a vu des gens condamnés à 20 ans de prison pour un viol, et jamais pour un licenciement, même arbitraire, or c’est une forme de viol pourtant, dans le contexte
actuel, et surtout quand on s’est fait virer arbitrairement ou après avoir été piégés par un tout-puissant, ou quand on a sa maison à payer à crédit (comme la belle-sœur de
Mme Possien à l’U.G.C.A.). La preuve il y en a qui se suicident, ou qui sombrent dans la dépression. D’un viol certaines restent traumatisées toute leur vie, d’un licenciement c’est pareil.
Comment expliquer cette différence ? Sans doute avec Gilliard « Ce qu’on appelle l’ordre établi n’est qu’un état de violence entré dans l’habitude. Il n’y a pas d’injustice, d’injure,
d’iniquité, d’indignité, de brutalité, de barbarie, à qui la durée ne puisse conférer, par l’accoutumance, « morale » une apparence de civilité, un air de décence, des dehors de
bienséance » (cité par Catherine Baker, in « Insoumission à l’école obligatoire »)

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