Attentat déclencheur du génocide au Rwanda : la justice française confirme le non-lieu  03/07/2020

Attentat déclencheur du génocide au Rwanda : la justice française confirme le non-lieu




























L’enquête française sur l’attentat déclencheur du génocide de 1994 au Rwanda, véritable épine dans le pied des relations franco-rwandaises depuis plus de 20 ans, se rapproche un peu plus de son épilogue : la justice a confirmé vendredi l’abandon des poursuites contre l’entourage de l’actuel président rwandais Paul Kagame.

Cependant, les avocats des familles des victimes de cet attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana ont immédiatement annoncé un pourvoi en cassation contre l’arrêt rendu vendredi par la cour d’appel de Paris.

Les magistrats de la cour, après six mois de réflexion, ont en effet confirmé la décision des juges antiterroristes qui avaient estimé, le 21 décembre 2018, n’avoir pas suffisamment de charges pour renvoyer aux assises neuf membres ou anciens membres de l’entourage de Paul Kagame, l’ex-chef de la rébellion tutsi du FPR devenu président du pays en 2000.

Le 6 avril 1994, l’avion transportant Juvénal Habyarimana, un Hutu, et le président burundais Cyprien Ntaryamira avait été abattu en phase d’atterrissage vers Kigali par au moins un missile. Cet attentat est considéré comme le déclencheur du génocide qui fit plus de 800 000 morts selon l’ONU, principalement dans la minorité tutsi.

Qui fut l’auteur du tir fatal sur le Falcon 50 présidentiel ? Les enquêteurs français, saisis en 1998 après la plainte des familles de l’équipage, ont longtemps privilégié la responsabilité des rebelles tutsi menés par Paul Kagame avant de s’orienter un temps-et sans davantage aboutir-vers une implication d’extrémistes hutus, soucieux de se débarrasser d’un président trop modéré à leurs yeux.
« Échec de la justice française »

« En l’absence d’éléments matériels indiscutables », l’accusation repose sur des témoignages « largement contradictoires ou non vérifiables », souvent par d’anciens militaires du FPR devenus opposants, avaient conclu fin 2018 les juges d’instruction Jean-Marc Herbaut et Nathalie Poux, soulignant le « climat délétère » de l’enquête, émaillée d’assassinats, de disparitions de témoins et de manipulations.

En faisant appel de leur décision, les parties civiles espéraient a minima que la justice ordonne la réouverture des investigations afin de se faire communiquer un rapport de 2003 du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui attribuait la responsabilité de l’attaque au clan Kagame.

« C’est une situation incompréhensible, dès lors qu’une juridiction détient des documents, qu’elle les garde enfouis et ne les transmette pas à la justice française », a déploré Me Emmanuel Bidanda, conseil de la famille de Jean-Michel Perrine, le mécanicien du Falcon abattu.

Pour l’avocat, « cet arrêt est le constat d’un échec patent de la justice française puisqu’au bout de plus de 20 ans d’instruction, la justice est incapable de nous dire quels sont les auteurs et les commanditaires de cet attentat après avoir mis en œuvre des moyens considérables ».

Me Philippe Meilhac, l’avocat de la veuve Agathe Habyarimana, a dénoncé une « chape de plomb » et « une connotation politique omniprésente » dans ce dossier, citant en exemple les dernières déclarations de M. Kagame.
« Mascarade »

« Vouloir rouvrir un dossier classé, c’est vouloir créer des problèmes […]. Si ces choses ne sont pas définitivement éclaircies, nos relations risquent fort d’en pâtir d’une manière ou d’une autre », a mis en garde cette semaine le président rwandais dans un entretien à Jeune Afrique.

Kigali n’a pas tardé vendredi à réagir à cette annonce : l’enquête française « a été une parodie de justice, une véritable mascarade qui n’aurait jamais dû voir le jour », a commenté sur son compte Twitter le ministre rwandais de la Justice, Johnston Busingye.

Pour les avocats de la défense, cette décision de 64 pages, qui n’a pas encore été communiquée aux parties, « est une étape fondamentale ».

« Ceux qui ont voulu occulter la vérité ont déjà une petite victoire », celle d’avoir fait durer ces accusations toutes ces années, « et c’est pourquoi nous sommes ici avec un sentiment très mitigé : on rend justice à nos clients, mais à quel prix », a regretté Me Bernard Maingain.

« Parler de satisfaction serait aller trop loin, mais c’est déjà une étape qui est une forme de soulagement », a déclaré Me Léon-Lef Forster, déplorant un pourvoi en cassation qui constitue selon lui une nouvelle « manœuvre dilatoire » des parties civiles.

https://www.lapresse.ca/international/afrique/2020-07-03/attentat-declencheur-du-genocide-au-rwanda-la-justice-francaise-confirme-le-non-lieu.php

Commentaires

1.Posté par Christian SÉBENNE le 04/07/2020 23:08 | Alerter
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Dans cette affaire d’une pseudo justice rendue par la cour des miracles de la ripoublique, dont l’avocat Régis de Castelnau vient de dresser sans concession les états de services au bon soin d’un exécutif qui lui même n’a aucune légitimité, ce, au regard de sa fausse élection en 2017, on en mesure la profondeur de la corruption sans faille de ces suppôts atteint du syndrome du Larbin à l’aune du mentez, mentez, plus vous mentirez plus on vous croira (Goebbels). “Paul Bismuth Sarkôzy“ avait d’ailleurs largement préparé le terrain pour la réhabilitation de Paul Kagamé, entre “coquins“ ils se comprennent.

https://www.alterinfo.net/Une-Justice-politique-au-service-d-Emmanuel-Macron_a156300.html

On est dans l’inversement totale des valeurs, d’un mensonge qui a commencé dès l’assassinat des deux présidents Hutu en 1994, assassinat commandité par Paul Kagamé ourdi entre autres par les Etats-Unis et le Mossad, et d’un génocide perpétré non pas par les Hutus, mais par les Tutsis sous le bras exclusif de Paul Kagamé et Yoweri Museveni, voir l’article que j’avais rédigé il y a des années.

Je précise que mon magazine Africa International fut le seul dès 1994 à révéler la réelle teneur de ce qui se passait au Rwanda, depuis, la désinformation la plus totale fut propagée à grand échelle et à grand renfort de dollars et de traitres qui sont les mêmes aujourd’hui, s’étant appropriés l’intégralité de la Presse et nous vendent leur inversement des faits et des valeurs en linéaire.

http://lucien-pons.over-blog.com/2014/10/l-honneur-du-capitaine-barril-ne-doit-pas-etre-bafoue-par-christian-sebenne-article-repris-sur-le-site-armee-media.html

Comme on l’a vu avec le mouvement des Gilets Jaunes, les suppôts Bolchéviques qui font office de gouvernement sous la tutelle de leurs parrains n’admettent pas qu’on leur mette le nez dans leur marde et sont même prêt à nous exterminer par les mêmes méthodes que celle de la Tchéka et de la Terreur Rouge, dont les Linky, la 5G et les vaccinations de masses en sont l’expression réactualisée, nous y sommes !

https://www.youtube.com/watch?v=rK1kgFq2Kaw

Pour ma part, je déplore que des Juges Français se soient prostitués au point de renier les valeurs de ce pays et aient donné leur âme au Satan des Illuminati. Les traitres qui ont rendu ces verdicts n’honore pas la France en ayant conchié sur l’Armée Française, car les vrais victimes de ce génocide en sont les Hutus.

Viendra un temps, où les dossiers cachés par la Justice pour de sombres histoires de pots de vin franc maçonne verront le jour, et montreront un pillage des pays des Grands Lacs par un suppôt de Satan en copie collée de Lénine, Béria, Yagoda et autres Kaganovitch, qu’est Paul Kagamé véritable clone de tous ces assassins manipulateurs qui tôt ou tard tombera dans la fosse de ses propres turpitudes.

Christian Sébenne
Ancien propriétaire du magazine Africa International

2.Posté par Abdelkader le 05/07/2020 10:53 | Alerter
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la france responsable du génocide au Rwanda. Mitterrand responsable du conflit sanglant éthiques et de la mort de un million de pauvre innocents Rawandais.
la ou il y a la langue française et sa culture, il y a que misère, pauvreté, conflis ethniques, tribaux, inter-religieux...
renversement des gouvernements et coups d'états sanglants.
voir les archives de la politique impérialiste de la France du continent africain, la France derrières la série des coups d'états sanglants des années 1960-1970-1980.

3.Posté par Saber le 05/07/2020 13:41 | Alerter
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Ce même Mitterrand disait que les armes vont parler en janvier 1991 en Irak pour une fiole contenant du pipi de chat.

4.Posté par Christian SÉBENNE le 06/07/2020 00:52 | Alerter
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réponse à Abdelkader,

Si la France a commis maintes erreurs en diverses époques, je suis navré de vous décevoir et de vous contrecarrer, mais en ce qui concerne le Rwanda, les responsables du génocide sont la CIA et le Mossad qui depuis 1941 ont opté pour la politique du pillage en Afrique et l’assassinat systématique des opposants à leur stratégie de cleptomanie, les deux présidents assassinés sont un meurtre et en aucun cas une constellation d’affirmations gratuites comme vous le prônez ici, et pour causes :

Ci joint l’article du défunt ministre canadien Richard Le Hir qui s’expliquait le 17 novembre 2014 sur les causes de la mort de Christophe de Margerie président du groupe pétrolier TOTAL, je vous recommande de lire cet article avec la plus extrême attention et vigilance, les écrits de ce canadien connu pour sa rigueur et son intégrité n’ont jamais été remis en cause,

je cite l’extrait qui réduit à néant le bricolage honteux de la pseudo justice française, dont les résultats d’un journaliste d’enquête américain réputé, Wayne Madsen, ancien officier de la marine américaine et spécialiste des questions de sécurité nationale :

« De là à supprimer Christophe de Margerie, il y a tout de même une marge, me direz-vous. Or l’histoire des soixante dernières années regorge toutefois de cas où les États-Unis n’ont pas hésité à passer aux actes, à commencer justement par Enrico Mattei. Il se trouve également qu’un journaliste d’enquête américain réputé, Wayne Madsen, ancien officier de la marine américaine et spécialiste des questions de sécurité nationale, invité à plusieurs reprises à témoigner en tant qu’expert par la Chambre des représentants aux États-Unis, le Tribunal pénal international pour le Rwanda, et une commission judiciaire française sur le terrorisme, passait récemment en revue les cas où les États-Unis avaient délibérément orchestré des accidents aériens pour se débarrasser de personnalités politiques gênantes, et encore tout récemment d’Eduardo Campos, le colistier de Dilma Rousseff lors de la dernière campagne présidentielle au Brésil.

Sa liste des victimes des États-Unis est un véritable « Who’s who » de la politique internationale et nationale des États-Unis des soixante dernières années. On y retrouve en effet les noms de Dag Hammarskjold, secrétaire général des Nations Unies dans les années 1960, Juvénal Habyarimana, président du Rwanda, Cyprien Ntaryamira, président du Burundi, en 1994, Francisco sá Carneiro, premier ministre du Portugal, en 1980, Muhammad Zia Ul-Haq, président du Pakistan, en 1988, Sanjay Gandhi, candidat au poste de premier ministre de l’Inde, en 1980, et même des personnalités américaines comme Walter Reuther, président du très puissant (et très redouté par la droite) syndicat des Travailleurs unis de l’automobile, en 1970, l’ancien sénateur du Texas John Tower qui avait à plusieurs reprises osé défier l’extrême droite du parti Républicain, en 1991, et Paul Wellstone, sénateur du Minnesota, coupable du même délit de lèse-extrême-droite, en 2002.

Selon Madsen, tous ces « accidents » d’avion portaient la signature d’au moins une des seize agences états-uniennes de renseignement, et visaient à éliminer des personnalités dont les agissements menaçaient les fondements de l’Empire Américain. »

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5293

Ancien pilote d’avions Canadien j’ai très bien connu Richard Le Hir, un homme d’exception comme on aimerait en voir de semblable en France et qui par son intégrité me rappelle un grand monsieur en la personne que fut Philippe Seguin, je vous joins ici l’hommage que j’avais rendu à la mémoire de Richard Le Hir, vous y trouverez source à méditer et à humilité :

https://vigile.quebec/articles/richard-le-hir-n-aurait-pas-renie-cette-pandemie-salutaire-gilets-jaunes

Je vous recommande de lire ce que j’ai écrit en lien dans mon premier commentaire, propriétaire du magazine Africa International, je fus dépossédé de mon outil de travail par les sicaires de l’Etat avec moult menaces de mort pour n’avoir pas récité les montagnes de mensonges perpétrés par les sbires du Quai d’Orsay alors sous occupation étrangère, dont on voit depuis belle lurette à qui à profité tous ces crimes et génocides.

Quoiqu’il en soit depuis 1994 nous n’avons pas varié d’un iota au péril de notre vie, ayant assisté à la manipulation de la réalité et de la vérité qui est exactement du même topo aujourd’hui que toute la diarrhée mentale déversée pour le Coronavirus par les 10 sionistes propriétaires de la Presse française, je suis fier de ne pas avoir vendu mon âme à ces excréments.

Honte à la justice Française collabo !

Cordialement

Christian Sébenne

5.Posté par Abdelkader le 06/07/2020 15:33 | Alerter
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la France n'a aucun droit de donner des leçons de démocratie, droits de l'homme... la France s'intéresse d'abord a son passé obscur.
la France coloniale genocidaire à dévaster plus de 7 millions (36%) de la population algérienne en 132 ans d'occupation coloniale criminelle.
la France derrière les génocides rawandais de u million de pauvres innocents hommes, femmes, enfants...
l'histoire est là, on ne cache pas le soleil avec un tamis.

lorsque les blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la bible ils nous ont appris a prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts les blancs avaient les terres et nous la bible. Mission-colonisation. citation du président Jomo Kenyatta père de l'indépendance du Kenya.

6.Posté par Christian SÉBENNE le 06/07/2020 21:11 | Alerter
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réponse @ Abdelkader,
Sujet, verbe, complément.
Vous êtes hors sujet, relisez l’article !

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