Ali Larijani: 'l’Iran ne se bat pas pour fournir tout le combustible nucléaire'  27/04/2006



Ali Larijani, le secrétaire du Conseil Supérieur de la Sécurité Nationale d'Iran (CSSNI), a déclaré que la République Islamique d’Iran ne se bat pas pour fournir elle-même tout le combustible nucléaire, mais n'admet pas qu'on nuise à son indépendance dans ce domaine.

Ali Larijani a fait cette déclaration à Téhéran dans la cadre de la conférence internationale "Programme d'Énergie Atomique iranien : des politiques et des perspectives ", et a ajouté : "désormais sur la scène internationale il n'existe pas de règle établie sur la provision de combustible nucléaire aux centrales".


Larijani a expliqué que "ce que préconise le président américain, George Bush, de créer une banque de combustible ne recueille pas l’adhésion de la communauté internationale, par conséquent, l’Iran n'a pas d'autre option si ce n’est celle qu’elle a adopté".


Larijani a fait référence aux déclarations des autorités américaines et européennes, ceux qui se demandent quelle nécessité a Téhéran de disposer de l'énergie nucléaire en possédant d'abondants gisements gaz et pétrole et a déclaré : "je vais présenter deux documents qui vont à l’encontre de telles allégations".


Ali Larijani a évoqué les conventions de coopération entre l’Iran et l'Amérique du Nord à l'époque du régime du Shah, disant que selon ce document "on doit préparer le terrain à la construction de centrales nucléaires en Iran afin de produire 20.000 mégawatt d'électricité".


Le secrétaire du Conseil Supérieur de la Sécurité Nationale d'Iran a aussi évoqué l'accord souscrit entre Téhéran et Paris en 1974 en vertu duquel on devrait avoir construit des centrales atomiques pour la production de 6.000 mégawatt d'électricité expliquant même selon l'article 4 de ce même accord que l'enrichissement d'uranium pour l'approvisionnement de combustible sera réalisé sur le territoire iranien.


Larijani a souligné que les réserves de gaz et pétrole d'il y a 35 ans quand ces accords avec le régime du Shah ont été signés, étaient beaucoup plus abondantes qu'aujourd'hui, c’est pourquoi il conviendrait de demander aux USA et à l’Europe pourquoi cette nécessité d’alors n’en est plus une pour l’Iran d’aujourd’hui.


IRNA

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