A Berlin, un sommet crucial pour éviter que le conflit en Libye ne devienne une «deuxième Syrie»  19/01/2020

A Berlin, un sommet crucial pour éviter que le conflit en Libye ne devienne une «deuxième Syrie»
























Dans la foulée d'une initiative diplomatique russo-turque, un sommet international s'ouvre à Berlin, sous l'égide de l'ONU. Son objectif est de tenter de trouver une solution à la crise libyenne qui menace de dégénérer dans un pays en proie au chaos.

Le sommet de Berlin s'ouvre ce 19 janvier pour tenter de trouver une solution pacifique en Libye, et éviter que la guerre civile ne transforme le conflit en «deuxième Syrie», selon les termes du chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas. Sous le patronage de l'ONU, les dirigeants de plusieurs pays se rencontrent pour une discussion qui s'ouvre en début d'après-midi.

L'ONU espère que cette conférence permettra de «consolider le cessez-le-feu» fragile obtenu par Moscou et Ankara et entré en vigueur depuis le 12 janvier. Depuis cette date, la trêve a été plus ou moins respectée entre les forces du maréchal Haftar, homme fort de l'Est du pays, et celles du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, de Fayez al-Sarraj. Les deux principaux protagonistes de la crise en Libye seront présents à Berlin, mais à en juger les tensions qui les opposent, ils ne devraient pas siéger à la même table.

Rivalités politiques régionales, intérêt pour les réserves pétrolières libyennes : l'enjeu de ce sommet est de faire cesser les interférences étrangères dans ce pays en proie à une situation chaotique, et d'aboutir à un arrêt total et durable des hostilités sur le terrain. Le projet d'accord final, que l'AFP a pu consulter, prévoit notamment un engagement à respecter l'embargo sur les livraisons d'armes, décrété en 2011, mais resté lettre morte. «La conférence peut être un premier pas pour la paix en Libye», a jugé le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, hôte du sommet, cité aujourd'hui par le quotidien Bild.

La Russie et la Turquie, qui jouent aujourd'hui un rôle clé dans ce conflit, seront représentées, ainsi que les Etats-Unis, la Chine, l'Italie, l'Allemagne, l'Egypte, la France et l'Algérie. Ce dernier pays partage près de 1 000 kilomètres de frontière avec la Libye.

Jeux d'influence et enjeux d'envergure : choisir le bon camp

La Turquie, qui a récemment envoyé des troupes en Libye, affiche une position sans ambiguïté en faveur du GNA, basé à Tripoli et dirigé par Fayez al-Sarraj. Dans une tribune parue le 18 janvier, le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde contre une résurgence du terrorisme islamiste si le GNA, reconnu par l'ONU, venait à être renversé. De plus, la Turquie comme l'Europe redoutent un nouveau flux de migrants en cas d'aggravation de la crise.

À un niveau plus régional, le conflit libyen accentue les rivalités turco-grecques. Le président turc a renouvelé, ce 19 janvier, ses critiques à l'égard d'Athènes qui avait accueilli le maréchal Khalifa Haftar, trois jours plus tôt. La Grèce «joue un mauvais jeu» par esprit de «revanche», car elle n'a pas été invitée au sommet de Berlin, a jugé le président turc Erdogan. Celui-ci avait envenimé ses relations avec ses voisins helléniques en signant, le 27 novembre, un accord maritime contesté avec Fayez al-Sarraj, donnant à Ankara l’accès à des zones économiques revendiquées par la Grèce et Chypre.

La Russie est, quant à elle, accusée par certaines parties, dont Washington, de soutenir le maréchal Haftar et d'avoir envoyé des «mercenaires» en Libye à cette fin. Une affirmation que le président Vladimir Poutine a lui-même démentie le 11 janvier, déclarant : «S'il y a des citoyens russes là-bas, ils ne représentent pas les intérêts de l'Etat russe et ne reçoivent pas d'argent de l'Etat russe.» La France est, elle aussi, soupçonnée par ses partenaires européens (mais aussi par Fayez al-Sarraj) de soutenir l'homme fort de l'Est libyen plutôt que le GNA. «[Il faut] voir les choses telles qu'elles sont, le rapport de force tel qu'il est», fait valoir une source diplomatique française citée par l'AFP, selon laquelle le maréchal Haftar contrôle avec ses alliés «grosso modo 80% du territoire».

Dans une interview à paraître le 20 janvier dans le quotidien allemand Welt, son rival Fayez al-Sarraj a demandé l'envoi en Libye d'une «force militaire internationale» sous l'égide de l'ONU, au cas où le maréchal Haftar reprendrait les combats. Elle aurait pour mission de «protéger la population civile», selon sa formulation. Pour protester contre l'intervention turque dans le pays, les forces pro-Haftar ont bloqué le 18 janvier les principaux terminaux pétroliers de l'est de la Libye, jetant un froid à la veille du sommet de Berlin.

https://francais.rt.com/international/70474-a-berlin-sommet-crucial-pour-eviter-conflit-libye-devienne-deuxieme-syrie



Commentaires

1.Posté par YYY le 19/01/2020 15:32 | Alerter
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'' un sommet crucial pour éviter que le conflit en Libye ne devienne une «deuxième Syrie»'' faut le prendre comme une menace ?
Qui sont les vrais responsables du chaos au Moyen Orient Bilad Shem ? Les mêmes.

Des arrangements ''en coulisse''... aussi le partage des ressources Libyennes seraient qu'entre certains et pas d'autres...
plus rapidement et simplement volé.
Chacun aurait sa part, les corrompus soudoyés au dollar une plus petite part et les Mar ka Ell

Certains et pas d'autres, c'est déjà le début de la guerre comme en Syrie...Shar ko et Mar ka Ell

Les Nazies et les Nazi eugénistes, eux genn ist , ( istajennou )

'' un sommet crucial pour éviter que le conflit en Libye ne devienne une «deuxième Syrie»'' qui a comme coût quasi ''la mort du dollar.
C'est une carotte perchée que suivent les ânes
S'ils s'arrangent ''en coulisse'', sans dépenser des milliards comme en Syrie, aussi le partage des ressources Libyennes seraient plus rapidement et simplement volé.
Chacun aurait sa part, les corrompus soudoyés au dollar une petite part et les ka Ell auraient la grosse part...
Si non, c'est la guerre...

Les Nazies et les Nazi eugénistes, eux genn ist , ( istajennou )

2.Posté par oh-daz le 19/01/2020 16:50 | Alerter
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il y a comme un piège derrière ce sommet hypocrite organisé par les us-france-turquie (sion est dans la pièce,derrière
les rideaux) véritables bourreaux et fossoyeurs des Irak, Libye, Syrie...ces rapaces cherchent peut être a pigeonner
l'Algérie en la lançant dans le grand bain de l'ingérence internationale, pour l'affaiblir et en faire une proie facile..?
une certitude les us-france-ue-tel aviv ne veulent pas d'une Libye en paix et souveraine...

3.Posté par selma le 19/01/2020 19:48 | Alerter
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J'aurais préféré voir un sommet crucial à Berlin pour juger Sarkozy, Hillary Clinton et Cameron, oui l'essentiel est de voir concrètement les instances internationales condamner les assassins de Kadhafi et le chaos dans lequel baigne le peuple libyen aujourd'hui. Que l'occident se désengage de tous ces drames humains et montre un visage moins vampiriste au lieu de jouer au bon samaritain et au pompier lorsque l'on sait que c'est lui le pyromane. Quand assisterons nous à un tribunal à la Nuremberg ?

4.Posté par Naceur le 19/01/2020 21:52 | Alerter
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Une bande de rapaces

5.Posté par hakim bey le 20/01/2020 07:01 | Alerter
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On notera que Merkel n'est pas cité dans cet article. Tout autant celui ou celle qui arbitrera le "sommet" ou la "conférence", selon qu'on soit dimanche ou lundi peut-être.

À l'évidence les éléments de langage ont changé, ainsi une rapide recherche sur ces deux termes nous révèle d’emblée la manœuvre de subordination par les mondialistes des principaux belligérants
que sont Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar et non pas Recep Tayyip Erdogan qui n'a rien avoir au conflit.

Définition de Conférence :
"La conférence est l'une des formes de conversation entre personnes. Elle est une confrontation d'idées sur un sujet jugé d'importance par les participants." (Wikipédia)

Définition de Sommet :
"Le mot sommet (du latin summus, « qui est au point le plus haut ») peut désigner :
(...) une réunion au sommet (en), entre personnes à la tête d'une hiérarchie, par exemple d'une nation, d'un État ou d'un organisme, dont : Sommet de l'OTAN". (Wikipédia)

Doit-on rappeler que l'OTAN est l'ennemi principal de la Russie, celle-là même qui sera subordonnée à une hiérarchie lors du sommet. Alors qu'au Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie, mais ainsi que la Chine pourrait émettre leur veto afin d’empêcher une ingérence étrangère. Il est d'ailleurs possible qu’Erdogan se soit manifesté pour un "sommet" administré en dehors du protocole habituel pour ce genre de chose.

Bref, se sommet est une splendide mystification du réel par la traditionnelle méthode talmudiste de la "prophétie autoréalisatrice". Ainsi, une fois n'est pas coutume, les gens sont embarqués dans une immense et futile aventure montée de toutes pièces par des esprits malades et dans des offices occultes. C’est pourquoi, selon moi, l’article ne mentionne pas le nom de l’arbitre, celui qui est à la tête
de la hiérarchie, du Sommet.

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