Sibeth Ndiaye ne pense pas «qu'on puisse dire qu'il y a des violences policières» en France – vidéo  16/01/2020

Sibeth Ndiaye ne pense pas «qu'on puisse dire qu'il y a des violences policières» en France – vidéo























Invitée de la Matinale de France Inter ce 16 janvier, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a nié l'existence de «violences policières» intentionnelles et a expliqué que «quand il y a des fautes, elles sont systématiquement sanctionnées».

Alors que plusieurs vidéos largement partagées sur le Web montrent un policier faire un croche-pied à une femme ou encore un tir de LBD toucher de plein fouet un manifestant, l’invitée de la Matinale de France Inter, Sibeth Ndiaye, a exprimé son opinion à ce propos.

Elle «ne pense pas qu'on puisse dire dans un État de droit, dans une démocratie extrêmement solide comme celle de notre pays, qu'il y a des violences policières, comme s'il y avait de manière générale chez les forces de l'ordre une attitude consistant à aller tabasser des manifestants systématiquement ou à violenter des personnes sans raison».

«Quand il y a eu des fautes, elles sont systématiquement sanctionnées», a-t-elle déclaré.


En outre, selon la responsable, «dans un État de droit, vis-à-vis de ceux qui exercent une violence, qui est une violence légitime, il faut à la fois avoir de la confiance et de l'exigence».

«De la confiance […] parce que pour courir après les voleurs, il faut bien qu'ils puissent disposer des moyens pour le faire. On doit aussi avoir beaucoup d'exigence à leur égard parce que dès lors qu'une société vous confie une arme, vous devez savoir faire usage de cette arme avec proportion. Dès lors que vous ne le faites pas avec proportion, on doit pouvoir vous punir», a justifié Sibeth Ndiaye.
Macron réagit

Plusieurs vidéos de violences policières filmées lors des récentes manifestations contre la réforme des retraites ont donné lieu à l'ouverture d'enquêtes judiciaires et ont provoqué une nouvelle vague d'accusations.

Les vidéos de ces derniers jours ont même fini par faire réagir le Président de la République. Emmanuel Macron a ainsi demandé au gouvernement «des propositions claires pour améliorer la déontologie» des forces de l'ordre.
Manifestants mutilés

Le journaliste David Dufresne, qui a lancé sur Twitter un suivi des violences policières intitulé Allo Place Beauvau, a recensé les victimes pendant toutes les manifestations. Il faisait état en octobre 2019 de 696 blessures, dont 315 à la tête, 18 à la main, 28 au dos, 75 aux membres supérieurs et 131 aux membres inférieurs, quatre aux parties génitales et 125 non renseignées.

Il dénombrait également cinq mains arrachées et 24 manifestants éborgnés, en plus de 164 intimidations, insultes et entraves à la liberté de la presse.

https://fr.sputniknews.com/france/202001161042914573-sibeth-ndiaye-ne-pense-pas-quon-puisse-dire-quil-y-a-des-violences-policieres-en-france--video/

«Du pognon, tout de suite!»: l'association des médecins urgentistes dénonce un manque de budget  16/01/2020

«Du pognon, tout de suite!»: l'association des médecins urgentistes dénonce un manque de budget























Répondant dans Marianne à Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui face à la crise de l’hôpital avait proposé «d'associer les soignants aux décisions», le porte-parole de l'association des médecins urgentistes a quant à lui pointé du doigt des problèmes financiers.

Christophe Prudhomme, porte-parole de l'association des médecins urgentistes français et syndicaliste a dénoncé le manque de moyens budgétaires investis dans le secteur hospitalier, répondant ainsi aux propos de Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Ce dernier avait assuré mercredi 15 janvier, sur France Inter, vouloir «associer davantage les soignants aux décisions», notamment sur les budgets des services. «La meilleure solution» à la crise de l'hôpital, avait-il affirmé.

«Dans l'immédiat, ce dont on a besoin, pour le dire vulgairement, c'est du pognon, tout de suite», a répliqué, dans une interview accordée à Marianne, M. Prudhomme.

«Dans mon service, la porte du garage de l'ambulance du Samu ne fonctionne plus. On ne peut l'ouvrir, et il n'y a pas d'argent pour payer la réparation. Résultat: on perd trois ou quatre minutes à chaque départ. Trois ou quatre minutes, vous imaginez ce que ça fait sur un arrêt cardiaque?», a-t-il poursuivi.

«On a d'abord besoin de moyens, c'est le préalable pour remettre de la démocratie à l'hôpital, ce qui est tout aussi nécessaire. Être associé aux décisions pour gérer la pénurie, ça n'intéresse pas grand monde», a encore indiqué le porte-parole.
Plus de 1.000 médecins prêts à démissionner de leurs fonctions administratives

Plus de 1.000 médecins hospitaliers se sont engagés mardi 14 janvier à démissionner de leurs fonctions administratives si Agnès Buzyn n'ouvrait pas de «réelles» négociations sur le budget de l'hôpital et sur l'augmentation des salaires.

Ils réclament «une revalorisation significative des salaires, en plus des diverses primes annoncées», une rallonge supplémentaire de 600 millions d'euros pour les hôpitaux en 2020 et «une révision profonde» de leur mode de financement et de leur gouvernance.

Ce «correctif budgétaire» a déjà été soutenu par quelque 5.000 professionnels de la santé, signataires d'un texte adressé à la ministre de la Santé et également publié dans Libération.

https://fr.sputniknews.com/france/202001161042915036-du-pognon-tout-de-suite-lassociation-des-medecins-urgentistes-denonce-un-manque-de-budget/

Deux ministres français pris en flagrant délit de mensonge en une semaine  16/01/2020

Deux ministres français pris en flagrant délit de mensonge en une semaine























Tandis que Muriel Pénicaud déclarait que la France détenait la palme du «SMIC européen le plus élevé», selon Eurostat la première place revient au Luxembourg. Jeudi 9 janvier, Jean-Michel Blanquer avait faussement déclaré que le pays à lui seul «représente 15% des dépenses sociales dans le monde». Checknews a vérifié les faits à chaque fois.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a commenté plusieurs points de l’actualité ce mercredi 15 janvier sur France Info. Parmi d’autres, elle s’est réjouie de la hausse du salaire minimum au Royaume-Uni prévue sous l'impulsion de Boris Johnson.

Elle a alors précisé que la France était le pays avec le SMIC le plus élevé d’Europe. Muriel Pénicaud a affirmé qu’en France le SMIC avait augmenté tous les ans ce qui, d’après elle, est une bonne chose qu’il faut continuer de faire, car la France «a quand même le SMIC européen le plus élevé», en soulignant qu’il y a «plein de pays où il n’augmente jamais».
Au moins cinq pays au-dessus de la France

Le service Checknews de Libération a alors vérifié cette affirmation. Depuis le 1er janvier 2020, le SMIC en France a été augmenté de 1204 à 1219 euros net. Il ne s’agit pas du montant le plus élevé parmi les pays européens, selon les données compilées par Eurostat, la direction générale de la Commission européenne chargée de l'information statistique. Elles illustrent que le Luxembourg, l'Irlande, les Pays-Bas, Belgique ou l’Allemagne ont instauré un salaire minimum supérieur à celui en France. De ce fait, elle n’occupe que la septième place.

Actuellement, le détenteur de la palme du montant le plus élevé en Europe revient au Luxembourg où le salaire minimum est de 2071,10 euros brut.
Le ministre de l’Éducation ment sur les avantages des aides sociales

Auparavant, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, avait également étayé de fausses informations en revenant sur les avantages des aides sociales en France. D’après ses dires, la France «représente 15% des dépenses sociales dans le monde». Toutefois, cette annonce a été remise en cause par Checknews. Il s’est avéré que ce chiffre avait été calculé à partir de données erronées et comparées avec des pays qui ne financent pas de protection sociale.

https://fr.sputniknews.com/france/202001161042915942-deux-ministres-francais-pris-en-flagrant-delit-de-mensonge-en-une-semaine/

Jeffrey Epstein a agressé sexuellement des mineures jusqu'en 2019, selon le procureur  16/01/2020

Jeffrey Epstein a agressé sexuellement des mineures jusqu'en 2019, selon le procureur
























Le multimillionnaire américain Jeffrey Epstein, mort en août dernier, est désormais accusé d'avoir abusé sexuellement de jeunes filles dans son archipel des Caraïbes jusqu'en 2019. Selon le procureur des Îles Vierges, les plus jeunes victimes présumées seraient âgées de 12 ans.

La procureure des Iles Vierges a saisi le 15 janvier la justice pour demander la saisie des biens du financier défunt Jeffrey Epstein, qu'elle accuse d'avoir agressé sexuellement des mineures dans l'archipel jusqu'en 2019.

Le recours déposé par la procureure des Iles Vierges, Denise George, est un prolongement des poursuites engagées au pénal contre le financier, qui ont été abandonnées après son décès.

Le millionnaire possédait, en effet, deux îles privées dans l'archipel des Iles Vierges, Little St. James et Great St. James. Les Iles Vierges sont un territoire américain mais ne font pas officiellement partie des États-Unis.

Cette nouvelle action en justice constitue un développement important car le gestionnaire de fortune n'avait jusqu'ici jamais été inculpé pour des faits postérieurs à 2005.

Le recours, déposé mercredi et consulté par l'AFP, couvre une période allant de 2001 à 2019.

Lors d'une conférence de presse le 15 janvier, Denise George a indiqué avoir ordonné une enquête sur Jeffrey Epstein peu après sa prise de fonctions, en mai 2019.
Des victimes âgées de 12 ans

D'après la procureure, l'enquête a montré que le financier avait organisé un «vaste réseau de traite d'êtres humains, et d'abus sexuels de jeunes femmes et de mineures ici, aux Iles Vierges».

Les plus jeunes victimes présumées seraient âgées de 12 ans, a précisé la procureure.

Pour cacher ces activités, Jeffrey Epstein aurait utilisé un montage complexe impliquant une série de sociétés et de fondations, toujours selon Denise George.

Le document déposé affirme, plans de vol à l'appui, que jusqu'en 2019, Jeffrey Epstein et ses complices auraient fait acheminer aux Iles Vierges des jeunes femmes et des mineures par avion.

Ils auraient fait miroiter aux victimes présumées, pour l'essentiel âgées de 12 à 17 ans, des opportunités de carrière, notamment dans le mannequinat, sans le moindre fondement.

Plusieurs jeunes femmes, dont une âgée de 15 ans à la nage, auraient tenté de s'échapper de l'île de Little St. James, où elles séjournaient, avant d'être reprises et séquestrées par l'équipe de Jeffrey Epstein.

La procureure demande la saisie de tous les biens ayant pu servir, dans son «entreprise criminelle», à cet homme dont la fortune personnelle, aux origines mystérieuses, atteindrait plus de 500 millions de dollars.

Plusieurs actions en justice ont déjà été entamées au civil, principalement par des victimes présumées de Jeffrey Epstein, qui réclament des dommages intérêts.

Parallèlement, plusieurs enquêtes sont en cours pour tenter d'établir d'éventuelles complicités.

La justice américaine s'intéresse notamment à l'ancienne compagne de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, accusée par plusieurs victimes présumées d'avoir joué un rôle déterminant dans l'organisation du réseau présumé d'exploitation de mineures.
Un suicide contesté

En 2019, le multimillionnaire a été accusé de trafic sexuel de mineures et attendait son procès dans une cellule à New York. Le 10 août, il a été retrouvé pendu, le médecin légiste validant officiellement la version du suicide auprès des enquêteurs. Une contre-expertise, menée par un autre médecin légiste mandaté par le frère de l’homme d’affaires, affirme quant à elle que ces blessures sont caractéristiques d’un «homicide par strangulation». D’autres informations ont mis en doute la version officielle, en particulier la non réalisation des rondes la nuit de sa mort par les deux fonctionnaires chargés de les effectuer dans cet établissement réputé.

https://fr.sputniknews.com/international/202001161042910869-jeffrey-epstein-a-agresse-sexuellement-des-mineures-jusquen-2019-selon-le-procureur/

«Pas d'Arabes, s'il vous plaît», une lettre de rejet de candidature indigne en Allemagne  16/01/2020

«Pas d'Arabes, s'il vous plaît», une lettre de rejet de candidature indigne en Allemagne























La lettre de rejet adressée à un Égyptien en raison de sa nationalité par un responsable d’un cabinet d’architecture allemand est devenue virale sur les réseaux sociaux. L'Agence fédérale anti-discrimination a déclaré que le taux de discrimination raciale en Allemagne sur le lieu de travail était au-dessus de la moyenne européenne.

Un cabinet d'architecture allemand est dans la tourmente depuis le 15 janvier après qu'un des responsables a répondu «pas d'Arabes, s'il vous plaît» à un candidat potentiel, relate Deutsche Welle.

C’est Yaseen Gabr, un Égyptien, qui a partagé sur son compte Facebook l’email reçu qu’il qualifie de «pire lettre de rejet que vous puissiez recevoir». L'histoire s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux.


La société GKK + Architekten vante ses références internationales sur son site Web qui présente 30 drapeaux pour les 30 nationalités de tous les employés qu'elle a eu depuis sa fondation en 2000. Basée à Berlin, elle dispose d'un deuxième bureau en Chine.

Dans un message envoyé au média, GKK + Architekten ne nie pas l'incident, mais déclare qu'il s'agit d'un «malentendu» en raison du message «coupé» et «retiré de son contexte».

L’entreprise n'a pas précisé comment la lettre a été écourtée ou quel était exactement le malentendu.

«La pierre angulaire de notre succès est la diversité, l'internationalité, et nos équipes interculturelles», fait valoir la société.

En outre, le cabinet d’architecture a confié de ne pas accepter M.Gabr pour le poste parce qu'il n'avait pas les compétences recherchées, mais a ajouté qu'elle lui avait présenté ses excuses au sujet de sa réponse.
Le problème des noms étrangers

Selon le dernier rapport annuel de L'Agence fédérale allemande de lutte contre la discrimination, le niveau de discrimination raciale en Allemagne sur le lieu de travail est bien au-dessus de la moyenne européenne.

Par exemple, en Europe, parmi les personnes d'ascendance africaine, ce taux est de 9%, contre 14% en Allemagne.

L'agence constate également que les personnes à être contactées pour un entretien et ayant des «noms à consonance étrangère» étaient 24% inférieures à celles qui avaient des noms allemands.

Dans une étude distincte sur l'islamophobie sur le marché du travail, l'agence écrit que «les données qualitatives suggèrent que les personnes qui suivent la foi islamique rencontrent une discrimination interpersonnelle et structurelle» en grande partie liée au manque de qualification perçu par les employeurs allemands.

La situation est encore plus grave pour les femmes qui portent un voile.

Le Réseau européen contre le racisme note dans ses publications que l'un des principaux obstacles à la lutte contre le racisme et la discrimination dans les pratiques d'embauche est le manque de transparence dans les entretiens en dehors du secteur public.

https://fr.sputniknews.com/international/202001161042913192-pas-darabes-sil-vous-plait-une-lettre-de-rejet-de-candidature-indigne-en-allemagne-/

Les États-Unis et la Chine signent un accord commercial «profitable au monde entier»  15/01/2020

Les États-Unis et la Chine signent un accord commercial «profitable au monde entier»























Le Président américain et le vice-Premier ministre chinois ont signé à Washington la première phase de l’accord commercial. Le Président américain a déjà qualifié cet événement d’«étape historique».

Donald Trump s'est félicité mercredi de l'accord commercial signé avec le vice-Premier ministre chinois Liu He qui suspend un bras de fer inédit entre les deux premières puissances économiques du monde, rapporte l’AFP.

«Aujourd'hui marque une étape historique, une étape qui n'avait jamais été franchie avec la Chine, vers un accord commercial juste et réciproque entre les États-Unis et la Chine», a déclaré le Président américain.

Cet accord va être profitable «à la Chine, aux États-Unis, au monde entier», a déclaré son homologue chinois, Xi Jinping dans une lettre adressée à l'hôte de la Maison-Blanche.

Ce traité devrait largement profiter à la base électorale du Président républicain, en particulier agriculteurs et industriels, victimes collatérales de la guerre commerciale, rappelle l’agence.

La Chine s'est engagée à acheter pour 200 milliards de dollars de produits américains supplémentaires au cours des deux prochaines années, selon le texte de l'accord commercial publié mercredi dans son intégralité, soit 94 pages.

Ces achats ont pour but de réduire le déficit commercial américain, grande revendication de la Maison-Blanche.

L'accord contient également des dispositions relatives à la protection de la propriété intellectuelle et aux conditions de transfert de technologies, autres grandes exigences des États-Unis.
«Guerre commerciale»

Déclenché au printemps 2018 pour mettre fin aux pratiques commerciales chinoises jugées «déloyales», ce conflit s'est matérialisé par des droits de douane punitifs réciproques sur des centaines de milliards de dollars de marchandises.

Mais Donald Trump a indiqué que les droits de douane punitifs qui frappent actuellement plus de 370 milliards de dollars de produits chinois seront maintenus tant que la phase 2 de l'accord ne sera pas signée.

«Nous gardons les tarifs douaniers mais j'accepterais de les supprimer si nous arrivons à conclure la phase 2», a déclaré le locataire de la Maison-Blanche, soulignant: «Je vais les garder sinon nous n'aurons aucune carte en main pour négocier».

https://fr.sputniknews.com/economie/202001151042910384-les-etats-unis-et-la-chine-signent-un-accord-commercial-profitable-au-monde-entier/

La Russie propose un accord à la Syrie et à la Turquie  15/01/2020

La Russie propose un accord à la Syrie et à la Turquie


















Un cessez-le-feu à Idleb a été proposé par le président russe Vladimir Poutine à son homologue turc, Recep Tayyip Erdoğan, le 8 janvier 2020 à Ankara. Il a été rendu public avant d’être approuvé par la partie syrienne.

Les États-Unis ayant également secrètement approuvé ce cessez-le-feu, la Chine et la Russie ont accepté le vote, le 10 janvier, d’une résolution du Conseil de sécurité [1] reconduisant des points de passage de l’aide humanitaire en Syrie, mais pas ceux proposés initialement.

En outre, la délégation russe a convoqué une autre réunion du Conseil de sécurité pour discuter du rapport de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques sur l’attaque chimique supposée de Douma, présenté le 7 avril 2018, et désormais contesté [2].

Suite à ces décisions, les chefs des services secrets syriens et turcs, Ali Mamlouk (sécurité nationale) [photo] et Hakan Fidan (Millî İstihbarat Teşkilatı), se sont entretenus lors d’un sommet syro-russo-turc à Moscou, le 13 janvier 2020. C’était la première fois depuis le début de conflit, en 2011, que les deux pays se rencontraient officiellement.

Les pourparlers ont porté sur la libération du gouvernorat d’Idleb où se trouvent un très grand nombre de combattants d’Al-Qaïda, peut-être des centaines de milliers. À ce sujet, le memorandum de désescalade de Sotchi (2018) [3], qui n’a pas été appliqué, par la Turquie, prévoyait :
- le retrait des armes lourdes, mais la Turquie continue de soutenir les jihadistes. Cependant elle a commencé à les transférer d’Idleb vers Djerba (Tunisie), puis Tripoli (Libye), où les États-Unis souhaitent relancer la guerre.
- la réouverture des autoroutes Alep-Lattaquié (M4) et Alep-Hama (M5).

Était également inscrit à l’ordre du jour la lutte contre les terroristes kurdes du PKK/YPG. Sur ce point, la Turquie a demandé la révision de l’Accord secret d’Adana (1998) [4] négocié durant la Guerre froide, à l’époque où les organisations kurdes étaient marxistes-léninistes et tournées vers les Soviétiques. Elles sont aujourd’hui anarchistes et travaillent avec l’Otan. Il s’agissait de reconnaître le droit à la Turquie de garantir sa sécurité en disposant d’un droit de suite dans une bande de territoire frontalière correspondant à la portée de l’artillerie kurde de l’époque.




[1] « Résolution 2504 (aide humanitaire en Syrie) », Réseau Voltaire, 10 janvier 2020.

[2] « Le rapport de l’OIAC était falsifié » ; « Le rôle de la France dans le trucage du rapport de l’OIAC », Réseau Voltaire, 25 novembre et 27 décembre 2019.

[3] « Mémorandum de stabilisation de la situation dans la zone de désescalade d’Idleb », Réseau Voltaire, 17 septembre 2018.

[4] “The Adana Security Agreement”, Voltaire Network, 20 October 1998.

https://www.voltairenet.org/article208902.html

Le Japon soutient le Myanmar face aux accusations de génocide  15/01/2020

Le Japon soutient le Myanmar face aux accusations de génocide


















Le camp occidental vient de se fracturer face au Myanmar. Après l’Inde, le Japon lui aussi soutient qu’il n’y a pas de génocide des Rohingyas, mais seulement une répression du terrorisme du « Mouvement pour la Foi » dit aussi « Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan ».

L’ambassadeur du Japon au Myanmar, Ichiro Maruyama, donnant une conférence de presse à Yangon (ex-Rangoun) le 26 décembre 2019, a mis les points sur les i. Son gouvernement croit fermement qu’il n’y a a pas de génocide en Birmanie, mais une attaque jihadiste. Il espère donc que la Cour internationale de justice ne prendra pas de mesures conservatoires après la déposition d’Aung San Suu Kyi [1].

La prix Nobel de la paix 1991 et conseillère spéciale du Myanmar depuis 2016 a fait l’objet d’une campagne internationale de dénigrement depuis l’exode des Rohingyas en 2017. Le soutient dont elle bénéficie en Chine était interprété dans le contexte des rivalités sino-US. Celui de l’Inde l’était en fonction de la politique hindutva de Narendra Modi.

L’« Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan » est une organisation djihadistes, dont le siège est à La Mecque (Arabie saoudite). Elle est soutenue par l’Organisation islamique mondiale et armée par le Pentagone [2].




[1] “Aung San Suu Kyi before the International Court of Justice” ; “Closing remarks by Aung San Suu Kyi before the International Court of Justice”, by Aung San Suu Kyi, Voltaire Network, 11 and 12 December 2019.

[2] « L’islam politique contre la Chine », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 octobre 2017.

https://www.voltairenet.org/article208920.html

Emmanuel Macron présente ses vœux à la presse depuis l’Élysée (vidéo)  15/01/2020

Emmanuel Macron présente ses vœux à la presse depuis l’Élysée (vidéo)























Le Président Macron reprend ce mercredi 15 janvier la tradition de présenter ses vœux à la presse, qu’il a ignorée l’année dernière. Le chef d'État parle aux journalistes depuis l’Élysée après une année marquée par des relations complexes entre l’État et la profession.

Tandis qu’Emmanuel Macron n’a pas présenté ses vœux à la presse en 2019, il renoue avec cette tradition cette année en ce 15 janvier depuis l’Élysée. Le Président français tient une conférence de presse suite à une année marquée par des tensions entre le pouvoir, notamment les forces de l’ordre, et les journalistes lors des manifestations. Les vœux du Président s’inscrivent cette année dans le contexte du mouvement social contre la réforme des retraites.



Les médias français rappellent que l’année 2019 a été l’une des plus difficiles pour leur métier, tout en soulignant que la France a dégringolé à la 32e place dans le classement mondial de la liberté de la presse en 2019.

https://fr.sputniknews.com/france/202001151042908286-emmanuel-macron-presente-ses-vux-a-la-presse-depuis-lelysee/

Le Premier ministre Medvedev annonce la démission du gouvernement russe  15/01/2020

Le Premier ministre Medvedev annonce la démission du gouvernement russe
























Après le message de Vladimir Poutine adressé à l'Assemblée fédérale ce 15 janvier, le Premier ministre Dmitri Medvedev a annoncé la démission du gouvernement russe.

Le Premier ministre Dmitri Medvedev a présenté ce 15 janvier à Vladimir Poutine la démission de son gouvernement.

«Nous, en tant que gouvernement, devons donner au Président de notre pays les moyens de prendre toutes les mesures qui s'imposent. C'est pour cela [...] que le gouvernement dans son ensemble donne sa démission», a annoncé Dmitri Medvedev.

Vladimir Poutine a remercié son Premier ministre sortant et ses ministres, leur demandant d'expédier les affaires courantes jusqu'à la nomination d'une nouvelle équipe.

Le Président a également annoncé son intention d’instituer le poste de vice-président du Conseil de sécurité de la Russie et de le proposer à Dmitri Medvedev.

«Un changement de format»

En commentant pour Sputnik la démission du gouvernement, Léonid Kroutakov, politologue et professeur à l’Université des Finances de Moscou, a estimé qu’il s’agissait d’une «décision politique naturelle» qui «change la structure politique en général».

«Il est clair qu’ainsi [après la démission du gouvernement, ndlr], les positions déclarées dans le discours à l'Assemblée fédérale prennent un sens complètement différent. Ce n'est pas seulement un désir de donner un coup de fouet à l'ancien appareil, mais c'est un changement de format. Nous changeons les objectifs et l'équipe qui va les atteindre», a-t-il dit à Sputnik.

Selon M. Kroutakov, «il y aura un vrai changement de format», ce qui élève le message du Président à un autre niveau: «maintenant c'est une véritable action politique».
Amendements à la Constitution

En s'adressant à l'Assemblée fédérale ce 15 janvier, Vladimir Poutine a proposé une réforme constitutionnelle en Russie qui aboutirait, si elle était adoptée, à la désignation du Premier ministre par le Parlement. Cette réforme ne remettra pas pourtant en question le caractère présidentiel du pouvoir russe.

https://fr.sputniknews.com/russie/202001151042908076-medvedev-annonce-la-demission-du-gouvernement-russe/

Jérusalem: Des policiers filmés en train de frapper un Arabe de Jérusalem-Est et sa mère  15/01/2020

Jérusalem: Des policiers filmés en train de frapper un Arabe de Jérusalem-Est et sa mère



























Des agents de la police des frontières ont violemment battu un résident arabe de Jérusalem-Est après qu’il ne leur a pas montré sa pièce d’identité. L’incident a été filmé par des caméras de sécurité, a rapporté lundi la Treizième chaîne.

Omar Hendi, qui travaille comme agent de sécurité agréé par la police sur le tramway de Jérusalem, a quitté son domicile situé dans le camp de réfugiés de Shuafat, à la périphérie de Jérusalem, pour aller acheter de la nourriture la semaine dernière dans un restaurant voisin lorsqu’il a été arrêté par plusieurs agents.

Sur les images vidéos, on peut voir les agents s’approcher de lui et lui parler. Au bout de quelques minutes, l’un d’entre eux saisit Omar Hendi de l’autre côté de la route et le pousse contre un mur, puis trois des soldats se mettent à le violenter et à lui asséner des coups de pied.

Quatre agents sont restés spectateurs.

« Je leur ai dit que je n’avais pas ma carte d’identité sur moi, que je l’avais laissée à la maison. Le soldat a dit qu’il ne me croyait pas et m’a attrapé par la chemise », a rapporté la victime à la Treizième chaîne. « Puis tout le monde a commencé à me frapper. »


Des agents de la police des frontières ont violemment battu un résident arabe de Jérusalem-Est après qu’il ne leur a pas montré sa pièce d’identité. L’incident a été filmé par des caméras de sécurité, a rapporté lundi la Treizième chaîne.

Omar Hendi, qui travaille comme agent de sécurité agréé par la police sur le tramway de Jérusalem, a quitté son domicile situé dans le camp de réfugiés de Shuafat, à la périphérie de Jérusalem, pour aller acheter de la nourriture la semaine dernière dans un restaurant voisin lorsqu’il a été arrêté par plusieurs agents.

Sur les images vidéos, on peut voir les agents s’approcher de lui et lui parler. Au bout de quelques minutes, l’un d’entre eux saisit Omar Hendi de l’autre côté de la route et le pousse contre un mur, puis trois des soldats se mettent à le violenter et à lui asséner des coups de pied.

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Quatre agents sont restés spectateurs.

« Je leur ai dit que je n’avais pas ma carte d’identité sur moi, que je l’avais laissée à la maison. Le soldat a dit qu’il ne me croyait pas et m’a attrapé par la chemise », a rapporté la victime à la Treizième chaîne. « Puis tout le monde a commencé à me frapper. »

Omar Hendi a montré les bleus sur son visage et les coupures sur ses bras et ses jambes dues aux coups et a accusé la police d’être « raciste ».

En entendant les cris, sa mère s’est précipitée pour essayer de l’aider et a été projetée au sol par la police des frontières.

L’avocat du vigile, Abed Dawarsha, estime que son client a eu de la chance parce que l’incident avait été filmé. « Il y a beaucoup, beaucoup d’incidents de ce genre que nous ne voyons pas », a-t-il affirmé.

La police a indiqué à la Treizième chaîne qu’Omar Hendi avait insulté les officiers, « menacé de les massacrer » et résisté à l’arrestation.

https://fr.timesofisrael.com/des-policiers-filmes-en-train-de-frapper-un-arabe-de-jerusalem-est-et-sa-mere/

Israël et l'Egypte annoncent le début du pompage de gaz vers le Caire  15/01/2020

Israël et l'Egypte annoncent le début du pompage de gaz vers le Caire























Le ministre israélien de l'Énergie Yuval Steinitz et le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, Tariq Al-Mulla, ont annoncé mercredi matin, le début du pompage du gaz naturel "d'Israël" vers l'Égypte.

Les entreprises israéliennes exporteront 85 milliards de mètres cubes de gaz vers l'Égypte sur une période de 15 ans, avec un accord d'un montant de 15 milliards de dollars.

Dans une déclaration conjointe du ministre israélien et de son homologue égyptien, il a annoncé que le gaz israélien devait être pompé vers l'Égypte, ce qui représente un développement important qui sert les intérêts économiques des deux pays, selon la déclaration conjointe.

Demain, jeudi, la coopération égypto-israélienne dans le domaine de l'énergie sera annoncée lors du sommet ministériel du Forum du gaz de la Méditerranée orientale, qui se tiendra au Caire avec la participation du ministre israélien, Steinitz.

Il est prévu qu'au cours du Forum méditerranéen du gaz, les ministres égyptiens, chypriotes, israéliens, grecs, italiens, jordaniens et palestiniens ratifieront la création d'une organisation régionale du gaz, lors du sommet.

"Ce développement permettra à Israël de transférer des quantités de son gaz naturel vers l'Europe, via les usines de GNL égyptiennes, dans le contexte du rôle croissant de l'Égypte en tant que plaque tournante régionale du gaz", a-t-elle déclaré.


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La dette mondiale a atteint un nouveau sommet et continue de s’alourdir  15/01/2020

La dette mondiale a atteint un nouveau sommet et continue de s’alourdir























Des taux d’intérêt bas ont contribué à aggraver davantage l’endettement global au troisième trimestre 2019, a constaté l'Institut de la finance internationale (IIF) dans son récent rapport. La dette totale est déjà trois fois plus élevée que la taille de l’économie mondiale et continue de s’alourdir.

La totalité de la dette mondiale a dépassé la barre des 253.000 milliards de dollars au troisième trimestre 2019, relate CNBC en citant le nouveau rapport de l'Institut de la finance internationale (IIF). Elle représente désormais 322% du PIB mondial et continue de croître.

«Sous l'impulsion de taux d'intérêt bas et de conditions financières déficientes, nous estimons que la dette mondiale totale dépassera les 257.000 milliards de dollars au premier trimestre 2020, entraînée principalement par la dette du secteur non financier», a indiqué l'IIF dans le rapport.

Des taux d'intérêt bas stimulent les emprunts

Cette hausse est principalement due à l’augmentation des emprunts des gouvernements et des entreprises non financières, expliquent les économistes qui mettent en garde contre le risque de défaut élevé. Des taux d'intérêt bas dans plusieurs pays du monde ont stimulé les emprunts de la part des entreprises, des particuliers et des gouvernements.

L’IIF indique que la dette publique a atteint de nouveaux records aux États-Unis et en Australie au troisième trimestre 2019. L'institut note également que la croissance de la dette a repris en Chine, marquant un revirement par rapport aux périodes antérieures.

https://fr.sputniknews.com/economie/202001151042905457-la-dette-mondiale-a-atteint-un-nouveau-sommet-et-continue-de-salourdir/

Libye : 2000 combattants syriens déployés en soutien au GNA  15/01/2020

Libye : 2000 combattants syriens déployés en soutien au GNA






















Deux-mille combattants syriens ont été déployés ou seront déployés incessamment en Libye pour venir en soutien aux forces du gouvernement d’union nationale (GNA), où ils devraient toucher un salaire estimé à 2000 dollars mensuellement, rapporte ce mercredi le journal britannique The Guardian.

Ces combattants sont arrivés ou vont arriver depuis la Turquie, qui avait annoncé à la fin du mois dernier son intention d’apporter un soutien sur le champ de bataille aux forces du GNA, présidé par Fayez Al-Sarraj et reconnu par la communauté internationale.

La Turquie avait apporté son soutien à l’opposition syrienne depuis les premiers jours de la guerre civile en Syrie, et le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan avait utilisé les rebelles syriens comme des combattants par procuration contre les forces kurdes au Nord de la Syrie.

Un déploiement initial de 300 combattants de la deuxième division de « l’Armée nationale syrienne », rassemblement de groupes rebelles syriens fondé en 2017 et soutenu par la Turquie, a quitté le 24 décembre la Syrie vers la Turquie.

Ils ont été rejoints par une deuxième vague de 350 combattants le 29 décembre avant d’être tous transportés par avion vers Tripoli, où ils ont été positionnés sur la ligne de front à l’est de la capitale.

1350 autres combattants ont quant à eux traversé le 5 janvier la frontière séparant la Turquie de la Syrie, rapporte la même source qui précise que certains ont entre-temps été déployés en Libye tandis que d’autres continuent à être formés dans des camps au sud de la Turquie. Des combattants du groupe islamiste rebelle « Légion du Levant » (Faylaq al-Cham) envisageraient également de voyager en Libye.

Selon The Guardian, ces chiffres sont beaucoup plus importants que les estimations initialement annoncées. Les combattants syriens prévoiraient en outre de s’unir dans une division baptisée au nom d’Omar al-Mokhtar, un leader de la résistance libyenne contre la colonisation italienne devenu populaire en Syrie après le Printemps arabe de 2011.

Le journal britannique, qui cite des sources au sein de « l’armée nationale syrienne », affirme également que ces combattants ont signé des contrats de six mois directement avec le GNA plutôt qu’avec l’armée turque. Ils toucheront un salaire mensuel de 2000 dollars, bien plus important que le salaire qu’ils touchent en Syrie, estimé entre 68 et 94 dollars par mois. Tous les combattants se sont également vu promettre la nationalité turque, « une carotte utilisée depuis plusieurs années par Ankara pour cajoler les combattants présents dans les brigades qu’elle finance ».

La Turquie s’est également engagée à payer les frais médicaux des combattants blessés et de rapatrier les morts vers la Syrie, indique The Guardian qui confirme qu’au moins quatre Syriens sont déjà morts en Libye.

La Turquie, le GNA, et « l’armée nationale syrienne » ont démenti à plusieurs reprises la présence de combattants syriens en Libye. Les combattants se sont quant à eux vu bannir la publication de toute preuve de leur présence en Libye sur les réseaux sociaux, après que des vidéos aient été publiées montrant des combattants avec un accent syrien affirmant « être en Libye pour défendre l’islam ».

Selon The Guardian, le GNA était initialement réticent à l’idée d’accepter des combattants syriens plutôt que des soldats turcs, mais a fini par accepter lorsque les forces du maréchal Haftar se sont rapprochées encore plus de Tripoli. La Turquie n’a pour sa part envoyé pour l’heure que 35 soldats dans la capitale libyenne.

Face à eux, les forces du maréchal Haftar peuvent compter sur 3000 mercenaires soudanais ayant rallié leurs rangs à Benghazi, aux côtés de 600 mercenaires russes déjà présents aux côtés des forces de Haftar.

https://www.tsa-algerie.com/libye-2000-combattants-syriens-deployes-en-soutien-au-gna/

Les syndicats de police s’insurgent contre les critiques du gouvernement sur les violences policières  15/01/2020

Les syndicats de police s’insurgent contre les critiques du gouvernement sur les violences policières
























Emmanuel Macron a enjoint mardi à l'Intérieur de faire rapidement des «propositions pour améliorer la déontologie» des forces de l'ordre accusées de violences, après que Christophe Castaner les a appelées à «l'exemplarité», braquant des policiers sous pression après des mois de manifestations, rapporte l’AFP.

Pour le chef de l'Etat, il y a urgence face à des «comportements, pas acceptables, (qui) ont été ou vus ou pointés», car ils peuvent «atteindre la crédibilité et la dignité» des forces de l'ordre. «Il ne faut avoir aucune complaisance», a-t-il asséné à Pau, tout en déplorant «la violence et le nihilisme politique» qu'expriment selon lui certains manifestants.

Des «travaux» en cours

Au ministère de l'Intérieur, on souligne avoir «déjà engagé plusieurs travaux sur la déontologie et le contrôle», avec notamment le futur «schéma national du maintien de l'ordre dont les conclusions doivent aboutir dans quelques semaines». «Nous allons voir ce qu'il y a à améliorer, de la formation aux techniques d'intervention», ajoute-t-on.

Au lendemain de la mort près de Lyon d'un policier percuté volontairement par un fourgon lors d'une intervention, les déclarations présidentielles ont agacé les syndicats. «Ses propos sont malvenus après la mort d'un collègue et alors que les responsables sont toujours en fuite», s'est indigné auprès de l'AFP Frédéric Lagache d'Alliance.
«Le politique est en train de nous lâcher»

«On est à bout, exténués, on ne peut pas faire preuve de résilience à l'infini», a renchéri auprès de l'AFP Thomas Toussaint de l'Unsa-Police. «On ne valide pas tout (les violences de policiers), a-t-il ajouté, mais il faut remettre les choses dans leur contexte». En cause à ses yeux, les «60 semaines de manifestations et de mouvement des +gilets jaunes+» qui ont mis sur le flanc les forces de l'ordre.

Pour Frédéric Lagache, il faut «faire en sorte que la police soit respectée et qu'il y ait des sanctions contre ceux qui outragent et agressent les policiers».

Au syndicat Synergies-Officiers, la réaction à la déclaration présidentielle est amère. «On a le sentiment d'être les dindons de la farce. On a défendu la République et le politique est en train de nous lâcher», a dit à l'AFP son secrétaire général Patrice Ribeiro.

Lundi, «deux policiers se sont suicidés et un collègue est mort. On n'a pas eu un mot d'Emmanuel Macron sur cette affaire», a ajouté M. Ribeiro pour qui «le gouvernement aujourd'hui fait preuve d'une fébrilité vis-à-vis des réseaux sociaux». «Le gouvernement ne se rend pas compte de ce qui est entrain de couver.»

Du côté du premier syndicat des commissaires de police (SCPN-Unsa), le ton en revanche est conciliant. «Il faut savoir reconnaître qu'il y a des choses qui ne vont pas. Dans les manifestations, on a vu des gestes inappropriés: le croche-pied à Toulouse, ça fait mal à tout le monde», a commenté David le Bars, en référence à une vidéo montrant un policier faisant un croche-pied à une manifestante.

De nombreuses vidéos polémiques

Cette image et d'autres captées lors des manifestations contre la réforme des retraites ont provoqué une nouvelle vague d'accusations contre les violences policières, déjà dénoncées lors de la crise des «gilets jaunes». Elles s'ajoutent à la mort à Paris le 3 janvier de Cédric Chouviat, un livreur de 42 ans, après son interpellation par des policiers.

«A nous, de savoir expliquer quand il y a des fautes sans se laisser traîner dans la boue», dit à l'AFP David le Bars.

Les propos de l'exécutif ont «satisfait» le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Le député LR Eric Ciotti a lui demandé au gouvernement «plus de moyens et de considération» pour les policiers, en dénonçant «la haine antiflics».

«On ne se laissera pas jeter aux chiens», a prévenu M. Ribeiro.

Le dépit vient à la bouche d'autres syndicalistes. Ils parlent «de chair à canon» (Alliance), de «forces de l'ordre envoyées au casse-pipe» (Unsa-Police). Et s'en prennent aux directives à Paris du préfet de police Didier Lallement, qui a placé le maintien de l'ordre sous le signe de la mobilité et du contact. Auparavant, les forces de l'ordre se tenaient à distance. «Maintenant, on n'envoie pas les bonnes unités. Les CRS et les gendarmes mobiles attendent, les BRAV (brigades de répression de l'action violente) sont en première ligne», relève l'Unsa Police.

https://fr.sputniknews.com/france/202001151042905807-les-syndicats-de-police-sinsurgent-contre-les-critiques-du-gouvernement-sur-les-violences/

Etudiant éborgné : le Défenseur des droits demande des poursuites contre deux policiers  15/01/2020

Etudiant éborgné : le Défenseur des droits demande des poursuites contre deux policiers
























Jacques Toubon a requis des poursuites contre deux policiers qui avaient, selon lui, fait un «usage disproportionné» de leur LBD en 2016 lors d'une manifestation. A l'époque, un étudiant avait perdu l'usage de son œil gauche après avoir été blessé.

Le Défenseur des droits a réclamé des poursuites disciplinaires contre deux policiers pour «usage disproportionné» de leur lanceur de balles de défense (LBD) lors d'une manifestation en 2016 durant laquelle un étudiant avait perdu son œil gauche. Lors de cette manifestation contre la loi travail du 28 avril 2016, Jean-François Martin, un étudiant en géographie alors âgé de 20 ans, avait été «très probablement» blessé par un tir de LBD 40, perdant l'usage de son œil gauche, rappelle le Défenseur des droits Jacques Toubon dans une décision du 10 décembre 2019 dont l'AFP a obtenu copie.

Deux fonctionnaires de police, un brigadier-chef et un gardien de la paix, ont fait usage de leur arme au moment des faits mais «il est impossible de déterminer avec certitude l'auteur du tir ayant atteint» la victime, selon la même source. «J'ai l'intime conviction que le monsieur qui m'a tiré dessus sait très bien qu'il m'a tiré dessus et qu'il se protège», a déclaré à l'AFP Jean-François Martin.
Des conditions «pas réunies» pour l’usage du LBD

Au moment de tirer, les policiers étaient éloignés «de 35 à 48 mètres» des individus visés, alors que «le tir optimum se fait sur une distance de 30 mètres», selon le Défenseur des droits. En outre, les personnes ciblées se trouvaient «sur la rive opposée» de la Vilaine «en groupe compact composé de lanceurs de projectiles se trouvant au milieu de manifestants pacifiques», indique Jacques Toubon. «La séparation par un cours d'eau des fonctionnaires de police auteurs de tirs avec les personnes ciblées empêchait de facto toute assistance aux potentielles personnes touchées», souligne-t-il, estimant ainsi que les conditions permettant l'usage des LBD «n'étaient pas réunies».

Le Défenseur des droits remarque aussi qu'«aucun élément de preuve ne vient démontrer» que la victime «était à l'origine de jets de projectiles». Les faits sont constitutifs d'un «usage disproportionné de la force», selon Jacques Toubon qui recommande des poursuites disciplinaires contre les deux policiers qui n'ont pas «rendu compte de manière précise des circonstances dans lesquelles ils ont fait usage de leur arme».

Le Défenseur des droits rappelle en outre sa demande, formulée dès janvier 2018, d'interdire les LBD dans l'arsenal du maintien de l'ordre. Un juge d'instruction a placé les deux policiers sous le statut de témoins assistés, selon Jean-François Martin. Mais le parquet de Rennes n'a toujours pas rendu son réquisitoire «seize mois après la notification de fin d'instruction», ajoute-t-il.

«Cela questionne sur l'importance que la justice accorde à quelqu'un qui a perdu un œil à cause de la police», estime Jean-François Martin. «Ce dossier a en effet été communiqué au parquet le 4 septembre 2018 et n'a pas été traité avec la célérité qu'il méritait», a confirmé à l'AFP le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc qui précise avoir adressé le 14 janvier un message à l'avocat de Jean-François Martin «pour m'en excuser». «J'ai récupéré personnellement le règlement de cette procédure et me suis engagé à transmettre mes réquisitions au magistrat instructeur pour la fin du mois de février», a-t-il ajouté.

https://francais.rt.com/france/70224-etudiant-eborgne-defenseur-droits-demande-poursuites-deux-policiers

Un homme arrache l’arme d’un policier et leur tire dessus à Marseille, il aurait crié «Allahu Akbar»  15/01/2020

Un homme arrache l’arme d’un policier et leur tire dessus à Marseille, il aurait crié «Allahu Akbar»























Un policier a failli perdre la vie en maîtrisant un homme de 25 ans en pleine crise de démence à Marseille, selon La Provence qui précise que celui-ci aurait crié Allahu Akbar avant de se saisir de l’arme du fonctionnaire et de tirer sur deux de ses collègues.

Dans la nuit du 14 au 15 janvier, une intervention policière délicate a été sollicitée par les marins-pompiers pour maîtriser un homme de 25 ans en pleine crise de démence. Celui-ci a fini par arracher le pistolet de service d’un agent et par tirer sur les deux autres fonctionnaires présents. Il aurait par ailleurs crié Allahu Akbar, selon La Provence.

L’intervention s’est déroulée au domicile du jeune homme, chemin du Ruisseau-Mirabeau à Marseille. Le journal indique que l’incident aurait pu se terminer en drame.

La crise a été due à une rupture de son traitement psychiatrique. Les trois policiers dépêchés sur les lieux ont été contraints d’avoir recours à la force. L’individu a été plaqué au sol mais a réussi à s’emparer de l’arme d’un policier puis à ouvrir le feu.

Toujours selon la même source, la balle n’est passée qu’à quelques centimètres des deux autres agents.

https://fr.sputniknews.com/france/202001151042907004-un-homme-arrache-larme-dun-policier-et-leur-tire-dessus-a-marseille-il-aurait-crie-allahu-akbar/

«Vous patachonnez dans la tête» : vif échange entre Macron et un enseignant sur BlackRock  14/01/2020

«Vous patachonnez dans la tête» : vif échange entre Macron et un enseignant sur BlackRock
























A Pau, un professeur, conseiller municipal et syndicaliste a interpellé le président qui se rendait à une table ronde, sur le projet de réforme des retraite et BlackRock. Un échange tendu s'en est suivi puis il s'est conclu par une poignée de mains.

Alors qu'Emmanuel Macron se rendait à une table ronde sur la thématique de la transition écologique et énergétique au Palais Beaumont, à Pau (Pyrénées-Atlantique), ce 14 janvier, Pierre Coste, un professeur de mathématiques au collège de Morlaàs a saisi l'occasion pour interpeller le président de la République sur le sujet épineux du projet de loi de la réforme des retraites, mais aussi sur l'influence de la société d'investissement américaine BlackRock en France. L'enseignant se trouve être, également, conseiller municipal et membre du syndicat SNES-FSU.

France Info rapporte qu'Emmanuel Macron, n'appréciant guère le ton employé par l'enseignant, lui a déclaré : «Monsieur, je suis gentil moi, vous êtes là, vous criez à partie, vous n'êtes pas sympathique, ni respectueux. Faisant fi de tout ça, je viens vous voir et je vous parle. Ne me donnez pas de leçon de respect je vous en prie ou appliquez-les à vous-même !» Le professeur de Morlaàs, selon le média public, lui a répondu que «pour se faire entendre, il faut parfois crier.» «L'exemplarité est aussi utile», lui aurait rétorqué le chef de l'Etat. Et Pierre Coste de poursuivre, toujours selon France Info : «Ce n’est pas en donnant la Légion d’honneur à BlackRock qu’on l’est». Une référence à la récente promotion de Jean-François Cirelli, président de BlackRock France, au rang d'«officier» de la Légion d'honneur. Ce à quoi le locataire de l’Elysée aurait répliqué : «Vous patachonnez dans la tête. Vous mélangez tout. Ça n'a rien à voir.»

Le vif échange s'est poursuivi, selon Ouest-France, en ces termes : «Non, la réforme des retraites est un cadeau pour tous ces gens-là [une référence, sans doute, au gestionnaire d’actifs BlackRock], car les gens seront obligés de prendre des [retraites] à côté, regardez les enseignants», aurait allégué le professeur. «C’est faux», aurait assuré le président.

L’échange entre les deux hommes s’est conclu par une poignée de main, selon plusieurs médias. Ouest-France a diffusé une vidéo d'une partie de l'échange entre le chef d'Etat et l'enseignant, dans laquelle il est toutefois difficile de bien discerner leurs propos.



«Je ne suis pas l’ami du président»

«Je souhaitais attirer l’attention de monsieur Macron sur sa réforme des retraites, ainsi que sur les conditions de travail des enseignants», a expliqué Pierre Coste au micro d'une journaliste du quotidien régional, à la suite de la joute verbale. «Il m’a répondu que la situation des enseignants s’améliorait […] [et que les enseignants] allaient être les grands bénéficiaires de cette [réforme des] retraites», relate l'enseignant, qui n'a pas été convaincu par le président : «Je ne le crois pas un instant.» Avant de conclure :«Il m’a appelé mon ami, moi je ne suis pas l’ami du président.»

https://francais.rt.com/france/70219-vous-patachonnez-dans-tete-vif-entre-macron-enseignant-retraites-blackrock

L’Iran aura assez d’uranium enrichi en 2020 pour fabriquer une bombe, selon Israël  14/01/2020

L’Iran aura assez d’uranium enrichi en 2020 pour fabriquer une bombe, selon Israël




























Selon les estimations des autorités israéliennes, citées par ces mêmes responsables, l’Iran enrichit à un taux de 4 % entre 100 et 180 kilos d’uranium par mois, ce qui, à ce rythme, permettra à Téhéran d’avoir d’ici la fin de l’année en sa possession près de 25 kilogrammes d’uranium hautement enrichi, seuil requis pour confectionner une bombe nucléaire.

Les Iraniens auront besoin d’un peu plus de six mois pour arriver à ce niveau, et auraient encore besoin d’environ deux ans supplémentaires pour développer des missiles capables de transporter une éventuelle bombe, selon des informations des médias israéliens qui citaient mardi soir le rapport 2020 de la direction des renseignements militaires de l’armée israélienne.

Selon des éléments de ce rapport, l’Iran ne se hâtera pas pour fabriquer concrètement une bombe, car Téhéran ne souhaite pas une guerre bien qu’une escalade militaire demeure possible.

« Nous savons exactement ce qui se passe dans le programme nucléaire iranien. L’Iran pense être en mesure de parvenir à l’arme nucléaire. Je le dis à nouveau : Israël ne permettra pas à l’Iran de parvenir à la bombe », a déclaré mardi soir dans un communiqué le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

« L’Iran est à deux ou trois ans d’avoir des capacités nucléaires », a commenté l’ancien chef de l’armée Benny Gantz et grand rival de M. Nétanyahou pour les élections parlementaires du 2 mars prochain.

Israël accuse depuis de nombreuses années l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, malgré les démentis répétés de Téhéran, et s’oppose, à l’instar des États-Unis, à l’accord de 2015 (JCPOA) encadrant le nucléaire iranien et visant à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.

L’État hébreu appelle les pays européens à suivre l’exemple des États-Unis qui se sont retirés de l’accord en 2018 et ont imposé une série de sanctions économiques contre Téhéran.

Sans se retirer de l’accord, les pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, France) ont annoncé mardi avoir déclenché le mécanisme de règlement des différends (MRD) prévu par l’accord sur le nucléaire afin, selon eux, de contraindre Téhéran à revenir au respect de ses engagements.

« J’appelle tous les pays occidentaux à rétablir sur le champ des sanctions à l’ONU », ajouté M. Nétanyahou, en réaction à la nouvelle initiative européenne.

Israël accuse aussi le Hezbollah libanais, allié de l’Iran, de chercher à convertir des roquettes en missiles de précision pouvant causer des dommages importants sur des sites stratégiques en sol israélien.

https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/202001/14/01-5256792-liran-aura-assez-duranium-enrichi-en-2020-pour-fabriquer-une-bombe-selon-israel.php

Une base irakienne proche de Bagdad et abritant des militaires US visée par un tir de roquette  14/01/2020

Une base irakienne proche de Bagdad et abritant des militaires US visée par un tir de roquette























La base irakienne Al-Taji, abritant des troupes américaines, a été la cible d'au moins une roquette ce mardi 14 janvier, fait savoir la police locale. Le camp se trouve à une distance de 30 kilomètres au nord de Bagdad. Une source de Sputnik fait état d'au moins cinq roquettes Katioucha.

Au moins une roquette a été tirée contre la base militaire irakienne Al-Taji abritant des troupes américaines et située au nord de Bagdad, selon la police, citée par l'AFP.

Parallèlement, une source au sein de la sécurité a confirmé les tirs à Sputnik, dénombrant pour sa part au moins cinq roquettes de type Katioucha et précisant qu’il s’agissait de frappes violentes.
Tensions entre les États-Unis et l’Irak

La situation s'est aggravée au Moyen-Orient après l'opération spéciale menée par le Pentagone près de l'aéroport international de Bagdad. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, les Américains ont tué Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux des Hachd al-Chaabi, et le général iranien Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods (unité d'élite des Gardiens de la révolution).

Le ministère irakien des Affaires étrangères a annoncé le 5 janvier avoir saisi d’une plainte le Conseil de sécurité de l'Onu après «des attaques américaines contre des bases irakiennes» et «l'assassinat de commandants militaires irakiens et amis».

Le même jour, le parlement irakien a décidé de mettre fin à la présence des troupes étrangères sur son sol.

https://fr.sputniknews.com/international/202001141042904276-une-base-irakienne-abritant-des-militaires-us-visee-par-un-tir-de-missile-pres-de-bagdad-selon-la/

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