Afghanistan : Un mort et 62 blessés dans une explosion près base américaine de “Bagram”  11/12/2019

Afghanistan : Un mort et 62 blessés dans une explosion près base américaine de “Bagram”
























Au moins une femme a été tuée et 62 civils ont été blessés, mercredi, dans une explosion près de la base aérienne de Bagram, l'une des plus grandes bases militaires américaines en Afghanistan.

La porte-parole du gouverneur de l'Etat de Bagram, Wahida Shakar, a expliqué que l'explosion s'est produite à six heures du matin heure locale (1h30 GMT), et a été suivie par “des affrontements entre forces étrangères et assaillants près de la base militaire”.

“L'attaque a principalement visé la base de Bagram”, a expliqué Abdul Shakur Qudusi, gouverneur du district de Bagram.

“Sept assaillants ont affronté les forces de sécurité, tandis que deux véhicules (sur 4), transportant des matériaux explosifs, ont explosé au moment des affrontements”, a-t-il ajouté.

Qudusi a également indiqué que les assaillants se sont cachés à l'intérieur d'un hôpital abandonné lors des affrontements avec les forces de sécurité.

“L'attaque visait un établissement médical en cours de construction pour aider le peuple afghan qui vit près de la base”, a affirmé une délégation de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

Dans un communiqué rendu public, la délégation a annoncé que les forces américaines et celles de l’Alliance militaire n’ont pas été blessées lors de l’attaque.

“L'offensive a été rapidement maîtrisée, toutefois, le centre médical mentionné a été gravement endommagé”, a-t-elle poursuivi.

https://www.aa.com.tr/fr/monde/afghanistan-un-mort-et-62-bless%C3%A9s-dans-une-explosion-pr%C3%A8s-base-am%C3%A9ricaine-de-bagram-/1670507

Cisjordanie : L'armée israélienne arrête la militante palestinienne Bushra al-Taweel  11/12/2019

Cisjordanie : L'armée israélienne arrête la militante palestinienne Bushra al-Taweel














L'armée israélienne a arrêté, mercredi matin, la militante palestinienne Bushra al-Taweel à son domicile dans la ville d'al-Bireh en Cisjordanie occupée.

“Des troupes militaires israéliennes ont fait une descente dans la ville d'al-Bireh et ont perquisitionné un certain nombre de maisons, avant d'arrêter la militante “al-Taweel”, ont rapporté des témoins oculaires à Anadolu.

Des affrontements ont éclaté entre des dizaines de citoyens et l'armée dans plusieurs quartiers de la ville, au cours desquels l'armée a utilisé des balles réelles, des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes.

Mercredi dernier, les autorités israéliennes ont libéré Jamal al-Taweel, un des leaders du Hamas et père de Bushra, après une détention administrative de 20 mois sans motif d’inculpation.

Bushra al-Taweel, journaliste, ancienne prisonnière palestinienne et militante pour les droits des prisonniers, a été arrêtée à plusieurs reprises par les autorités israéliennes.

https://www.aa.com.tr/fr/monde/cisjordanie-larm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-arr%C3%AAte-la-militante-palestinienne-bushra-al-taweel/1670258

Destitution de Trump : les Démocrates de la Chambre dévoilent deux articles de mise en accusation  11/12/2019

Destitution de Trump : les Démocrates de la Chambre dévoilent deux articles de mise en accusation
























Les Démocrates ont annoncé qu’ils soumettront au vote de la Chambre des représentants deux articles de mise en accusation, abus de pouvoir et obstruction à la bonne marche du Congrès

Le leadership démocrate a annoncé qu’il soumettra deux articles de mise en accusation au vote de la Chambre des représentants, à savoir abus de pouvoir et obstruction à la bonne marche du Congrès.

"Notre Président [Donald Trump] jouit de la confiance du public, a déclaré le président de la commission judiciaire Jerry Nadler, flanqué de hauts cadres du parti démocrate, lors d'une conférence de presse à Capitol Hill. Quand il trahit cette confiance et se place au dessus (de l'intérêt) du pays, il met en danger la Constitution, il met en danger notre démocratie et il met en danger notre sécurité nationale. Les rédacteurs de la Constitution ont prescrit une solution claire quant aux Présidents qui violent ainsi leur serment. C'est le pouvoir de destitution."

La Maison Blanche a rejeté l'annonce comme une "tentative sans fondement et partisane de renverser un Président en exercice" et une tentative démocrate "d’annuler les votes de 63 millions d'Américains".

"Ils ont déterminé qu'ils devaient destituer le Président Trump parce qu'ils ne pouvaient pas le vaincre légitimement par les urnes", a déclaré la porte-parole Stephanie Grisham, dans un communiqué.

Le processus de destitution de la Chambre est centré sur les multiples demandes de Trump au Président ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’ouvrir des enquêtes criminelles contre le candidat démocrate à la Présidence, Joe Biden, et son fils, Hunter, ainsi que sur le fait que c'est l'Ukraine, et non la Russie, qui se serait ingérée dans les élections de 2016.

La question du blocage de 400 millions de dollars d'aide militaire allouée par le Congrès à l’Ukraine est également en cause, ainsi que la question de savoir si Trump a conditionné le déblocage de cette aide et une éventuelle réunion au bureau ovale avec Zelensky, à une annonce publique du Président ukrainien de l’ouverture de ces enquêtes.

L'article sur l'abus de pouvoir est axé sur les demandes de Trump à l'Ukraine et la suspension de l'aide, qui a été débloquée le 11 septembre, tandis que l'article sur l'obstruction est centré sur l'ordre du président interdisant aux hauts responsables de participer à l'enquête sur la destitution.

"Les preuves de la faute du Président sont écrasantes et incontestées, a déclaré le président du Comité du renseignement de la Chambre, Adam Schiff. Les preuves sont tout aussi solides que le Président a entravé pleinement l’action du Congrès, sans fondement juridique. S'il était maintenu, cela réduirait la capacité du Congrès à exercer un contrôle sur ce Président ou sur tout autre Président à l'avenir."

Peu de temps après l'annonce, Trump a fustigé Nadler et Schiff, qu'il a qualifié de "politiciens totalement corrompus", dans une série de tweets dans lesquels il a déclaré que les deux législateurs étaient des menteurs.

"Nadler vient de dire que j'ai 'fait pression sur l'Ukraine pour qu'elle s'immisce dans nos élections de 2020'. Ridicule, et il sait que ce n'est pas vrai ", a déclaré Trump.

Les délibérations de la commission précéderont un vote susceptible d'envoyer les articles à l'Assemblée plénière où un vote est attendu la semaine prochaine.

Mais même dans le cas probable où les articles seraient adoptés par la Chambre, il est très peu probable qu'ils passent au Sénat, où les Républicains détiennent 53 sièges sur 100, alors qu’une majorité des deux tiers est exigée dans ce cas.

À ce jour, la Chambre n'a voté que trois fois sur des articles de destitution contre un Président en exercice. Les Présidents Andrew Johnson et Bill Clinton ont été acquittés lors des procès au Sénat, tandis que Richard Nixon a démissionné pour éviter d'être destitué.

https://www.aa.com.tr/fr/politique/destitution-de-trump-les-d%C3%A9mocrates-de-la-chambre-d%C3%A9voilent-deux-articles-de-mise-en-accusation/1669819

"En cas de sanctions américaines, le statut de la base d'Incirlik pourrait être remis en cause"  11/12/2019

"En cas de sanctions américaines, le statut de la base d'Incirlik pourrait être remis en cause"
























"Les membres du Congrès doivent comprendre qu'ils n'arriveront à rien avec des pressions", a notamment déclaré le Chef de la diplomatie turque, concernant d'éventuelles sanctions américaines contre Ankara.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré que la Turquie est prête à remettre sur la table le statut des bases aériennes turques d’Incirlik et de Kurecik, utilisées par l’armée américaine et l’OTAN, si Washington décidait d’imposer des sanctions contre Ankara.

Le Chef de la diplomatie turque a accordé, mercredi, une interview à la chaine d’information privée turque A HABER.

Cavusoglu s’est d’abord exprimé au sujet des réactions à l’accord conclu entre la Turquie et la Libye sur la délimitation de leurs frontières maritimes communes en Méditerranée Orientale.

Il a d’abord expliqué que cet accord est en total respect du droit international.

La Grèce, qui est l’un des pays qui s’oppose le plus à cet accord, remet en cause, dans cette affaire, la légitimité du gouvernement d’entente nationale libyen.

"Le Gouvernement d’Entente Nationale, présidé par Fayez al-Sarraj, est reconnu par les Nations Unies et la communauté internationale. Il est donc en droit de signer des accords avec d’autres gouvernements. La position de la Grèce est donc totalement erronée", a-t-il assuré.

Ainsi, selon le ministre turc, en conséquence de cet accord avec la Libye, personne ne peut faire de forages dans les eaux territoriales turques sans l’aval d’Ankara : "nous l'empêcherons", a-t-il dit.

Mevlut Cavusoglu a ensuite répondu aux questions relatives aux relations avec Washington, notamment sur le sujet des chasseurs F-35, que Washington refuse de vendre à la Turquie, et le sujet des éventuelles sanctions américaines en réponse à l’acquisition des systèmes de défense antiaérienne russe S-400.

"La Turquie continue d’avoir une approche constructive sur ces sujets avec les Etats-Unis, mais certains milieux n’arrivent pas à digérer les choix politiques, stratégiques et militaires de la Turquie. Ils veulent nous garder sous pression. Mais nous ne les autorisons pas à intervenir sur les questions qui découlent de notre souveraineté", a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : "Les membres du Congrès doivent comprendre qu'ils n'arriveront à rien avec des pressions".

A la question de savoir quelles pourraient être les réponses de la Turquie à d’éventuelles sanctions, le Chef de la diplomatie turque a répondu : "En cas de sanctions américaines contre la Turquie, le statut des bases d'Incirlik et Kurecik pourrait être remis en cause."

https://www.aa.com.tr/fr/turquie/en-cas-de-sanctions-am%C3%A9ricaines-le-statut-de-la-base-dincirlik-pourrait-%C3%AAtre-remis-en-cause/1670460

Le Président turc, Erdogan appelle à réagir à l'attribution du prix Nobel à l'auteur Handke  11/12/2019

Le Président turc, Erdogan appelle à réagir à l'attribution du prix Nobel à l'auteur Handke
























"C'est une honte qu'une personne ayant défendu un meurtrier qui a tué des dizaines de milliers de musulmans, obtienne un tel prix", a déclaré le chef de l'État.

Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan appelle à réagir à l'attribution du prix Nobel à l'auteur Peter Handke.

Le chef de l'État a prononcé un discours à l'occasion du 75ème anniversaire de la déportation des Turcs d'Ahiska (Meskhètes), lors d'une cérémonie organisée mardi au Palais présidentiel à Ankara.

"C'est une honte qu'une personne ayant défendu un meurtrier qui a tué des dizaines de milliers de musulmans, obtienne un tel prix, a-t-il déclaré. Nous appelons tous ceux ayant une logique et une conscience, à réagir à ce scandale. Ce prix ne fera que renforcer les ennemis de l'Islam et de l'Humanité."

Le prix Nobel de littérature de cette année a été attribué à Peter Handke, un auteur autrichien qui nie le génocide en Bosnie.

Handke, 77 ans, a reçu le prix Nobel de littérature malgré son soutien ouvert au leader serbe, Slobodan Milosevic, décédé en 2006 au tribunal international de La Haye, lors de son procès pour crimes de guerre et génocide.

Il avait affirmé que les Bosniaques musulmans de Sarajevo s'étaient entretués, ajoutant qu'il n'avait jamais cru que les Serbes avaient commis un génocide à Srebrenica.

En outre, le Président a aussi rappelé que près de 550 mille Turcs d'Ahiska vivent en dehors de leur patrie, en exil.

"Certains de nos frères d'Ahiska mènent la lutte honorable pour retourner à leur patrie qu'ils ont été forcés à quitter soudainement, il y a 75 ans, a-t-il conclu. Ceux qui font du moindre événement vécu dans notre pays dans le passé, une campagne de diffamation à l'échelle mondiale, sont sourds et muets face à la tragédie des Turcs d'Ahiska."

https://www.aa.com.tr/fr/turquie/le-pr%C3%A9sident-turc-erdogan-appelle-%C3%A0-r%C3%A9agir-%C3%A0-lattribution-du-prix-nobel-%C3%A0-lauteur-handke/1669999

La «convocation» par Macron de cinq présidents africains sur le Sahel passe mal en Afrique  11/12/2019

La «convocation» par Macron de cinq présidents africains sur le Sahel passe mal en Afrique























Emmanuel Macron parle d'invitation. Mais le message du président français conviant cinq homologues africains à une réunion autour de l'engagement antidjihadiste de la France au Sahel a été perçu comme une dégradante «convocation» par beaucoup dans les pays concernés.

M. Macron l'a annoncé le 4 décembre: il a invité les présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à le retrouver le 16 décembre à Pau, la ville du sud-ouest de la France où étaient basés sept des 13 soldats de la force antidjihadiste Barkhane tués le 25 novembre au Mali.

Il a fermement réclamé de la «clarté» de la part de ses homologues sahéliens sur la présence française au moment où celle-ci suscite une contestation grandissante. Il a évoqué des manifestations antifrançaises, mais aussi des prises de position de ministres et «l'ambiguïté» dont feraient preuve certains gouvernements sahéliens. Il a paru désigner en particulier le Mali et le Burkina.

M. Macron attend de ses hôtes qu'ils «assument» publiquement auprès de leurs opinions le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des «visées néocoloniales». C'est une «condition nécessaire» et il tirera les conséquences si elle n'est pas remplie, a-t-il ajouté.

Barkhane lutte contre les mouvements djihadistes qui se sont multipliés depuis 2013 et ont étendu leur champ d'action du nord au centre du Mali et aux Niger et Burkina voisins. Les morts de cette guerre asymétrique se comptent par milliers, les déplacés par centaines de milliers.
Agacement de l'opinion

A Bamako, Ouagadougou ou Niamey, une partie des opinions s'agace de l'incapacité imputée aux forces nationales et internationales à venir à bout des mouvements djihadistes, quand elle n'attribue pas la dégradation sécuritaire à la présence même des troupes étrangères.

Le ministre burkinabè de la Défense Cheriff Sy s'était lui-même «étonné», dans l'hebdomadaire sud-africain Mail&Guardian en juin, que les Français, avec les quelque 4.500 hommes de Barkhane et leurs moyens, «n'aient pas été en mesure d'éradiquer cette bande de terroristes».

Dans un contexte de tensions exacerbées par les violences, l'ancienne puissance coloniale fait une cible toute désignée, a fortiori quand elle est la force étrangère en première ligne. Le ton employé par le président français heurte d'autant plus.

«On aurait dit un appel du papa à ses enfants, c'est paternaliste, c'est pas possible!», lance Ali à ses camarades, au «Grin» à Bamako, lieu d'échanges autour d'un thé, souvent dans la rue. «Insultant», renchérit Georges, un autre consommateur.

«Roch (Marc Christian Kaboré, président du Burkina) aurait appris la convocation comme tout le monde, dans la presse apparemment, tu te rends compte!», enchaîne un camarade d'Ali. Ce que le président burkinabè a effectivement semblé indiquer lui-même.

«Tous les pays concernés ont été prévenus de manière informelle un ou deux jours avant» l'annonce de M. Macron, a indiqué l'Elysée à l'AFP.

L'amicale des anciens ambassadeurs et consuls généraux du Mali a jugé le procédé de M. Macron «particulièrement discourtois».

«Espérons que quelqu'un, parmi les chefs d'État convoqués, aura le courage de dire (à M. Macron) que la meilleure façon de les griller aux yeux de l'opinion c'est justement de les convoquer de cette façon», a réagi auprès de l'AFP Moussa Tchangari, une figure de la société civile du Niger.

Ibrahim Maïga, chercheur malien à l'Institut des études de sécurité (ISS) à Bamako, convient que l'invitation «sonne comme une convocation» et que davantage d'écoute et de partage avec les partenaires sahéliens aurait peut-être été préférable.

Il a «le sentiment que le message s'adresse davantage aux Français» et à leur armée. Depuis 2013, 41 soldats français ont été tués au Mali. La mort récente de 13 militaires a causé un choc dans un pays dont l'armée n'avait pas subi d'aussi lourdes pertes depuis 1983 au Liban, et a soulevé des questions sur l'engagement au Sahel.
Sentiments anti-français

Paris connaît l'existence de longue date de sentiments antifrançais dans la région. Mais il fait ressentir son exaspération alors qu'à l'apparente impuissance des autorités nationales au Sahel s'ajoute par exemple la participation de députés maliens à la contestation. En novembre, l'état-major burkinabè, lui, mettait en garde les avions français qui survoleraient intempestivement le territoire.

Par ailleurs, la France fait depuis plusieurs mois des appels du pied à ses alliés européens pour qu'ils s'impliquent davantage dans la crise sahélienne. Le président français a indiqué vouloir repenser Barkhane «dans les prochaines semaines».

Dans une lettre ouverte, l'ancien ministre des affaires étrangères burkinabè Ablassé Ouedraogo a lui aussi trouvé le ton de M. Macron «agacé et agaçant, voire autoritaire». Mais, ajoute-t-il, il faut «reconnaître que par cet acte, le président français tape du poing sur la table et met nos gouvernants face à leurs responsabilités, à leurs incohérences et à leurs inconséquences».

https://fr.sputniknews.com/afrique/201912111042579454-la-convocation-par-macron-de-cinq-presidents-africains-sur-le-sahel-passe-mal-en-afrique/

Olivier Marleix : «Emmanuel Macron casse le système d’universalité de notre sécurité sociale»  11/12/2019

Olivier Marleix : «Emmanuel Macron casse le système d’universalité de notre sécurité sociale»













Ce 10 décembre, Olivier Marleix, député Les Républicains (LR) de la 2e circonscription d’Eure-et-Loire, était l’invité politique de RT France.

Alors que de nombreuses manifestations se sont déroulées ce 10 décembre en France, Olivier Marleix était invité à s’exprimer au sujet de la réforme des retraites. Il voit dans le projet de cette réforme la «grande part d’impréparation du gouvernement».

Le député LR d’Eure-et-Loire a déclaré ne pas souhaiter voir changer le système des retraites français de cette manière, vantant le caractère «extrêmement redistributif» du système actuel. Il a également mis en cause le blanc-seing qui pourrait être donné au fonds de pensions comme BlackRock dans la gestion des futures retraites privées.



https://francais.rt.com/france/68906-olivier-marleix-emmanuel-macron-casse-systeme-universalite-securite-sociale

Des agents d’EDF grévistes ont volontairement coupé le courant de la préfecture de Perpignan  11/12/2019

Des agents d’EDF grévistes ont volontairement coupé le courant de la préfecture de Perpignan























La CGT a revendiqué une coupure d'électricité qui a affecté mardi matin le centre-ville de Perpignan, dont la préfecture, une action destinée à protester contre le projet de réforme des retraites, a-t-on appris auprès du syndicat.

Des agents d’EDF grévistes de la CGT ont coupé le courant du centre de Perpignan pour toucher la préfecture.

«On revendique cette coupure qui ciblait la préfecture (des Pyrénées-Orientales) et le marché (de fruits et légumes) Saint-Charles, pour défendre le régime des retraites des salariés d'EDF-GDF», a déclaré à l'AFP Xavier Charreyron, secrétaire départemental CGT-Energie.

Dans la matinée, Enedis avait mis sur le compte d'«un probable acte de malveillance» la coupure, qui avait aussi privé d'électricité, à partir de 06H30, la mairie, des banques mais aussi quelque 5.000 foyers.

«Il y a eu des dommages collatéraux», a reconnu M. Charreyron. «On est navrés, on s'excuse auprès des particuliers. Mais on défend un régime spécifique, historique, qui concerne les agents d'astreinte qui peuvent revendiquer un départ à la retraite dès lors qu'ils cumulent 15 ans minimum d'astreinte», a-t-il ajouté.

«Ces agents peuvent partir cinq ans plus tôt (que les autres agents), soit à 57 ans, mais ils travaillent dans des conditions difficiles, qu'il pleuve, qu'il neige et sont d'astreinte pendant une semaine», a ajouté M. Charreyron.

«On va défendre corps et âme ces acquis, mais on ne fait que défendre un service qui revient à la Nation», a-t-il encore fait valoir.

A Perpignan, le rétablissement du courant a été retardé par la grève contre la réforme des retraites et l'occupation du site d'Enedis, qui a empêché l'intervention des équipes d'astreinte, seuls quelques techniciens ayant pu opérer, avait indiqué dans la matinée François-Xavier Boutray, directeur territorial d'Enedis.

Peu après midi, la situation était «redevenue normale», avait-il précisé.

La manifestation contre la réforme des retraites a réuni à Perpignan environ 3.000 personnes, selon la préfecture, qui avait dénombré 9.000 manifestants le 5 décembre.
Mobilisation contre la réforme des retraites

Quelque 339.000 personnes ont manifesté en France mardi 10 décembre, dont 39.000 à Paris, lors de la deuxième journée nationale d'action contre la réforme des retraites, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Selon le décompte de la CGT à 17h00, environ 885.000 manifestants ont défilé dans toute la France, contre 1,5 million jeudi dernier (806.000 selon l'Intérieur), a indiqué Philippe Martinez.

Pour la capitale, les syndicats évoquent 180.000 manifestants.

https://fr.sputniknews.com/france/201912111042579081-des-agents-dedf-grevistes-ont-volontairement-coupe-le-courant-de-la-prefecture-de-perpignan/

Bruxelles soutient la réforme des retraites, selon le commissaire européen Thierry Breton  10/12/2019

Bruxelles soutient la réforme des retraites, selon le commissaire européen Thierry Breton
























Le commissaire européen Thierry Breton a expliqué que Bruxelles «juge[ait] nécessaire» la réforme des retraites. Dans le même temps, en France, les manifestations se poursuivent contre ce projet.

Sans surprise, Bruxelles soutient la réforme des retraites. C'est ce que vient de déclarer Thierry Breton, le nouveau commissaire européen au marché unique et au numérique, au micro d'Europe 1, ce 9 décembre. Il a ainsi affirmé que «la Commission européenne juge[ait] nécessaire toutes les réformes qu'il faut mener sur l'ensemble du continent, et notamment celle-ci». En clair, non seulement la France doit réformer ses retraites, à en croire la Commission européenne, mais les autres pays européens vont eux aussi devoir y passer.

Pour ceux qui n'avaient pas compris, Thierry Breton ajoute : la réforme «est perçue comme nécessaire compte tenu de l'évolution» de l'espérance de vie «et aussi de la nécessité absolue d'avoir des régimes équilibrés».

Alors que le mouvement de grève se poursuit, avec un deuxième rassemblement le 10 décembre, qui fait suite à celui du 5 décembre, réunissant entre 800 000 et 1,5 million de personnes dans les rues, Thierry Breton ne retient que les perturbations dans les transports occasionnées par les grèves. «J'entends ce qui se passe dans mon pays, et je pense à toutes celles et ceux qui sont en difficulté ce matin. On espère qu'on saura trouver les moyens pour mener à son terme» la réforme, dit-il sur Europe 1.

Pour conclure, le représentant de la France à Bruxelles ne tarit pas d'éloges sur Emmanuel Macron : «Il y a beaucoup de confiance» dans la capacité à mener la réforme du président de la République qui est «vu ici de Bruxelles comme étant quelqu'un qui a commencé à réformer en profondeur le pays».
La classe politique réagit

Ces propos ont suscité un tollé dans l'opposition. «L’UE ne se cache même plus ! Quel malheur que les syndicats et la quasi totalité des partis d’opposition ne mentionnent pourtant absolument jamais l’origine européenne des textes de régression sociale...Cela donnerait un sens inouï aux mobilisations !», a affirmé le fondateur des Patriotes, Florian Philippot.



«Quel aveu, Paris ne dirige plus rien, Bruxelles nouvelle capitale de la France !», s'est indignée l'eurodéputée RN Dominique Bilde.



Charles-Henri Gallois, trésorier de l'UPR est même allé plus loin affirmant que «cette réforme vient de l'UE. Toute la feuille de route économique et sociale est contenue dans les GOPÉ !».




https://francais.rt.com/france/68863-bruxelles-soutient-reforme-retraites-selon-thierry-breton


Les investisseurs US s’attendraient à une «apocalypse électorale» en 2020  10/12/2019

Les investisseurs US s’attendraient à une «apocalypse électorale» en 2020























Les investisseurs redouteraient des événements «effrayants» concernant l’économie américaine en 2020 et ces craintes pourraient être liées aux résultats de la prochaine présidentielle, estime la chaîne de télévision CNBC qui se réfère à Julian Emanuel, stratège chez BTIG.

Les récentes actions des investisseurs indiquent qu’ils cherchent à se protéger contre un événement très négatif qui pourrait arriver fin 2020, a déclaré le stratège en chef des actions et produits dérivés chez BTIG, Julian Emanuel.

Selon lui, l’inquiétude des investisseurs pourrait être liée à ce qu’ils s’attendent à une «apocalypse électorale» après la présidentielle des États-Unis, programmée pour le 3 novembre 2020.

«La gauche, la droite et le centre sont tous inquiets des résultats électoraux très instables», a noté M.Emanuel.

Quelles sont les craintes?

Certains agents économiques craindraient que le climat d’affaires ne se détériore en cas de victoire d’un candidat démocrate comme Elizabeth Warren ou Bernie Sanders, ou que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine prenne de l’ampleur en cas de réélection de Donald Trump.

D’après l’analyste, la situation actuelle sur le marché témoigne d’une «appréhension sans précédent» de la part des investisseurs.

Risque d’une récession

Début décembre, Donald Trump a déclaré qu'un accord commercial avec la Chine pourrait «attendre après l'élection» présidentielle de novembre 2020. Cela a déclenché un effondrement brutal des indices boursiers. Le 3 décembre, les contrats à terme de Dow Jones ont notamment chuté de plus de 250 points.

À la clôture des marchés le 9 décembre, l'indice S&P 500 a perdu 9,92 points (passant à 3.135,96) et le Dow Jones a perdu 105,46 points, désormais à 27.909,60.

Les experts du groupe Bloomberg avaient estimé en octobre que le risque de récession économique au cours des 12 prochains mois était égal à 26% dans le contexte de la guerre commerciale prolongée entre les États-Unis et la Chine.

https://fr.sputniknews.com/economie/201912101042576973-les-investisseurs-us-sattendraient-a-une-apocalypse-electorale-en-2020/

Un syndicat de police lance au gouvernement que le temps des «gentils petits fonctionnaires» est terminé  10/12/2019

Un syndicat de police lance au gouvernement que le temps des «gentils petits fonctionnaires» est terminé























L’action du syndicat Unité SGP Police Fo se durcira contre la réforme des retraites à partir du 11 décembre si l’État n’apporte pas de garanties pour la protection de leur régime spécial, a annoncé sur Franceinfo le secrétaire général du syndicat, Yves Lefebvre. Il a expliqué quelles mesures seraient prises pour riposter.

Manifestant contre la réforme des retraites, des policiers prévoient de durcir leur action à partir du 11 décembre. Ils sont prêts à aller jusqu’au blocage des accès aux commissariats s’ils n’obtiennent pas de garanties, a affirmé dans une interview accordée à Franceinfo Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO.

Bien que le ministre de l’Intérieur ait adressé aux policiers un courrier pour assurer que «leurs droits à un départ anticipé» et «des niveaux de retraites comparables aux pensions actuelles» seront préservés, le chef du syndicat s’est prononcé contre la perspective d’une privation de leur statut d’emploi à risques, selon «le projet de Delevoye, Philippe, Macron et Castaner».

Il estime que les autorités les prennent pour «de gentils petits syndicalistes et de gentils petits fonctionnaires, bien disciplinés». Mais «c'est fini ce temps-là», a-t-il annoncé.
Sans rejoindre les rangs des manifestants

Ce 10 décembre, une nouvelle journée de mobilisation a lieu. Des membres du syndicat ne font pas partie du cortège, mais encadrent la manifestation, a fait savoir Yves Lefebvre:

«Je soutiens bien évidemment ce mouvement, mais attention aux mélanges dans les cortèges. Il y a des confédérations et des syndicats qui n'ont de cesse de dénoncer de pseudo violences policières. Je parle notamment de la CGT, de certains segments de la CGT».

Il a également évoqué Philippe Martinez qui avait déclaré avoir été gazé par des CRS le 1er mai 2019, «alors même qu’il était aux abords d’un groupe de black blocs qu’il fallait disperser parce qu’ils avaient commencé, malheureusement, à commettre des exactions».
Actions prévues

Par ailleurs, Yves Lefebvre a affirmé qu’ils étaient déjà «en mouvement illimité», «avec zéro intervention d’initiative» depuis mardi dernier. Il a détaillé le plan d’actions du syndicat en cas d’absence de compromis avec le gouvernement:

«Maintenant, on va aller plus fort, on va bloquer le système, avec des actes particulièrement significatifs. Bloquer les accès au commissariat, et, pour ce qui concerne les forces mobiles, très certainement "mettre les sacs à terre", c’est-à-dire qu’on ne sera plus opérationnel».

Plus précisément, ils envisagent de «mettre des filtrages à l'entrée des commissariats, par exemple, avec des barrières».

Il a également rappelé que ce programme allait se faire malgré l’absence de leur droit à faire grève, un droit qui leur a été supprimé en 1948.
Opinion sur les violences policières

En réponse à la question de savoir s’il condamnait les scènes de violences policières, comme celle survenue le 5 décembre lorsque des policiers ont porté des coups à une personne à terre pendant la manifestation, il a souligné qu’il fallait «contextualiser ce genre de scène, savoir ce qui s’est passé en amont» et faire ressortir «les tenants et les aboutissants qui ont poussé mes collègues à cette intervention». Et de conclure: «il faut attendre l’enquête».

https://fr.sputniknews.com/france/201912101042576576-un-syndicat-de-police-lance-au-gouvernement-que-le-temps-des-gentils-petits-fonctionnaires-est/

Les choses bougeront le jour où un député LREM «perdra un œil»: Jérôme Rodrigues à Mélenchon sur les bavures - vidéos  10/12/2019

Les choses bougeront le jour où un député LREM «perdra un œil»: Jérôme Rodrigues à Mélenchon sur les bavures - vidéos























En pleine grève générale du 10 décembre, Jean-Luc Mélenchon a évoqué avec Jérôme Rodrigues le sujet des violences policières et de l’inaction du système judiciaire à cet égard. Selon le dirigeant LFI, deux personnes sont responsables de ce qu’il se passe: Christophe Castaner et la garde des Sceaux, Nicole Belloubet.

S’étant rencontrés au milieu du cortège parisien, Jean-Luc Mélenchon et Jérôme Rodrigues ont soulevé la question des violences policières, et notamment le cas de Manu, le Gilet jaune de Valenciennes qui a perdu un œil durant l’acte 53 à Paris.

«C’est fait exprès», s’accordent-t-ils, alors que Rodrigues évoque un acte avoisinant «une tentative de meurtre» impunie.



«Il faudrait que les choses bougent», cette figure des Gilets jaunes en est persuadé, faisant remarquer avec indignation, qu’il faudrait qu’un député de La République en marche «perde un œil» lui aussi pour voir la situation sous son angle véritable.



Le dirigeant de La France insoumise a partagé ce sentiment et estimé: «On dirait qu’il n’y a plus de limites à la violence et les juges portent une lourde responsabilité parce qu’ils pourraient se saisir eux-mêmes» face à de telles violences de la part des forces de l’ordre.

«Dans les démocraties, on ne se comporte pas comme ça», a-t-il dénoncé. «En plus, ils [les membres des forces de l’ordre, ndlr] ont un côté extrêmement pervers. Ils tabassent les gens et après ils portent plainte contre eux pour outrage», ce qu’il trouve inacceptable, surtout vu que les «juges ne font rien» et donc que «ceux qui se rendent coupables de ce type d’acte se sentent absolument impunis voire encouragés».

Pour lui, il y a «deux personnes très responsables», Christophe Castaner et Nicole Belloubet. C’est la ministre de la Justice qui devrait appeler le parquet à ouvrir des enquêtes alors qu’«il y a zéro enquête ouverte, zéro, pas une», pointe Jean-Luc Mélenchon.

«Donc les mêmes vont continuer comme ça à faire leur petit commerce, car c’est devenu un commerce, aller réclamer des indemnités aux victimes».

Ce qui entraîne le fait qu’actuellement, «les gens ont peur» de venir aux manifestations, résume le député.

https://fr.sputniknews.com/france/201912101042577404-les-choses-bougeront-le-jour-ou-un-depute-lrem-perdra-un-il-jerome-rodrigues-a-melenchon-sur-les/

Contre la liberté de la presse ? Un sénateur veut punir la diffusion d'images des forces de l'ordre  10/12/2019

Contre la liberté de la presse ? Un sénateur veut punir la diffusion d'images des forces de l'ordre
























Plusieurs amendements au projet de loi de «Lutte contre la haine sur internet», visant à interdire toute diffusion d'images ou vidéos de policiers sur internet, ont été proposés par Jean-Pierre Grand, le 3 décembre, suscitant de vives critiques.

Le sénateur Jean-Pierre Grand (ex-LR) a déposé, le 3 décembre, plusieurs amendements en commission des lois – dans le cadre de l'étude de la proposition de loi de «Lutte contre la haine sur internet» – qui sera discutée le 17 décembre en séance publique au Sénat. Comme c’est déjà le cas en Espagne, ces amendements ont notamment pour objectif d’interdire la diffusion de toute image et vidéo de policiers sur internet, que ce soit par des journalistes ou «un simple particulier», afin de protéger l’identité des membres des forces de l’ordre.
Sécurisation des forces de l’ordre ou restriction de la liberté de la presse ?

Ainsi la loi de 1881 sur la liberté de la presse serait modifiée par cet article additionnel contenu dans l’amendement du sénateur : «Lorsqu’elle est réalisée sans l’accord de l’intéressé, la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, de l’image des fonctionnaires de la police nationale, de militaires ou d’agents des douanes est punie de 15 000 euros d’amende.»

L’objet de cet amendement justifie cette interdiction par des raisons de sécurité : «A l'occasion de mouvements sociaux comme celui des gilets jaunes, les forces de l'ordre ont été régulièrement filmées par des manifestants dans le cadre de leur opération de maintien de l'ordre. Ainsi de nombreuses images de policiers ont été diffusées sur les réseaux sociaux, les rendant facilement identifiables et donc potentiellement des cibles avec leur famille (conjoint et enfants).»

"La menace a changé et les forces de l'ordre sont de plus en plus victimes de contenus haineux sur internet"

Les amendements du sénateur LR vont plus loin en préconisant l’interdiction de divulguer l’identité des policiers. Jusqu’à présent, seuls certains agents des forces de l’ordre – dont le RAID, le GIGN, la BRI et plusieurs autres services notamment de lutte antiterroriste et de contre-espionnage – «sont à ce jour concernés par un arrêté du 7 avril 2011 relatif au respect de l’anonymat», d’après Libération.

«Or, la menace a changé et les forces de l'ordre sont de plus en plus victimes de contenus haineux sur internet accompagnés bien souvent de leur identité quel que soit leur service ou unité d'affectation. Cette diffusion de leur identité sur les réseaux sociaux notamment contribue à en faire des cibles avec leur famille (conjoint et enfants). Il est donc proposé d'élargir cette protection de l'identité à tous les agents sans distinction d'unités ou de services», stipule pour objet un des amendements de Jean-Pierre Grand.

Certains avocats, associations et journalistes se sont indignés des amendements proposés par le sénateur.



Le journaliste David Dufresne s’est offensé du «sénateur Grand, profitant de la proposition de loi de "Lutte contre la haine" sur internet (PPL)» pour proposer «une amende de 15 000 € pour captation d'image de policiers».



Le cabinet d’avocats, Arié Alimi Avocats, s’est lui adressé «à tous les journalistes, syndicats de journalistes, associations de droits humains et victimes de violences policières» dans le but d’alerter sur le «projet d'amendement visant à réprimer pénalement la diffusion d'images de forces de l'ordre».



Une proposition de loi qui fait l’unanimité… contre elle

La proposition de loi de «Lutte contre la haine sur internet», enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 20 mars 2019 par la députée LREM Laetitia Avia et décryptée avec clarté par la Quadrature du Net, avait suscité une indignation générale. «L’ensemble de ses détracteurs, tout en partageant son objectif de lutter contre la haine, lui reprochent un manque total de méthode, qui a conduit à un texte à la fois confus, inutile voire contre-productif, dangereux et contraire au droit de l’Union européenne», analyse la Quadrature du Net.

En effet, la Commission européenne a adressé un courrier, le 22 novembre, au ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, afin d’y dénoncer «un risque trop important de censure abusive, en raison du délai de 24 heures qu’elle impose pour censurer des contenus, de la promotion de la censure automatisée ou pour son application à une trop large variété d’acteurs», résume ainsi la Quadrature du Net.

Le président de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse), Sébastien Soriano, a qualifié, le 26 novembre, la loi de «Lutte contre la haine sur internet» de «naufrage de méthode par rapport à ce que nous avions espéré des états généraux du numérique».

Avant d’espérer que la Commission européenne «permettra de rebondir et de repartir sur de bons rails». La Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) a publié un communiqué de presse le 9 juillet, dans lequel elle «s’inquiète pour les libertés fondamentales et appelle à revoir entièrement la proposition de loi pour une lutte efficace». Elle a également demandé «à revoir entièrement la proposition de loi» en vue «des risques qu’une telle loi ferait peser sur les libertés fondamentales».

Dès le lendemain de la proposition de loi à l’Assemblée nationale, par le biais d’un communiqué de presse le 21 mars, le Conseil national du numérique (CNNum) «avait déjà condamné la loi, déplorant l’absence de juge dans la modération ainsi que la promotion de la censure automatisée», rapporte la Quadrature du Net.

https://francais.rt.com/france/68837-contre-liberte-presse-senateur-veut-punir-diffusion-images-forces-ordre


Algérie: Ouyahia et Sellal condamnés respectivement à 15 et 12 ans de prison ferme  10/12/2019

Algérie: Ouyahia et Sellal condamnés respectivement à 15 et 12 ans de prison ferme












Les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, poursuivis dans des affaires de corruption et d'abus de pouvoir, notamment dans l'affaire de montage automobile, ont été condamnés mardi respectivement à 15 et 12 ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M'hamed à Alger.

https://www.lexpressiondz.com/info-en-continu/tribunal-de-sidi-m-hamed-ouyahia-et-sellal-condamnes-respectivement-a-15-et-12-ans-de-prison-ferme-319678

L'armée américaine prépare son plus gros exercice militaire en Europe depuis 25 ans  10/12/2019

L'armée américaine prépare son plus gros exercice militaire en Europe depuis 25 ans




























Dans le cadre de l’exercice de l’Otan Defender-Europe 20, prévu en Europe aux mois de mai et juin 2020, l’armée américaine s’apprête à envoyer 20 000 de ses soldats sur le sol européen. Il s’agit du plus important exercice militaire des Américains en Europe depuis 25 ans.

L’armée américaine prépare son plus gros déploiement militaire en Europe depuis vingt-cinq ans, avec l’envoi, dans le cadre d’un exercice l’an prochain, de 20 000 soldats supplémentaires, pour "démontrer sa puissance militaire" face à des adversaires comme la Russie, a indiqué lundi le général Christopher Cavoli.

Quelque 9 000 soldats américains déjà basés en Europe se joindront à eux pour participer à l’exercice militaire Defender-Europe 20, qui rassemblera au total 37 000 militaires alliés de 18 pays, en mai et juin, dans dix pays européens, a précisé le général Cavoli, commandant des forces terrestres américaines en Europe, à un groupe de journalistes au Pentagone.
Les premiers soldats arriveront en février

Les premiers envois de soldats et de matériels commenceront en février pour la mise en place de 13 000 pièces d’équipements qui devront franchir jusqu’à 4 000 km pour parvenir à destination.

Un défi logistique dans les pays de l’ancien bloc soviétique, où les voies ferrées ne sont pas de la même largeur qu’en Europe occidentale et où les ponts ne sont pas prévus pour supporter les 70 tonnes des chars Abrams américains.
Prouver à Moscou la puissance de l’Otan

Après des années de réductions d’effectifs militaires en Europe depuis la fin de la Guerre froide, ce déploiement exceptionnel reflète le bouleversement stratégique provoqué par l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, qui a "tout changé", a ajouté le général américain, s’abstenant toutefois de désigner clairement Moscou comme l’adversaire visé par les manœuvres militaires.

Les marins, aviateurs et fantassins américains arriveront en Europe par voie aérienne et maritime, utilisant plusieurs ports et bases aériennes du continent, notamment le port de La Rochelle.

Outre le pont aérien et maritime entre les États-Unis et l’Europe, des exercices collatéraux sont prévus, notamment une traversée de rivière en Pologne, un parachutage en Lituanie et un exercice de coordination au niveau du commandement en Allemagne.

https://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/l-armee-americaine-prepare-son-plus-gros-exercice-militaire-en-europe-depuis-25-ans-6646020

Les frustrations alimentent les révoltes de la planète  10/12/2019

Les frustrations alimentent les révoltes de la planète
































Il n’y a jamais eu autant de manifestations depuis les années 1960. Une vague causée par les inégalités et amplifiée par les réseaux sociaux.

Il faut remonter à la fin des années 1960 pour trouver des mouvements de protestation d’une ampleur équivalente à ceux qui agitent aujourd’hui de nombreux pays. De nature spontanée, sans lien entre eux, ils sont nés de causes variées, depuis la taxe sur les conversations WhatsApp au Liban jusqu’à un projet de loi d’extradition à Hong-Kong. Si certains thèmes reviennent souvent - mécontentement économique, corruption, soupçons de fraude électorale -, il s’agit plus de coïncidences que de similitudes profondes.

Sans lien apparent, les révoltes récentes se répandent grâce aux réseaux sociaux, mais sont moins une révolution mondiale que la marque d’un nouveau statu quo.

Par The Economist

https://www.challenges.fr/monde/les-frustrations-alimentent-les-revoltes-de-la-planete_687228

Une "nouvelle génération d'inégalités" menace le développement, selon le Pnud  10/12/2019

Une "nouvelle génération d'inégalités" menace le développement, selon le Pnud
































Les manifestations qui ont eut lieu récemment au Chili, en Équateur, en Bolivie ou au Liban pourraient prendre encore plus d'ampleur et s'étendre ailleurs si les gouvernements ne font pas le nécessaire pour réduire les inégalités, a averti lundi Achim Steiner, administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

"Ceux qui détiennent le pouvoir (...) doivent reconnaître que faute de réponse au mécontentement que les gens ressentent, leur légitimité sera remise en cause", a-t-il déclaré à Reuters, à l'occasion de la publication du rapport annuel du PNUD sur le développement humain, à Bogota.

"Ce n'est pas un hasard si le phénomène ne se limite pas à la Colombie ni de l'Amérique latine. Il se produit dans le monde entier, a-t-il poursuivi.

Au moment même où les écarts de niveau de vie se resserrent, écrivent les auteurs du rapport, "une nouvelle génération d’inégalités voit le jour" autour de l’éducation, de la transformation technologique et des changements climatiques".

Faute d’être maîtrisés, ces "grands bouleversements" pourraient selon eux déclencher une "nouvelle grande divergence" d'une ampleur inédite depuis la Révolution industrielle.

Dans les pays à développement humain très élevé, les abonnements à Internet à haut débit fixe progressent par exemple 15 fois plus vite que dans les pays à développement humain faible et la proportion d’adultes ayant fait des études supérieures, augmente plus de six fois plus vite, soulignent-ils.

"Différents détonateurs poussent les populations à descendre dans la rue : le coût d’un billet de train, le prix de l’essence, les revendications politiques d’indépendance. Ces manifestations sont une nouvelle expression des inégalités et, comme le fait ressortir le Rapport sur le développement humain, les inégalités ne sont pas sans solutions.

"Reconnaître le vrai visage des inégalités est un premier pas. La suite est un choix qui appartient à chaque dirigeant", conclut Achim Steiner.

https://www.challenges.fr/top-news/une-nouvelle-generation-d-inegalites-menace-le-developpement-selon-le-pnud_688764

Retraites: transports toujours perturbés à l'aube d'une nouvelle journée de manifestation  10/12/2019

Retraites: transports toujours perturbés à l'aube d'une nouvelle journée de manifestation




























Les transports publics étaient très perturbés mardi, notamment en région parisienne, au sixième jour de grève contre la réforme des retraites et à l'aube d'une nouvelle épreuve de force dans la rue.

Principaux concernés par la grève des transports depuis jeudi, les Franciliens devront prendre leur mal en patience: neuf lignes de métro restaient totalement closes à Paris tandis qu'un RER A sur deux et un RER B sur trois circulaient, selon la RATP. Un quart des bus seulement était en circulation, au lieu de la moitié prévue la veille par la régie autonome, en raison de plusieurs dépôts bloqués par des manifestants.

Et la situation ne devrait pas s'arranger puisque la poursuite de la grève a été votée au moins jusqu'à mercredi, parfois jusqu'à vendredi. "La semaine est morte", a résumé Thierry Babec, de l'Unsa RATP, premier syndicat de la régie.

A la SNCF, on comptait 20% des TGV et des Transilien. Ce sera "difficile jusqu'à la fin de la semaine", a prédit sur France Info le directeur général de SNCF Transilien, Alain Krakovitch.

Dans les airs, Air France a annulé 25% des vols intérieurs et 10% des moyens courriers.

Vers 08H20, 400 kilomètres de bouchons étaient enregistrés sur les routes d'Ile-de-France par le site d'information routière Sytadin, soit une situation proche de la normale.

Ailleurs en France, c'est plutôt dans les gares que la situation était inhabituelle, comme à Bordeaux où les quais de la gare saint-Jean étaient déserts, a constaté un journaliste de l'AFP. Sur l'écran des départs, 6 trains sont affichés jusqu'à 13H00 dont deux TER qui sont en fait des bus affrétés par la SNCF. "J'ai pris un bus de ville pour venir au travail au lieu du train, comme depuis plusieurs jours, ça me fait 30 minutes de trajet en plus. Je me lève plus tôt, ce n'est pas la mer à boire", explique Marie-Cécile Durand, employée de bureau, qui habite en banlieue de Bordeaux.

A la gare Saint-Charles à Marseille, les quais sont tout aussi déserts. Slim, gérant d'un kiosque à la gare, soutient le mouvement malgré le manque à gagner. "Tout autour de moi, les gens bossent et ne s'en sortent pas", dit-il, "alors si c'est dur aussi après avec la retraite, c'est pas possible". Le métro circulait normalement, mais la gare routière était bloquée par des militants CGT, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Pour cette nouvelle journée d'action interprofessionnelle, l'accueil des enfants dans les écoles et les crèches s'annonçait également perturbé, avec un taux de grévistes de 12,5% attendu dans les écoles en moyenne, 35% à Paris, selon le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

Mais c'est dans la rue que les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et plusieurs organisations de jeunesse espèrent faire une nouvelle démonstration de force, après une journée de mobilisation le 5 décembre qui a réuni 800.000 manifestants dans toute la France selon le ministère de l'Intérieur (1,5 million selon la CGT).

"Je sais que la mobilisation va être forte, elle sera même plus forte que les 800.000 de la semaine dernière", a prédit lundi le secrétaire général de FO, Yves Veyrier. "Ce mardi, ça va être la grosse, grosse vague", a renchéri du côté politique le chef de file de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

- Nouvelle mobilisation jeudi ? -

L'enjeu pour les opposants: amener le gouvernement à renoncer à mettre en place un "système universel" par points censé remplacer les 42 régimes existants et être "plus juste". Eux redoutent une "précarisation" des pensionnés.

Pour Frédéric Sève de la CFDT, seul syndicat favorable à un régime universel, "l'essentiel va se jouer mercredi" avec les annonces d'Edouard Philippe, auxquelles "tout le monde est suspendu". Le Premier ministre s'exprimera à la mi-journée puis au 20 heures de TF1.

Il est particulièrement attendu sur certains sujets comme les périodes de transition pour les régimes spéciaux, une éventuelle revalorisation des carrières de la fonction publique, notamment des enseignants, ou encore la question de la pénibilité. Dans leur édition de mardi, les Echos, sans citer de source, évoquent même un décalage de la réforme à la génération née en 1973, voire en 1975.

Une dernière réunion "de calage" est prévue mardi soir à l'Elysée où Emmanuel Macron réunira les ministres impliqués et les cadres de la majorité.

Entre-temps, une intersyndicale est prévue à l'issue de la manifestation parisienne, qui doit rallier à partir de 13h30 Invalides à Denfert-Rochereau, et une nouvelle journée de mobilisation jeudi est "déjà en réflexion", selon la CGT et FO.

"Les retraites, c'est le ciment de tous les mécontentements", a résumé sur France 2 le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, disant attendre du Premier ministre mercredi qu'il donne "les réponses qui permettent d'arrêter ce mouvement".

https://www.franceguyane.fr/actualite/france/retraites-transports-toujours-perturbes-a-l-aube-d-une-nouvelle-journee-de-manifestation-463127.php

Retraites: Emmanuel Macron évoque une «réforme indispensable à son pays»  10/12/2019

Retraites: Emmanuel Macron évoque une «réforme indispensable à son pays»























Alors que les manifestations contre la réforme des retraites se poursuivent, Emmanuel Macron a annoncé dans la nuit du 9 au 10 décembre que cette dernière était «indispensable» pour la France.

Lors d'une conférence de presse à la fin du sommet sur le processus de paix en Ukraine qui s’est déroulé le 9 décembre, Emmanuel Macron a répondu à une question sur le mouvement social en France contre la réforme des retraites.

«Chacun autour de la table sait ce qu'est une réforme indispensable à son pays et ce qu'elle implique d'être menée. Cela relève de l'action du gouvernement et des annonces qui seront faites demain [mercredi 11 décembre, ndlr]», a insisté Emmanuel Macron, selon l’AFP.

La réforme des retraites

Le gouvernement français entend modifier le régime actuel des retraites en supprimant les régimes spéciaux et en mettant en place un régime «à points». Ce projet a provoqué l’ire des syndicats, qui ont rassemblé entre 800.000 et 1.500.000 manifestants lors de la première grande journée d’action le jeudi 5 décembre.

La grève se poursuit depuis, en particulier dans les transports. Une deuxième journée de manifestation est prévue pour le mardi 10 décembre.

Face à une mobilisation qui ne faiblit pas, le Premier ministre a accéléré le calendrier et prévoit d'annoncer «l'intégralité» de son projet le 11 décembre, devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese).

https://fr.sputniknews.com/france/201912101042572589-retraites-emmanuel-macron-evoque-une-reforme-indispensable-a-son-pays/

Erdogan : La situation à al-Quds s'empire de plus en plus  09/12/2019

Erdogan : La situation à al-Quds s'empire de plus en plus























Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que l’occident et certains pays arabes encouragent la violence israélienne et que la situation à al-Quds et en Palestine s’empire d’un jour à l’autre.

Dans un discours prononcé à l’occasion de sa participation à la réunion des ministres des affaires étrangères de l’Organisation de la Coopération Islamique à Istanbul, le président turc a assuré que le monde islamique qui est enfermé sur lui-même, n’exerce pas sur la scène internationale l’influence qui reflète son poids réel et ses capacités.

« On ressent souvent que nous sommes les seuls qui s’opposent à l’oppression exercée contre la Palestine et à al-Quds », a dit Erdogan tout en ajoutant que l’impérialisme mondial poursuit la politique de semer la zizanie entre les pays arabes et islamiques afin de les dominer tous.

https://french.palinfo.com/55018
@Copyright Le Centre Palestinien D'Information

1 2 3 4 5 » ... 3700


Publicité

Brèves



Commentaires