Des anti-G7 attendus pour un «contre-sommet» à la frontière franco-espagnole  16/08/2019

Des anti-G7 attendus pour un «contre-sommet» à la frontière franco-espagnole
























Quelque 80 organisations et associations locales et internationales vont tenir un «contre-sommet» du G7, marqué par une grande manifestation et des actions «d'occupation des places publiques» près de Biarritz .

A quelques kilomètres au sud de Biarritz où se réuniront les leaders des pays les plus riches du monde du 24 au 26 août, le «sommet des alternatives» se tiendra à cheval sur la frontière franco-espagnole, à Hendaye (France) et Irun (Espagne), indique l'AFP.

Dès le 19 août, les anti-G7 prendront leurs quartiers à Urrugne, commune voisine d'Hendaye, puis conférences et ateliers, à Irun et Hendaye, se tiendront du 21 au 23 août. 12.000 personnes sont attendues.

Le 24, premier jour du sommet, les «anti-G7» prévoient une grande manifestation à Hendaye. Et le lendemain, ils entendent mener des actions d'«occupation des places publiques» autour de Biarritz, ville inaccessible car transformée en camp retranché avec une «mobilisation exceptionnelle» des forces de l'ordre, selon les autorités.

Ces anti-G7 regroupent deux plateformes : G7 Ez (Non au G7, en langue basque), implantée des deux côtés de la frontière, et Alternatives G7, qui réunit des organisations d'envergure nationale et internationale.

«Certaines de ces organisations ont un pied dans le sommet officiel, parce qu'il faut garder le contact avec ces gouvernements pour faire avancer des propositions, même si c'est à la virgule près, et un autre dans le contre-sommet car elles sont conscientes que les alternatives, aujourd'hui, vont venir des citoyens», explique Sébastien Bailleul, délégué général du Centre de recherche et d'information pour le développement (Crid).

Parmi les organisations annoncées figureront:

Des altermondialistes: on y retrouve notamment des organisations comme le CCFD-Terre Solidaire, le Crid ou encore Oxfam ou Attac, des structures qui ont «une culture collective des mobilisations citoyennes» selon M. Bailleul. «On est très impliqués sur les contre-sommets, les forums sociaux mondiaux, selon trois axes de réflexion : les migrations, la justice climatique et, c'est plus récent, la criminalisation des mouvements contestataires et la répression (policière)».
Des écologistes: on les trouve parmi Les Amis de la Terre, Sortir du nucléaire ou encore Bizi!, un groupe local affilié à ANV-Cop21. «On va notamment faire des formations à l'action non violente et dénoncer l'inaction des gouvernements en matière de climat, et notamment celle d'Emmanuel Macron qui se prétend champion du climat mais qui est seulement le champion du discours sur le climat», assure Barthélémy Camedescasse, de Bizi! Ce groupe a fait parler de lui cette année en décrochant des portraits de M. Macron dans les mairies des Pyrénées-Atlantiques.
Des partis politiques: La France insoumise, Europe Ecologie Les Verts, le NPA ou encore le Parti communiste seront du rendez-vous basque. On retrouve également des partis basques nationalistes de gauche comme Euskal Herria Bai et son pendant du côté espagnol, Sortu, ainsi que la branche basque du parti espagnol Podemos.
Des syndicats: les branches locales de la CGT, la FSU ou Solidaires seront représentées, tout comme le monde paysan avec la Confédération paysanne (et son pendant au Pays basque, ELB), ainsi que des syndicats basques espagnols.
Des organisations sociales et de gauche radicale: des groupes anarchistes et antifascistes, des associations militant pour les droits des femmes, des LGBT et des réfugiés et même un petit groupe de «gilets jaunes» ont rejoint la plateforme locale.
L'inconnue «black bloc»: la présence autour du «contre-sommet» d'agitateurs issus de mouvances libertaires et au mode d'action violent qui sont souvent au rendez-vous des grands sommets internationaux, est envisagée par les autorités. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a prévenu que toute manifestation violente serait «neutralisée».

«Nous, on prévoit une bataille idéologique, la violence n'est pas inscrite dans notre programme, souligne Danielle Mesplé, du syndicat Solidaires. Mais si ça vient de groupes extérieurs, quel pouvoir avons-nous, qui peut la maîtriser ?». Elle regrette que «tout soit fait pour faire monter cette peur de la violence, seule manière de tenir le peuple».

https://fr.sputniknews.com/france/201908161041936061-des-anti-g7-attendus-pour-un-contre-sommet-a-la-frontiere-franco-espagnole-/

France : la baisse du taux de chômage cache-t-elle une réalité moins réjouissante ?  16/08/2019

France : la baisse du taux de chômage cache-t-elle une réalité moins réjouissante ?
























Si le gouvernement se félicite d'une nouvelle baisse du chômage, d'autres indicateurs nuancent cette bonne nouvelle. La statistique «chômage» écarte en effet certaines populations précaires voire inactives.

300 000 chômeurs en moins depuis le début du quinquennat, avec un taux de chômage qui s'établit désormais à 8,5% selon une publication du 14 août l'Institut national de la statistique (Insee) – se basant sur les normes du Bureau international du travail (BIT) : il n'en fallait pas plus pour enthousiasmer les membres du gouvernement. La porte-parole Sibeth Ndiaye affirme sur Twitter : «Nos réformes commencent à porter leurs fruits : des Français retrouvent un emploi, mais il reste encore trop de chômeurs.»



Ces chiffres viennent à point nommé pour la rentrée gouvernementale. Mais à y regarder de plus près, n'est-on pas face à un usage des chiffres ombrageant une réalité moins réjouissante ? Selon les chiffres de Pôle emploi, on apprend notamment, dans ses statistiques sorties le 25 juillet, que le nombre de radiations par rapport au dernier trimestre a augmenté de 12,8%, soit 45 000 personnes. Or, une radiation d'un individu, signifie une sortie de celui-ci des statistiques du chômage...

Si sur les 12 derniers mois Pôle emploi confirme également une baisse de 0,9% des demandeurs d'emploi en catégorie A, B ou C, soit une diminution d'environ 56 000 chômeurs, le nombre d'inscrits en catégorie D (sans emploi mais disposant d'une formation, d'un contrat de sécurisation professionnelle, ou atteints d'une maladie) a augmenté de 9% sur un an, pour atteindre un peu plus de 285 000 individus précaires au total.

De fait, lorsque Sibeth Ndiaye se satisfait d'un retour de l'emploi, certains commentateurs alertent et contestent la réjouissance des macronistes. L'économiste Guillaume Duval d'Alternatives économiques affirme par exemple que «le recul du chômage au [deuxième trimestre] n'a rien à voir avec une amélioration de l'emploi. Elle est due uniquement à une baisse des taux d'activités : les gens renoncent de plus en plus à chercher un emploi». «La part de ceux en âge de travailler qui sont totalement sortis du marché du travail (ils n’ont pas d’emploi et n’en cherchent pas) a augmenté cette année», poursuit-il par ailleurs dans son article pour le magazine économique, constatant que «le taux d’emploi des 15-64 ans a diminué au second trimestre 2019».



Pour Guillaume Duval, «les mesures bureaucratiques prises au niveau de Pôle emploi pour dissuader les chômeurs de s'inscrire jouent certainement un rôle dans ce découragement croissant de nombreuses personnes».

L'Insee remarque d'ailleurs qu'au deuxième trimestre 2019, 63 000 personnes de plus sont entrées dans le «halo du chômage» – les personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu'elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement. Ce «halo» concernerait désormais environ 1,5 million de personnes.

Ajoutons que la croissance est toujours en berne, plafonnant à 0,2% au deuxième trimestre. Nul doute, un éventuel effet positif des réformes, notamment celle sur le code du travail, se fait attendre.

https://francais.rt.com/economie/65013-france-baisse-taux-chomage-cache-t-elle-realite-moins-rejouissante

Cachemire : des milliers de manifestants pro-Pakistan défilent devant l'ambassade d'Inde à Londres  15/08/2019

Cachemire : des milliers de manifestants pro-Pakistan défilent devant l'ambassade d'Inde à Londres
























Dénonçant la révocation par New Delhi de l'autonomie de la partie indienne du Cachemire, plusieurs milliers de manifestants arborant des drapeaux pakistanais ont exprimé leur colère devant l'ambassade d'Inde à Londres, le 15 août.

Plusieurs milliers de personnes sont descendues dans les rues de Londres le 15 août, afin de protester contre la levée de l'autonomie de la région du Cachemire par les autorités indiennes.



Arrivés à bord de cars munis de pancartes proclamant «Le Cachemire saigne», «Le Cachemire brûle», ou encore «Modi : fais du thé pas la guerre», les contestataires pro-Pakistan étaient encadrés par la police britannique, qui les séparait d'une contre-manifestation en faveur de l'Inde.



Plusieurs personnes ont été interpellées selon l'AFP, qui n'a pas avancé de chiffre précis.



Arborant également des drapeaux de la partie du Cachemire sous contrôle pakistanais, les manifestants ont notamment scandé : «Longue vie au Pakistan !».



A Paris également, plusieurs centaines de Pakistanais, selon l'AFP, ont manifesté en fin de journée sur le parvis du Trocadéro (XVIe arrondissement) contre la politique indienne concernant le Cachemire.

Les tensions sont au plus haut entre l'Inde et le Pakistan, ce dernier ayant annoncé ce 15 août la mort de trois de ses soldats dans un échange de tirs transfrontalier dans la région contestée du Cachemire. L'Inde a de son côté nié le décès de cinq de ses soldats, contredisant une information avancée par Islamabad.

Le Jammu-et-Cachemire, une région himalayenne de l'Inde en majorité peuplée de musulmans, aussi revendiquée par le Pakistan, est depuis le 4 août totalement coupé du monde. Un black-out sur les communications et de fortes restrictions à la circulation ont été imposés par les autorités indiennes.L'autonomie de la région a été levée par décret présidentiel le 5 août et sa dislocation a été adoptée par le Parlement indien.

Le Premier ministre du Pakistan Imran Khan a pour sa part fait savoir que son pays souhaitait porter la question du Cachemire devant les instances internationales, se déclarant prêt à aller devant le Conseil de sécurité de l'ONU et la Cour pénale internationale.

https://francais.rt.com/international/65014-cachemire-milliers-manifestants-pro-pakistan-defilent-devant-ambassade-inde-londres

Ce que l’on sait de Ghislaine Maxwell, la complice présumée d’Epstein dans un trafic sexuel de mineurs  15/08/2019

Ce que l’on sait de Ghislaine Maxwell, la complice présumée d’Epstein dans un trafic sexuel de mineurs























Les questions ne cessent de se multiplier après la mort du multimillionnaire de Wall Street, Jeffrey Epstein, accusé d'avoir monté un trafic sexuel de mineures. Et l’une des figures qui attirent l’attention des médias est celle de Ghislaine Maxwell, son ex-compagne. Mais qui est-elle réellement?

Fille d'un ex-milliardaire britannique endetté, proche des élites new-yorkaises et de Bill Clinton, elle n’a pas été vue en public depuis 2016: que sait-on de Ghislaine Maxwell, l’ex-compagne de Jeffrey Epstein, accusée par les victimes d'avoir été la coordinatrice du réseau de prostitution? Voici son portrait.
Fille d’un magnat des médias britanniques

À en croire les informations fournies par l’Independent, Ghislaine Maxwell a grandi au Royaume-Uni dans un manoir non loin d'Oxford qui comptait autour de 53 chambres. Son père, Robert Maxwell, était un magnat des médias britanniques qui avait notamment investi dans les tabloïds comme The Mirror, puis dans MTV Europe.

Mais ensuite, l’homme d’affaire a dû faire face à des dettes. Il a perdu la vie en 1991, à bord de son yacht, le Lady Ghislaine. Pour certains médias, il s’agissait d’un suicide. Ghislaine Maxwell, qui avait à l’époque fini ses études à Cambridge et quitté le Royaume-Uni pour New York, a toujours refusé cette version.
Rencontre avec Jeffrey Epstein

Grâce au réseau de sa famille, Ghislaine Maxwell a pu occuper une bonne position dans la société new-yorkaise. Elle a rencontré Epstein quelques mois après le décès de son père. Ils ont commencé à sortir ensemble. Selon le New York Times, c’est elle qui a introduit le financier dans les cercles de la ville qu'elle fréquentait. Lors des soirées mondaines, elle se trouvait aux côtés d’Harvey Weinstein, de Donald Trump, du prince Andrew d’Angleterre.

Ghislaine Maxwell aurait alors présenté Jeffrey Epstein à Bill Clinton qui était Président des États-Unis à l’époque. D’après le Washington Post, en 2007, elle a fait une donation au fonds de campagne présidentielle d’Hillary Clinton. Elle figure aussi au nombre des invités au mariage de Chelsea Clinton, fille de Bill et Hillary, en 2010.



Organiser la vie sexuelle d'Epstein?

D’après un article de Vanity Fair consacré à Jeffrey Epstein, le financier se réfère à Ghislaine comme à sa «meilleure amie». L'auteur la qualifie aussi d’«assistante haut de gamme» d'Epstein, qui «semble organiser une grande partie de sa vie».

Néanmoins, selon certaines victimes, Mme Maxwell s’occupait de la vie sexuelle d'Epstein. À en croire Sarah Ransome, qui a gagné un procès au civil contre Jeffrey Epstein en 2018, entre 2006 et 2007, le «couple» lui a proposé de couvrir ses frais de scolarité en échange de faveurs sexuelles.

Une autre femme, Virginia Roberts Giuffre, qui a intenté une action en justice contre le couple en 2015, affirme avoir été recrutée par Ghislaine Maxwell à âge de 16 ans alors qu'elle travaillait au spa de Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride.

Par ailleurs, depuis 2016, Ghislaine Maxwell demeure introuvable. Selon les autorités, elle pourrait s’être réfugiée à l'étranger.
Mort du financier états-unien

Jeffrey Epstein, multimillionnaire de Wall Street, a été retrouvé mort le 10 août dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center à Manhattan, où il attendait son procès après avoir été inculpé le 8 juillet d’exploitation sexuelle de mineures et d’association de malfaiteurs en vue d’exploiter sexuellement des mineures.

https://fr.sputniknews.com/international/201908151041935056-ce-que-lon-sait-de-ghislaine-maxwell-la-complice-presumee-depstein-dans-un-trafic-sexuel-de-mineurs/

Une «révolution de couleur» en cours à Hong Kong?  15/08/2019

Une «révolution de couleur» en cours à Hong Kong?























L’annulation par Pékin de l’escale à Hong Kong de deux navires de la Marine américaine serait la réaction de la Chine à l’ingérence des États-Unis dans ses affaires intérieures, ont estimé dans un entretien accordé à Sputnik deux analystes, un Chinois et un Russe.

Sur fond de tensions persistantes dans les relations entre Washington et Pékin, la Chine a refusé l'escale à Hong Kong à deux navires de l'US Navy. C’est Nate Christensen, un porte-parole de la Flotte américaine du Pacifique, qui en a informé les journalistes. Début août, Pékin avait relevé des contacts entre des diplomates américains à Hong Kong et des activistes liés aux manifestations.
Une implication américaine à Hong Kong?

«L’ingérence des États-Unis dans le problème de Hong Kong est l’une des raisons de ce refus, mais elle n’est sans doute pas la seule. […] À cause de la guerre commerciale sino-américaine, l’atmosphère générale dans les relations bilatérales est assez tendue. Les déclarations antichinoises de l’exécutif et des législateurs américains se font de plus en plus fréquentes. Aussi, n’est-il pas du tout difficile de comprendre dans cette situation les motifs du refus de l’escale de bâtiments de guerre américains à Hong Kong», a déclaré à Sputnik Zheng Anguang, spécialiste des relations internationale à l'Université de Nankin.

Et de rappeler qu’autoriser ou non l’escale à des navires militaires américains à Hong Kong était un droit souverain de Pékin et de lui seul.

L’ambassadeur chinois en Russie, Zhang Hanhui, a récemment comparé la situation à Hong Kong à une «révolution de couleur», accusant des «forces occidentales» de vouloir y semer le chaos afin de compromettre la formule actuelle «Un pays, deux systèmes» et compliquer ainsi le développement de la Chine.
La consolidation patriotique des Chinois

Sputnik a interviewé un autre expert, Alexandre Lomanov, de l'Institut de l’économie mondiale et des relations internationales (IMEMO) de l'Académie des sciences de Russie, qui a constaté lui aussi des signes de plus en plus apparents d’une «révolution de couleur» dans les événements en cours à Hong Kong.

«Pourtant, ce n’est sans doute pas une véritable "révolution de couleur" visant à renverser le pouvoir sur l’ensemble de la Chine. Qui plus est, on voit que le comportement agressif et de plus en plus antichinois des manifestants hongkongais mène, au contraire, à la consolidation patriotique des Chinois. Cela se produit toujours au sein de la société chinoise dès qu’il s’agit d’une menace réelle de la division du pays, quand la Chine fait l’objet d’une ingérence étrangère», a résumé l’expert.

https://fr.sputniknews.com/international/201908151041934841-une-revolution-de-couleur-en-cours-a-hong-kong-/

Deux élues américaines qui soutiennent le BDS interdites d'entrée en Israël  15/08/2019

Deux élues américaines qui soutiennent le BDS interdites d'entrée en Israël
























Les autorités israéliennes ont annoncé avoir interdit l'entrée à deux parlementaires américaines, justifiant ce choix en raison de leur soutien à la campagne de boycott de l'Etat hébreu. Une décision que Donald Trump avait appelé de ses vœux.

Ilhan Omar et Rashida Tlaib, deux membres de l'aile gauche du Parti démocrate américain, devaient atterrir le week-end du 17 août à Tel-Aviv en Israël afin de visiter les Territoires palestiniens occupés.

Si un responsable israélien avait indiqué dans un premier temps qu'elles seraient autorisées à entrer dans le pays, le ministère israélien de l'Intérieur a finalement décidé de leur interdire l'entrée, estimant que leur visite s'inscrivait dans le cadre «d'activités de boycott anti-israélien», selon un communiqué. En 2017, Israël a en effet adopté une loi qui permet d'interdire l'entrée dans le pays aux partisans du mouvement BDS (boycotte, désinvestissement, sanctions).

«La décision israélienne d'interdire aux élues du Congrès Rashida Tlaib et Ilhan Omar de visiter la Palestine est un acte d'hostilité scandaleux contre le peuple américain et ses représentants», a réagi dans un communiqué Hanane Achraoui, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Aux Etats-Unis, la décision a été critiquée par le puissant lobby américain pro-Israël Aipac. «Nous désapprouvons le soutien [des élues de la Chambre des représentants Ilhan Omar et Rashida Tlaib] au mouvement anti-Israël et antipaix BDS, mais nous pensons également que tout membre du Congrès devrait être en mesure de se rendre chez notre allié démocratique Israël pour le découvrir en personne», a affirmé sur Twitter l'organisation, dont les membres de l'administration de Donald Trump se montrent d'ordinaire très proches.



Un peu plus tôt, le président américain Donald Trump avait estimé sur Twitter qu'Israël ferait preuve d'une «grande faiblesse» s'il acceptait de laisser entrer sur son territoire les deux élues musulmanes et pro-palestiniennes. «[Rashida Tlaib et Ilhan Omar] détestent Israël et tous les juifs, et il n'y a rien qui puisse être dit ou fait pour les faire changer d'avis», avait affirmé le président américain sur le réseau social.



Ilhan Omar et Rashida Tlaib, membres de l'aile gauche du Parti démocrate à la Chambre des représentants et premières femmes musulmanes élues au Congrès, ont publiquement appuyé le mouvement BDS qui appelle au boycott économique, culturel ou scientifique d'Israël pour protester contre l'occupation des Territoires palestiniens. Elles ont plusieurs fois dénoncé la politique israélienne face aux Palestiniens.

Les deux élus sont par ailleurs de farouches opposantes à Donald Trump, Rashida Tlaib ayant par exemple promis le 3 janvier dernier de «destituer ce fils de p*te». Elles sont depuis longtemps dans le collimateur du président américain, qui les accuse d'antisémitisme et ne cesse de les attaquer, dans ce qui pourrait très bien être une stratégie pour diviser le parti démocrate en vue de 2020.

https://francais.rt.com/international/65012-israel-deux-elues-americaines-qui-soutiennent-bds-interdites-entree-territoire

La conquête de l’Algérie a été «meurtrière» et donc «taboue», selon un historien  15/08/2019

La conquête de l’Algérie a été «meurtrière» et donc «taboue», selon un historien























La conquête de l’Algérie (1832-1902) a été «terrifiante, meurtrière», affirme l’historien Benjamin Stora, précisant que «c’est aussi pour cela qu’elle est tue». Il a précisé qu’entre 1856 et 1872, la population algérienne est passée de 2,3 millions de personnes à 2,1 millions.

Dans un entretien accordé à L’OBS, l’historien Benjamin Stora, spécialiste du Maghreb contemporain et président du Musée de l’histoire de l’immigration, est revenu sur la conquête de l’Algérie, méconnue du grand public.

«L’Algérie française est longtemps restée taboue», affirme le spécialiste, qui a écrit, coécrit et dirigé une cinquantaine d’ouvrages, dont «la Guerre d’Algérie vue par les Algériens».

«Le silence sur la guerre a été levé, tardivement, il y a une quinzaine d’années. Mais c’est comme si la production sur le conflit, devenue abondante, avait fait écran, comme si elle nous avait empêchés d’aller plus en amont [de 1832 jusqu’à 1954, ndlr], comme si l’histoire de l’Algérie française se limitait à celle de la guerre [1954-1962, ndlr]», a-t-il ajouté, précisant qu’«on ne peut pas raconter l’histoire par la fin».

Concernant l’impact de la période de la conquête coloniale de ce pays d’Afrique du Nord sur l’imaginaire de ses habitants, et son influence sur la création du mouvement national ayant pesé sur le déclenchement de la Guerre d’Algérie, M.Stora souligné qu’«on ne comprend rien à ce conflit de huit années si on ne se penche pas sur le XIXe siècle». «L’insurrection de la «Toussaint rouge» de novembre 1954 [le début de la Guerre d’Algérie (1954-1962), ndlr] n’a pas éclaté mystérieusement après des décennies de convivialité, comme veulent le croire une partie des pieds noirs [les colons européens installés en Algérie, ndlr] et certains politiques français», a-t-il expliqué.

La conquête «a été terrifiante, meurtrière», estime l’historien. «Démarrée avec la prise de la régence d’Alger en juillet 1830, elle a duré jusqu’en 1871, avec la répression de la révolte des Mokrani, en Grande Kabylie, et même jusqu’en 1902, dans ses frontières, avec la création des Territoires du Sud. Plus d’un demi-siècle, trois générations», a-t-il poursuivi, relevant que «la conquête détruit l’image d’une installation acceptée, d’une cohabitation "pacifique"», et «c’est aussi pour cela qu’elle est tue».

Pour se faire une idée de la façon avec laquelle les combats se déroulaient, Benjamin Stora a indiqué qu’«il faut lire l’ouvrage de François Maspero, "l’Honneur de Saint-Arnaud" [Plon, 1993, ndlr], la biographie de cet officier qui écrivait des lettres hallucinantes à sa fiancée. "J’ai mal au bras tellement j’ai tué de gens"; "Je suis entré dans une rue, j’avais du sang jusqu’à la ceinture"».

Les historiens considèrent, selon Stora, qu’entre les combats, les famines et les épidémies, «plusieurs centaines de milliers d’Algériens sont morts». «La population musulmane, estimée à 2,3 millions en 1856, est tombée à 2,1 millions en 1872», a-t-il conclu.

https://fr.sputniknews.com/afrique/201908151041934023-la-conquete-de-algerie-a-ete-meurtriere-et-donc-taboue-selon-un-historien/

Cachemire: plusieurs militaires indiens et pakistanais tués dans un échange de tirs à la ligne de contrôle  15/08/2019

Cachemire: plusieurs militaires indiens et pakistanais tués dans un échange de tirs à la ligne de contrôle























Au moins trois militaires pakistanais et cinq indiens ont été tués dans un échange de tirs survenu jeudi 15 août sur la ligne de contrôle du Cachemire, indique Reuters se référant aux autorités d’Islamabad.

Selon la Défense pakistanaise, trois de ses militaires ainsi que cinq membres des forces armées indiennes ont été tués lors d’un échange de tirs qui a eu lieu ce jeudi 15 août le long de la frontière contestée entre l’Inde et le Pakistan, connue sous le nom de ligne de contrôle (LoC).

«Dans le but de détourner l'attention de la situation précaire de Jammu-et-Cachemire, l'armée indienne multiplie les tirs le long de la Ligne de contrôle. Trois soldats pakistanais sont devenus des martyrs. L'armée pakistanaise a répondu de manière efficace: cinq soldats indiens tués, plusieurs blessés, des bunkers endommagés. Des échanges de tirs intermittents se poursuivent», a écrit sur son compte Twitter Asif Ghafoor, porte-parole du ministère pakistanais de la Défense.



De son côté, l’armée indienne a démenti les déclarations d’Islamabad.

«Pas de blessés. Cette affirmation est fausse», a indiqué son porte-parole avant d’accuser le Pakistan de violer le premier le cessez-le-feu entre les deux pays.

Les tensions entre l’Inde et Pakistan ont fortement augmenté après que New Delhi a aboli par un décret présidentiel le statut spécial, qui était garanti par la Constitution indienne, de l'État du Jammu-et-Cachemire. La révocation de l'autonomie de ce dernier était une vieille promesse de campagne du Premier ministre Narendra Modi, réélu au printemps pour un deuxième mandat.

Islamabad a qualifié cette mesure d'«illégale» et a décidé de réduire ses relations diplomatiques ainsi que de suspendre ses échanges bilatéraux avec l'Inde.

https://fr.sputniknews.com/international/201908151041933377-cachemire-plusieurs-militaires-indiens-et-pakistanais-tues-dans-un-echange-de-tirs-a-la-frontiere/

Gibraltar a libéré le pétrolier iranien Grace 1 malgré la tentative américaine de blocage  15/08/2019

Gibraltar a libéré le pétrolier iranien Grace 1 malgré la tentative américaine de blocage
























Le pétrolier iranien Grace 1 arraisonné au large de Gibraltar début juillet a été libéré jeudi 15 août par les autorités locales. La décision de la Cour suprême de Gibraltar survient alors que le ministère américain de la Justice avait fait la demande de saisir le navire.

Le pétrolier iranien Grace 1 immobilisé depuis le début du mois de juillet à Gibraltar a été libéré le 15 août par les autorités locales. Gibraltar autorise le pétrolier iranien à partir malgré la tentative américaine de blocage.

Plus tôt dans la journée, le ministère américain de la Justice avait demandé à saisir le pétrolier iranien Grace 1. L'annonce a été faite par l'avocat Joseph Triay, représentant le ministère public devant la Cour suprême du territoire britannique.

L'Iran a garanti par écrit que la cargaison du Grace 1 n'était pas destinée à la Syrie et Gibraltar a donc demandé à la Cour de lever l'immobilisation.
L'ambassadeur confirme

L'ambassadeur iranien au Royaume-Uni, Hamid Baeidinejad, a confirmé la libération du pétrolier.

«Par décision des autorités de Gibraltar et après confirmation du tribunal, le pétrolier iranien détenu illégalement a été libéré», a écrit M.Baidinejad sur Twitter.

Le chef de la diplomatie iranienne Javad Zarif a pour sa part indiqué sur Twitter que l'acte de «piraterie» américain avait échoué.



Arraisonnement du pétrolier au large de Gibraltar

Le 4 juillet, le navire Grace 1 a été saisi par la Grande-Bretagne. Dans un communiqué, le gouvernement de Gibraltar a affirmé que, selon ses estimations, les cuves du Grace 1 pouvaient contenir du pétrole destiné à la raffinerie syrienne de Banyas.

En réaction, Téhéran a convoqué l'ambassadeur du Royaume-Uni en Iran pour dénoncer «l'interception illégale d'un pétrolier iranien», selon un porte-parole des Affaires étrangères iraniennes. Il a également démenti les accusations à son encontre et a dénoncé un acte de «piraterie» de la part de Londres.

https://fr.sputniknews.com/international/201908151041933611-gibraltar-a-libere-le-petrolier-iranien-grace-1-malgre-la-tentative-americaine-de-blocage/

Le Dow Jones au plus bas depuis le début de l’année. Une récession est-elle en gestation aux USA?  15/08/2019

Le Dow Jones au plus bas depuis le début de l’année. Une récession est-elle en gestation aux USA?























Bousculé par la crainte d’une récession touchant l’économie américaine et des statistiques économiques décevantes en provenance de Chine et d’Allemagne, le Dow Jones, indice vedette de Wall Street, a établi de nouveaux anti-records annuels. Sputnik s’en est entretenu avec des analystes économiques et politiques.

La multiplication des signes de ralentissement de l’économie mondiale et les tensions commerciales entre Washington et Pékin ont suscité une vague d'inquiétude sur les marchés. C’est ainsi que le Dow Jones, l’indice vedette de la Bourse de New York, s’est retrouvé au plus bas depuis le début de l’année en cours. Le taux d’intérêt sur les bons du Trésor américains à dix ans est passé temporairement mercredi sous celui des bons à deux ans, pour la première fois depuis 2007. Connu sous le nom d’«inversion de la courbe des taux», ce phénomène est généralement l’indicateur avancé d’une récession.
Les marchés financiers en émoi

«À l’heure actuelle, les marchés sont effectivement inquiets. Tout indique que l’Allemagne et le Royaume-Uni vont s’enfoncer dans une récession au prochain trimestre, alors que l’inversion de la courbe des taux des bons du Trésor américains montre bien que les États-Unis pourraient bien les suivre l’année prochaine», a déclaré Yannis Koutsomitis, observateur économique et politique établi en Belgique.

Et d’ajouter que les statistiques en provenance de Chine ne promettaient, elles non plus, rien de bon, la production industrielle y ayant atteint son plus bas niveau depuis plusieurs années.
Les craintes d’une récession augmentent

«Tout porte à croire que par sa guerre commerciale avec la Chine, l’administration Trump "s’est tiré une balle dans le pied", alors que les risques géopolitiques [Iran, Hong Kong, Brexit] ne font qu’aggraver encore plus le climat économique», a estimé l’expert.

Les marchés financiers hésitent entre les positions «avec risque» et «sans risque», mais leurs hésitations n’ont sans doute rien à voir avec l’activité et les perspectives économiques, a relevé Michael R.Englund, principal économiste d’Action Economics.

«Le marché est manifestement troublé par les événements à Hong Kong, le Brexit et la "guerre commerciale", mais les indices macroéconomiques des États-Unis ne cessent de témoigner d’une croissance stable. […] Cet essor s’est avéré assez long, ce qui peut toutefois laisser présager une récession imminente dans un an ou deux», a-t-il estimé.

Quoi qu’il en soit, selon le docteur Thorsten Polleit, principal économiste de Degussa et conseiller sur des questions macroéconomiques de P&R Real Value, la préoccupation au sujet d’une récession mondiale serait exagérée.

«De toute évidence, les investisseurs ont été effrayés par les informations sur l’inversion de la courbe des taux aux États-Unis», a admis le spécialiste, assurant cependant que tout pourrait se produire autrement cette fois-ci.

Les observateurs rappellent en effet que depuis 50 ans aux États-Unis, à chaque fois que les taux à 2 ans ont dépassé les taux à 10 ans, une récession s'est déclenchée quelques mois plus tard. Néanmoins, certains d’entre eux avancent que cette anomalie pourrait aussi refléter, au moins en partie, la politique de banques centrales en Europe et au Japon où des taux négatifs poussent les investisseurs vers les obligations américaines, ce qui en fait chuter les rendements.

https://fr.sputniknews.com/economie/201908151041934084-le-dow-jones-au-plus-bas-depuis-le-debut-de-lannee-une-recession-est-elle-en-gestation-aux-usa/

Quels pourraient être les déclencheurs de la prochaine crise économique mondiale?  15/08/2019

Quels pourraient être les déclencheurs de la prochaine crise économique mondiale?























La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine pourrait être le «cygne noir» qui déclenchera la prochaine crise économique mondiale, mais le nouveau record de la dette hypothécaire aux USA ne fera pas certainement pas s'effondrer les marchés financiers, selon certains experts.

Mercredi, la Reserve Federal Bank of New York (l'une des douze banques de la Réserve fédérale des États-Unis) a annoncé que la dette immobilière avait atteint un record en dépassant le pic de 2008, quand la dernière crise financière en date avait éclaté.

Selon les informations figurant sur le site de l'établissement, au deuxième trimestre 2019 cette dette a augmenté de 162 millions de dollars pour atteindre 9.400 milliards de dollars, soit 100 milliards de plus que le dernier record de la dette immobilière établi au troisième trimestre 2008 à 9.300 milliards de dollars.

«Pendant la dernière crise de 2008, la politique économique et de la dette des États-Unis avait été le «cygne noir» qui avait fait s'effondrer les marchés financiers à travers le monde. Mais un obus ne tombe jamais deux fois dans le même trou. Les conditions de la délivrance de prêts immobiliers aux États-Unis ont été durcies, c'est pourquoi je ne pense pas que la dette immobilière aux USA pourra provoquer une nouvelle crise mondiale», estime Andreï Vernikov, directeur général adjoint pour l'analyse d'investissement de Zerich Capital Management.
Prêts immobiliers: des règles durcies

La hausse de la dette immobilière américaine ne pose aucun problème, estime également Sergueï Zaverski, chef du département d'études analytiques à l'Institut d'études stratégiques complexes.

«La situation a foncièrement changé en 11-12 ans. Le problème clé de la dernière crise immobilière résidait dans la chute critique des normes de crédit, quand un prêt immobilier pouvait être souscrit dans un supermarché sans même avoir à confirmer ses revenus. Depuis, la régulation du marché a considérablement changé, et avec lui les principes d'évaluation des risques par ses acteurs», explique l'expert.

La crise de 2008 n'a pas tant été provoquée par le volume des prêts immobiliers que par la baisse fulgurante de la qualité du portefeuille des prêts de nombreuses banques immobilières, qui «emballaient» ensuite les prêts dans les actifs en cachant ainsi la qualité réelle du portefeuille, explique Roman Romachevski, directeur financier de la société VR Bank, résident du centre Skolkovo.

Hormis le durcissement des règles de délivrance de crédits, au cours de cette période, l'économie américaine a également enregistré une croissance dépassant parfois 3%, ajoute-t-il.

«Il est incorrect de juger de l'approche d'une crise en regardant uniquement le montant de la dette. Il faut prendre en compte beaucoup d'autres paramètres. Le montant des remboursements des prêts par rapport aux revenus des ménages reste modéré, et la part des dépassements de délai est plus basse que jamais. En outre, près de 30% de tous les nouveaux prêts immobiliers l'an dernier et près de la moitié au deuxième trimestre 2019 étaient des refinancements permettant aux ménages américains d'obtenir de l'argent supplémentaire», souligne Sergueï Zaverski.
Le «cygne noir» des guerres commerciales

D'après les experts, la politique incohérente du président américain Donald Trump, sa «nervosité» en prévision de la campagne électorale et les guerres commerciales avec la Chine suscitent davantage de craintes quant à la stabilité financière dans le monde.

L'attention des marchés est focalisée sur le conflit commercial entre Washington et Pékin, qui s'est aggravé début août quand le locataire de la Maison-Blanche a annoncé l'intention de décréter à partir du 1er septembre des taxes de 10% sur 300 milliards de dollars de produits chinois par an.

Le 5 août, la Banque de Chine a réduit le cours du yuan par rapport au dollar jusqu'à son minimum depuis décembre, et d'encore 0,5% le 7 août, rapprochant la monnaie nationale de la barre psychologique des 7 yuans le dollar. Cette mesure chinoise a suscité des craintes que Pékin puisse se servir du cours monétaire en tant qu'instrument dans la guerre commerciale contre les États-Unis, même si ses autorités ont déclaré qu'elles n'avaient pas l'intention de le faire.

Mardi, la représentation américaine au commerce a annoncé le report jusqu'au 15 décembre des taxes de 10% sur certains produits chinois, notamment les smartphones et les notebooks. Sans préciser le volume des produits exemptés de sanctions.

«Les désagréments viendront plutôt de la politique étrangère des États-Unis, et concrètement de la guerre commerciale avec la Chine. Aujourd'hui Trump a pris du retard dans la course électorale. Même s'il reste encore 15 mois avant la présidentielle américaine, c'est un facteur très significatif. Il est nerveux et engage des mesures incohérentes. Par exemple, il assouplit la politique tarifaire alors que la Chine a refusé de tenir sa promesse d'acheter davantage de produits agricoles américains. Cette politique incohérente de Trump fera ralentir l'économie mondiale et baisser les prix des matières premières», déclare Andreï Vernikov.

Dans ces conditions, le facteur de la dette pourrait avoir un impact mais pas la dette immobilière aux États-Unis en premier lieu, indique l'analyse des experts.

«Dans les conditions actuelles, dangereuses, de la confrontation commerciale ouverte avec la Chine, les chances d'une récession de l'économie américaine d'ici 2021, selon nos estimations, augmentent considérablement. De cette manière, si l'économie américaine affichait d'ici deux ans un ralentissement actif et une baisse de la croissance, le problème de la dette, notamment la dette immobilière, pourrait devenir un facteur de renforcement de la pression sur la conjoncture économique américaine», n'exclut pas Anton Pokatovitch, analyste en chef de BKS Premier.

De plus, les pays avec des dettes élevées comme l'Italie ou le Portugal pourraient avoir des difficultés à honorer leur dette, conclut Andreï Vernikov. Tout cela risque d'entraîner des défauts de paiement et une hausse de la méfiance sur les marchés financiers, ce qui pourrait s'ajouter aux éléments déclencheurs d'une nouvelle crise financière éventuelle.

https://fr.sputniknews.com/economie/201908151041932643-quels-pourraient-etre-les-declencheurs-de-la-prochaine-crise-economique-mondiale/

Le spectre d’une récession envoie Wall Street dans le rouge  15/08/2019

Le spectre d’une récession envoie Wall Street dans le rouge























La Bourse de New York a essuyé mercredi 14 août sa plus lourde perte depuis le début de l’année, plombée par les craintes d’une récession, dont les signes précurseurs se multiplient aux États-Unis. Les marchés européens lui ont emboîté le pas.

Wall Street a connu une journée noire mercredi 14 août. Son indice vedette Dow Jones est tombé de 3,05% à 25.479,42 points, affichant le plus fort recul depuis le début de l’année.

Le Nasdaq a lâché 3,02% à 7.773,94 points et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 2,93% à 2.840,60 points.

Les Bourses européennes ont également plongé: le CAC 40 a lâché 2,08% à 5.251,30 points, le Dax a cédé 2,19% à Francfort et FTSE 100 a perdu 1,32% à Londres.
Climat d’inquiétude

La publication d'indicateurs décevants mercredi matin n’a fait qu’augmenter la préoccupation des investisseurs plongés dans un climat d’incertitude.

Les statistiques sur la croissance de la production industrielle chinoise sont tombées en juillet au plus bas en 17 ans. En Allemagne, l’activité économique a elle aussi reculé au deuxième trimestre. Au Japon, la production industrielle a diminué de 3,3% en juin comparée à celle du mois précédent.

À ceci s’ajoutent les tensions entre Pékin et Washington toujours vives malgré un répit dans la guerre commerciale. Sur fond de ralentissement global, les investisseurs ont délaissé le marché des actions, misant sur l’or et les obligations.

Pour la première fois depuis 2007, le taux d'intérêt sur les bons du Trésor américains à dix ans est temporairement passé sous celui des bons à deux ans.
Les craintes d'une récession persistent

Après avoir terminée dans le rouge le 14 août, la Bourse de Paris poursuit sa dégringolade ce jeudi, le CAC40 perdant 1,2% à midi. Mêmes tendances à Londres et à Francfort.

https://fr.sputniknews.com/economie/201908151041931861-le-spectre-dune-recession-envoie-wall-street-dans-le-rouge/

L’Australie pourrait adhérer à l’Otan  15/08/2019

L’Australie pourrait adhérer à l’Otan


















L’Alliance atlantique va déployer des missiles nucléaires à moyenne portée autour de la Chine. C’était le sens profond du retrait des États-Unis du Traité INF qui n’avait été signé que par la Russie et pas par la Chine.

Le secrétaire US à la Défense, Mark T. Esper, et son collègue secrétaire d’État, Mike Pompeo, se sont rendus du 3 au 6 août en Australie. Il y ont été rejoints par le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui y était présent du 6 au 8 août.

Tous ont discuté à Canberra d’une éventuelle adhésion de l’Australie à l’Otan [1].

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, l’Alliance atlantique ne se limite plus à la sécurité de l’espace transatlantique face à la Russie, mais entend maintenir la Pax Americana dans l’ensemble du monde.

L’éventuelle adhésion de l’Australie modifiera profondément la composition et le sens de l’Alliance jusqu’ici réservée aux deux rives de l’Atlantique-Nord. Elle ouvrira la voie à une adhésion du Japon et à une division du monde en deux blocs, l’un dominé par Washington, l’autre autour de Moscou et de Beijing.

Dominion de l’Empire britannique, l’Australie dispose d’un bureau au siège de l’Otan à Bruxelles. Depuis 2005, ses troupes sont présentes sous commandement de l’Alliance en Afghanistan et en Iraq. Elles participent également à l’opération Sea Guardian.

En février, la France a signé un contrat de 50 milliards de dollars avec l’Australie afin de construire 12 sous-marins de nouvelle génération. En avril, Ursula van der Leyen a été la première ministre de la Défense allemande à se rendre à Canberra. Toujours en avril, l’Australie a organisé les manœuvres Indo-Pacific Endeavour avec l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, Singapour, le Sri Lanka, la Thaïlande et le Vietnam, puis en juin d’autres encore avec le Japon.

[1] “China rückt näher”, Till Fähnders, Michael Stabenow, Frankfürter Allgemeine Zeitung, 12. August 2019.

https://www.voltairenet.org/article207341.html

L’armée américaine s’inquiète de la montée d’influence de la Russie et de la Chine dans plusieurs pays d’Afrique dont l’Algérie  15/08/2019

L’armée américaine s’inquiète de la montée d’influence de la Russie et de la Chine dans plusieurs pays d’Afrique dont l’Algérie





























Les États-Unis continuent de s’inquiéter de la montée d’influence de la Russie et de la Chine en Afrique, où les deux rivaux des États-Unis « interfèrent dans les opérations militaires américaines et posent une menace significative aux intérêts de la sécurité nationale américaine », s’inquiétait il y a quelques mois, John Bolton, conseiller à la sécurité nationale du président Trump.

Ce sentiment est désormais partagé par l’actuel et le précédent commandant du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), commandement unifié qui coordonne toutes les activités militaires et sécuritaires des États-Unis sur le continent africain, les généraux Stephen Townsend et Thomas Waldhauser. Ces derniers ont évoqué devant le congrès américain leurs inquiétudes sur la montée en puissance de ces deux rivaux des États-Unis, rapporte le média The Intercept dans un article paru hier mardi 13 août.

Ces responsables militaires américains ont décrit un continent africain de plus en plus susceptible de tomber sous le contrôle de Pékin et Moscou aux dépens de Washington, la Russie exerçant une influence sur pas moins de dix pays africains et la Chine étant susceptible d’ouvrir de nouvelles bases sur tout le continent.
Algérie, Libye, Tunisie

Lors de son témoignage devant le sénat américain, le désormais ex-commandant Waldhauser s’est principalement concentré sur les avancées croissantes effectuées de la Russie en République centrafricaine et, dans une moindre mesure, en Algérie, en Libye et au Soudan. Le général Waldhauser a également mentionné six autres nations qui étaient également liées à la Russie ou susceptibles de subir son influence, à savoir l’Angola, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie et la Tunisie.

Selon l’ex-commandant d’Africom, la Russie exploite ou cherche à exploiter l’aide militaire apportée en échange de droits miniers et de partenariats dans le domaine de l’énergie. « Pour contrecarrer les efforts de la Russie, Africom continue de travailler avec de nombreux partenaires pour devenir le partenaire militaire privilégié en Afrique », a affirmé Waldhauser.

Dans la même veine, l’actuel commandant d’Africom Stephen Townsend a placé la Chine juste en dessous de la Russie en termes de menace pour la primauté américaine en Afrique mais a affirmé s’attendre à ce que Pékin éclipse Moscou. « Je pense qu’ils recherchent l’accès et l’influence à nos dépens », a déclaré le nouveau commandant de l’AFRICOM à propos de la Chine.

« La Chine a doté le Nigeria de systèmes aériens sans pilote armés … mais la piètre qualité des plates-formes a contribué à une utilisation peu fréquente », a indiqué Townsend. « Les coûts bas et les délais de livraison courts incitent les partenaires africains à acheter du matériel chinois, mais les achats ne répondent souvent pas aux besoins militaires sous-jacents », a estimé le commandant d’Africom.
Un plan quinquennal

Réagissant à ces menaces perçues, Africom a lancé un plan quinquennal visant en partie à contrer « la présence accrue » de la Chine et de la Russie sur le continent. Le commandement américain cherche également à renforcer les alliances afin de « dissuader toute action malveillante des Chinois et des Russes », a indiqué Waldhauser en mars, cité par la même source.

L’actuel commandant Stephen Townsend à lui aussi fait référence à « l’influence néfaste de la Russie en Afrique » et a pris à partie la Chine, soulignant que « les Chinois ont réussi à promouvoir leur faux récit selon lequel leur aide est apportée sans conditions ».

Plusieurs experts interrogés par The Intercept se sont toutefois montrés dubitatifs quant au récit d’Africom présentant les intentions chinoises et russes comme étant « néfastes » et les intentions américaines comme « vertueuses ».

« L’affirmation de Waldhauser selon laquelle les puissances non africaines ont une influence néfaste en Afrique est vraie – et les États-Unis sont l’une de ces puissances », a affirmé dans ce cadre Temi Ibirogba, chercheuse spécialisée dans l’Afrique au think tank américain Center for International Policy.

« Il est difficile d’affirmer que l’une des grandes puissances a véritablement à cœur les meilleurs intérêts de l’Afrique », a ajouté Ibirogba. « Le comportement des États-Unis ne peut tout simplement pas être qualifié d’altruiste, car sa politique étrangère trop militarisée après les attentats du 11 septembre 2001 est en fait liée à une augmentation de la violence sur le continent plutôt qu’à la dissuasion », a expliqué la chercheuse.

« Les responsables américains semblent avoir la fausse perception que la politique étrangère américaine est aimée et bien accueillie par les Africains, mais que ce sont vraiment les Chinois qui gagnent là-bas pour le moment », a affirmé l’experte.

https://www.tsa-algerie.com/larmee-americaine-sinquiete-de-la-montee-dinfluence-de-la-russie-et-de-la-chine-dans-plusieurs-pays-dafrique-dont-lalgerie/

Cachemire: Islamabad sur le pied de guerre  15/08/2019

Cachemire: Islamabad sur le pied de guerre
























Le chef d’état-major de la puissante armée pakistanaise, le général Qamar Javed Bajwa, a déclaré que ses troupes étaient «entièrement prêtes à jouer leur rôle».

Le Pakistan a adopté, hier, un ton guerrier face à l’Inde, Islamabad mettant en garde New Delhi contre toute agression dans sa partie du Cachemire, un territoire montagneux majoritairement peuplé de musulmans pour lequel les deux pays se sont déjà livré deux guerres. « L’armée pakistanaise dispose d’informations solides selon lesquelles ils ont l’intention de faire quelque chose au Cachemire pakistanais », a déclaré le Premier ministre, Imran Khan, hier, jour de l’indépendance du Pakistan. « Ils sont prêts et nous allons leur donner une réponse ferme », a-t-il poursuivi lors d’un discours à Muzaffarabad, la capitale du Cachemire pakistanais. « Nous avons décidé que si l’Inde commet une violation, nous nous battrons jusqu’au bout », a-t-il encore commenté. « Le moment est venu de vous donner une leçon ». De son côté, le chef d’état-major de la puissante armée pakistanaise, le général Qamar Javed Bajwa, a déclaré que ses troupes étaient « entièrement prêtes à jouer leur rôle ». Le changement de ton est drastique côté pakistanais, alors que le ministre des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, avait déclaré jeudi dernier que son pays «n’envisageait pas l’option militaire ». « Nous examinons plutôt des options politiques, diplomatiques et juridiques», avait-il dit. « Que voulez-vous que je fasse ? Que j’attaque l’Inde ? », s’était même agacé Imran Khan devant le Parlement, pointant les conséquences d’un conflit entre deux puissances nucléaires. Les raisons de ce revirement étaient difficiles à cerner hier.

M. Khan est décrié par l’opposition pour sa politique « faite de volte-face ». Les tensions entre les deux pays voisins sont des plus élevées après la décision prise par New Delhi de révoquer, il y a 10 jours, l’autonomie constitutionnelle de la partie du Cachemire qu’elle contrôle et qu’Islamabad revendique. Les nationalistes hindous ont également fait voter par le Parlement la dislocation de la région. Ces mesures, qui visent à placer sous une tutelle plus directe de New Delhi cette région rebelle, ont été qualifiées d’ « illégales » par le Pakistan, les deux pays se disputant le Cachemire depuis leur partition en 1947, au terme de la colonisation britannique. Islamabad avait jusqu’ici indiqué vouloir porter l’affaire devant le Conseil de sécurité de l’ONU et la cour pénale internationale. Le Pakistan a également expulsé l’ambassadeur indien et mis un terme au commerce bilatéral. Depuis le 4 août, le Cachemire indien vit ainsi coupé du monde. Un black-out des communications et de fortes restrictions de circulation ont été imposés par les autorités indiennes. Redoutant des manifestations de masse sur un territoire où une insurrection séparatiste a fait 70.000 morts depuis 1989, New Delhi y a également déployé 80.000 paramilitaires supplémentaires. D’après le gouverneur de l’état du Jammu-et-Cachemire, le couvre-feu imposé au Cachemire sous contrôle indien, sera toutefois assoupli après la Fête nationale de l’indépendance aujourd’hui, même si téléphone et Internet resteront coupés. Mardi, un porte-parole du ministère indien de l’Intérieur avait indiqué sur Twitter que les restrictions étaient « en train d’être allégées de manière progressive » dans le Jammu-et-Cachemire. Selon des habitants, ce blocage n’a pourtant pas empêché 8.000 personnes de manifester après la prière de vendredi. La marche a été dispersée par les forces de sécurité avec des tirs de gaz lacrymogènes et de billes de plomb.

Dimanche, Imran Khan avait comparé l’inaction de la communauté internationale, face aux événements se déroulant au Cachemire, au silence ayant entouré l’émergence d’Hitler en Allemagne dans les années 1930. « Le couvre-feu, la répression et le génocide imminent des Cachemiris au Cachemire occupé par l’Inde se produit exactement selon l’idéologie du RSS qui s’inspirait de l’idéologie nazie », avait-il tweeté. Le RSS, ou Rashtriya Swayamsevak Sangh (Corps des volontaires nationaux), est un mouvement ultra-nationaliste hindou, que ses détracteurs qualifient de mouvement anti-musulman fascisant. « La question qui se pose est : le monde regardera-t-il et se montrera-t-il conciliant comme il l’a été avec Hitler ? », s’était interrogé le Premier ministre pakistanais.

https://www.lexpressiondz.com/internationale/islamabad-sur-le-pied-de-guerre-319535

Des employés de Google aux USA s'opposent à un contrat avec les services de l'immigration  15/08/2019

Des employés de Google aux USA s'opposent à un contrat avec les services de l'immigration























Plusieurs centaines d'employés de Google ont appelé leur groupe à ne pas travailler pour les services de l'immigration américains, en leur fournissant par exemple un contrat pour du stockage de données en ligne (cloud), jusqu'à ce que ceux-ci «cessent leurs violations des droits humains».

Une pétition a été signée par plus de 600 salariés de Google, selon un décompte en fin d'après-midi mercredi.

Elle a été suscitée par la nouvelle que l'Agence des douanes et de protection des frontières (CPB) s'apprête à lancer un appel d'offres pour un gros contrat d'informatique dématérialisée (cloud). Microsoft et Amazon pourraient figurer parmi les principaux rivaux de Google sur cet appel d'offres.

Google est un fournisseur majeur de capacités de calcul qu'il héberge dans des centres de données via le cloud.

«Le fournisseur d'informatique par le cloud qui gagnera le contrat sera celui qui va rationaliser l'infrastructure du CBP et par là, faciliter ses violations des droits humains», affirme la pétition publiée sur medium.com.

«Il est temps de se rassembler et de dire clairement que nous ne travaillerons pas pour un tel contrat», dit encore le texte.

Interrogé, Google n'avait pas immédiatement répondu.

La pétition exige que le géant de l'internet basé dans la Silicon Valley s'engage publiquement à ne pas soutenir les agences gouvernementales telles que les Services de l'immigration et des contrôles douaniers (ICE), le Bureau de réinsertion des réfugiés et le CBP (US Customs and Border Protection).

En apportant un soutien technologique à ces agences dans le climat actuel, estiment les employés, Google «troquerait son intégrité contre un peu de profit», selon la pétition.

«L'histoire nous le montre: il est temps de dire NON maintenant», lit-on dans la pétition. «Nous refusons d'être complices.»

Ceux qui ont signé la pétition ont fait valoir que ce serait «inacceptable» pour toute entreprise de technologie d'être le fournisseur de ces agences, compte tenu des pratiques en vigueur à la frontière sud des États-Unis.

L'année dernière, Google avait abandonné sa candidature à un énorme contrat d'informatique dans le cloud pour le Pentagone, d'un montant pouvant atteindre 10 milliards de dollars, à la suite d'une manifestation de la part d'employés qui exhortaient l'entreprise à éviter de travailler pour le secteur de l'armement.

Ces dernières années, les employés de Google ont confronté la société sur des questions telles que le harcèlement sexuel sur le lieu de travail ou la possibilité d'adapter une version de la recherche en ligne pour l'internet très censuré de la Chine.

https://fr.sputniknews.com/international/201908151041930954-des-employes-de-google-aux-usa-sopposent-a-un-contrat-avec-les-services-de-limmigration/

L'ambassade du Venezuela à Paris lance une pétition contre le blocus américain  15/08/2019

L'ambassade du Venezuela à Paris lance une pétition contre le blocus américain
























L'ambassade du Venezuela en France a lancé une pétition, dénonçant l'embargo imposé par les Etats-Unis contre le Venezuela et demandant à l'ONU de le condamner. L'ambassadeur en France Michel Mujica explique cette démarche pour RT France.

L'ambassade du Venezuela en France a lancé une pétition – qui peut être signée en se rendant à l'ambassade ou en lui adressant un e-mail – dans laquelle elle dénonce l'embargo imposé par les Etats-Unis contre le Venezuela et exhorte l'ONU à le condamner. Le document vilipende une «agression économique, politique et psychologique» de la part des Etats-Unis.

L'ambassadeur du Venezuela en France, Michel Mujica explique cette démarche pour RT France.



Selon lui, les Etats-Unis essayent à tout prix d'«anéantir l'économie vénézuélienne». Il considère, à cet égard, que l'administration américaine ne cherche pas à dialoguer et qu'elle a déjà s'ingère «un peu partout» dans les affaires d'Etats étrangers au moyen de la sanction, comme au Mexique, en Iran et en Russie.

Dans une énième manœuvre visant à tenter de pousser le président vénézuélien Nicolas Maduro vers la sortie, Donald Trump a ordonné le gel total des biens du gouvernement chaviste par décret présidentiel le 5 août. Cette sanction serait en réalité la première d'un «embargo économique total» contre Caracas qui aurait été décidé par la Maison Blanche, selon une source haut placée de l'administration Trump citée par le Wall Street Journal.

https://francais.rt.com/international/64992-ambassade-venezuela-paris-lance-petition-contre-blocus-americain

L'autopsie de Jeffrey Epstein révélerait des fractures au niveau du cou, l'incertitude demeure  15/08/2019

L'autopsie de Jeffrey Epstein révélerait des fractures au niveau du cou, l'incertitude demeure
























Après plusieurs jours d'attente, des éléments de l'autopsie du milliardaire inculpé pour trafic de mineurs, retrouvé mort en prison, ont filtré. Selon le Washington Post, les conclusions pourraient «renforcer les questions» concernant son décès.

La publication des résultats de l'autopsie de Jeffrey Epstein, réalisée le 11 août, avait été retardée, le médecin légiste en chef de New York Barbara Sampson ayant fait savoir qu'elle avait besoin de «plus d'informations» avant leur diffusion.

Ce 15 août, deux sources proches de l'affaire ont livré des éléments sur les conclusions au Washington Post. L'autopsie du milliardaire, mort après un «suicide apparent» (selon la première formulation employée par le FBI) en prison, alors qu'il était inculpé pour trafic sexuel de mineurs, révélerait de «multiples fractures» au niveau du cou.

Parmi ces fractures, l'os hyoïde (situé au-dessus du larynx) serait notamment brisé.

Ces nouveaux éléments du dossier seraient, selon la formulation employée par le journal américain, à même de «renforcer le mystère autour des circonstances entourant [la] mort» de Jeffrey Epstein.

En effet, selon les experts de la police scientifique cités par le Washington Post, de telles fractures pourraient survenir lorsque des sujets (particulièrement les sujets âgés) se pendent, mais elles seraient «plus fréquentes chez les victimes d'homicide par strangulation». Une analyse partagée par Jonathan Arden, président de l'Association nationale des médecins légistes. «Si, hypothétiquement, l'os hyoïde est cassé, cela pose en général des questions sur la strangulation», explique-t-il, ajoutant que cela «n'exclut pas» pour autant l'hypothèse du suicide par pendaison.

Selon le journal américain, ce genre de résultats induit en général des investigations plus poussées. Ce serait le cas dans cette affaire, puisque le médecin en chef Barbara Sampson chercherait désormais d'autres éléments afin de rendre son verdict sur la cause du décès de Jeffrey Epstein. Parmi les informations recherchées, sa condition dans les heures précédent le décès, des vidéos de la prison qui pourraient permettre de déterminer si quelqu'un a pénétré dans la cellule le jour de la mort, ou encore des témoignages de co-détenus ou de gardes.



Irrégularités dans la surveillance

Homme d'affaires proche des puissants, qui comptait dans son carnet d'adresse Bill Clinton, Donald Trump, le prince Andrew, Ehud Barack, Tony Blair ou encore Rupert Murdoch, Jeffrey Epstein a été retrouvé mort le matin du 10 août dans la prison du Metropolitan Correctional Center, à Manhattan, l'une des plus sûres du pays.

Tandis que les interrogations sont nombreuses autour de son décès qui rend caduque le procès qui devait s'ouvrir en juin 2020, plusieurs témoignages de personnel pénitentiaire cité par les médias américains mettent en lumière des irrégularités dans la surveillance de ce détenu.

Aussi, selon des sources officielles de l'administration américaine citées ce 13 août par le New York Times sous couvert d'anonymat, les deux membres du personnel qui gardaient l'unité 9 Sud du Metropolitan Correctional Center n'auraient pas surveillé l'homme d'affaires pendant les trois heures qui ont précédé la découverte du corps, alors que des rondes étaient prévues toutes les 30 minutes.

Toujours selon les sources citées par le New York Times, les deux gardiens de prison auraient «dormi» pendant leur tour de garde.

Pour l'heure suspendus, les deux fonctionnaires pourraient être poursuivis pour «crime fédéral» car, en plus d'avoir manqué à leur devoir, ils auraient volontairement falsifié le registre de surveillance. Le directeur de la prison a pour sa part été muté à titre temporaire.

Le 23 juillet, alors incarcéré depuis deux semaines après son inculpation pour trafic sexuel, le financier était retrouvé presque inconscient dans sa cellule, avec des blessures au cou, laissant ouverte la piste d'une possible tentative de suicide. Estimant qu'il ne constituait plus lui-même une menace pour sa propre vie, les responsables de la prison l'avaient ramené quelques jours plus tard dans une cellule avec un autre détenu, décision correspondant à une pratique courante, celle de ne pas loger seules des personnes récemment surveillées pour suicide. Mais, alors que le co-détenu de Jeffrey Epstein a rapidement été transféré, la prison de haute sécurité n'aurait cette fois pas jugé utile de le remplacer, laissant l'homme d'affaires américain seul dans sa cellule. Une décision qui pourrait violer «les procédures de la prison», selon des sources du New York Times.

https://francais.rt.com/international/64996-autopsie-jeffrey-epstein-revelerait-os-fractures-cou

Célébration du 75e anniversaire du débarquement en Provence: Aux couleurs de l’Afrique  14/08/2019

Célébration du 75e anniversaire du débarquement en Provence: Aux couleurs de l’Afrique
























La France commémore demain cet événement auquel avaient pris part, en 2014, 12 vétérans algériens de la Seconde Guerre mondiale.

L’Afrique a versé un lourd tribut durant les deux conflits mondiaux, pour la libération de la France. L’Algérie en a payé le prix fort. 23.000 de ses enfants ont péri durant la première guerre mondiale (1914-1918) alors que 250.000 prendront part à la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Certains parmi eux feront partie du débarquement du 15 août 1944. 10 semaines après le débarquement allié du 6 juin en Normandie (nord-ouest de la France), une deuxième offensive est lancée sur la côte méditerranéenne de la France, cette fois avec des troupes majoritairement françaises. Parmi elles,
l’importante « Armée d’Afrique »: tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs... joueront un rôle crucial dans la victoire.
La France commémore demain cet événement auquel avaient pris part, en 2014, 12 vétérans algériens de la Seconde Guerre mondiale. Survivants du second conflit mondial, ils avaient été conviés par l’ex-président français, François Hollande, à assister depuis le porte-avions Charles de Gaulle à une revue navale au large de Toulon (est de la France). Ces 12 Algériens, nés entre 1917 et 1924, ont constitué la plus importante délégation des 28 pays, notamment africains, qui avaient à l’époque pris part à cet événement. Ils avaient été reçus par des diplomates français en poste à Alger, avant de s’envoler pour Paris d’où ils ont rallié ensuite la ville de Toulon. Quatre d’entre eux se verront remettre par l’ancien chef de l’état français, François Hollande, les insignes de chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur. Une reconnaissance de la France coloniale pour ces indigènes qui ont versé leur sang pour la libérer du joug nazi. « Sans son empire, la France ne serait qu’un pays libéré. Grâce à son empire, la France est un pays vainqueur », lancera le député de Guyane Gaston Monnerville, au lendemain de la victoire contre l’Allemagne.
Dans cette victoire, l’Afrique a joué un rôle majeur. C’est en effet sur ce continent que l’armée française, éclatée après la débâcle de 1940, se reconstitue. Dans les mois qui ont suivit le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord de novembre 1942, les résistants des Forces françaises libres (FFL), qui comptent dans leur rang un fort pourcentage de coloniaux, fusionnent avec l’Armée d’Afrique (en Algérie, en Tunisie et au Maroc) . S’y ajoutent des évadés de France. Baptisée « l’armée B » avant de devenir la 1ère armée , elle compte près de 600.000 hommes fin 1944.
Les deux tiers viennent d’Afrique du Nord, parmi lesquels 176.000 « Européens » et 233.000 « musulmans », selon la dénomination de l’époque. Ils joueront un rôle essentiel en Provence: ce sont ces bataillons d’Afrique qui sont les premiers, le 15 août, à escalader la falaise du cap Nègre, sur la côte méditerranéenne. Le lendemain, ils débarqueront à Cavalaire et ce sont eux qui libèreront Toulon et Marseille, avec plusieurs jours d’avance. La majorité d’entre eux foulent la terre de la métropole pour la première fois. Le tribut est lourd: de 1940 à 1945, 55.000 soldats africains sont tués. Pourtant, ces soldats «indigènes» sont moins bien traités que leurs frères d’armes. En 1959, au moment de la décolonisation, un décret gèle le montant des pensions des ressortissants des anciennes colonies ayant servi dans l’armée française.
En 2002, le gouvernement français débloque partiellement la revalorisation de la pension mais celle-ci reste inférieure à celle des combattants français. Il faudra attendre encore huit longues années pour qu’ils soient alignés sur les pensions de leurs frères d’armes métropolitains.

https://www.lexpressiondz.com/internationale/aux-couleurs-de-l-afrique-319470

Hong Kong : Pékin dénonce des actes "quasi-terroristes", Washington hausse le ton  14/08/2019

Hong Kong : Pékin dénonce des actes "quasi-terroristes", Washington hausse le ton









La Chine a dénoncé mercredi des agressions "quasi-terroristes" contre ses ressortissants durant des affrontements la veille à Hong Kong, les Etats-Unis appelant de leur côté fermement Pékin à "respecter le haut degré d'autonomie" de l'ex-colonie britannique.

Les Etats-Unis, "très préoccupés" par "les mouvements paramilitaires chinois" à la frontière avec Hong Kong, restent "déterminés dans (leur) soutien à la liberté d'expression et à la liberté de réunion pacifique à Hong Kong", a dit un porte-parole de la diplomatie américaine dans une déclaration transmise à l'AFP. "Les Etats-Unis exhortent fermement Pékin à respecter ses engagements contenus dans la déclaration conjointe sino-britannique afin de permettre à Hong Kong d'exercer un haut degré d'autonomie", a-t-il insisté.

La déclaration sino-britannique de 1984 encadre la rétrocession de Hong Kong intervenue en 1997 sous le principe "un pays, deux systèmes", un statut spécial censé rester en vigueur pendant cinquante ans. Elle stipule que la région bénéficie "d'un haut degré d'autonomie, hormis en matière d'affaires étrangères et de défense", et de son propre système judiciaire, législatif et exécutif.

"Nous encourageons la Chine et toutes les parties à Hong Kong à rechercher une solution qui respecte la liberté des Hongkongais et le haut degré d'autonomie de Hong Kong", a encore ajouté le département d'Etat, qui lance ainsi pour la première fois un avertissement net et détaillé à Pékin.

La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, s'est dite elle aussi mercredi "profondément attachée au respect intégral" des garanties apportées par ce statut d'autonomie de Hong Kong et le principe +un pays, deux systèmes+, qui "garantissent l'Etat de droit, le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'autonomie du système judiciaire, qui sont essentiels à la population et à la prospérité économique de Hong Kong".

Ces déclarations interviennent après que la Chine eut haussé d'un cran ses mises en garde après les incidents de la veille : "Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes quasi-terroristes", avait déclaré dans un communiqué Xu Luying, porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du gouvernement chinois.

- Gaz poivre -

Mardi, deux Chinois du continent ont été passés à tabac au cinquième jour d'une mobilisation sans précédent à l'aéroport de Hong Kong, où le trafic a été particulièrement perturbé lundi et mardi.

Le premier, soupçonné par des manifestants d'être un espion à la solde de Pékin, a été attaché à un chariot à bagages puis frappé. Il a ensuite été évacué en ambulance.

Le Global Times, quotidien officiel chinois de langue anglaise, a indiqué qu'il s'agissait d'un de ses journalistes.

Lors d'un autre incident, un homme accusé par un groupe de manifestants d'être un policier infiltré a été pris à partie.

Les forces de l'ordre ont dû faire usage de gaz poivre au moment où elles tentaient de l'évacuer, leur fourgon s'étant retrouvé bloqué par quelques centaines de manifestants.

C'est la deuxième fois cette semaine que la Chine cherche à assimiler les manifestations à du "terrorisme", avec des avertissements de plus en plus inquiétants qui font craindre une répression militaire alors que le mouvement en est à sa dixième semaine.

- L'aéroport opère normalement -

La plupart des manifestants ont quitté tôt mercredi l'aéroport, dont le site internet affichait des dizaines de vols partis durant la nuit et des centaines d'autres au départ tout au long de la journée. Beaucoup étaient toutefois retardés.

Dans le hall des départs, les comptoirs d'enregistrement fonctionnaient normalement et il ne restait qu'une poignée de manifestants, dont beaucoup dormaient. "L'aéroport est notre dernière monnaie d'échange", confiait l'un d'eux à l'AFP.

La compagnie hongkongaise Cathay Pacific, sous forte pression de la part de Pékin pour que soit sanctionné tout soutien aux manifestants parmi ses employés, a annoncé mercredi le licenciement de deux pilotes supplémentaires, après avoir déjà limogé deux employés et suspendu un autre pilote samedi.

Les rassemblements pro-démocratie avaient paralysé lundi et mardi l'aéroport international, le huitième plus fréquenté au monde (74 millions de passagers en 2018), accentuant la crise la plus aiguë traversée par les autorités chinoises à Hong Kong depuis la rétrocession de la colonie britannique en 1997.

Le mouvement pro-démocratie, qui a vu des millions de personnes descendre dans les rues de Hong Kong, est parti début juin du rejet d'un projet de loi hongkongais autorisant les extraditions vers la Chine. Il a depuis considérablement élargi ses revendications pour dénoncer le recul des libertés et les ingérences de la Chine.

- "En colère et épuisés" -

Le mouvement n'a pas de dirigeants publics et ses manifestations sont organisées de manière anonyme via les réseaux sociaux et des applications comme Telegram.

Un groupe qui avait organisé des conférences de presse anonymes de manifestants a tenté de répondre aux inquiétudes après le tour violent pris à l'aéroport.

"Après des mois de résistance prolongée, nous sommes effrayés, en colère et épuisés. Certains d'entre nous s'énervent plus facilement et ont réagi de façon excessive" mardi soir, a déclaré ce groupe dans un communiqué, présentant ses "plus sincères excuses."

Parallèlement, le dernier gouverneur britannique de Hong Kong, Chris Patten a estimé que le territoire était "au bord de l'abîme" et la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU Michelle Bachelet a réclamé une enquête impartiale sur le comportement des forces de l'ordre.


https://actu.orange.fr/monde/hong-kong-pekin-denonce-des-actes-quasi-terroristes-washington-hausse-le-ton-CNT000001hPkWq/photos/des-policiers-patrouillent-dans-le-hall-des-departs-a-l-aeroport-international-de-hong-kong-le-14-aout-2019-ec1221983dd9276fcbe853956dfed583.html

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