Trump frappe la Corée du Nord des sanctions les plus dures de toute l'histoire  23/02/2018

Trump frappe la Corée du Nord des sanctions les plus dures de toute l'histoire











L'administration américaine a décidé d'étendre considérablement les sanctions contre la Corée du Nord afin de priver ses autorités des moyens de financer son programme nucléaire, a déclaré vendredi le Président Trump.

Donald Trump a porté un coup épouvantable contre la Corée du Nord, que les États-Unis avaient préparés depuis longtemps: il s'agit «des plus importantes» sanctions jamais imposées par le pays à Pyongyang.

«Aujourd'hui, j'annonce que nous introduisons le plus grand paquet de sanctions contre le régime nord-coréen. Le Trésor prendra bientôt de nouvelles mesures pour continuer à limiter les sources de revenus et de carburant que le régime utilise pour financer son programme nucléaire», a déclaré M.Trump lors d'un discours devant le Conservative Political Action Conference (CPAC), grand-messe annuelle des conservateurs américains.

Les sanctions visent 56 sociétés de transport maritime qui aident Pyongyang «à échapper aux sanctions», selon le communiqué de la Maison-Blanche.

Il s'agit de sanctions unilatérales adoptées uniquement par les États-Unis. Le 23 décembre dernier, le Conseil de sécurité de l'Onu avait adopté de nouvelles sanctions à l'égard de Pyongyang en réponse au tir de missile balistique effectué le 29 novembre. Le document adopté limitait l'approvisionnement en pétrole de la Corée du Nord et exigeait que tous les pays accueillant des travailleurs nord-coréens les expulsent. Il s'agissait du neuvième train de sanctions onusiennes particulièrement drastiques contre Pyongyang. Les trois derniers avaient été adoptés sous l'impulsion de Washington après des essais de missiles et un test nucléaire menés par la Corée du Nord.

https://fr.sputniknews.com/international/201802231035262875-trump-sanctions-coree-du-nord/

Israël: Des archéologues font une découverte biblique majeure  23/02/2018

Israël: Des archéologues font une découverte biblique majeure












Une découverte qui pourrait être l’une des plus marquantes de l’histoire des études bibliques a été faite en Israël. Les archéologues pensent avoir retrouvé le sceau du prophète Isaïe…

Un tout petit morceau d'argile mesurant seulement 1 cm pourrait constituer l'une des découvertes majeures de l'histoire des études bibliques. Il recelait en effet un sceau cacheté qui aurait pu être créé par la légendaire figure biblique Isaïe, ainsi que le relate le Live Science.

L'artefact avait été trouvé lors de fouilles en 2009 à Jérusalem-Est, peu après la découverte d'une impression de sceau du roi Ézéchias, qui fut le roi de Juda vers la fin du VIII siècle av. J.-C., donc approximativement à l'époque où vivait le prophète.

Dans un rapport de recherche publié mardi, le Dr Eilat Mazar, chef de l'équipe d'archéologues, précise que le nom d'Isaïe peut être vu sur l'empreinte du sceau même si les archéologues ne savent pas si cela se réfère au prophète biblique Isaïe ou à quelqu'un d'autre portant ce nom qui vivait aussi il y a 2.700 ans. Mais si le sceau appartenait bien au prophète Isaïe, ce «serait la première référence archéologique extrabiblique au prophète Isaïe jamais découverte, et la plus ancienne», a déclaré Robert Cargill, archéologue et professeur de lettres classiques et d'études religieuses à l'université de l'Iowa, cité par le site.

Le nom Isaïe signifie «YHWH sauve» ou «Yahu sauve», mais il y a d'autres individus dans la Bible hébraïque qui ont un nom avec une partie identique. Malheureusement, l'empreinte du sceau est endommagée, ce qui rend difficile de déterminer si le nom Isaïe est celui du prophète ou non.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201802231035263086-bible-archeologie-decouverte/

Ghouta orientale: Ankara appelle Moscou et Téhéran à "stopper" le régime syrien  23/02/2018

Ghouta orientale: Ankara appelle Moscou et Téhéran à "stopper" le régime syrien











La Turquie a exhorté vendredi la Russie et l'Iran, principaux soutiens du président Bachar al-Assad, à "stopper" le régime syrien dont l'aviation pilonne depuis plusieurs jours le fief rebelle de la Ghouta orientale, tuant de nombreux civils.

"Il faut que la Russie et l'Iran stoppent le régime", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, accusant Damas d'avoir multiplié les "violations" dans la Ghouta orientale, ainsi que dans la province rebelle d'Idleb (nord-ouest).

Depuis dimanche, 426 civils, dont 98 enfants, ont péri dans les raids aériens et les tirs d'artillerie intensifs et incessants menés par l'armée du président Bachar al-Assad contre la Ghouta orientale, vaste région près de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Faisant fi des appels internationaux à cesser le bain de sang, le régime a de nouveau bombardé plusieurs localités de la Ghouta orientale assiégée. Ces bombardements ont fait vendredi neuf morts, dont deux enfants, a indiqué l'OSDH.

"Depuis le début du conflit, des dizaines de milliers de personnes sont mortes uniquement dans la Ghouta orientale. Cela suffit, ces gens ne doivent plus mourir", a plaidé vendredi M. Cavusoglu devant des journalistes.

La Turquie, qui soutient les rebelles, et la Russie et l'Iran, qui appuient le régime, ont multiplié ces derniers mois les négociations, notamment dans le cadre des processus dits d'Astana et de Sotchi.

L'accord d'Astana, du nom de la capitale du Kazakhstan, prévoit notamment des mesures visant à imposer un cessez-le-feu sur le terrain pour créer un contexte favorable à un processus politique.

"Cependant, ces derniers temps, les violations commises par le régime ont fortement augmenté", a dénoncé M. Cavusoglu.

"Dans la Ghouta orientale, le fait de tuer des enfants et des femmes... C'est une méthode typique du régime. Ils ont aussi fait des percées dans la région d'Idleb", a-t-il ajouté. "Tout cela est contraire (...) aux accords négociés avec la Russie et l'Iran".

Après plusieurs tentatives vaines, le Conseil de sécurité de l'ONU doit voter à 16H00 GMT sur un projet de résolution demandant un cessez-le-feu de 30 jours dans le pays en guerre destiné à permettre l'arrivée d'aide humanitaire et les évacuations médicales dans la Ghouta orientale.

Les observateurs se demandent si la Russie, qui a droit de veto, soutiendra ou non ce texte.


(©AFP / 23 février 2018 12h14)
https://www.romandie.com/news/Ghouta-orientale-Ankara-appelle-Moscou-et-Teheran-a-stopper-le-regime-syrien_RP/893106.rom

Un réseau de trafic de drogue démantelé au sein de l'ambassade de Russie en Argentine  23/02/2018

Un réseau de trafic de drogue démantelé au sein de l'ambassade de Russie en Argentine











Une enquête, qui a tout du film d'espionnage, a permis de saisir 389 kilogrammes de cocaïne dans un des bâtiments de l'ambassade russe à Buenos Aires. Cinq personnes ont été arrêtées au terme d'une enquête conjointe des polices argentine et russe.

Une enquête a permis la saisie de 389 kilogrammes de cocaïne dans un des bâtiments de l'ambassade de Russie à Buenos Aires, en Argentine. «Il s'agit d'un groupe de narcotrafiquants qui essayait de se servir du courrier diplomatique [...] pour transporter de la drogue en Europe», a expliqué le 22 février 2018 Patricia Bullrich, ministre argentin de l'Intérieur, citée par l'agence de presse, au terme de plus d'un an d'enquête.

Tout commence en décembre 2016 quand l'ambassadeur russe Viktor Koronelli signale aux forces de l'ordres argentines la présence de drogue dissimulée dans 16 valises, dans une école située dans un bâtiment annexe de l'ambassade.

La cocaïne a été remplacée par de la farine et des balises placées à l'intérieur

Après avoir vérifié discrètement qu'il s'agissait bien de drogue, les enquêteurs se rendent le soir même au marché de gros de Buenos Aires pour acheter 400 kilos de farine. «La cocaïne [qui s'y trouvait] a été remplacée par de la farine [cette nuit-là] et des balises ont été placées à l'intérieur afin de pouvoir surveiller la transaction et démanteler l'organisation», a précisé Patricia Bullrich.
Enquête de longue haleine, coopération entre la Russie et l'Argentine

Les mois qui suivent, les membres du réseau, dont certains travaillent à l'ambassade, tentent en vain de faire partir le chargement de farine par valise diplomatique à plusieurs reprises.

C'est le gouvernement russe, à la faveur d'un voyage officiel en Argentine, qui procure un avion pour pouvoir surveiller la livraison des valises à Moscou, le 12 décembre 2017. «[Des agents des forces de l'ordre russes] sont venus en Argentine à trois reprises pour participer à l'enquête», a précisé le ministre argentin.

Cinq personnes ont été arrêtées dans cette affaire menée conjointement par les polices des deux pays : deux en Argentine et trois en Russie. Parmi les personnes interpellées à Buenos Aires figure un Russe naturalisé argentin qui avait intégré la police de la capitale en 2013.

Présentée comme étant d'une «très grande pureté», la drogue était, d'après les enquêteurs, destinée à la Russie et probablement à l'Allemagne, pays vers lequel s'est enfui le cerveau présumé de la bande. Les enquêteurs n'ont pas encore déterminé l’origine de la cocaïne dont la valeur de revente sur le marché russe est évaluée à environ 50 millions d'euros. «Elle peut provenir de Colombie ou du Pérou, les paquets étaient ornés d'une étoile», selon Patricia Bullrich.

https://francais.rt.com/international/48269-reseau-trafic-drogue-demantele-ambassade-russe-argentine

Démission de 35 maires ruraux contre la fermeture de leurs services d'urgences de nuit  23/02/2018

Démission de 35 maires ruraux contre la fermeture de leurs services d'urgences de nuit






35 maires de l’Yonne et de la Nièvre ont posé leur démission après l'annonce de la fermeture de plusieurs services d’urgence de nuit et ont manifesté dans le village de Clamecy, le 23 février. Un reporter de RT France est allé à leur rencontre.

Ils se sont regroupés devant l’hôpital de Clamecy, dans la Nièvre, pour la survie de leurs services d'urgences de nuit. 35 maires et leurs adjoints démissionnaires, des pompiers volontaires casqués et du personnel hospitalier se sont mobilisés derrière des banderoles portant des slogans tels que : «La mort assurée», «Nous voulons vivre». Un cercueil a été déposé sur les marches de la mairie et plusieurs maires ont déposé solennellement leur écharpe tricolore devant le buste de Marianne.

La veille, les élus démissionnaires s’étaient massés aux urgences de Clamecy, le soir, pour y être soignés d’un «syndrome post-traumatique lié à la fermeture des urgences de nuit».

En cause : la réorganisation du schéma des urgences de la région Bourgogne Franche-Comté, qui prévoit de supprimer les unités totalisant moins de 11 500 passages par an. Ce sacrifice des petits établissements menace directement les administrés, selon les élus en colère. «La suppression des urgences pose un gros problème», a expliqué Bruno Ramel, le maire démissionnaire de Trucy-l’Orgueilleux, à RT France. La solution proposée par la réforme actuelle obligerait les patients du Haut Nivernais et du sud de l’Yonne de se rendre entre minuit et 8 heures du matin aux urgences, relativement lointaines, de Nevers, Auxerre ou Cosne-Cours-sur-Loire.

Un cas de figure qui inquiète les élus. «Au niveau où nous sommes, dans un petit village, si on doit aller à Auxerre ou à Nevers, c’est très loin pour nous, entre 45 mn et 1h30», a poursuivi Bruno Ramel. «Il faut absolument qu’on garde un point local des urgences, sinon on aura de gros soucis», a-t-il estimé, rappelant que de nombreux enfants et personnes âgées vivaient dans la région.

Le maire démissionnaire de Trucy-l’Orgueilleux a expliqué la volonté commune des élus de faire un geste fort. «C’était la démission des maires et des adjoints dans un premier temps. Et si on n’obtient pas gain de cause, ce sera tous les conseillers. Alors il faudra revoter, et je pense que le préfet à ce moment-là se posera de grosses questions», assure-t-il.

Le ministre de la Santé, Agnès Buzyn​, se rendra à Nevers le 1er mars où elle rencontrera plusieurs élus. L’agence régionale de santé se prononcera sur le sort de l'hôpital de Clamecy d'ici juin.

https://francais.rt.com/france/48267-demission-masse-35-maires-contre-fermeture-urgences-nuit




Des manifestants palestiniens en colère lancent des œufs sur la délégation américaine à Ramallah  23/02/2018

Des manifestants palestiniens en colère lancent des œufs sur la délégation américaine à Ramallah











Des manifestants palestiniens ont jeté des œufs sur une délégation américaine visitant la Cisjordanie occupée jeudi, dans un contexte de colère contre la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Des membres de la délégation américaine se sont rendus jeudi dans un bureau de vote de l'Autorité palestinienne lorsque des manifestants anti-américains se sont rassemblés à l'extérieur.

En scandant des slogans contre les Etats-Unis et la décision du président Trump de transférer l'ambassade américaine à Jérusalem, les manifestants ont brandi des pancartes disant "Les Etats-Unis font partie du problème et non de la solution" et "Jérusalem est la capitale de la Palestine".

Les forces de sécurité de l'AP ont empêché les manifestants d'entrer dans le bâtiment où la délégation américaine rencontrait le bureau de vote, mais lorsque les membres de la délégation sont sortis du bâtiment, les manifestants ont lancé des œufs sur eux.

Les manifestants ont ensuite tenté d'encercler le minibus, qui transportait la délégation, et ont pourchassé le véhicule alors qu'il quittait les lieux.

Les forces de sécurité palestiniennes ont protégé les Américains.

L'un des manifestants, Jamal Jomoa, a déclaré qu'il était venu manifester son opposition à la reconnaissance par Trump, le 6 décembre, de Jérusalem en tant que capitale d'Israël.

"Aujourd'hui, il ya eu une réaction du peuple palestinien et des militants populaires, une réaction à cette réception déshonorante et terrible", a déclaré Jomoa.

Le mois dernier, les manifestants ont perturbé une réunion entre les diplomates américains et la chambre de commerce de la ville palestinienne de Bethléem.


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Prévention plutôt que déradicalisation : le gouvernement présente son plan contre le djihadisme  23/02/2018

Prévention plutôt que déradicalisation : le gouvernement présente son plan contre le djihadisme











Pour lutter contre le développement du djihadisme sur le territoire, le gouvernement présente le 23 février un «plan national de prévention contre la radicalisation», domaine où les autorités avancent encore à tâtons.

C'est un dossier sur lequel l'échec de la présidence Hollande avait été retentissant auquel s'attaque le gouvernement : le Premier ministre Edouard Philippe doit dévoiler ce 23 février son «plan national de prévention de la radicalisation». Promis en octobre dernier par Emmanuel Macron, il comportera une soixantaine de mesures, selon Matignon.

L'exécutif compte ainsi développer un large volet de prévention, conscient que la «déradicalisation» ou, vocable plus prudent, le «désengagement», s'avèrent très difficiles. Les difficultés des autorités françaises à trouver une parade efficace avaient été symbolisées par le fiasco du premier centre de «déradicalisation», à Pontourny en Indre-et-Loire, qui n'avait accueilli personne car basé sur le volontariat.

Sur un volet éducatif, outre des mesures de soutien à la laïcité à l'école et d'éducation aux médias (anticomplotisme...), l'exécutif devrait confirmer son soutien à une proposition venue du Sénat de durcir les conditions d'ouverture d'établissements scolaires hors contrat, afin de combattre l'émergence de structures islamistes. Un volet du plan doit également favoriser une meilleure détection des cas de radicalisation, chez les élèves, parmi les fonctionnaires ou encore dans le sport, selon des sources proches de l'exécutif.

En appui de la campagne «Stop Jihadisme» lancée en 2016, l'exécutif réfléchit aussi à des dispositifs de contre-discours plus ciblés, ou encore à mieux coordonner les alertes sur la radicalisation dans les structures psychiatriques.
Les mesures pour les prisons très attendues

Un autre volet particulièrement attendu concerne les prisons, suite au vaste mouvement de protestation des surveillants déclenché après l'agression de trois d'entre eux par un détenu radicalisé à Vendin-le-Vieil début janvier.

Les mesures annoncées dans ce domaine auront pour objectif d'éviter un phénomène de «contagion» en renforçant «l'étanchéité» entre les détenus radicalisés et les autres, selon des sources gouvernementale. La ministre de la Justice Nicole Belloubet se rend le 23 février avant la présentation du projet dans la prison de Lille-Annoeullin, où se trouve un quartier pionnier de prise en charge de la radicalisation. Ce dispositif, aujourd'hui expérimental, est une piste envisagée pour éviter que les cadres prosélytes des réseaux djihadistes n'entrent en contact avec les détenus de droit commun.

Le Premier ministre devrait en outre lancer le chantier de la professionnalisation des personnels amenés à prendre en charge des «lionceaux du Califat», ces mineurs de retour en France après avoir été dans des zones de guerre djihadistes. Selon les chiffres officiels, 68 mineurs, dont la majeure partie ont moins de 13 ans, sont revenus en France, et quelque 500 seraient encore au Levant.

https://francais.rt.com/france/48263-prevention-plutot-que-deradicalistaion-gouvernement-presente-plan-contre-djihadisme

Colère de la Turquie après la reconnaissance du génocide arménien par le parlement néerlandais  23/02/2018

Colère de la Turquie après la reconnaissance du génocide arménien par le parlement néerlandais










La tension monte entre la Turquie et les Pays-Bas, après le vote, par les députés néerlandais, de la reconnaissance du génocide arménien le 22 février. Ankara a convoqué le chargé d'affaires hollandais en Turquie pour condamner cette décision.

Le chargé d'affaires hollandais en Turquie a été convoqué par Ankara le 23 février, qui lui a exprimé la «condamnation» par l'Etat turc du vote, la veille, par le parlement néerlandais d'une motion appelant à la reconnaissance du génocide des Arméniens il y a un siècle. Cet épisode marque une nouvelle escalade des tensions qui existent dans les relations entre les deux pays depuis plus d'un an.
Le gouvernement néerlandais s'est distancié de la motion

Les députés néerlandais avaient voté massivement le 22 février en faveur de la reconnaissance du génocide arménien et de l'envoi d'un représentant du gouvernement à Erevan, la capitale arménienne, le 24 avril pour la commémoration des massacres perpétrés entre 1915 et 1917. La chambre basse du Parlement a approuvé par 142 voix contre trois cette motion, proposant «que le Parlement parle en termes clairs du génocide arménien».

L'exécutif néerlandais a, de son côté, pris ses distances avec la motion. «Nous partageons toujours le désir de voir les parties impliquées se réconcilier, mais le gouvernement voit la manière d'y parvenir différemment que la motion proposée», a déclaré Sigrid Kaag, ministre des Affaires étrangères. «Nous rendrons hommage aux victimes et aux proches de tous les massacres de minorités», a-t-elle annoncé le 22 février, soulignant que le gouvernement ne jugera pas s'il s'agit ou non d'un génocide.

Après avoir reconnu en 2004 le caractère génocidaire des massacres et déportations survenus entre 1915 et 1917, l'exécutif néerlandais a toujours évoqué la «question du génocide arménien» - «ce qui restera le cas», a répété le 22 février Sigrid Kaag.
Colère d'Ankara

La Turquie, qui refuse catégoriquement l'utilisation du terme de «génocide», évoquant pour sa part des massacres réciproques sur fond de guerre civile et de famine, avait publié un communiqué le 22 février à la suite du vote et de la déclaration du gouvernement hollandais. «Nous condamnons fermement la décision prise aujourd'hui par la chambre des représentants des Pays-Bas de reconnaître comme génocide les événements de 1915», expliquait le ministère turc des Affaires étrangères dans ce communiqué. «Pour nous elle est nulle et non avenue», a-t-il poursuivi.

Signe de l'irritation provoquée par le vote des députés néerlandais, Ankara a renvoyé les Pays-Bas au massacre de Srebrenica en 1995 en Bosnie, où l'Etat néerlandais a été reconnu partiellement coupable du décès de 350 musulmans. «Les décisions infondées prises par le Parlement d'un pays qui a fermé les yeux sur le génocide de Srebrenica n'ont aucune place dans l'Histoire», a ainsi réagi le ministère turc des Affaires étrangères.

Le ministère turc a expliqué avoir toutefois avoir «pris note» de l'attitude du gouvernement néerlandais qui s'est distancié de la motion votée par les députés, qualifiant ce geste d’«important».
Relations électriques entre la Turquie et les Pays-Bas

Les députés néerlandais ont voté en ce sens alors que les relations bilatérales sont au plus bas depuis que les Pays-Bas ont annoncé début février le retrait de leur ambassadeur à Ankara et leur refus d'accueillir un représentant turc sur leur sol.

Le gouvernement néerlandais avait en effet empêché en mars 2017 deux ministres turcs de s'exprimer lors d'un rassemblement organisé pour la communauté turque à Rotterdam à l'occasion de la campagne du référendum sur le renforcement des pouvoirs présidentiels. L'un des ministres n'avait pas eu le droit d’atterrir sur le sol néerlandais tandis que l’autre avait été bloqué par les autorités. Même hostilité en juillet. Le 7 juillet, le gouvernement néerlandais avait estimé que la venue du vice-Premier ministre turc, Tugrul Türkes, qui comptait se rendre aux Pays-Bas pour assister à une commémoration du coup d’Etat manqué en Turquie en 2016, n’était pas «souhaitable».
L’Italie, la France et la Russie ont déjà reconnu le génocide

Plus d'un siècle après les faits, la question du génocide des Arméniens est une source de tensions régulières entre la Turquie et les pays européens. Les Arméniens estiment qu'un million et demi des leurs ont été tués de manière systématique à la fin de l'Empire ottoman entre 1915 et 1917. La Turquie reconnaît que jusqu'à 500 000 Arméniens sont morts pendant des combats et leur déportation forcée vers la Syrie ou le Liban, alors provinces ottomanes, mais réfute toute volonté d'extermination.

Nombre d'historiens et plus de vingt pays, dont la France, l'Italie et la Russie, ont reconnu qu'un génocide avait été perpétré. En France, les députés ont voté le 1er juillet 2016 un amendement gouvernemental au projet de loi «Egalité et citoyenneté», qui permettra de pénaliser la contestation ou la banalisation de l’ensemble des crimes contre l'humanité ou de guerre, dont le génocide arménien.

https://francais.rt.com/international/48264-colere-turquie-apres-reconnaissance-genocide-armenien

La Russie a testé “plus de 200 nouvelles armes” en Syrie  23/02/2018

La Russie a testé “plus de 200 nouvelles armes” en Syrie











La Russie a testé “plus de 200 nouveaux types d’armes” en Syrie, a affirmé jeudi un général russe à la tête du comité parlementaire chargé de la défense, alors que Moscou est accusée de participer à des raids meurtriers dans un fief rebelle près de Damas.

“En aidant notre peuple frère syrien, nous avons testé plus de 200 nouveaux types d’armes”, a déclaré devant la Douma (chambre basse du Parlement) le général Vladimir Chamanov, ancien commandant des troupes parachutistes russes devenu député.

“Cela a montré au monde entier l’efficacité des armes russes”, s’est-il félicité lors de ce discours à l’occasion de la “Journée des Défenseurs de la Patrie”, fêtée en Russie le 23 février, selon des propos publiés par le site du parti au pouvoir Edinaïa Rossiïa.

Le général n’a pas précisé quelles étaient ces types d’armes, ni quand et où elles avaient été testées en Syrie.

La Russie, principale alliée du régime de Bachar al-Assad, est accusée par la diplomatie américaine d’être en partie responsable des violents bombardements menés sur l’enclave rebelle de la Ghouta orientale, qui ont fait plus de 380 morts en cinq jours.

Mercredi, le Kremlin a démenti toute implication de la Russie dans ces raids aériens contre le dernier bastion contrôlé par les rebelles près de Damas.

“Ceux qui sont responsables de la situation dans la Ghouta orientale sont ceux qui soutiennent les terroristes qui s’y trouvent encore. Et comme vous le savez, ni la Russie, ni la Syrie, ni l’Iran ne font partie de cette catégorie de pays”, a répété le Kremlin jeudi.

Deux nouveaux chasseurs russes, des SU-57 de cinquième génération, ont été déployés mercredi en Syrie, selon le groupe d’analystes russes “Conflict Intelligence Team” et le quotidien russe Kommersant, citant des sources anonymes.

Ces informations n’ont pas été confirmées par le ministère russe de la Défense.

La Russie est intervenue militairement en Syrie en septembre 2015 en soutien à l’armée de Bachar al-Assad. En décembre, Vladimir Poutine a ordonné le retrait partiel de ses troupes de Syrie, estimant “accomplie” la mission de l’armée russe.

https://www.tsa-algerie.com/la-russie-a-teste-plus-de-200-nouvelles-armes-en-syrie/

La justice décide de maintenir en détention Tariq Ramadan  23/02/2018

La justice décide de maintenir en détention Tariq Ramadan











L'islamologue Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, reste en prison, la cour d'appel de Paris ayant rejeté le 22 février son recours contre sa détention provisoire, selon l'AFP.

Le 22 février, la cour d'appel de Paris a confirmé la détention provisoire de Tariq Ramadan. Ce dernier avait déposé une demande de remise en liberté pour raisons de santé.

Avant de se prononcer, la chambre de l'instruction avait désigné un expert médical qui a jugé l'état de santé de l'islamologue compatible avec sa détention. Ecroué le 2 février, le théologien suisse de 55 ans dit souffrir d'une sclérose en plaques et d'une neuropathie. Il a refusé de comparaître à cette audience à huis clos.

Dans un mémoire transmis à la chambre de l'instruction, la défense de Tariq Ramadan critique un examen effectué «sommairement» le 15 février et fait valoir que le médecin ne disposait pas du dossier médical de son client.

Le 21 février, une cinquantaine de personnalités – pour la plupart controversées – ont signé une tribune dans Mediapart dénonçant une «sévérité de traitement» contre Tariq Ramadan et demandant «sa libération immédiate».

L'islamologue est mis en examen pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre, qui ont débouché sur une information judiciaire confiée à trois juges d'instruction. Tariq Ramadan conteste les accusations portées par les deux femmes. Toutes deux ont confié aux enquêteurs l'«emprise mentale» qu'exerçait sur elles ce «maître spirituel». Elles ont décrit des rendez-vous ayant soudainement basculé dans des rapports sexuels d'une grande violence sous la contrainte, dans des hôtels, en marge de conférences à succès de l'islamologue, le 9 octobre 2009 à Lyon et en mars-avril 2012 à Paris.

https://francais.rt.com/france/48256-justice-decide-maintenir-detention-tariq-ramadan-viols

La France «prépare concrètement les conditions d’un futur Etat palestinien»… sans fixer de date  23/02/2018

La France «prépare concrètement les conditions d’un futur Etat palestinien»… sans fixer de date












Interpellé à l'Assemblée nationale sur la question palestinienne, Jean-Yves le Drian a affirmé que la France comptait reconnaître l'Etat palestinien – au moment qui sera jugé «opportun» par Emmanuel Macron.

La reconnaissance d'un l'Etat Palestinien était au programme des questions de la séance publique de l'Assemblée nationale le 22 février. Interpellé à ce sujet par le député communiste Jean-Paul Lecoq, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, a assuré que la France «prépar[ait] concrètement les conditions d’un futur Etat palestinien»... sans préciser de date.

Jean-Paul Lecoq a estimé que la «reconnaissance de l'Etat palestinien par Paris donnerait du poids à [la] diplomatie |française] dans la résolution du conflit». L'élu communiste a rappelé à ce propos que l'Assemblée avait voté en décembre 2014 la résolution proposée par le Parti socialiste et les écologistes qui invitait le gouvernement français à reconnaître l'Etat de Palestine et que le président François Hollande n'avait pas accepté de suivre. Enjoignant l'actuel président de la République à rejoindre la centaine de pays qui ont déjà franchi ce cap, afin de réaliser «un geste diplomatique d’envergure», le député a demandé au chef de la diplomatie comment la France mettrait en œuvre cette résolution et quel était «le calendrier».

Je le ferai au moment où je le jugerai opportun

Jean-Yves le Drian, toutefois, ne s'est pas prononcé sur une date. Il a rappelé que le président Emmanuel Macron, lors de la visite de Mahmoud Abbas à Paris en décembre dernier, avait «indiqué que reconnaître la Palestine aujourd’hui serait une réaction unilatérale à une décision unilatérale qui a créé du trouble dans la région». Il faisait référence à la reconnaissance par Donald Trump le 6 décembre 2017 de Jérusalem comme capitale d'Israël. «Il a rajouté : "je le ferai au moment où je le jugerai opportun", c’est notre ligne de conduite sur ce sujet», a déclaré le ministre en faisant référence à Emmanuel Macron.

Pour autant, le ministre a tenu à assurer que la France, partisane de la «création de deux Etats vivant côte-à-côte dans la paix et la sécurité», œuvrait en ce sens : «Nous appuyons par notre diplomatie la reprise des négociations en renforçant par notre coopération les capacités palestiniennes et en demandant par ailleurs [...] le gel des colonisations». Selon lui, ceci prépare la reconnaissance de l'Etat palestinien, qui se fera «au moment où le président de la République et les conditions internationales le permettront de la manière la plus efficace».

Le ministre a aussi noté que cette question prenait «une actualité nouvelle avec la demande de Mahmoud Abbas». En effet, le président de l’Autorité palestinienne a plaidé le 20 février devant le Conseil de sécurité des Nations unies en faveur de la tenue d'une conférence internationale pour régler la question palestinienne et relancer un cycle de négociations.
La reconnaissance française de l'Etat palestinien, une arlésienne

Engagement de campagne de François Hollande en 2012, la reconnaissance de l'Etat palestinien est restée, à ce jour, une arlésienne. En février 2017, alors que la fin du mandat présidentiel se profilait, 154 députés et sénateurs français de toutes obédiences politiques avaient adressé un courrier au président pour que la Palestine puisse «se doter d'un État», sans que cela soit suivi d'effet.

L’Etat de Palestine a obtenu le statut d’Etat non-membre observateur de l’Organisation des Nations Unies le 29 novembre 2012 mais la majorité des pays-membres de l'Union européenne (UE) ne l'ont pas encore officiellement reconnu.

Alors que Mahmoud Abbas a appelé depuis Bruxelles, ce 22 janvier, les Etats membres de l'Union européenne à reconnaître «rapidement» la Palestine comme un Etat indépendant, jugeant qu'il n'y avait pas de contradiction avec une reprise des négociations de paix avec Israël, le chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini l'a, pourtant, assuré du soutien de l'UE.

https://francais.rt.com/international/48259-france-prepare-concretement-conditions-d-un-etat-palestinien

Sergueï Lavrov : l'objectif des Occidentaux en Syrie n'est pas la paix, mais un changement de régime  23/02/2018

Sergueï Lavrov : l'objectif des Occidentaux en Syrie n'est pas la paix, mais un changement de régime











Pour le ministre russe des affaires étrangères, l'activité diplomatique des Occidentaux aux Nations unies consiste à faire porter à la Syrie l'entière responsabilité des combats meurtriers de la Ghouta, et de dédouaner les groupes armés anti-Damas.

Les combats entre rebelles islamistes et forces gouvernementales dans la Ghouta, à l'est de Damas, se doublent d'une joute diplomatique entre la Russie et les Etats-Unis au Conseil de Sécurité de l'ONU. En raison de l'opposition de Moscou, qui dispose d'un droit de veto, le Conseil de sécurité devrait abandonner un projet de résolution porté par les Occidentaux, réclamant un cessez-le-feu de 30 jours pour permettre l'accès humanitaire à la Ghouta orientale. L'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a annoncé ce 22 février 2018 qu'il n'y avait pas d'accord entre les 15 membres du Conseil de sécurité.

Accuser le gouvernement syrien dans le but d'un changement de régime

D'après le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, cité par l'agence TASS, le but réel de cette résolution rédigée par les Occidentaux était de faire porter la responsabilité des bombardements dans la région de la Ghouta à l'armée syrienne et de dédouaner les groupes armés antigouvernementaux. «[Les Occidentaux entendent] accuser le gouvernement syrien dans le but de promouvoir un "plan B", à savoir effectuer un changement de régime en violation de la résolution 2257 [des Nations unies]», a-t-il jugé devant des journalistes, de passage en Serbie. Le chef de la diplomatie russe a en outre déploré le fait que, selon lui, les Occidentaux escomptaient détourner l'attention du processus de paix en Syrie à travers leur proposition de résolution.

Une partie de la Ghouta sous les tirs de groupes armés islamistes et salafistes

De son côté, Moscou veut enrayer l'escalade militaire entre l'armée régulière syrienne et les groupes islamistes qui se sont réactivés dans la région de la Ghouta, parmi lesquels le Fatah al-Cham (alias Front al-Nosra), la Fayaq al-Rahmane («Légion du Tout miséricordieux), l'Armée de l'islam et le groupe rebelle salafiste Ahrar al-Cham al-Islamyya.

Sergueï Lavrov a rappelé que le centre russe pour la réconciliation en Syrie avait proposé à ces combattants islamistes un accord leur permettant d'évacuer la Ghouta mais que ceux-ci avaient décliné l'offre. «Le Front al-Nosra et ceux qui interagissent avec [...] continue de bombarder [les zones urbaines] depuis ses positions», a-t-il souligné, déplorant que ces groupes armés utilisent la population civile de la Ghouta comme «bouclier humain».

https://francais.rt.com/international/48257-serguei-lavrov-objectif-occidentaux-renverser-gouvernement-damas

Afrique du sud : vers une confiscation des terres des fermiers blancs au profit des noirs ?  23/02/2018

Afrique du sud : vers une confiscation des terres des fermiers blancs au profit des noirs ?











Dans un souci de «soigner les divisions du passé», le président sud-africain fraîchement élu Cyril Ramaphosa a annoncé que «l'expropriation de terres sans compensation» était envisagée pour accélérer leur «redistribution» aux Sud-Africains noirs.

Le nouveau président sud-africain Cyril Ramaphosa a présenté le 20 février, dans son discours sur l'état de l'Union, les grands axes de sa présidence, affirmant vouloir «soigner les divisions du passé, pour établir une société basée sur des valeurs démocratiques, la justice sociale et les droits de l'homme».

Et pour y parvenir, le nouvel homme fort du pays a fait une proposition radicale : «L'expropriation de terres sans compensation est envisagée comme l'une des mesures que nous utiliserons pour accélérer la redistribution des terres aux Sud-Africains noirs», a-t-il déclaré, faisant de toute évidence référence aux terres possédées par les fermiers blancs.

«Le retour de la terre aux gens à qui elles a été prise montre précisément comment nous pouvons guérir les divisions du passé», a-t-il martelé, assurant que cette opération se ferait sans violence, et qu'il fallait voir dans ce processus une «opportunité et non une menace».

Aussi radicale soit-t-elle, cette proposition ne devrait pas avoir d'incidence sur l'agriculture ou l'économie du pays, selon Cyril Ramaphosa : «Nous allons gérer cela avec responsabilité. Nous allons le gérer d'une manière qui ne nuira pas à notre économie, ni à la production agricole.»

Plus de deux décennies après la fin de l'apartheid, le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), entend s'attaquer aux disparités raciales dans la propriété foncière en Afrique du Sud. Selon une étude récente menée par le gouvernement, les Sud-Africains noirs représentent 79% de la population, mais ne possèdent directement que 1,2% des terres rurales du pays.

https://francais.rt.com/international/48258-president-sud-africain-veut-confisquer-terres-fermiers-blancs-donner-noirs












«Pas à la hauteur de ses responsabilités» : Amnesty fustige la politique d'immigration de la France  23/02/2018

«Pas à la hauteur de ses responsabilités» : Amnesty fustige la politique d'immigration de la France











Dans son rapport annuel, Amnesty International se montre très critique vis-à-vis de la politique migratoire menée par la France, estimant que celle-ci ne s'était pas améliorée depuis l'élection d'Emmanuel Macron.

«Avant l'élection d'Emmanuel Macron, la France n'était pas à la hauteur de ses responsabilités. Elle ne l'est toujours pas» : Amnesty International, qui a publié son rapport annuel le 22 février, porte un regard très critique sur la politique d'accueil des étrangers de la France.

Devant la presse, la directrice du pôle action d'Amnesty International France, Catherine Gaudard, a estimé que l'opposition entre migrants d'un côté et réfugiés de l'autre contribuait «à déshumaniser les personnes exilées, à faire un tri entre les bons et les mauvais». «On est encore loin de la France exemplaire qui place le respect des droits de tous au cœur de sa politique», a-t-elle affirmé.

Dans le détail, l'ONG a constaté le renforcement à Calais des opérations d'interpellation et de fouilles depuis le démantèlement de la «Jungle» en novembre 2016. Et selon Catherine Gaudard, les associations y ont fait l'objet d'«intimidations inacceptables de la part des autorités», notamment pour «la distribution de vivres».

Amnesty International a en outre dénoncé le renvoi en Italie de près 27 000 réfugiés et migrants entre janvier et juillet, «y compris les mineurs non accompagnés», sans respect, selon l'ONG, de leur droit de demander l'asile en France. Par ailleurs, Amnesty s'indigne des poursuites pour «délit de solidarité», rappelant le cas de Cédric Herrou, condamné en août à quatre mois avec sursis pour avoir aidé des migrants à passer la frontière franco-italienne.
Le projet de loi Asile et immigration dans le viseur

Le projet de loi Asile et immigration porté par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb est également dans le viseur de l'organisation. Selon Jean-François Dubost, responsable du pôle protection des populations à Amnesty, la réduction des délais d'instruction de demandes d'asile, mesure-pivot du projet de loi, s'apparente à «une volonté de dissuader». «Des demandeurs d'asile vont se retrouver sur le carreau et notre préoccupation c'est de nous retrouver dans quelques mois avec des personnes qui vont rentrer dans leur pays, en étant parfois forcées de le faire, alors qu'elles ont des craintes», a-t-il expliqué.



Le projet de loi Asile et immigration vise notamment à réduire à six mois les délais d'instruction de la demande d'asile contre 11 actuellement et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés. Présenté en Conseil des ministres le 21 février, le projet de loi est critiqué par la droite qui le trouve trop laxiste et par la gauche qui le trouve répressif. Il divise même au sein de la majorité, dont l'aile gauche considère qu'il contient des mesures trop restrictives pour les libertés individuelles.

La société civile n'est pas en reste : à l'appel de plusieurs associations, quelque 200 personnes se sont réunies le 21 février devant le conseil d'Etat pour protester contre le projet présenté par Gérard Collomb.



https://francais.rt.com/france/48253-pas-hauteur-ses-responsabilites-amnesty-fustige-politique-immigration-france

Evacuation surprise de la ZAD de Bure : 500 gendarmes ont délogé les occupants antinucléaires  23/02/2018

Evacuation surprise de la ZAD de Bure : 500 gendarmes ont délogé les occupants antinucléaires











Les quelques occupants de la ZAD du bois Lejuc à Bure protestent depuis deux ans contre l’installation d’un site d'enfouissement de déchets nucléaires. Ils ont été expulsés par un escadron de 500 gendarmes au petit matin le 22 février.

Le gouvernement ne veut pas d’un Notre Dame-des-Landes bis. A 6h25 a été donné le coup d’envoi de l'expulsion de la ZAD protestant contre le projet de site d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo dans le bois Lejuc de Bure (Meuse). Une opération qui aura été difficile à réaliser sur le site proche de Nantes mais qui signifie un retour à l'ordre pour le ministre de l'Intérieur. Pendant l'opération celui-ci a déclaré : «Nous ne voulons plus qu'il y ait en France des lieux de non-droit».

Gérard Collomb a notamment annoncé sur Twitter la venue des gendarmes pour déloger les occupants antinucléaires. 500 membres de forces de l'ordre étaient présents pour évacuer moins d'une cinquantaine de personnes mobilisées contre ce site géré par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

Cette opération a lieu à la suite d'une décision rendue le 26 avril 2017 par le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc qui avait ordonné «l'expulsion sans délai» «de tout occupant des terrains appartenant à l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra)».

Lors des opérations, au moins cinq militants ont été interpellés. Quelques personnes s'étaient retranchées dans des cabanes en bois perchées dans des arbres à 20 mètres de hauteur.

Les gendarmes ont également délogé vers midi une trentaine de militants qui s'étaient barricadés dans une maison à proximité.

Incrédulité des politiques opposés au projet

La rapidité et le caractère inattendu de l’opération sont d'autant plus étonnants que le secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, avait prévu de se rendre sur place dans l’après midi du 22 février, un déplacement qui ne laissait nullement présager d'une éventuelle évacuation le matin même.

L’expulsion et le projet ont provoqué la colère de plusieurs responsables politiques, comme le député de la France Insoumise Eric Coquerel.

Benoit Hamon, ancien candidat PS à la présidentielle de 2017 a déclaré sur France Info : «C'est la méthode Gérard Collomb : on l'aurait écouté, il aurait fait la même chose à Notre-Dame-des-Landes. Fort heureusement, personne ne l'a écouté, donc il se rattrape sur Bure en quelque sorte».

Le parti Europe Ecologie - les Verts a protesté, estimant que «cette évacuation, probablement illégale», intervenait «après des mois de surveillance, de harcèlement, d'acharnement judiciaire infondé, de répression violente».

Les écologistes notent un paradoxe : l'illégalité invoquée pour déloger les zadistes est aussi du côté de l'Andra. «Où étaient les "forces de l'ordre" quand l'Andra faisait construire un mur autour d'un terrain qui ne lui appartenait pas ? Et quand l'Andra faisait ILLÉGALEMENT défricher le Bois Lejuc ?», a demandé EELV.

En effet, lorsque l'agence a défriché sept hectares de forêt en juin et juillet 2016 pour démarrer les travaux, elle n'a pas respecté les dates requises d'interdiction de défrichage de mars à juillet correspondant à la période de nidification des oiseaux. Elle a aussi édifié un mur de béton de 2 mètres de haut et de 3 kilomètres de long sans autorisation. Des associations et des militants ont donc assigné l'agence en référé et l'Andra a été condamnée le 1er août 2016 au TGI de Bar-le-Duc à cesser ses travaux et remettre les parcelles en état, un jugement confirmé en appel en mai 2017. EELV s'étonne donc que la police ne soit pas intervenue cette fois-là pour faire respecter la loi.

Un des anciens soutiens des opposants au site d'enfouissement de Bure est le ministre Nicolas Hulot, à l'époque président de sa fondation, ici en photo à Rennes il y a un an et demi.

Que contestent les occupants de ce bois ?

Au cœur du bois Lejuc devraient être réalisés différents destinés au stockage les déchets les plus radioactifs de France à 500 mètres sous terre. Le site pourrait accueillir 80 000 m3 de déchets dont 10 000 m3 hautement radioactif qui auraient une durée de vie de 100 000 ans. Ils seront vitrifiés puis refroidis à la Hague durant 40 à 50 ans puis scellés dans des cylindres de métal et conduits à Bure.

Après différentes études pour trouver un site, celui de Meuse-Haute-Marne a été choisi en 1998 pour l'implantation. Le chantier a commencé deux ans après par la construction d'un laboratoire souterrain d'analyse de roches en vue de l'enfouissement. En 2006, la solution de stockage retenue a été celle du «stockage réversible en couche géologique profonde». Les associations écologistes réfutent ce choix et Greenpeace France a parlé un «stockage réversible en subsurface».

https://francais.rt.com/france/48251-evacuation-par-500-gendarmes-zad-bure

France : le Défenseur des droits critique le projet de loi sur l’immigration  22/02/2018

France : le Défenseur des droits critique le projet de loi sur l’immigration











Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a estimé que le demandeur d’asile est “maltraité” par le controversé projet de loi sur l’immigration présenté mercredi par le gouvernement français, dans un entretien au journal Le Monde daté de vendredi.

“Contrairement au discours qui veut que tout soit fait en faveur du demandeur d’asile, il est en fait maltraité par ce projet”, déclare le Défenseur des droits, autorité constitutionnelle indépendante chargée de veiller à la protection des droits et des libertés et de promouvoir l’égalité en France.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a défendu mercredi son projet de loi controversé sur l’asile et l’immigration, dont la fermeté est critiquée par la gauche et les associations et qui a fait des vagues jusque dans la majorité du président Macron.

Le texte, qui doit être discuté au Parlement en avril, prévoit notamment de réduire à six mois les délais d’instruction de la demande d’asile et de faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.

Selon M. Toubon, ex-ministre de la Justice sous la présidence de Jacques Chirac, le demandeur d’asile va se retrouver “pris dans des procédures tellement accélérées qu’elles confinent à l’expéditif”.

Il dénonce les “délais impossibles à tenir, notamment pour déposer un recours devant la Cour nationale du droit d’asile”.

Le projet de loi privilégie “la prétendue efficacité plutôt (que) la prise en compte du contradictoire et des droits fondamentaux” alors que, d’après lui, “la situation n’appelle pas de loi nouvelle”.

“Ce n’est pas en s’alignant sur les thèmes du (parti d’extrême droite) Front national qu’on va faire reculer ses votes”, s’émeut encore l’ancien ministre.

“Le solde migratoire reste le même depuis des années. (…) Le nombre d’entrées et de sorties varie légèrement d’une année sur l’autre, mais ne s’apparente en rien à une +crise+ qui nécessiterait de légiférer rapidement”, juge M. Toubon.

https://www.tsa-algerie.com/france-le-defenseur-des-droits-critique-le-projet-de-loi-sur-limmigration/

Monténégro: attaque à la grenade contre l'ambassade US  22/02/2018

Monténégro: attaque à la grenade contre l'ambassade US











Dans la nuit de mercredi à jeudi, un homme s’est fait exploser devant l’ambassade des États-Unis à Podgorica, la capitale monténégrine, après avoir jeté une grenade à l'intérieur du bâtiment, ont annoncé les autorités.

Le gouvernement du Monténégro a déclaré jeudi qu'un assaillant avait lancé une grenade dans l'ambassade des États-Unis à Podgorica avant de se faire exploser avec un autre engin explosif.

L'attaque s'est produite vers minuit dans la nuit de mercredi à jeudi.

«L'ambassade mène actuellement un examen interne pour confirmer la sécurité de tout le personnel», a déclaré le département d'État à Washington.

«L'engin était très probablement une grenade à main. L'enquête policière et l'identification sont en cours, sous la direction du procureur et de la police du Monténégro», relate un tweet du gouvernement.

Aucune piste n'a été évoquée pour le moment.

L'ambassade américaine au Monténégro a recommandé aux citoyens américains d'éviter le quartier où se trouve le bâtiment, de surveiller les médias locaux et d'éviter les grands rassemblements en raison d'une menace de sécurité «active», selon le site de la mission diplomatique.

https://fr.sputniknews.com/international/201802221035239389-montenegro-attaque-grenade/

Qui sont les signataires de la tribune dénonçant le «traitement judiciaire d'exception» de Ramadan ?  22/02/2018

Qui sont les signataires de la tribune dénonçant le «traitement judiciaire d'exception» de Ramadan ?











Mediapart a mis en ligne un texte co-signé par plus de cinquante personnes. Ils dénoncent notamment «une sévérité de traitement» contre Tariq Ramadan, théologien controversé, accusé de viols et actuellement mis en examen et en détention provisoire.

Le 21 février, le site d'information dirigé par Edwy Plenel, Mediapart, a publié la tribune d'une cinquantaine de personnalités qui exprime, selon les termes employés, «le refus des instrumentalisations dans la lutte contre les violences faites aux femmes», en référence à l'affaire Tariq Ramadan.

Parmi les signataires qui volent au secours du controversé islamologue, de nombreux militants, des élus et des personnalités, elles aussi, controversées.

Dans l'écrit, les signataires dénoncent une «sévérité de traitement» contre Tariq Ramadan, actuellement en détention et mis en examen pour viols. Ils s'appuient sur le fait que ce dernier affirme souffrir de deux pathologies dont une sclérose en plaques. Toutefois, une expertise médicale ordonnée par la justice, dont l'AFP a eu connaissance le 19 février, a jugé son état de santé compatible avec son incarcération.

Malgré cela, les signataires estiment que Tariq Ramadan est «condamné avant même le démarrage de l’enquête judiciaire dans de nombreux médias et par des personnalités en guerre contre ses engagements religieux et politiques». «Tariq Ramadan voit son droit à la présomption d’innocence massivement bafoué», ajoutent-ils. Estimant qu'il ne bénéficie pas d'«une procédure judiciaire régulière», les signataires exigent «sa libération immédiate» et dénoncent un «traitement judiciaire d'exception». Mais qui sont les auteurs de cette tribune ?
Qui sont les signataires ?

Pour beaucoup d'entre eux, ce sont des militants. Parmi les noms les plus connus, on peut relever celui d'Houria Bouteldja, qui se définit comme une «militante politique franco-algérienne». Elle est connue pour ses prises de positions en tant que porte-parole des Indigènes de la République (PIR), et est régulièrement accusée par ses détracteurs d'être «racialiste» puisque considérant l'appartenance ethnique comme la principale cause d'oppression.

La militante antiraciste Sihame Assebague fait également partie des signataires. Elle est régulièrement mise en cause par des journalistes ou des écrivains pour promouvoir le communautarisme, et le racisme anti-blanc. Elle est également connue pour son implication dans les controversés «camps d'été décoloniaux».

Autre visage connu de la sphère médiatique et habitué des polémiques : l'ancien directeur exécutif du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) Marwan Muhammad. Devenu auteur, il a notamment défendu le port du burkini à la plage, refusé de condamner la polygamie, et participé au camp d'été décolonial. Il dénonce régulièrement un «racisme d'Etat» qui existerait en France.

Par ailleurs, Tariq Ramadan peut compter sur le soutien du politologue François Burgat et de son ancien étudiant, aujourd'hui docteur en sciences politiques, Nabil Ennasri. Deux universitaires qui ne font pas non plus l'unanimité. La militante de défense de la laïcité Fatiha Boudjahlat, du mouvement Viv(r)e la République, accuse notamment les deux hommes d'être des militants qui symboliseraient l'entrisme islamiste dans les sciences sociales. «François Burgat [avait soutenu] la thèse de Nabil Ennasri sur [le théologien proche des Frères musulmans Youssef] Al Qaradawi, interdit dans plusieurs pays pour ses appels à tuer les juifs, à tuer les apostats», avait-elle estimé, interrogée par RT France le 21 novembre 2017.

https://francais.rt.com/france/48242-mediapart-publie-tribune-soutiens-tariq-ramadan-qui-sont-ils

Trump envisage d'armer les enseignants après la tuerie de Floride  22/02/2018

Trump envisage d'armer les enseignants après la tuerie de Floride










Recevant les proches des victimes de l'attaque armée survenue dans une école de Floride sept jours plus tôt, le président américain a évoqué la possibilité pour certains enseignants de porter une arme pour défendre leurs élèves.

Le président américain Donald Trump s'est dit prêt le 21 février à envisager d'armer certains enseignants dans les écoles, pour protéger les élèves en cas d'attaque semblable à celle qui a fait 17 morts la semaine dernière dans un lycée de Floride.

Les professeurs concernés porteraient leur arme de façon dissimulée et suivraient une formation spéciale préalable, selon le président qui n'a pour autant pas définitivement tranché sur cette question éminemment controversée. «Evidemment, cela s'appliquerait uniquement aux enseignants sachant manier une arme», a-t-il concédé.

Le président a également promis de prendre des mesures fortes de vérification des antécédents criminels et mentaux des acheteurs d'armes, en recevant à la Maison Blanche des rescapés de cette fusillade et des proches des victimes.

De son côté, une jeune élève du lycée de Parkland (Floride), Julia Cordover lui a demandé de «prendre les bonnes décisions» pour qu'une telle tragédie ne se reproduise pas. Donald Trump s'est plié à une séance d'écoute des familles particulièrement longue. Il a ainsi été interpellé par des amis d'adolescents tués à Parkland et par des parents éplorés.

«Le 11 septembre s'est produit une fois, et les problèmes ont été résolus. Combien d'écoles, combien d'enfants doivent-ils tomber sous les balles ?», a demandé Andrew Pollack, dont la fille de 18 ans, Meadow, a été tuée au lycée Marjory Stoneman Douglas la semaine précédente. «Ma fille, je ne vais plus la revoir. Elle n'est pas là. Elle n'est pas là. Elle est à North Lauderdale, au cimetière King David, c'est là qu'aujourd'hui je vais pour voir mon enfant», a-t-il déclaré.

«En tant que pays, nous avons échoué à protéger nos enfants. Cela ne devrait pas se produire. Lorsque je vais prendre l'avion, je ne peux pas emporter une bouteille d'eau, mais nous laissons un être bestial pénétrer dans une école et s'en prendre à nos enfants», a-t-il encore dit.

Le 15 février dernier, Nikolas Cruz, un jeune homme de 19 ans, avait pénétré dans le lycée Stoneman Douglas, dont il avait été renvoyé. Il avait tué 17 personnes, élèves et enseignants, avec une arme semi-automatique achetée tout à fait légalement, en dépit d'antécédents psychiatriques et d'un signalement au FBI adressé par un de ses proches.

https://francais.rt.com/international/48243-trump-envisage-darmer-enseignants-apres-tuerie-floride

«Chasse aux migrants» : les syndicats s'insurgent contre une note interne de la SNCF à Bordeaux  22/02/2018

«Chasse aux migrants» : les syndicats s'insurgent contre une note interne de la SNCF à Bordeaux











Une note interne au personnel de la SNCF en Gironde qui leur demandait d'identifier puis de recueillir un maximum d'informations sur les migrants a outré les syndicats. La direction a affirmé ne pas en avoir eu connaissance et l'a retirée.

Les 600 contrôleurs de la SNCF de la région bordelaise ont reçu le 16 février une note interne qui a fait grand bruit. Celle-ci leur donnait la marche à suivre lorsqu'ils rencontraient «un groupe constitué de population migrante» à bord des trains ou sur les quais.

Révélée par 20 Minutes, cette note leur demandait ainsi de «ne pas s'exposer», tout en essayant de collecter le maximum d'informations possible sur les migrants, à savoir leur nombre, la présence d'enfants dans le groupe, leur destination ou encore la raison de leur déplacement. Il leur était en outre recommandé d'en «aviser l'escale», et enfin de «rédiger un rapport circonstancié et factuel».

Autant de consignes qui ont suscité un vif émoi au sein de l'entreprise. Séverine Rizzi, secrétaire de la section CGT Cheminots de Bordeaux s'est insurgée que l'on demande aux contrôleurs «de classer les migrants et de se comporter comme une milice de préfecture». «Il faudrait ainsi identifier les groupes de migrants, avant même de savoir s’ils ont ou pas un billet», a-t-elle dénoncé dans les colonnes de 20 Minutes, estimant inacceptable que les contrôleurs puissent s'entendre dire qu’ils feraient «la chasse aux migrants».

«La délation est érigée en conduite à tenir ! La SNCF réinvente Vichy ! C’est une honte», s’est indigné de son côté Thomas Portes dans un communiqué au nom du collectif des cheminots du PCF.
Une note non validée par la direction régionale

Pour tenter de tuer la polémique l'œuf, la SNCF a affirmé le 20 février que cette note était «le fruit d’une initiative personnelle» et n'avait pas été validée par la direction régionale, qui «n'en avait pas connaissance».

«Cette note ne reflète en aucun cas la politique nationale de SNCF qui se doit de communiquer les coordonnées des services pouvant aider les populations concernées par la crise migratoire», a poursuivi l'entreprise ferroviaire, avant de préciser qu’une nouvelle note serait rédigée dans les prochains jours portant sur les «gestes métiers» des contrôleurs.

https://francais.rt.com/france/48244-chasse-migrants-syndicats-insurgent-contre-note-interne-sncf-bordeaux

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