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Zone euro: le doute persiste (Banque centrale de Russie)


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Mardi 14 Décembre 2010

Zone euro: le doute persiste (Banque centrale de Russie)
Les craintes relatives à la stabilité financière de la zone euro continueront à exercer une pression sur la monnaie unique européenne, a déclaré mardi Sergueï Chvetsov, chef des opérations financières et membre du conseil des directeurs de la Banque centrale russe.
"Nous conservons des craintes au sujet de la stabilité financière de la zone euro. Il s'agit des difficultés de l'Irlande, du Portugal, de l'Espagne et de la Belgique. J'espère que la Banque centrale européenne sera en mesure de surmonter les conséquences de la crise. Toutefois, la crise des finances publiques peut durer assez longtemps, et l'euro restera sous pression", a-t-il indiqué.
Selon lui, malgré une possible hausse de l'inflation en Chine, le prix du brut devrait rester assez élevé en 2011, à environ 80 dollars le baril, ce qui permettra à l'économie russe d'évoluer selon les prévisions.
Plombé ces dernières semaines par les incertitudes autour de l'Irlande, l'euro a toutefois entamé une remontée face au dollar mardi, sur fond de spéculation autour de l'adoption de nouvelles mesures en zone euro pour répondre à la crise de la dette, tandis que la monnaie américaine se trouvait sous pression.
La BCR a récemment annoncé sa décision d'investir une partie de ses réserves de change dans le dollar australien.


Mardi 14 Décembre 2010


Commentaires

1.Posté par ROBERT GIL le 14/12/2010 13:31 | Alerter
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de toute façon, a qui donc a profité le système euro? Aux spéculateurs aux banquiers et aux multinationales qui ont pu déplacer plus facilement leurs usines et leurs capitaux. Les banquiers ont investi des millions d’euros dans des pays qu'ils ont encouragé à s’endetter. Les seuls bénéficiaires de ce système sont donc les financiers et le seul avantage des citoyens c'est de pouvoir voyager en zone euro sans avoir besoin de changer la monnaie. Enfin, voyager, pour ceux qui en ont encore les moyens!

Conscience Citoyenne responsable

2.Posté par Anita1945 le 16/12/2010 22:49 | Alerter
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Marie-France GARAUD, l’impérialisme Germanique et la crise Européenne.
Article placé le 16 déc. 2010, par Mecanopolis.


Invitée de l’émission "Ce soir ou jamais", sur France3, le 13 décembre dernier,
Marie-France GARAUD, l’une des grandes égéries politiques de la FRANCE
(elle passait pour « l’éminence grise » des Gouvernements Pompidou et Chirac)
a tenu sur l’Allemagne des propos qui tranchent singulièrement avec le ronron ambiant.
Aucun des hôtes de Frédéric Taddeï n’a osé l’interrompre.
En voici l’essentiel, in extenso.

"Pourquoi avons-nous été assez stupides pour aliéner notre Souveraineté ?
Marie-France GARRAUD.


C’est l’ALLEMAGNE qui a demandé la création de la monnaie unique pour des raisons de politique intérieure.
- « N’y aurait-il pas une autre logique que la nôtre,
- que celle que nous voulons voir ?
- Pourquoi pas ?
Je n’ai pas un raisonnement d’Economiste, mais j’essaie d’avoir un raisonnement politique. Il faut se souvenir que c’est l’Allemagne qui a demandé la monnaie unique. On nous serine le contraire, mais c’est faux.
C’est le Chancelier Kohl qui, au moment de la Réunification a, d’ailleurs, écrit une lettre à François Mitterrand, qui était alors Président du Conseil Européen, pour lui demander de le voir avant le sommet de Dublin parce-qu'il avait besoin de l’union politique et monétaire le plus rapidement possible pour des raisons de politique intérieure. On est donc amené à se demander quelles étaient ces raisons.
Si on considère l’histoire ancienne et récente de l’Allemagne par rapport à celle de la France, on voit bien que nous sommes dans une situation dissymétrique.
La France est un État constitué depuis dix siècles,
l’Allemagne n’a pas eu d’État entre Otton Ier et Bismarck (850-1862, NDLR). Les Reich successifs n’ayant pas très bien réussi (par la guerre, NDLR), on peut considérer que les Allemands souhaitent constituer un Etat dans la Paix ou, plus exactement, SANS la Guerre. Et pour constituer un Etat dans la Paix, il leur est nécessaire de réaliser une structure plurielle.
Car l’Allemagne est plurielle : entre la Prusse, la Bavière, les pays rhénans, il y a des différences beaucoup plus lourdes qu’entre les provinces françaises, il faut donc qu’il y ait entre elles un élément structurant. On peut imaginer que cette structure plurielle est celle de l’Europe Fédérale, et que l’élément structurant est la monnaie unique. »
Les Allemands ont créé une monnaie qui correspond à l’espace historique de la Germanie.
« Ils ont fait tout ça pour une Europe qui comporte les pays qui correspondent, en gros, à l’espace historique de la Germanie.
Je ne pense pas que-ce-soit absurde, ce que je dis là.
Au moment où l’euro a été créé, ils abandonnaient le mark, mais ça valait bien un petit sacrifice, c’est-à-dire de créer une monnaie qui s’appliquait à cette Europe-là.
Le Ministre des Finances Allemand d’alors avait, d’ailleurs, dit :
« Ah non, pas les pays du Club Med ! »
Signe que l’euro était construit pour une Allemagne comportant la France, les pays du Benelux et les pays d’Europe Centrale, bien sûr.
C’est Monsieur Romano Prodi, qui a été un détestable Président de la Commission mais un excellent Président du Conseil à l’époque, qui a fait rentrer l’Italie à coups de pieds dans le derrière dans l’euro, car il savait pertinemment que si l’Italie n’entrait pas dans l’euro, elle se couperait en deux, comme elle l’avait fait aux temps très anciens des partages de l’Empire de Charlemagne.
Et c’est ainsi que les pays du Club Med. sont entrés dans l’euro, mais cette monnaie unique n’était pas conçue pour eux. »
L’Allemagne retrouve son tropisme historique vers l’Est. La Réunion avec la Pologne et la Russie s’est faite à Paris la semaine dernière.
« Si cette idée, que je schématise abusivement pour les besoins de la discussion, correspond à un plan Allemand, il ne faut pas s’étonner de ce qui arrive. L’Allemagne n’a pas l’intention de soutenir les pays avec lesquels elle ne partage aucune solidarité politique, économique ou régionale.
D’autant que ceci se passe à un moment où le basculement vers l’ASIE est véritablement patent, visible, criant, massif, et où, par conséquent, l’Allemagne retrouve son tropisme historique vers l’Est.
Enfin, ça se passe sous nos yeux !
La Réunion de l’Allemagne, la Pologne et la Russie s’est faite à Paris la semaine dernière. On a fait l’hôtel. Ce n’est là qu’une politique Germanique classique (au sens d’impérialisme, NDLR). Ça ne veut pas dire qu’elle ne veut pas que la France soit dans cette Europe-là, mais l’Allemagne n’a pas du tout envie des pays du Club Med.
Le projet de l’Allemagne pourrait être de garder les pays qui l’intéressent et de trouver les mécanismes, sans être trop sauvage, qui amènent à terme à des limitations de capacité pour les pays du sud, de sanctions, de privation des droits, etc. »
Pourquoi avons-nous été assez stupides pour aliéner notre souveraineté ?
« Nous sommes devant une opération gigantesque, massive (…)

Ce qui gêne la FRANCE, dans cette situation, c’est un problème Juridique.
L’Allemagne est restée souveraine. La Cour de Karlsruhe est garante de la Souveraineté Allemande.
Elle le dit expressément dans toute une Série d’Arrêts.
Et pendant ce temps-là, nous, comme des imbéciles, il n’y a pas d’autres mots, nous avons aliéné notre Souveraineté dans les Traités Européens.
Mais pourquoi ?
C’est véritablement incompréhensible.
Comment prétendre être le pays le plus intelligent du Monde et se conduire d’une manière aussi stupide ? »

Propos retranscrits par Clovis CASADUE, pour FLASH
Publié sur Mecanopolis avec l’aimable Autorisation de Jean-Emile Néaumet, Directeur de la Rédaction.

Reproduction libre avec indication des Sources. - FLASH N° 55, disponible jeudi 16 décembre 2010.
Mecanopolis 16 décembre 2010.

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