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Zardari réclame une implication de l'ONU dans l’enquête ‎sur le meurtre de Bhutto



Dimanche 6 Janvier 2008

Zardari réclame une implication de l'ONU dans l’enquête ‎sur le meurtre de Bhutto
La polémique déclenchée suite à l'assassinat de l'ex-Chef ‎de file du Parti du peuple pakistanais (PPP), Bénazir Bhutto ‎enfle de jour en jour. Il y a d'une part un Président Musharraf ‎qui refuse les accusations proférées dans ce domaine contre son ‎gouvernement et ses services de renseignements martelant que ‎ces derniers ne cultivent aucun « secret » là dessus, et de l'autre, ‎les partisans du défunt Bhutto qui évoquent le piste des hauts ‎responsables proche au pouvoir et les services de renseignement ‎dans cet lâche assassinat. Alors que cinq experts en lutte ‎antiterroriste et en médecine légale de Scotland Yard, la police ‎britannique, ont amorcé samedi leur enquête sur l'assassinat de ‎l'ex-Premier Ministre pakistanais, son veuf, Ali Zardari a ‎réclamé samedi une enquête des Nations unies sur la mort de ‎son épouse. Cité le "Washington Post", le mari du décédé ‎Bhutto a jugé invalides les enquêtes du gouvernement de ‎Musharraf à l'intérieur et à l'extérieur du pays. En réponse à ‎cette question pourquoi Zardari veut une enquête onusienne sur ‎le meurtre de sa femme, il s'avère chercher à changer tout en ‎faveur de son parti, lors des élections législatives du 18 février. ‎Même si les enquêtes internationales s'effectuent en tout cas à ce ‎propos, elles resteront lettre morte. Le Parti du peuple ‎pakistanais (PPP) de Mme Bhutto ne coopérera à aucune ‎enquête, lancée sous l'autorité des Nations unies, sur le modèle ‎de celle mise sur pied pour l'assassinat de l'ex-Premier ministre ‎libanais Rafiq Hariri en 2005, tandis que le résultat de ces ‎dernières enquêtes ne sont pas encore éclairci et le Liban ‎s'empêtre encore dans les retombées du meurtre de son ancien ‎Premier ministre et il en est de même de l'affaire de l'assassinat ‎de Mme Bhutto. Pour ce qui est les enquêtes du Scotland Yard, ‎dans ce domaine, on a auparavant goûté d'au moins deux cas de ‎l'implication manquée de la police criminelle britannique dans ‎de telles affaires, l'une, l'affaire du meurtre de Morteza Bhutto, ‎et l'autre, l'assassinat du premier Chef du gouvernement ‎pakistanais, Liaquat Ali Khan, après l'indépendance du pays qui ‎a été abattu en 1951 dans un même lieu à Rawalpindi où Benazir ‎Bhutto a récemment été tuée. Il ressort donc que le Scotland ‎Yard ne pourrait pas jouer un rôle différent dans l'affaire de ‎l'assassinat de Mme Bhutto, mais encore, l'implication étrangère ‎à ce propos aura assurément des répercussions négatives dans ce ‎pays. Il est vrai que les puissances étrangères, cherchant ‎toujours leurs propres intérêts dans les pays de la région, tentent ‎de profiter du résultat des enquêtes en leur faveur et afin de faire ‎une tractation en coulisse avec les possesseurs du pouvoir. Par ‎conséquent, la famille Bhutto ne peut exiger que tous ces secrets ‎de cet attentat soient révélés. Pour conclure, on précise que le ‎résultat des enquêtes, ouvertes par une commission de suivie ‎indépendante, pourrait satisfaire davantage les attentes des ‎Bhutto que celles des inspecteurs étrangers.‎


Dimanche 6 Janvier 2008

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