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Welcome to Israël


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Lundi 26 Mai 2014

Welcome to Israël

C’est ce qui s’appelle une belle répartition des rôles : Dominique Strauss-Kahn attaque pour diffamation le film d’Abel Ferrara, Welcome to New York, « une merde, une crotte de chien » selon les termes de son avocat, Jean Veil, le fiston à Simone. Lequel explique laisser le soin aux associations antiracistes, pour leur part, de porter plainte contre le caractère « antisémite » du film.

La veille, Anne Sinclair était néanmoins prems à sortir de son grand chapeau l’arme fatale des relents « antisémites », mais faisait aussi savoir du même coup qu’elle n’attaque pas la « saleté », car elle la « vomit ». Nous expliquant en substance son « dégoût » du corps de Gégé Depardieu, dont l’abdomen protubérant lui semble incarner quelque caisse de résonnance des heures les plus sombres de notre histoire. Sans doute le ventre fécond de la bête immonde.

Dans une scène, Simone Devereaux – le rôle miroir d’Anne Sinclair – est remerciée dans un dîner pour ce qu’elle a fait en faveur d’Israël. Encore un signe évident de la haine antisémite colportée par le film, selon Anne Sinclair, celle-là même dont on se souvient, depuis le savoureux et regretté Pierre Desproges, qu’elle n’aurait jamais pu tomber amoureuse d’un non-juif.

Anne Sinclair qui monte encore au plafond quand il est dit dans le film que sa famille a fait fortune au sortir de la 2nde Guerre mondiale. A ce sujet, une anecdote que Jean Cocteau raconte dans Le Passé défini (Gallimard), à propos du marchand d’art Paul Rosenberg, grand-père d’Anne Sinclair, laisse à penser que l’immense fortune familiale était déjà en route pour des sommets au-dessus du soleil dans l’entre-deux-guerres.

« Le jour de la mort de Renoir, je rencontre Paul Rosenberg. Il me dit: « Je suis marchand de tableaux, que voulez-vous, et je donne de petites sommes à la domestique de Renoir pour qu’elle m’annonce sa mort avant les autres. Elle me téléphone ce matin. Un monsieur arrive Rue La Boétie et je devine tout de suite qu’il sait et qu’il imagine que je ne sais pas. Bref, il veut acheter vivant et moi je fais semblant de vendre vivant et je vends mort. Vous suivez ? Le monsieur croit qu’il me roule ». Paul Rosenberg commence alors à se rendre compte, d’après ma tête, que son histoire est sordide. Et il ajoute : « Il y a quelqu’un qui a dû bien rire là-haut. C’est le père Renoir ». Croyez-vous qu’il y ait des gens ignobles, des gens qui profitent de tout et même des morts ? ».

Le trio improbable de la cocue, du porc et de son baveux, que n’aurait peut-être pas renié La Fontaine dans son bestiaire, s’abstiendra de compter sur le soutien de Claude Lelouch, qui déclarait à la sortie de l’avant-première cannoise de Welcome to New York : « La performance de Depardieu est extraordinaire, un film très intéressant, allez le voir ! Il parle d’une chose importante et il fallait du culot pour faire ce film, donc j’ai pris beaucoup de plaisir à le voir ». Si l’on recolle les morceaux, Claude Lelouch, bien connu au travers de sa filmographie pour ses prises de position pangermanistes, a méchamment kiffé un film « antisémite » au contenu quasi scatologique. Mais que fait la Licra ?

http://diktacratie.com/welcome-to-israel/



Lundi 26 Mai 2014


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