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Visite du premier ministre français Jean Marc AYRAULT : quel co-partenariat stratégique entre l’Algérie et la France ?


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ALGERIE FRANCE


abderrahmane Mebtoul
Dimanche 15 Décembre 2013

Visite du premier ministre français Jean Marc AYRAULT : quel co-partenariat  stratégique entre l’Algérie et la France ?
Visite du premier ministre français Jean Marc AYRAULT : quel co-partenariat  stratégique entre l’Algérie et la France ?
 
Professeur  des universités, expert international- Docteur d’Etat en gestion  1974)   en management stratégique -  Abderrahmane MEBTOUL


Le premier ministre français   doit effectuer une visite en Algérie les 16/17 décembre 2013 dans le cadre du prolongement  de  la visite du président Hollande les 19/20 décembre 2012. Il sera accompagné de plusieurs ministres  et de plus d’une quarantaine  de chefs de grandes entreprises. Il sera certainement question au cours des discussions des grandes questions stratégiques donc du devenir de l'Afrique du Nord et du Sahel, mais surtout de concrétiser  la mise  en œuvre d’affaires  en vue de renforcer  la coopération économique et culturelle. Force est de constater que la structure des échanges est figée, loin des attentes et des potentialités entre les deux pays. Aussi, face à la crise mondiale qui affecte tous les pays sans exception, qui sera de longue durée, avec d’importants bouleversements géostratégiques  nécessitant une nouvelle  gouvernance mondiale. Cette présente contribution pose la problématique du renforcement de la coopération entre l’Algérie et la France dans le cadre de l'axe Europe Maghreb au sein d'une économie mondialisée en axant l’effort sur l’investissement productif  grâce à des co-partenariats et éventuellement des co-localisations et pas seulement sur la consommation.

1-Face à la mondialisation, quelles relations  entre la France et l’Algérie,   via Europe /Maghreb ?

Cette dynamisation  ne sera profitable que si l’Algérie et la France ont   une approche réaliste  du co-partenariat loin du mercantilisme et d'esprit de domination  et que si ils  ont une vision commune de leur devenir. Elle ne sera profitable à terme que dans le cadre de l’intégration maghrébine. Car, le Maghreb avec une population d’environ 90 millions d’habitants est actuellement marginalisé au sein de l’économie mondiale où son produit intérieur brut, d’ailleurs gonflé artificiellement par les hydrocarbures en Algérie et Libye et les phosphates au Maroc,  ne dépasse pas en 2012, les 420 milliards de dollars contre environ 73.000 pour l’ensemble de l’économie mondiale. Le développement du Maghreb où la sphère informelle dépasse les 50% de la superficie économique  avec  la  dominance du tertiaire et des micros unités au niveau de la sphère réelle, peu ouvert à la concurrence internationale,  devient impérieux  impliquant de profondes réformes structurelles tant politiques, économiques que sociales  si le Maghreb  veut éviter à terme, dans une région turbulente,  des remous sociaux et politiques. Pourtant  le Maghreb, région pivot peut  être un sous segment de la dynamisation du continent Afrique, objet de toutes les convoitises qui expliquent les rivalités pour son  contrôle économique,  continent  d’avenir à très fortes potentialités,  qui vers horizon 2030 tirera la croissance de l’économie mondiale, sous réserve de sous intégration régionales et d’une gouvernance rénovée, dont la lutte contre la corruption et l’exode de cerveaux.  Dès lors,  s'impose la nécessité d'une véritable révolution culturelle pour inculquer l'esprit d'entreprise et libérer l'ensemble des énergies créatrices. La coordination des politiques économiques, monétaires, commerciales, fiscales et douanières est un objectif vital pour un développement durable, la misère enfantant  l’insécurité régionale,  afin de stabiliser le Sahel. En effet, face aux bouleversements mondiaux, l'accélération des réformes économiques conciliant efficacité économique et cohésion sociale par  une plus grande moralisation de la gestion de la Cité (qualifié de bonne gouvernance) sont les pistes à explorer pour éviter ce dualisme Nord –Sud préjudiciable à l'avenir de l'humanité. La symbiose des apports de l'Orient et de l'Occident, le dialogue des cultures et la tolérance sont sources d'enrichissement mutuel.  Les derniers évènements devraient encore mieux nous faire réfléchir évitant cette confrontation des religions car autant l'Islam, le Christianisme ou le Judaïsme ont contribué fortement à l'épanouissement des civilisations, à cette tolérance en condamnant toute forme d'extrémisme. La mondialisation est un bienfait pour l'humanité à condition d'intégrer les rapports sociaux et ne pas la circonscrire uniquement aux rapports marchands en synchronisant la sphèreréelle et la sphère monétaire, la dynamique économique et la dynamique sociale. Au moment de la consolidation des grands ensembles, enjeux de la mondialisation, je suis persuadé du nécessaire rapprochement entre l'ensemble des pays du Maghreb d'une intensification de la coopération avec la France et l’Algérie  via l'Europe à la mesure du poids de l'histoire qui nous relie si l'on veut dépasser les résultats mitigés notamment de l’Accord de Barcelone, instaurant la   zone de libre  échange entre l’Europe et le Maghreb, trois pays ayant signés séparément cet Accord , le Maroc, la Tunisie et l’Algérie. Dans ce cadre l'émigration maghrébine, ciment des liens culturels peut être la pierre angulaire de la consolidation de cette coopération. Selon l'Aida, l'Association internationale de la diaspora algérienne à l’étranger, créée à Londres en 2012  les Algériens ou personnes d'origine algérienne vivant à l’étranger en 2012 sont au nombre de 7 millions dont 5 millions en France. Par contre Selon  Gilbert Meynier spécialiste de l'histoire de l'Algérie (« après l'indépendance: les relations tumultueuses entre l'Algérie et la France in Histoire de l'Algérie coloniale », ouvrage collectif, La découverte, 2012) ,  le nombre de résidents d'origine algérienne en France en 2012 peut-être estimé à 4 millions, dont 2 millions de bi-nationaux.. Quel que soit le nombre, la diaspora est  un élément essentiel du  rapprochement entre l’Algérie et la France,  du fait qu'elle recèle d'importantes  potentialités , intellectuelles, économiques et financières. La promotion des relations entre le Maghreb et sa communauté émigrée doit mobiliser à divers stades d'intervention l'initiative de l'ensemble des parties concernées, à savoir le Gouvernement, les missions diplomatiques, les universités ,  les entrepreneurs et la société civile.
Comme le note justement le professeur Jean Louis Guigou, il faut faire comprendre que, dans l'intérêt  tant des Français que des Algériens et plus globalement les Maghrébins  et  des Européens et de toutes les populations sud-méditerranéennes, les frontières du marché commun de demain, les frontières de Schengen de demain, les frontières de la protection sociale de demain, les frontières des exigences environnementales de demain, doivent être au sud du Maroc, au sud de la Tunisie et de l'Algérie, et à l'Est du Liban, de la Syrie, de la Jordanie et de la Turquie passant par une paix durable au Moyen Orient les populations juives et arabes ayant une  histoire millénaire de cohabitation pacifique. Comme le préconise  l’auteur, il    serait donc  souhaitable  qu’une réflexion collective  s’articule autour de quatre  axes thématiques.  Premièrement, la gouvernance territoriale : il s’agira en ce sens de repérer les acteurs clés (privés et/ou publics, individuels et/ou organisationnels), d’analyser les contextes institutionnels et de proposer une grille d’analyse des modes de coordination de ces acteurs.  Deuxièmement,  l’attractivité des territoires : il s’agira  de mettre en perspective les politiques publiques mises en œuvre (réglementations et incitations) et les stratégies des acteurs de la globalisation pour mieux comprendre les mouvements de délocalisation et la nature des relations de sous-traitance.   Troisièmement,  de nouvelles dynamiques productives sur la base d’une approche sectorielle, les logiques d’agglomération et d’organisation productive pour mettre en évidence des processus de désindustrialisation, de restructuration et/ou d’émergence industrielle.   Quatrièmement, la  spatialisation des activités de production en  d’analysant  l’organisation spatiale (urbaine) des dynamiques productives  afin  de mettre  en relief les modes d’aménagement, d’organisation et de gestion des territoires, et expliquer les logiques de localisation et d’agglomération intra-urbaine des entreprises.

2.- Bilan  de la  coopération économique  entre l’Algérie et la France et perspectives
 
 Dans la pratique des affaires n’existent pas de sentiments, les entrepreneurs étant mus par la seule logique du profit. La mise en œuvre  d’affaires saines, profitables à tous, n’est plus comme par  le passé  des relations personnalisées entre chefs d’Etat, mais doit être la  résultante de réseaux décentralisés favorisés notamment par l’implication de la société civile, la cohérence et visibilité dans la démarche économique  et la stabilité juridique. Lors de la visite du premier ministre français, il est prévu au moins  12 protocoles d’accord dans les domaines économiques les plus  divers afin de dépasser la léthargie actuelle où la part des échanges est dérisoire surtout du coté de la France dont le PIB est honze  fois supérieur à celui de l’Algérie .  En effet, en 2012, selon les statistiques douanières françaises, les exportations française ( FAB) ont été de  441,657 milliards de dollars  de biens  (y compris le matériel militaire -non compris les services)  et les   importations de 508,815 milliards  de dollars ( CAF) pour  un PIB  de 2612 milliards de dollars à prix courants ( source banque mondiale)  et une population de 63 millions d’habitants. Pour l’Algérie avec un PIB de 207 milliards de dollars en 2012 avec  une population  de 38 millions d’habitants,  les exportations  ont été de 71,666 milliards de dollars ( 98% d’hydrocarbures)   et les importations algériennes   47,490 milliards de dollars (non compris les services d’environ 12 milliards de dollars) , et comme le montre récemment l’explosion des importations de biens en Algérie  durant le premier semestre 2013 allant vers 60 milliards  d’importation de biens fin 2013, auquel il faudra ajouter les  services plus les transfert des capitaux légaux des compagnies installées en Algérie. Or, les   exportations françaises à destination de l’Algérie en 2012,  ont atteint seulement 6,4 milliards d’euros  contre 5,8 milliards d’euros en 2011. Les importations françaises en provenance d’Algérie ont enregistré un baisse de -10,8 % à 3,9 milliards d’euros contre 4,4 milliards d’euros en 2011 avec la  baisse de -16 % des importations de pétrole, celles de gaz demeurant stables. Hors hydrocarbures, les importations progressent de  39 % à 588 millions d’euros et sont issues pour l’essentiel (75%) de la filière pétrole (produits raffinés). Du point de vue de la balance commerciale, nous avons  un excédent  commercial au profit de la France  de 2,44 milliards d’euros, soit une hausse de 78% par rapport à 2011.  En 2012,  la France conserve son rang de 1er  fournisseur de l’Algérie , mais avec  une part de marché qui s’est encore réduite, à 12,8% (contre 15,12% en 2011), tout juste devant la Chine dont la part de marché (12,56%) a  progressé de 2,7 points en 2012, grâce à une hausse de 25% des importations algériennes en provenance de ce pays. Mais pour les premiers mois  de 2013, selon  les chiffres fournis par le CNIS (Centre national de l’informatique et des statistiques), c’est désormais la Chine qui est le premier fournisseur de l’Algérie, tandis que la France rétrograde à la seconde place. Ainsi,  l’Algérie a importé de la Chine pour 4,95 milliards de dollars de marchandises, ce qui représente 11,98% des importations globales du pays et de la  France, a exporté en Algérie l’équivalent de 4,70 milliards de dollars de marchandises, soit 11,37% des importations de notre pays. Suivent l’Italie 3,95 milliards (9,57%), l’Espagne 3,93 milliards (9,52%) et l’Allemagne 2,13  milliards (5,17%). Mais ces données doivent être relativisées car  l’Union européenne  avec 52% du total des importations, demeure,  le 1er fournisseur de l’Algérie.  Du point de vue structurelle, selon les statistiques douanières, le premier poste sont les importations   de véhicules  automobiles d’une valeur de 1,1 milliard d’euros, soit une progression de +61,5 %, cette  progression résultant  de la très forte hausse de la demande : les importations algériennes de  véhicules sont passées de 390.000 unités en 2011 à 568.600 unités, pour une hausse en valeur de 45,25% (douanes algériennes). Le second poste  alors qu’il était le premier en 2011, est les importations de céréales de France par l’Algérie. Durant la période 2012/2013, l’Algérie a importé 4,87 millions de tonnes de blé tendre durant la période 2012/2013 dont 3,78 millions de tonnes de France, soit plus de 77 % du blé tendre importé  et selon le représentant du Syndicat français du commerce extérieur français , les  engagements à l'exportation du blé tendre français à destinations de l’Algérie devront atteindre les 4,5 millions de tonnes à fin 2013. Concernant les  importations françaises en provenance d’Algérie, elles  sont constituées à 97 % (98 % en 2011) d’hydrocarbures, dont le pétrole brut (45 % ), le gaz naturel (40 %), les produits de raffinage (11 %) et les gaz industriels (1 %), atteignant en 2011  4,39 milliards d’euros  contre 2,32 en 2010 où les   importations de pétrole brut enregistrent une baisse de -24,9 % à 1,76 milliard d’euros  en 2012   contre 2,34  en  2011 tandis que les importations de gaz demeurent stables à 1,57 Mds .
Concernant les investissements réalisés en Algérie, selon  la ministre  du commerce extérieur ,  le stock d’investissements français en Algérie s’élève à près de 2 milliards d’euros   couvrant  de nombreux secteurs, que ce soit dans l’agro-alimentaire, l’industrie ou les services, avec 35.000 emplois directs, près de 100. 000 indirects. Selon ambassadeur de Chine à Alger repris par l’agence de presse officielle algérienne (APS) en date du 14 avril 2013, plus de 30 000 Chinois travaillent en Algérie dans des secteurs comme le bâtiment et la construction des infrastructures routières et ferroviaires, le nombre d’entreprises chinoises implantées en Algérie, étant  une cinquantaine activent, et que  le montant des investissements chinois en Algérie avait atteint 1,5 milliard de dollars à fin 2012, cette somme représente le cumul d'une dizaine d'années. Pour la France, outre  celui de Renault,   plusieurs grands projets d’investissement d’entreprises françaises sont en cours de discussion,  notamment de Lafarge, Suez  et  Total, sans compter de nombreux projets d’investissement conduits par des entreprises de taille intermédiaire ou des PME. Concrètement, la   France entend notamment s’inscrire dans le cadre d’un partenariat au niveau de différents secteurs Si je m’en tiens à  l’énergie, enjeu majeur d’ailleurs de toute la coopération euro-méditerranéenne. Suez et l’Ademe sont  intéressées  par des co-partenariats   dans le cadre de   la protection de l’environnement, de l’eau  et  l’efficacité énergétique  où   l’Algérie a décidé de construire  deux millions de logements et Total dans l’investissement avec Sonatrach  tant à l’aval qu’à l’amont   pour de nouvelles découvertes,  un montant de  100 milliards de dollars ayant été dégagé selon la déclaration du PDG de Sonatrach en date du 25 octobre 2013. Certains groupes proposent un co-partenariat  dans le développement   des énergies renouvelables.  Le programme algérien consiste à installer une puissance d’origine renouvelable de près de 22 000 MW entre 2011 et 2030, dont 12 000 MW seront dédiés à couvrir la demande nationale de l’électricité et 10 000 MW à l’exportation pour un montant d’investissement programmé de 100 milliards de dollars. Ce qui intéresse également  les  français leader dans ce domaine,  c’est que l'Algérie compte construire sa première centrale nucléaire en 2025 pour faire face à une demande d'électricité galopante, les réserves prouvées de l'Algérie en uranium avoisinant les 29.000 tonnes, de quoi faire fonctionner seulement deux centrales nucléaires d'une capacité de 1.000 Mégawatts chacune pour une durée de 60 ans. Enfin  l’option du gaz de schiste  introduite dans la nouvelle loi des hydrocarbures  de janvier 2013 intéresse le groupe Suez , où  selon un rapport américain paru en 2013 ,  l’Algérie  serait  le troisième dans le monde, les réserves algériennes de gaz de schiste récupérables ayant  été réévaluées par le département américain de l’Énergie qui les a situé à quelques 19 800 milliards de m3 en mai  2013 et  pour le pétrole de schiste : 200 milliards de barils, dont 10% récupérables, soit 20 milliards de barils : près de deux fois les réserves actuelles de pétrole estimées à 12 milliards de barils, toujours selon ce rapport.
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3.-En résumé , pour l’Algérie, acteur incontournable  au niveau de la région, possédant plus de 190 milliards de dollars de réserves de change , des potentialités humaines, plus de 1,2 million d’étudiants, devant à l’avenir  miser sur la qualité et non la quantité par une symbiose éducation/entreprises,  l’objectif est de réaliser  la transition d’une économie fondée sur la rente des hydrocarbures à une économie hors rente  dans le cadre des nouvelles mutations géostratégiques  dont son espace naturel est l’espace euro-méditerranéen et euro-africain, transition elle-même fonction d’une transition énergétique, et  ce sous réserve d’une plus grande moralité de ceux qui dirigent la Cité,  la consolidation d’un Etat de Droit ,  d’une bonne gouvernance et de l’adaptation des règles juridiques et économiques  aux normes internationales, la règle des 49/51% introduite par l’Algérie devant être assouplie, devant miser sur une  balance managériale, technologique et financière positive. Il y a prise de conscience que l’Algérie ne peut continuer à fonctionner à  un  cours 110/120  dollars le baril. Et ce   Paradoxe pour un pays doté en hydrocarbures la facture d’importation  de carburants a dépassé les 2 milliards de dollars en 2012.  En cas d’un cours inférieur à 80/90 dollars à prix constant, la  situation serait intenable avec d’inévitables remous sociaux et politiques comme l’a montré l’expérience  des impacts de la chute des cours  des hydrocarbures en 1986 avec des ondes  de chocs entre 1991/2000 ( 200.000 morts)  et la montée du terrorisme, l’Etat providence ne pouvant plus assurer son rôle .  La bonne gouvernance et la valorisation du savoir sont  les fondements du développement  du XXIème siècle  d’où l’importance de la coopération dans la ressource humaine  pivot de la coopération entre l’Algérie et la France. Des co-partenariats  et des co-localisations  avec  des partenaires  français  et étrangers peuvent  être le champ de mise en œuvre de toutes les idées innovantes. Pour l’instant seuls des co-partenariats sont possibles du fait que la loi sur la monnaie et le crédit interdit à tout opérateur algérien un transfert de devises pour investir à l’étranger, devant pour l’Algérie réfléchir à la création d’un fonds souverains à l’instar  de la majorité des pays émergents  et du Moyen Orient, l’Algérie se contentant  de placer  plus  de  83% de ses réserves de change en bons de trésor américains   ou en obligations européennes à un t aux d’intérêt  fixe fluctuant entre 2/3% qui couvre à peine le taux d’inflation mondial. Ces concepts pour être opérationnels doivent dépasser le domaine strictement économique, intégrer  les anthropologies  respectives donc des réalités sociales de nos deux pays  afin d’éviter toute vision de domination unilatérale. C’est dans ce cadre que le partenariat stratégique, avec pour objectif à moyen terme,  l’intégration du Maghreb  à laquelle je suis profondément attachée depuis des décennies,  contribuera  à faire du bassin méditerranéen  et de l’Afrique  un lac de paix et de prospérité partagé. En bref l’histoire commune entre l’Algérie et la France, tout en n’oubliant pas le passé, mais devant préparer l’avenir nous impose d’entreprendre ensemble.  ademmebtoul@gmail.com
                                
 
Professeur des Universités,  Dr Abderrahmane Mebtoul , ancien émigré ayant effectué ses études primaires, secondaires, et une fraction du supérieur à Lille ( France),  auteur de 20 ouvrages et  plus de  500 contributions locales et internationales notamment sur les relations internationales (plusieurs contributions internationales  sur  l’intégration du Maghreb,  les enjeux énergétiques en  Méditerranée) -Expert international en management stratégique, membre de plusieurs organisations internationales ( USA-Europe)  – Docteur d’Etat en gestion (1974)- Expert Comptable    Directeur d’Etudes au Ministère de l’ Energie/Sonatrach 1974/1979 - 1990/1995 - 2000/2006 ( ayant dirigé plusieurs audits sur Sonatrach) -  Ancien magistrat - Premier conseiller- Directeur général  des Etudes Economiques à la Cour des comptes (1980/1983) -  Président du Conseil algérien des privatisations - Rang Ministre Délégué (1996/1999) – Directeur d’Etudes au cabinet de la sûreté nationale - DGSN - (1997/1998) Expert au Conseil Economique et Social (1996/2008) - Expert  à la présidence de la république 2007/2008.  De 1974 à 2013, il est  consulté par les différents gouvernements successifs algériens sur différents dossiers économiques.


Dimanche 15 Décembre 2013


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