Conspiration

Vigies libres contre extorqueurs et va-t-en-guerre : In memoriam, faisons du vacarme


Dans la même rubrique:
< >

Samedi 10 Novembre 2018 - 01:58 Tempora patet occulta veritas


« Votre société violente et chaotique, (...) porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l’orage », disait Jaurès. Et dans ce royaume ténébreux régi par de sombres exploiteurs, les éclaireurs reçoivent leur lot de traques et de contrats sur la tête. Défendons la mémoire et l'honneur des dissidents trop tôt disparus en explorant leurs idées et en rendant hommage à leur conscience inquiète le plus fidèlement possible.


Yvon Panouferterre
Vendredi 10 Mai 2013

Vigies libres contre extorqueurs et va-t-en-guerre :  In memoriam, faisons du vacarme
Huit jours après la disparition d'Hugo Chavez le 5 mars, Mr. Splitting the Sky (« Déchirant le ciel », comme la foudre), une autre incarnation du reproche populaire et de l'activisme pacifiste, ayant d'ailleurs écrit à Chavez, périssait dans une chute fatale. Assez étrange. Kissinger, de son côté, avait fait une chute le jour de la mort de Chavez, mais, en dépit de son âge, il s'en est remis après une journée à l'hôpital, aussi « immédiatement » qu'un Etat « commet des choses illégales », alors que « l'inconstitutionnel demande plus de temps », selon sa correspondance dévoilée la semaine dernière par Wikileaks. Sa mort intervient presque quatre ans après avoir tenté une première fois une « arrestation citoyenne » groupée de G.W. Bush à Calgary le 17 mars 2009. Il avait alors protesté contre les agressions guerrières et les actes de torture US en violation des conventions de Genève, et lors du procès, il avait reçu l'appui de l'ancien procureur Ramsey Clark qui avait dénoncé des agressions sans précédent depuis la 2e Guerre mondiale. Splitting représentait les Indiens d'Amérique et Chavez se sentait indien. A leur manière ou à leur suite, certains indigènes ou nouveaux indigènes indésirables de l'Empire US ont émis avec émotion et courage quelques éclairages dérangeants, pour que les peuples se réveillent, de vérité ou de dignité outragée, au faîte de leur parcours, avant parfois la chute. Faisant donc échouer les éventuelles tentatives de réduire ces dissidents au silence.

Les véritables semeurs de terreur, de désordre, de choc et d'effroi débusqués

Dans une interview célèbre du début de l'année 2007, six mois avant son décès dû à un cancer, Aaron Russo, pas anti-Chavez, qui fustigeait les banquiers à la fin de sa vie. estimait que le 11/9 avait été fait par le gouvernement et le système bancaire US pour perpétuer l'état de peur dans le peuple américain. Il citait apparemment Nick Rockefeller quant à un « hoax géant » entourant de futures guerres en Afghanistan, au Pakistan et en Irak où il n'y aurait pas de réel ennemi. Pour Russo, les terroristes ne faisaient pas la guerre aux Etats-Unis puisqu'il n'y avait pas eu d'autres attentats au moyen d'avions après le 11/9.

Honnête petit juif de Brooklyn ayant promu Janis Joplin et Led Zeppelin, soucieux de l’avenir de l'humanité, ennuyé par le fisc, il avait dit, dans une interview de 2006 pour Conscious Media Network (18'15'', 21'46'', 31'00'', 36'15'') : « Je veux que les gens se réveillent et savent ce qu'il se passe vraiment dans ce pays et le monde (…) d'abord [les banquiers centraux] veulent constituer des blocs : les Européens, les Asiatiques, les Amériques, ; et ensuite ils vont réunir tout ça (…) Si tout le monde se focalise sur le système de la Réserve Fédérale, comme un rayon laser, et jette tous les autres trucs temporairement, et si on la ferme, alors on a une chance de sauver ce pays (…) ces banques centrales du monde entier travaillent ensemble (..) elles contrôlent les gouvernements et elles peuvent contrôler les lois du monde (…) voilà la priorité : il faut viser la tête de la Bête. Et la tête de la Bête c'est la Réserve Fédérale et les quelques uns qui sont derrière elle ». La fermer pouvait selon lui se faire par un simple vote du Congrès.

Aaron Russo: interview sur le film "L'Amérique... by Agent__001

De même, Chavez avait émis ses doutes en 2006 sur l'infâme massacre du 11-septembre, qui déclencha la guerre contre les terroristes ou leurs co-responsables extrémistes. Un attentat aux relents méphistophéliques de soufre (un composé des bombes, de la thermate, du placo-plâtre ou du diesel contenu dans l'énorme groupe électrogène de la tour 7) et de « soupe de métaux lourds » en poussières ou en scories retrouvés par les experts de la FEMA ou de l'USGS dans les ruines ! « L'hypothèse n'est pas absurde ... que ces tours puissent avoir été dynamitées (...) Un immeuble ne s'écroule jamais comme cela, à moins d'une implosion (...) L'hypothèse se renforce – comme il a été dit à la télévision hier soir et cela pourrait bientôt éclater – que c'est ce même pouvoir impérial US qui a planifié et exécuté cette terrible attaque terroriste et agi contre son propre peuple et des citoyens du monde entier. Pourquoi ? Pour justifier l'agression qui s'en est suivie immédiatement en Afghanistan, en Irak ainsi que les menaces contre nous tous et contre le Vénézuela aussi » (NBC news 12 septembre 2006). Voir cette vidéo à partir de la 45e seconde :

Une semaine après, Chavez disparaissait. L'opposant à l'Empire Splitting-the-Sky issu des natifs d'Amérique, cofondateur de la confédération des peuples premiers en Amérique (la LISN), lui-même étant à moitié d'origine Mohawk. Splitting se sentait proche de lui et lui avait écrit une longue lettre à la fin de l'année 2009, où il développait la base juridique l'ayant poussé à vouloir faire arrêter Bush à Calgary sur le sol canadien le 17 mars 2009, environ quatre ans avant sa mort. Opération qu'il avait récidivé en octobre 2011 à Surrey avec l'aide de Lawyers Against the War (Avocats contre la guerre). Il y appelait également à des auditions internationales sur l'arnaque du 11 septembre avec comme premiers coupables potentiels Bush, Cheney, et les banquiers de Wall Street. Un an auparavant il avait expliqué dans une vidéo (Exposing the real criminals behind 9-11) que la nation Mohawk, dont une prophétie annonçait une prochaine guerre nucléaire, avait vocation, en tant que « gardienne des portes de l'Est » à dire que le 11/9, qui avait eu lieu sur son territoire, « était un inside job » [dans son sens premier = un coup de ceux qui ont les clefs ou ont les accès]. « Nous devons alerter le monde, nous devons obtenir la vérité sur ce qui s'est réellement passé ce 11/9 pour appréhender les criminels et créer un tribunal de guerre du style Nuremberg (…) pour empêcher l'avènement d'une guerre nucléaire ».

Splitting aurait péri d'un choc à la tête apparemment contre une marche d'escalier et il aura fallu 24 heures après l'heure du décès pour que son corps soit retrouvé. Splitting avait prédit à ses proches : « si on vous dit que je suis mort d'une glissade ou d'une chute ne vous faites pas avoir par ça ». C'était un combattant qui clamait tout haut que le 11/9 était un « inside job » (un délit commis par une personne de confiance ayant un accès privilégié à certains lieux). Il en connaissait les risques : « Pourquoi personne ne nous fait de procès pour diffamation ?» . « Parce que (…) dans la seconde cela va devant un tribunal et cela devient un sujet. Pourquoi est-ce qu'ils ne m'ont pas tué ? Un partisan très franc que le 11/9 était un coup monté de l'intérieur. Eh bien s'ils ne me tuent pas, c'est parce que quelqu'un va dire mais pourquoi est-ce qu'il est mort ? Alors qu'il n'y a qu'à aller voir mon site et vous comprendrez pourquoi j'ai été tué. Parce que je parlais trop. Mais cela créerait beaucoup plus de questions. Et je ne crois qu'ils se fichent vraiment du nombre de gens qu'ils tuent. Parce qu'ils vont continuer à tuer, et tuer, et tuer pour du profit, pour maintenir le contrôle » (1h06')

Après l'opération « Geronimo » pour « tuer » un Ben Laden sans défenses au nom du maintien de l'hégémonie américaine, il se peut donc qu'on ait visé un autre et vrai combattant Indien — dont la disparition aurait eu l'avantage de faire moins de bruit que celle de l'activiste et historien Ward Churchill bardé de titres académiques qui se contente de dénoncer le fait que le gouvernement a pris prétexte du 11/9 pour faire passer le Patriot Act qui devait selon lui être dans les tuyaux depuis 10-20 ans).

Connu aussi sous son nom administratif de John Boncore (bon cœur !) Splitting était un militant anti-impérialiste d'une surprenante ferveur insurrectionnelle qui avait derrière lui de nombreux combats. Il avait été parmi les prisonniers d'Attica réprimés en 1971 suite à un premier coup de poing contre un gardien : une répression qui avait fait 43 victimes, sur ordre du sénateur Nelson Rockefeller, comme John Lennon l'avait immortalisé dans sa chanson « Attica State ». Il avait aussi fait partie des quelques familles indigènes qui, cas unique aux USA, avaient récupéré en 1977 par les armes au bout de trois ans un territoire de l'Etat de New York à 19 km du Canada. Plus récemment Splitting s'opposait au pipeline d'Enbridge à Alberta qui devait traverser des territoires habités par des nations premières.

Mais à partir de 2008, on l'entendait décidément beaucoup contre la version officielle du 11-septembre, lors de meetings où il en appelait à être nombreux pour mettre les menottes aux traîtres et aux meurtriers de guerre, où qu'ils soient, y compris aux réunions du Bilderberg. Refusé de micro chez Amy Goodman mais aussi chez Alex Jones à qui il avait envoyé plusieurs e-mails restés sans réponse (voir à la minute 21'), il était apparu plusieurs fois dans le Corbett Report/ (juin 2010, octobre 2011). Son présentateur lui a récemment rendu hommage en vidéo (à noter vers la fin un proche de Splitting, Mr. Pinkney, pour qui Obama est un « Bush sous stéroïdes » !) :

La vidéo énergique 9/11 : Follow the money venait d'être relayée vers le 10 mars 2013 – trois jours avant sa mort – sur la chaîne YouTube de Charles Ewing Smith, le co-producteur et co-réalisateur avec Mr. Battaglia de 9/11 explosion evidence, experts speak out, documentaire phare de AE911truth.org, diffusé sur une chaîne payée par les spectateurs filiale de la chaîne de diffusion publique PBS. Mr. Smith soulignait dans la description que Splitting donnait des noms (« he was naming names »). Depuis, la vidéo a été retirée de sa chaîne. A la fin, Splitting rappelait une série d'attaques sous faux drapeau : Lavon affair, USS Liberty, Operation Northwoods.

9/11 : Follow the money (voir, en anglais, les minutes 14', 23', 24', 1h06, 1h23) :

Aux dernières nouvelles, Splitting travaillait lui-même sur un livre traitant des délits d'initiés entourant le 11-septembre. L'état d'avancement du livre était inconnu de l'auteur de l'info, un proche visiblement, qui renvoyait néanmoins à ce premier développement introduit par un journaliste, sur un sujet rappelons-le ignoré avec une incroyable superbe par la commission officielle, et abandonné par la SEC, le FBI...

Si vous êtes dissident, laissez des copies de vos travaux dans des endroits sécurisés, dites comme Jessie Ventura, que jamais vous n'auriez l'intention de vous suicider, et voyagez toujours accompagné. Deux meurtres ou deux suicides feraient beaucoup, quoique cela vient peut-être de se passer...

Auto-dafés dans l'œuf par arme à feu

Par une étrange malédiction, un mois avant la disparition de Splitting, Philip Marshall, un ancien pilote de barbouzes de la CIA, qui était sur le point de sortir un nouveau livre sur le 11-septembre (le troisième, plus poussé que son précédent qui explorait la piste saoudienne, The Big Bamboozle), se serait officiellement suicidé. En fait, selon Wayne Madsen, il a dû être abattu avec un silencieux ainsi que ses enfants et son chien vers le 7 février car les voisins, qui pouvaient normalement entendre du bruit chez eux, n'avaient rien entendu. Est-ce un traitement spécialement réservé aux agents de la CIA qui se retourneraient ?

Le cas Marshall ressemble, en pire, à l'assassinat, également au moyen d'un silencieux d'Hunter Thompson, devenu assez tôt sceptique du 11/9 et chroniqueur tout en noirceur et en coups de gueule des eaux sales de la politique voire des mœurs de son pays. C'était le 20 février 2005, deux mois et demi après le suicide, de deux balles dans la tête, du journaliste Gary Webb, lequel avait dévoilé l'origine gouvernementale du trafic de crack chez les afro-américains, une sorte d'esclavage chimique et un moyen de réduire leur population. Webb aussi allait sortir un livre.

Sa femme au téléphone, de même que son fils à un autre étage, auraient entendu un cliquetis ou bruit sourd, comme un livre qui tombe. Il aura fallu attendre six mois pour que son biographe D. Brinkley mentionne dans Rolling Stone (l'équivalent des Inrocks là-bas) un détail repris sur CNN, à savoir qu'il avait écrit une note « au marqueur » quatre jours avant le suicide. La plupart des versions parlent cependant d'une note à la machine à écrire et il n'y a pas d'original, ni sur Rolling Stone ni sur google image. Or il ne s'agissait pas d'un dernier feuilleton flamboyant à la verve redoutable, mais de quelques lignes où il se parlait à lui-même et se décrivait comme de mauvaise humeur et « avare ». D'autant plus curieux qu'il attribuait ce trait à ses cibles, comme en 1988 pour le prédicateur ressuscitant les morts Oral Robert « fou d'avarice », ou, deux ans avant de se prendre une balle dans la bouche, à ces « mesquins petits assassins avares » de la clique de Bush, vicieux, cruels, stupides, racistes, nazis dans la gorge desquels il pissait.

Or, comme l'a reconnu dans « Alexander Pope in a prose convertible » un ami journaliste du Toronto Globe and Mail, Paul William Roberts, auteur d'un livre sur les mensonges de la guerre en Irak, cette fin était « ironique » pour un Thompson « qui déplorait avant tout la tendance des médias à s'auto-censurer ». Il y mettait en scène la façon dont il « imaginait que devait commencer un hommage à Hunter » : Thompson l'appelant la veille de sa mort pour dire qu'on était autour de lui pour l'empêcher de publier une histoire révélant l'utilisation d'explosifs dans les fondations des tours du WTC. Et Roberts d'informer ses lecteurs qu' « en effet », Thompson préparait « un tel article » (sur les tours du 11-septembre donc), même si ce n'était pas ce qui l'avait tué – et de nous rappeler que Thompson considérait qu'il voulait pouvoir mettre fin à sa vie à tout moment pour ne pas se sentir piégé. Confirmation, un mois plus tard, sur Online Journal que Thompson était sur une « histoire longue comme un livre » sur l'implication du gouvernement dans le 11/9, avec des preuves explosives sur l'utilisation de bombes au WTC, de la plume du journaliste new-yorkais Jerry Mazza (Murdering the messengers), qui évoquait un autre sujet en cours de la part du journaliste gonzo : un réseau d'esclaves sexuels à la Maison Blanche. Mr. Mazza ne pouvait laisser passer la thèse du suicide. Bush était également alors pointé du doigt par les médias sur la drogue qu'il avait pris quand il était jeune. Hunter connaissait une ou deux choses et s'en était ouvert à l'Independent en 2004 en se censurant lui-même, l'une d'elle étant qu'il l'avait croisé accompagnant un vendeur de cocaïne en 1974 à une fête d'Hunter pour le Super Bowl à Houston, et en compagnie de dilettantes de la coke de la jeunesse dorée. On sait ce qui est arrivé au biographe James Hatfield, qui le trouvait tout aussi insignifiant, et qui avait soulevé ces questions de drogue, mais aussi la coopération entre Bush et un frère de ben Laden, Salem, qui avait investi dans Arbusto par l'intermédiaire de James Bath, et, ensuite dans ses interviews l'illégalité du financement de la campagne de 2000, via Cheney.

On ne sait, hélas, ce que sont devenus les articles. Dommage qu'il n'en ait pas fourni de copie à des proches, s'il se sentait menacé. Dans une interview du 29 août 2002 donnée à la célèbre radio australienne, Australian Broadcasting Corporation pour le National's Media Report, Thompson avait expliqué qu'on ne savait rien sur le Qui, le Quoi, le Quand, etc. du 11-septembre. Il avait tendance à se dire « à qui cela avait profité ? ». Qui avait la motivation, les moyens et l'opportunité de commettre ce crime ? Et il se rendait compte que les membres de l'administration avaient utilisé cet événement « comme tremplin pour faire tout ce qu'ils voulaient ». Il « ne savait s'il voulait creuser cela sur une radio internationale », mais, puisqu'on l'invitait à poursuivre, il expliquait que cela avait permis de faire diversion du fait que l'économie s'écroulait (or « il y a toujours une récession drastique quand un Bush arrive au pouvoir »...). Et d'ajouter qu'il avait passé suffisamment de temps autour de la Maison blanche et dans les campagnes électorales, pour savoir comment pensaient certains responsables : « la version publique des actualités ou de n'importe quel événement, n'est jamais ce qui s'est vraiment passé ». Cette interview a ensuite été censurée. Ce qui illustre à quel point des analyses sans illusions de sa part dérangeaient fortement. En mars 2004, dans une interview, il évoquait les « questions sans réponse » « et voyons, eh bien, les mensonges ! ». Ex : on n'avait vu que l'approche finale du second avion et pas la minute précédente. Or d'après des témoins, calmes, dont un chauffeur qui se trouvait au Centre Environnemental de Meadowlands, à l'Ouest, le deuxième avion s'était d'abord approché, avait dévié sa trajectoire, avant de faire une demi-boucle et de revenir viser à nouveau la tour avant de la percuter, manœuvres impossibles à réaliser pour des pilotes amateurs et sans doute avec le système de correction du pilotage installé dans les Boeing. Une manœuvre pour éviter des missiles se trouvant sur des bateaux de guerre, peut-on se demander ? Depuis, il devait sans doute être sur écoute, Patriot Act aidant ou pas, afin que certains conspirateurs haut-placés aient un temps d'avance en cas de bombe médiatique de sa part sur l'utilisation d'explosifs le 11/9, et à travers toute la presse puisqu'il avait passé 40 ans à se faire des relations dans ce milieu et avec quelques politiciens plutôt droits (Pat Buchanan, Clinton – celui, hélas, qui a dit l'air menaçant à un truther « comment osez-vous dire que le 11/9 était un inside job !»).

A faire taire : le témoin d'un double hold-up, sur l'argent et sur les débris des tours

Même en Argentine, Kurt Sonnenfeld et sa nouvelle épouse se disent sur écoutes au mépris de la souveraineté de ce pays. Réfugié, ce caméraman est en ce moment-même l'objet d'une tentative « finale » d'extradition (New York Post, Hiding behind the ‘truther’, April 7, 2013). Unique personne autorisée par la FEMA (agence fédérale gérant les états urgences) à filmer les ruines du WTC (les vidéos des autres journalistes étaient confisquées), il avait été bizarrement appelé à New York alors même que le deuxième avion n'avait pas encore frappé la deuxième tour (la FEMA était même déjà présente le 10 septembre, tandis qu'il avait fallu 10 jours avant qu'elle ne soit déployée après l'ouragan Katrina malgré l'alerte préalable). Sonnenfeld craint pour sa vie s'il est extradé aux Etats-Unis. Il estime qu'on le poursuit pour des motifs politiques, comme Bobby Fischer ou Abraham Bolden. Il a eu droit à des effractions dans ses différents domiciles parce qu'il en sait trop, et ce depuis le suicide de sa femme en 2002 (elle aurait laissé plusieurs cahiers et une note sur ses intentions) et ce qu'il a dit à ses collègues de la FEMA alors qu'il était en prison. Il a néanmoins réussi – grâce à son exil – à sortir un livre avant de se faire descendre. Mais on est toujours à ses basques pour « tuer le messager » : un livre de Kirk Mitchell, The Spin Doctor, vient de sortir le 29 novembre 2012, basé sur les témoignages de deux « mouchards en prison » à qui il se serait confié. Or on sait que les mouchards ont tout intérêt à mentir et ne se gênent généralement pas pour le faire, car dans le système américain, leurs peines sont allégées s'ils font les balances (voir Snitch Culture : « culture de mouchards »). Ce journaliste de Denver ou celui du New York Post, trouve utile de citer un proche des victimes du 11/9 qui l'accuse d'être « fou ». Et le livre l'accuse d'avoir assassiné sa femme avec qui il s'était disputé à propos de ses problèmes d'alcool et d'héroïne en plus d'avoir fait venir deux prostituées, alors que les procureurs de Denver l'avaient une première fois affranchi de toute accusation, tout en étant maintenu sans raison en détention quatre mois durant, avant d'être à nouveau poursuivi deux ans plus tard en septembre 2004, avant le départ de l'administration Bush et alors qu'il avait envoyé une démo de ses vidéos à un producteur TV. « Une semaine après, le 31 août, Interpol m'a arrêté. Je trouve cette coïncidence extrêmement simultanée ». Ses enregistrements vidéos prouveraient une complicité du gouvernement. Par exemple, s'était-il confié au Réseau Voltaire : les débris des tours avaient été très vite évacués, les débris d'avion étaient trop intacts (pneu non brûlé) ou trop petits (partie de moteur), ou une chambre-forte des douanes US dans le sous-sol du WTC 6 complètement vidée vraisemblablement avant la chute des tours jumelles étant donné les dommages qui furent et qui auraient été créés (la porte en acier, cassée, n'était que partiellement ouverte, elle était donc fermée avant la chute), ce qui montrait une connaissance préalable de leur démolition. Désormais, nombre de personnes le soutiennent en Argentine, dont le prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel.

De l'argent disparu ? Eh bien, justement, suivons l'argent

A écouter Splitting dans 9/11 : Follow the money : « devinez quoi les 38 sociétés sur lesquelles d'énormes profits en put options » ont été réalisés étaient possédées « par l'empire Rockefeller et Rothschild » (minute 8'14'', et 34' sur ce qu'il veut dire par ces 38 sociétés : « salopards »). Sa source ? Un article de Ian Mulgrew dans le Vancouver Sun ou plutôt de quelqu'un qui se prétend journaliste du Vancouver Sun qui se basait sans doute sur un article beaucoup plus long intitulé SEC Secret probe de Tbrnews dont il est difficile de retracer les sources y compris par nom de journal ou personnes citées, sans parler du graphique de sociétés contrôlées par Rockefeller et Rothschild où ces sociétés apparaîtraient – en fait pas toutes mais beaucoup selon le texte de Splitting de 2008 introduit par Peter Zaza). Visiblement préoccupé par les Rockefeller, peut-être depuis la répression de la prison d'Attica, il racontait que lors de la promo de son autobiographie à New York du 1er au 10 septembre 2001 environ, un membre de la famille Rockefeller du nom de William O'Neill dont la mère serait la sœur de David Nelson Rockefeller (mais il n'est pas sûr exactement à 46') lui aurait proposé de dormir à l'hôtel Mariott où périrent des pompiers). Enfin, il renvoyait son auditoire à d'autres suspects et l'invitait à « taper sur google Richard Andrew Grove 9-11, Jerry Mazza 9-11, Marsch Mc Lellan 9-11 ».

Aux premières loges du 11/9 : Maurice Greenberg, Paul Bremer, Jérôme Hauer, pour l'accès aux tours, et, pour contrôler le message ou faire taire, Henry Kissinger et Hauer...

Paul Bremer aurait bénéficié via des options de vente de la catastrophe du 11/9 car les bureaux de sa société, Marsh & McLellan étaient dans les tours. Kissinger l'avait employé jusqu'en 2000 et Bremer avait annoncé à l'époque un danger terroriste pouvant faire des « dizaines de milliers de victimes » si bien que « le peuple américain crierait pour une réponse » (min 1h15'30). Il allait finir par gouverner lui-même l'Irak, avec, pour y privatiser l'économie, Michael Fleischer, le frère d'Ari, celui qui disait à Bush quand il pouvait parler le 11/9...

On notera qu'au départ, l'homme qui devait diriger la commission officielle sur le 11/9 était Kissinger (mais qui fait signer les ordres de guerres ? Ki-ssin-ger si on veut un moyen mnémotechnique). Ce pro-israélien et pro-inervention de longue date a bien des fois été en partenariat avec des membres de la Fed. Goldman Sachs, co-actionnaire de la Fed, avait financé avec trois autres banques le lancement de Kissinger Associates dans les années soixante-dix à hauteur de 350 000 $ (Jim Marrs citant Walter Isaacson p.122 de Inside Job, Unmasking the 9/11 Conspiracies, Origin Press, San Rafael, CA). Geithner devenu président de la Fed de New York en 2003 avait travaillé pour Kissinger Associates. Et, relevait précisément Splitting (à 1h17), vers 2000 Kissinger Associates avait fait affaire avec Maurice Hank Greenberg vice-président et ex-directeur de la Fed de New York et PDG d'AIG, qui avait empoché (comme Mc Lellan dirigée par un fils de Greenberg) un maximum en « put options ». Ils avaient créé Blackstone Group (une société de conseils financiers, sans toutefois de lien connu avec les mercenaires de Blackwater comme le formulait Splitting) dirigée par un certain Peterson de la CIA. Blackstone contrôlait Kroll Inc. la principale société responsable de la sécurité du WTC dirigée par Jérôme Hauer, qui aurait, spéculait Splitting, permis au Mossad de câbler les tours pour la démolition. A 1h30, il en rajoutait peut-être sur la présence de C4 et de thermite dans le van des Israéliens, en plus des cutters « nécessaires à la démolition », mais interprétait tout de même assez ingénieusement la photo où l'on voyait les Israéliens de l'équipe de Syvan Kurzberg allumer un briquet devant les tours en feu ou en ruine : c'était indiquer dans leur tête qu'ils avaient « permis au détonateur d'exploser » ! Dans la même veine, Alan Sabrosky, juif, mais ayant juré fidélité aux Etats-Unis, affirma que la société de sécurité des tours était israélienne. Dans un article, il était plutôt question d'accès des tours donné au Mossad, ou à des membres de la CIA et de l'armée, mais seulement avec l'accord d'Israël. Les poseurs de bombes ayant dû disposer avant toute chose d'un certain niveau de « soutien local ». Mais le soutien venait aussi d'assez haut. C'était donc un « local » et un « federal job ». Rappelons que selon Hicham Hamza dans le Grand Tabou, la compagnie Urban Moving Systems, qui employait des agents du Mossad travaillant près des tours et assurait pourtant une besogne de mauvaise qualité en matière de déménagement, avait bénéficié, en juin 2001, d’un prêt fédéral de 498 750 dollars. Et le soutien fédéral continue, puisque les plaintes d'Elen Mariani etc. contre les compagnies de sécurité aériennes viennent d'être déboutées en février 2013 par la Cour Suprême et sont canalisées vers le juge Hellerstein, qui propose des compensations au lieu d'un procès, car, a-t-il dit lors d'une audience « l'argent est le lubrifiant universel ». Quand à son fils, il travaille pour une société d'avocats de Tel Aviv qui défend ICTS (minutes 10' et 18'). Qui a dit conflit d'intérêts ?

La sécurité des tours était assurée par Securacom, avec la famille Bush à la direction, et par Kroll, contrôlée par AIG et donc Maurice Raymond "Hank" Greenberg né à Chicago, lui-même ancien chef de la Fed de New York. A la télé, on entendit souvent Paul Bremer et le PDG de Kroll, Jérôme Hauer, formé à l'université John Hopkins, passé par IBM, et nommé en 1996 par le maire Giuliani à la tête de l'Office of Emergency Management, qui remplaçait désormais le département de la police pour superviser les états d'urgences. C'est aussi Jérôme Hauer qui avait suggéré au maire Giulani de construire ce qui est devenu le bunker situé dans le bâtiment N°7 du WTC. Et Hauer avait mené à sa perte l'agent du FBI et éminent spécialiste d'Al Qaïda John O'Neill, en l'affectant la veille du 11-septembre à son nouveau poste dans un bureau des Twin towers.

Mr. Hauer, lors d'une de ses nombreuses apparitions télévisées avait, en réponse à une question soulevant la possibilité de bombes pré-positionnées, immédiatement répondu « non », coupant presque le journaliste pour étouffer toute contestation. Il pensait « juste » « simplement », que les effondrements étaient dus aux feux intenses, à l'impact commis par les avions sur la structure, et à la « vélocité » des avions (joli terme technique bien appris à l'avance et répété deux fois !). Il pointait du doigt, cette-fois après la suggestion d'un journaliste peut-être mis sur la voie, la possibilité que cela ait « les empreintes de Ben Laden » sans forcément d'Etat derrière. Ce qui permet de viser tous les pays qui abritent des terroristes... Dans une autre interview il avait annoncé que l'on « s'inquiétait de l'instabilité du building 7 ». N'avait-il pas bien préparé, et la version officielle, et le terrain.

D'autres « Geronimos » rattrapés à cause du 11-septembre ?

Contrairement à Hunther Thomson, Philip Marshall, et Splitting the Sky, les disparitions de personnes âgées ou de femmes beaucoup plus âgées semblent moins violentes. Lynn Margulis vit ses jours interrompus par un accident vasculaire cérébral hémorragique quasi-foudroyant à son domicile, le 22 novembre 2011. Cette éminente scientifique, plutôt très âgée, avait été directement interviewée par AE911truth peu avant. Elle disait notamment la chose suivante des conclusions du NIST sur la chute des trois tours (après la 7e minute) :

« Prouver un modèle qui est sans précédent dans l'histoire des immeubles qui s'effondrent, donc là ce n'est pas de la science à quoi on a affaire, ce n'est pas de la mauvaise science, ce n'est juste pas de la science du tout. C'est mon propos. Donc pour moi ce qui est le plus impressionnant puisque je travaille au microscope à longueur de journée ce sont les très très nombreux échantillons microscopiques qui montrent ces extrêmement euh totalement uniques cristaux rouges et gris rouge et gris sur le même cristal et ça a été trouvé dans tous les échantillons de poussière (…) et ce sont des produits incendiaires à très hautes températures ».

AVC aussi le 21 février 2013 pour Jane Pollicino, âgée de 60 ans, pendant ses vacances au Mexique. Cette femme était aussi en première ligne pour la réouverture du procès aux côtés de AE911truth.org. Comme Mme Margulis, elle ne souffrait pas de surpoids, un facteur normalement favorisant.

Francesco Cossiga, ancien ministre de la Défense, de l'Intérieur et président de la République souvent connu pour ses révélations (Bologne, Ustica), a été le premier homme politique d'envergure, à considérer, le 14 septembre 2001 dans la Stampa, comme « pas pensable que Ben Laden ait tout effectué lui-même ». Selon lui, il avait dû y avoir des infiltrations dans le personnel des radars et de la sécurité aérienne. Personne âgée au verbe haut, il allait s'éteindre en août 2010 – le même mois où la résidence fantôme de Ben Laden aurait été repérée, avec les mensonges à la clef qui allaient s'ensuivre... Après trois nouvelles années de silence, fin octobre 2010, Oussama se mettait, par exemple, à menacer la France de Sarkozy. Cossiga fut admis une semaine à l'hôpital à Rome. « L'état de santé de M. Cossiga s'améliorait progressivement. Mais, dans la nuit de lundi à mardi, son état s'est brusquement détérioré et il est mort en milieu de journée vers 11H00 GMT d'un arrêt cardiaque » (par respiration/insertion/bombage de monoxyde de carbone pour le priver d'oxygène, comme le cardiaque Vladimir Volkoff qui s'opposait à la guerre en Afghanistan ?)

C'est qu'en novembre 2007 il avait brillé par une sortie déroutante relayée dans le monde entier par d'innombrables conspirationnistes. Et ce, le jour même de l'annonce d'une bien inattendue déclaration de Ben Laden après trois ans de silence – assez alambiquée d'ailleurs, contradictoire ou trafiquée : « les événements de Manhattan (New York) étaient la réponse aux massacres par l'alliance américano-israélienne de notre peuple en Palestine et au Liban. Je suis le responsable. Les Afghans, gouvernement et peuple, n'en avaient aucunement connaissance (...) L'Amérique savait (qui était responsable, ndlr [ou plutôt quel était le mobile profond NDLR2]). Quelques ministres afghans étaient tombés prisonniers aux mains des Américains. Ils avaient été interrogés. Le gouvernement des taliban avait exigé des preuves sur les accusations avant l'invasion. L'Amérique n'en a apporté aucune et s'est obstinée à envahir l'Afghanistan, et l'Europe l'a suivie ».

Cossiga s'était donc empressé de laisser échapper le jour même dans une longue digression innocemment reprise par le Corriere (tout en deuxième degré, ce dont il avait le secret), ses doutes sur les revendications sonores d'Al Qaïda à propos d'une bande audio où Ben Laden « menaçait Berlusconi ». Le Réseau Voltaire l'avait assez mal cité à la fois en rajoutant des mots au début pour mieux clarifier son raisonnement, et en omettant ce passage : « avec l'aide du monde sioniste ». Reopen911 n'a pas relayé ses bons mots. Quant à Solidarité et Progrès ils avaient simplement évacué tout caractère tonitruant et politiquement très incorrect à la digression de Cossiga alors même que celui-ci évoquait pour appuyer ses dires le « Palais Chigi », « l'environnement proche » des « services secrets italiens » qu'il ne se serait tout de même pas amusé à ridiculiser. De plus, on ne voit pas en quoi Cossiga, du centre, aurait ironisé sur ce que savaient « les milieux démocrates aux Etats-Unis et en Europe ». D'autant qu'il est peu probable qu'un croyant en la version officielle dirait, même dans la bouche de ses adversaires, que le fait que Ben Laden revendique les attentats est en soi douteux. Un croyant en la version officielle ne se raccrocherait pas à la toute dernière bande audio pour rappeler que Ben Laden revendiquait les attentats. Par ailleurs pour Solidarité et Progrès, Cossiga reprochait au centre gauche un manque de soutien à Berlusconi. En fait Ben Laden ne menaçait pas Berlusconi : « Ce n'est un secret pour personne: (Tony) Blair, (Gordon) Brown, (Silvio) Berlusconi, (José Maria) Aznar, (Nicolas) Sarkozy et leurs semblables aiment se mettre dans l'ombre de la Maison Blanche » ). Donc tout le discours de Cossiga comme quoi cette cassette mettait en avant Berlusconi était une exagération pour parler de la fausse revendication de Ben Laden. Nous reprendrons donc avec une phrase supplémentaire au début, la traduction de Carlo Revelli, malheureusement incomplète pour montrer tout l'art oratoire ayant permis à l'honnête président de glisser quelques vérités :

« Dans l'environnement proche du Palais Chigi, qui est le centre névralgique des renseignements italiens, on note que la non-authenticité de la vidéo est certifiée par le fait qu'Oussama Ben Laden y confesse qu'Al Qaïda était [maintenant la traduction de C. Revelli] l’auteur de l’attaque du 11 septembre 2001 sur les deux tours de New York, alors que tous les milieux démocrates américains et européens, et parmi eux le centre gauche italien, savent très bien que cette attaque désastreuse a été planifiée et exécutée par la CIA américaine et le Mossad avec l’aide du monde sioniste afin d’accuser les pays arabes et pour persuader les puissances occidentales d’intervenir tant en Irak qu’en Afghanistan ».

Petit bestiaire des assassins US : porcs avares et amoraux aux commandes, contre animaux stupides du peuple

Au cœur même de l'Empire, les dissidents mâchent moins leurs mots, à leurs risques et périls. Alex Jones emploie souvent le terme de scum ou scumbag (ordure, pourriture, racaille), à l'instar d'Hunter Thompson, qui en 1979, livrait aussi cette réflexion : « Dans une nation dirigée par des pourceaux, tous les porcs sont en déplacement vers le haut, et nous autres on est baisés jusqu'à ce qu'on rassemble nos actions : pas forcément pour gagner mais surtout pour ne pas perdre complètement ». L'auteur de Génération de porcs en 1988, y déplorait que dans le monde des médias télévisés les hommes bons mourraient « comme des chiens sans raison valable ». En 2004, il relevait encore que trois journalistes américains avaient été tués comme des chiens en Irak par l'armée US.

Il faut dire, comme le rappelait Splitting, que pour Kissinger lui-même : « les militaires sont des animaux bêtes et stupides qu'on peut utiliser » comme des pions en politique étrangère. Ils sont les automates zombies d'Amérique... Les journalistes Woodward et Bernstein rajoutaient dans le même passage qu'il avait dit de manière marquée au général Alexander Haig « Al, si tu es un bon garçon, je t'en donnerai une autre » d'étoile à l'épaule.

De son côté, Splitting se plaisait à considérer le maire de New York comme « le pire porc fasciste que vous pourriez jamais voir et rencontrer dans votre vie et pour tout vous dire les porcs ont plus de moralité qu'il n'en a ». Il avait même voulu interpeler Giuliani au Canada avant d'être poussé en dehors du building. Giuliani aurait bien fait d'être « sur ses gardes » car Splitting était « comme un limier sur sa trace pour son implication avec d'autres porcs capitalistes, pour leur implication dans le 11/9, et un jour ça va lui revenir comme une morsure dans le cul » (minutes 23'30 à 24'). En voilà un qui n'en démordait pas !

Selon Kevin Barrett, Splitting pratiquait une sorte de yoga tantrique, le kundalini (avec « respiration du feu »), qui lui permettait de charger sa colonne vertébrale et son cerveau en électricité. D'où peut-être son énergie survoltée. Energie manifeste également dans cette harangue :

« Nous devons savoir comment nous allons appréhender ces criminels. Allons-nous créer un tribunal de crime de guerre ? » (1h06'). « Nous devons être la conscience de la masse des gens pour arrêter cela (…) je ne suis pas la victime de ce que je ne connais pas. Ce que je sais me donne du pouvoir, de la force (...) nous devons nous unir et faire répondre ces gens pour leur crime (…) votre temps est expiré. Vous ne nous volerez plus, ne nous tuerez plus, ne nous mutilerez plus, ne nous emprisonnerez plus, ne nous appauvrirez plus, à cause de votre avarice et de votre stupidité. Vous, votre règne a pris fin ; vous aller répondre au peuple parce que les peuples du monde sont les seuls qui gouvernent les nations (…) Nous allons faire les lois et allons changer les choses, et nous le ferons avec moralité et éthique (…) Tous les fascistes et les dictateurs vont répondre de leurs crimes » (1h23)

Hélas son vœu n'aura pas été exaucé de son vivant.

Etats-Nuisibles d'âmes étiques

« Les États-Unis d'Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence, sans jamais avoir connu la civilisation », auraient dit Oscar Wilde ou Albert Einstein (quelquefois politiquement incorrect jusqu'à réclamer en Israël l'égalité complète pour les citoyens arabes début 1955, mais pas tant qu'on l'aurait espéré dans son dernier manuscrit resté inachevé juste avant sa mort en avril 1955, peu après la visite de l'ambassadeur et du consul d'Israël venus l'aider à préparer ce discours pour célébrer la création d'Israël).

Longtemps, la politique états-unienne a été machiavelienne. A cet égard, l'après 11-Septembre ne constitue pas tant que cela l'effondrement d'une quelconque droiture. Toutefois, selon une perspective de temps long, il aura marqué un léger tournant, mesurable en terme d'intensité comme de moralité. Pour reconstruire les forces armées ou pour continuer à conquérir, des criminels en haut lieu ont eu l'intention de laisser tuer ou de tuer des civils à l'intérieur de leurs frontières métropolitaines. Ceci dit, quelle différence aux yeux des puissants ? Comme l'avait dit plusieurs fois Jérôme Hauer de Kroll à la télévision, qui la jouait encore plus profil bas et regard insensible que Paul Bremer, le 11/9 était un « incident » dévastateur. Un incident diplomatique en quelque sorte ne faisant qu'accroître la tension aux frontières... mais permettant comme à leur habitude aux USA de déclencher des guerres ... environ tous les deux-cinq ans... ou d'implanter leurs troupes loin de leurs frontières soit tous les cinq-dix ans quoique pendant plus longtemps sans doute.

Pour Léo Strauss, le pape des néo-conservateurs, les dirigeants réalisent qu'il n'y a pas de moralité et peuvent manipuler le public comme du mastic pour qu'ils obéissent à un leader fort les protégeant contre les menaces extérieures. Selon Shania Dury présentant Strauss, il serait même « capital » que « la tromperie soit « perpétuelle » car les gens ont tendance à être individualistes et dissidents alors qu'ils ont « besoin d'être dirigés » pour être protégés. A fortiori si on veut éviter la chute d'un Empire à la manière de Rome, souvent étudiée par les néo-conservateurs. La cohérence d'un Empire est alors entretenue par une menace extérieure. Et pour Kissinger « les grandes puissances n'ont pas de principes, seulement des intérêts ». On peut alors penser que les attaques sont à la mesure du pouvoir hégémonique et des invasions envisagées contre de prétendus ennemis.

Les guerres servent aussi des intérêts étrangers au peuple, voire à la nation. Brzezinsky voulait contrôler le gaz du Caucase face à la Russie, et les néo-conservateurs remodeler l'environnement autour d'Israël, enlever Saddam Hussein, et redessiner la Syrie (voir A clean break ... Securing the Realm). Vastes objectifs. Les guerres extérieures sont, dans 1984 d'Orwell, une affaire intérieure permettant de maintenir la hiérarchie de la société. « La guerre est un racket » disait le Général Smedley Butler, qui préconisait que l'armée US ne s'éloigne pas à plus de 200 miles des côtes. Tant que le contribuable ne se rebiffe pas contre la pseudo menace extérieure et avale la propagande en se laissant tondre, tout fonctionne. S'il rétablit la vérité sur l'origine profonde des attaques, il sème l'anarchie. Le problème pour les dissidents est que les visées des élites néo-conservatrices semblent avoir enflé. Elles ont pris la grosse tête. Elles veulent servir des intérêts étrangers ou veulent dominer le monde d'un pôle à l'autre. Les Etats-Unis, dénués de toute colonne morale ne sont alors plus qu'une « larve qui grossit mais n'évolue jamais » (feu Jean-Edern Hallier), et dont l'âme s'amaigrit à mesure de son engraissement. Raison de plus pour tuer en quelque sorte le cochon en mettant sa gueule bien grasse sur un grill, dans une Cour pénale internationale rendant des comptes aux citoyens floués, pillés et massacrés.



Vendredi 10 Mai 2013


Commentaires

1.Posté par Yvon le 13/05/2013 14:18 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Kissinger, membre du Bilderberg, était donc co-actionnaire de Blackstone Group qui finançait Kroll, la société qui gérait la sécurité du WTC et les situations d'urgence à NY à la place de la police.

Jim Tucker, d'American Free Press, est mort deux mois après Splitting le Mohawk, lui aussi d'une chute dans des escaliers, mais chez lui, et avec sa famille à côté. Il venait d'obtenir l'endroit où allait se tenir le prochain sommet du Bilderberg en Grande-Bretagne. Il ne prévoyait pas d'y aller. Baisse de forme ?

Tiens j'ai noté une mention rapide à Bilderberg chez Hunter Thompson en 1993, dans "Mieux que le sexe, confessions d'un junkie de la politique", avec une coquille. "Tu es sans doute bien plus en avance que moi. Tu es déjà au courant de l'axe Clinton/Carter, des Bilderburgers, de Zoé Baird et de la terrible colère d'Hillary".
Il devait garder des munitions le Hunter... Notamment pour tuer la peur qu'il prenait soin de placer devant lui et non derrière.

Je me demande si Hunter Thompson ne se sentait pas un peu indigène.
Il avait séjourné des années à Porto Rico et au Brésil.
Il avait aussi écrit en 1971 sur l'assassinat par la police du journaliste Rubén Salazar lors des émeutes chicano à Los Angeles contre la guerre du Vietnam.
Le logo symbolisant sa ferme sur ses lettres ressemble à un totem (taper "tumblr owl farm logo", une chouette avec un oeil qui pleure).

A la fin il aurait encouragé son fils à "apprendre l'arabe".

2.Posté par No way le 13/05/2013 21:56 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Merci pour cette article !! Merci encore

3.Posté par Yvon le 14/05/2013 19:09 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Merci surtout à ce site d'avoir publié ce long article approfondi sur un sujet délicat qui a de quoi indigner. J'avais essayé ailleurs, avec des aménagement, mais seul un des relecteurs ou éditeurs semblait intéressé par le fond (manque de temps peut-être ?).

L'esprit d'Hunter Thompson vous salue de ces mots :
"La liberté est une chose qui meurt quand on ne s'en sert pas".

Toutes ces censures nous emmurent.
Halte au décervelage qui rend esclave.

Pour les bibliophiles qui auraient le temps d'accéder librement en français à des livres rares sur des sujets rarement traités, je viens de découvrir des mines avec quelques pépites sur
http://www.aryanalibris.com/
http://histoireebook.com
(bouquins de Seignalet, de Vercoutère - méfiant sur les vaccins comme Alterinfo - et des raretés un peu anciennes : "Sionisme et racisme" de le Sycomore, 1977, recueil des discours émis à Tripoli).

Nouveau commentaire :

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS


Publicité

Brèves



Commentaires