RELIGIONS ET CROYANCES

Vers un nouveau paradigme ontologique, spirituel et culturel



galaad
Lundi 25 Juin 2012

Vers un nouveau paradigme ontologique, spirituel et culturel
La conscience dans l’Univers ou l’Univers dans la conscience ?
La conscience dans le cerveau ou le cerveau dans la conscience ?


Voici deux questions qui paraissent irrationnelles pour un Occidental encore sous l’emprise de la « maya » ou de la « Māyā », la grande illusion « réiste » chère aux traditions orientales. L’adjectif « réiste » ne fait pas ici référence à un procédé littéraire qui consisterait à « chosifier », à l’intérieur d’un texte, mais à un ensemble de processus mentaux et psychiques (habituellement involontaires et inconscients) qui amène un individu, dit alors « non éveillé » (selon ces traditions), à considérer « les objets » des sens et le « monde », par extrapolation, comme ayant une existence « en soi » (selon la terminologie de la phénoménologie occidentale), comme ayant une « existence propre » et indépendante de la conscience qui les « observe ».

Voici un peu moins de quatre millénaires (les études historiques divergent sur les dates), une poignée « d’initiés hindous » (suivi plus tard par les bouddhistes notamment) ont répondu à ces deux questions de manière diamétralement opposée au dogme matérialiste actuellement à la mode en Occident. Ces initiés présentent leur démarche méditative et métaphysique comme étant celle de « l’éveil », par opposition à celle répandue communément, surtout actuellement, en Occident, considérée a contrario comme celle de « l’ignorance » ou de l’emprise de la « maya ».

Cette antique métaphysique assez « élitiste » de l’Hindouisme est à ne pas confondre avec les croyances religieuses populaires de l’Inde et encore moins avec ses parodies « théosophiques », « new age » ou autres, répandues en Occident et envahissant maintenant le Net (les définitions de Wikipédia concernant les notions de cette métaphysique sont presque systématiquement superficielles et lacunaires).

Première approche du concept de « maya » ou de la croyance illusoire d’un « monde existant en soi ».

Imaginons que j’observe une boule jaune (par exemple le soleil).
Question : « Où » se trouve cette « boule jaune » ?

Les diverses approches expérimentales de la physique nous ont démontré qu’elle (la boule) ne se trouve pas « dans l’espace », lequel ne contient que des particules nageant dans le vide (selon la version corpusculaire) ou une probabilité de présence quantique « d’autre chose » que cette « boule jaune » (selon d’autres versions physiques). L’observation physique, quelle que soit la théorie interprétative, n’aboutit en aucun cas à déceler cette « boule jaune » présente à ma conscience.

Les rétines offrent, quant à elles, deux « images » séparées et sans relief ; par ailleurs, le « qualia » jaune y est absent.
Les sciences cognitives relèvent ici la distinction entre « quanta » et « qualia » : la couleur jaune correspond physiquement à la fréquence (notion quantitative) d’une onde électromagnétique (ou de plusieurs), puis à l’activation de récepteurs rétiniens spécifiques traduisant cela en impulsions électriques (notion quantitative aussi), ensuite à l’activation du cortex et enfin de la structure neuronale, en des zones correspondantes ; les infos initiales sont ainsi traduites, par cette « chaîne quantitative », en une structure géométrique (notion quantitative géométrique) particulière du cerveau (lequel baigne dans « l’obscurité totale » de la boîte crânienne où règne donc l’absence de couleur) ; ces stades physiques successifs de l’info sont considérés comme des « quantas » ; à aucun stade du parcours physique de l’information décodée n’apparaît la « sensation jaune », dite alors « qualia », notion qualitative propre à la conscience et absente de l’observation physique de l’Univers et du cerveau.
En observant cette boule, je ne « vois » pas en effet la « fréquence » (ou les fréquences) de la couleur de cette boule. Par ailleurs, si ce jaune était l’expression fidèlement représentative au niveau de la conscience de la fréquence d’une onde (ou d’un mélange), je devrais voir en jaune les rayons s’étendant entre la boule et l’œil et non uniquement à la surface de la boule elle-même.
L’image « construite » au niveau de la conscience n’est ni la représentation correcte d’un phénomène physique (ni de la structure cérébrale comme présenté ci-après). Il s’agit d’une « construction originale » et non d’une représentation d’un être initial existant. Il ne s’agit pas d’une « représentation » mais d’une « création ».

Cette « boule jaune », non présente dans l’Univers extérieur, ne se trouve pas non plus « dans le cerveau ». L’étude du système neuronal montre que les infos disséminées dans le cerveau ne sont pas regroupées synthétiquement en forme de « boule », laquelle serait en outre d’autant moins jaune que, dans la boîte crânienne, il fait « tout noir » (comme dit plus haut).
Cette étude de la structure neuronale, intermédiaire physique ultime avant le passage à la conscience, montre que le cerveau ne présente non seulement pas le « qualia » jaune mais surtout est en discordance avec la conscience au niveau du « quanta » ; en effet, la forme prise par l’info est disséminée en divers endroits de la structure neuronale sans jamais y former une « belle boule synthétique en relief ». Il y a donc une réinterprétation (par un processus non physique) de la structure neuronale, intervenant « entre le cerveau et la conscience », pour « reformer » (à supposer que cette forme soit physiquement présente initialement) sinon pour « former » (originalement alors) cette « boule » à la conscience, d’une part, puis y associer de manière synthétique le « qualia » jaune, d’autre part.
On remarquera aussi que la boule jaune apparaissant à la conscience n’est pas un « objet 3D » complet mais un objet « en relief » avec point-de-vue (ou point d’observation).
L’expérience visuelle la plus première me montre, de manière évidente et indiscutable, que je ne suis donc pas conscient directement de la structure spatiale de mon cerveau, « évidence tellement flagrante » que l’on finit par l’oublier ; ce détail particulier (la divergence structurelle, formelle, entre l’info dans le cerveau et l’info à la conscience) fait partie des (nombreuses) infos qui ne sont pas contenues a priori dans la structure cérébrale elle-même (par définition) mais apparaissent malgré tout à la conscience (a posteriori lors de la méditation auto-réfléchie de la conscience) … puis en retour au cerveau, ultérieurement.

Revenons enfin à cette boule jaune présente initialement à la conscience : elle ne se trouve, après recherche, ni « dans le cerveau », ni dans l’Univers « hors du cerveau» ; elle ne se trouve donc pas « dans l’Univers ». Incontournable.

Conclusion : les a priori kantiens, notamment celui d’espace dans ce cas, ne sont dès lors pas des absolus et le « phénomène conscience » les transcende (certains objets formels de la conscience se fondent sur l’a priori spatial mais pas la conscience elle-même dans sa totalité).
La relation entretenue entre le cerveau et la conscience n’est pas non plus de nature « spatiale », elle est autre ; tout au plus comporte-t-elle certains aspects liés (a posteriori, après analyse) à la notion d’espace.
La conscience, dans son ensemble (car l’exemple de la boule jaune peut être réitéré avec tout autre élément présent à la conscience), ne se trouve pas « dans l’Univers » ; elle ne se trouve d’ailleurs pas « quelque part ».
Cette constatation devient encore plus flagrante à propos des éléments de la conscience autres que les sensations visuelles ; notamment les émotions. Même si une émotion peut trouver sa correspondance physique dans une structure partielle particulière du cerveau, info comportant à ce stade cérébral des caractéristiques spatiales et géométriques, elle perd toute caractéristique spatio-géométrique en tant que « contenu » (ce terme est ici un abus de langage) conscient : la peur est-elle un polygone ? la joie a-t-elle des côtés parallèles ? … Les émotions n’ont pas de forme, ni aucune caractéristique spatiale (contrairement aux structures neuronales qui y sont associées) ; les émotions ne peuvent donc être, de toute évidence, « quelque part ». La conscience, laquelle est constituée de ces éléments, ne peut alors, elle non plus, se trouver « quelque part » ; à fortiori, la conscience ne peut se trouver « dans l’Univers ».
Il serait vain ici de multiplier à souhait les « dimensions » physiques et géométriques des divers modèles d’Univers (démarche pertinente en recherche physique mais non en ontologie), la conscience n’est pas « spatiale » et la relation entre le cerveau et la conscience ne l’est pas plus.

Tout ceci est évidemment très « gênant » pour le dogme matérialiste popularisé (sinon martelé « maçonniquement ») en Occident, principalement dans la culture scientifique académique durant ces deux derniers siècles … et ce, à l’encontre des divers grands physiciens, lesquels ne sont généralement pas adeptes des dogmes réistes.

Pour éviter de remettre en question tout dogme matérialiste, présenté comme absolu, il est commun, chez les scientifiques et même en sciences cognitives, de considérer alors la « conscience » comme un « épiphénomène ». La relation causale fonctionnerait, selon cette hypothèse, à sens unique : du cerveau vers la conscience.
Quiconque divergerait de cette position serait étiqueté de « spiritualiste anachronique réactionnaire » ; cette situation est le comble du « dogmatisme matérialiste aveugle ». L’emprise de la maçonnerie non-déiste sur l’intelligentsia scientifique occidentale peut expliquer, au moins partiellement, cette situation déplorable ; les dérives narcissiques individuelles liées à cette position (peu) philosophique font le reste.

Cette hypothèse (la conscience considérée comme épiphénomène) est d’autant plus absurde, voire risible, que cette « boule jaune » évoquée plus haut, laquelle ne fait pas partie de l’Univers physique, a de toute évidence une influence causale vers le cerveau, puisque que nous sommes en train de lire un texte à son propos ! … texte concernant aussi le fait qu’elle diverge selon divers aspects de la structure cérébrale elle-même !
Cette réflexion peut être répétée et approfondie à propos de très nombreuses informations qui ne sont pas a priori contenues dans la structure physique cérébrale mais pourtant bien présentes à la conscience. Il est possible de présenter des pages (pas de panique, pas ici !) d’exemples encore plus flagrants.
Et pourtant, ces infos initialement exclues du cerveau et du monde physique finissent par se retrouver inclues dans un discours cohérent (je l’espère), au niveau physique. D’où l’existence d’une relation causale de la conscience « vers le cerveau ».

Voici en corollaire de petites questions à méditer concernant le contenu direct et actuel de la conscience « instantanée » : « maintenant, suis-je conscient de mon cerveau … ou d’autre chose ? » ; « suis-je conscient de mes neurones … ou d’autre chose ? » ; si je regarde le soleil, « vois-je des neurones … ou une boule jaune ? ».
Evidemment, je suis conscient « d’autre chose » que de mon cerveau. Et par définition, cette info ne peut être a priori contenue totalement dans le cerveau lui-même, puisqu’elle concerne « autre chose » et la relation associée.
Quelle que soit l’approche physique du cerveau, ce qui est observé ou étudié sera systématiquement « autre chose » que le « contenu » de la conscience. Le contenu de la conscience n’est pas un phénomène physique.
Une telle info ne peut être à priori contenue dans le cerveau, selon toute approche physique. Elle apparaît d’abord à la conscience (non présente dans l’Univers) puis, ensuite, elle devient une info neuronale susceptible d’activer un moyen d’expression (oral, écrit) jusqu’à se retrouver contenue dans le langage comme ici.
Il existe dès lors, de toute évidence, une relation causale « de la conscience vers le cerveau ».
Cette dernière déduction constitue un important « changement de paradigme » par rapport à l’impasse actuelle des dogmes matérialistes.

On conclut ainsi à l’existence d’un processus intelligent « non physique » (il est aussi a-spatial) et « non conscient » (la conscience est un résultat du processus mais ne le connaît pas directement) qui relie le cerveau et la conscience selon une interaction causale à double sens (et non pas à sens unique comme le présente l’hypothèse réductrice de « l’épiphénomène »).

Ce processus se classe alors dans une catégorie ontologique que le dogmatisme matérialiste a exclu a priori (et ceci selon une démarche qui n’a rien de rationnel) : il s’agit d’un être « nouménal non-physique inconscient ».

Ce qui apparaît encore plus « déconcertant » (selon l’ancien paradigme) est le fait que ces infos (initialement non physiques et non inclues à la structure cérébrale), peuvent être transmises de la conscience au cerveau, puis au doigt qui tape sur la touche du clavier … alors que la conscience instantanée ne « voit pas » la structure neuronale sur laquelle elle a pourtant un certain contrôle. Le contrôle neuronal se fait ainsi « à l’aveugle » (du point-de-vue de la conscience).

Ce n’est donc pas le « moi conscient » qui contrôle (lors de telles communications d’infos issues a priori strictement de la conscience) la structure cérébrale (laquelle « contrôlera » ensuite, en partie, le corps) mais un processus inconscient qui n’est pas non plus cérébral, ni même physique.
Cette constatation est extrêmement dérangeante pour le narcissisme humain (correspondant au stade que la métaphysique orientale nomme « ignorance »), lequel tend à considérer le « moi conscient » comme omnipotent et origine causale exclusive des actes et paroles. La psychanalyse a déjà bien œuvré pour dénoncer ce narcissisme du « moi » ; ici est franchie une étape supplémentaire dans l’étude du psychisme humain.

Une constatation évidente : la physique se révèle ici bien loin d’expliquer la conscience.

Voici ainsi un beau « changement de paradigme », lequel devrait avoir à terme de profondes répercussions sur l’évolution culturelle de l’Humanité, surtout en Occident.

Ici n’a été abordé qu’un « petit aspect » spatial de la conscience. D’autres considérations, notamment temporelles ou concernant les divers états de conscience ne peuvent être présentement développées.

Cette catégorie ontologique omise par l’Occident (celle des êtres nouménaux inconscients et non-physiques, en relation causale à double sens avec le monde physique et la conscience) dérange énormément les dogmes matérialistes (clin d’œil ici à la réification littéraire !) car c’est à partir de l’hypothèse fondée sur l’a priori kantien d’espace vu comme absolu qu’ils ont nié l’existence de dieu. Il est, selon tout dogme matérialiste absolu, interdit d’admettre qu’un être ne faisant pas partie de l’Univers physique puisse avoir une influence causale sur celui-ci.
Et pourtant, la conscience prouve le contraire !

Le matérialisme et le réisme se présentent ici comme des dogmes irrationnels et non comme des démarches philosophiques rationnelles. Ils contredisent les faits les plus fondamentaux, les plus premiers, de la conscience, faits sur lesquels se base et se développe ensuite toute science.

Cette courte péripétie historique (quelques siècles) a évincé du pouvoir une caste sacerdotale anachronique et arrogante, discutable et discutée, au profit des « maçons » mais au prix d’un lourd « abrutissement » matérialiste. Les sciences et techniques y ont trouvé un tremplin temporaire mais leur prétendue omnipotence actuelle devient socialement et écologiquement peu responsable (notons ici que la voie des pseudosciences l’est encore moins).

Il existe une démonstration très « scientifico-mathématique » (assez « lourde » car tenant compte du fait que toute structure cérébrale étudiée n’est pas une donnée directe mais déjà une création psychique succédant à l’observation d’un cerveau par un cerveau ; cette démonstration reste toutefois amusante pour qui aime ce genre d’exercice) ; elle se base sur un emploi élargi de la notion de « fonction » (pas seulement analytique mais aussi synthétique), laquelle balaie définitivement toutes les hypothèses matérialistes et réistes.
S’ensuit une inévitable fin définitive du « matérialisme philosophique », classé alors parmi les dogmes irrationnels superstitieux.
Comme tout dogme, il a eu son rôle historique, rôle qui touche à son terme.
Il s’agit d’un pas dans l’Histoire qu’auraient rêvé de vivre des personnages comme Platon … et bien d’autres.

Les processus de réification n’en perdent toutefois pas totalement leur utilité (voir fin du texte).

La « conscience dans l’Univers », une superstition réiste qui a fait son temps, une « maya ».

« L’éveil » consiste à se libérer du dogme irrationnel selon lequel l’Univers serait l’origine de la conscience et la contiendrait, à se libérer aussi des tentatives réistes naïves qui cherchent à expliquer la conscience uniquement à partir des lois physiques.
La « boule jaune », notamment, présente à la conscience n’est pas présente dans la structure physique de l’Univers ; cet Univers n’est donc pas tout. La physique, étudiant les lois de l’Univers, ne peut donc tout expliquer.
Cette boule n’est pas non plus « ailleurs » (rendant vaine toute tentative explicative de la conscience selon de nouveaux modèles physiques spatio-temporels d’Univers) et pourtant, elle « est » ! Elle a même une influence causale sur la structure du cerveau.
Elaborer de nouveaux modèles d’Univers (parfois assez originaux et d’un grand intérêt scientifique) ne change ainsi rien au problème puisque la relation conscience-cerveau n’est pas « spatiale ».
Aucun de ces modèles ne peut être explicatif de la « conscience ». Les derniers modèles à la mode, comme ceux d’Univers holographique et de cerveau holographique, sont aussi des leurres en ce domaine car ils traitent des « quanta » et non des « qualia », notamment (outre d’autres lacunes). Par ailleurs, il est aisé de démontrer qu’ils sont truffés d’erreurs ontologiques grossières.

Approfondissons la notion de « maya » sous le regard des processus psychiques et de l’ontologie.

En suivant une réflexion semblable à celle sur la boule jaune, tout ce que l’on considère comme « objet » physique présent à la conscience s’avère en fait être « absent de l’Univers » ; ces « objets » sont des « leurres » qui ne sont présents qu’à la conscience.
Ces leurres sont le résultat de processus psychiques (nouménaux non-physiques) donnant naissance à des sensations (conçues alors comme illusoires du point-de-vue physique) associées à des processus mentaux, aboutissant à la notion « d’objet ». Les processus psychiques de « réification » (sources de l’illusion de la « maya ») amènent ensuite à considérer, à tort, ces objets comme faisant partie d’un monde physique « réel » existant en soi, indépendamment de la conscience.
Après dévoilement de ces divers leurres, l’Univers se voit ainsi « vidé » de tous ses « objets ». En effet, la réflexion sur la « boule jaune » peut être réitérée à propos des particules physiques, des « ondes » quelles qu’elles soient, ainsi que de tout ce qui fait partie d’un modèle quelconque d’Univers. Tous ces éléments sont des constructions mentales. Les créations des physiciens n’ont ontologiquement pas plus de valeur que celles des théologiens. La seule différence vient de leur intérêt pratique dans certaines situations concrètes. Leur pertinence s’arrête là. En tirer des interprétations ontologiques (voire spirituelles) est un écueil courant qu’il convient d’apprendre à éviter.
Les relations entre ces « objets », ces formes psychiquement créées, font naître à la conscience, suite à un ensemble de constructions mentales associées, la notion « d’espace ». L’espace est, lui aussi, une création psychique apparaissant à la conscience, une création subjective (un aspect de la « maya »).
Les études physiques concernant les phénomènes à grande vitesse (suscitant des considérations relativistes) aboutissent à la conclusion que les modèles spatio-temporels valables pour décrire cet hypothétique Univers ne sont pas euclidiens mais « pseudo euclidiens ». L’espace peut s’y transformer en temps et vice versa. « L’espace absolu » y apparait alors définitivement (confirmant l’ontologie) comme un concept subjectif, une création psychique. En fait, cette notion d’espace naît principalement de la sensation d’étendue (sensation visuelle, tactile et auditive) et d’autres impressions sensibles subjectives (direction, comparaison de formes et longueurs, équilibre corporel, mouvement, etc.).

Cet « espace » ne fait ainsi pas non plus partie de la structure physique de l’Univers. L’espace est un « concept » présent seulement à la conscience. Tout comme la conscience elle-même, l’espace ne peut être considéré comme « inhérent à l’Univers ». Il est lié à la conception consciente de l’Univers ; il est un aspect de certains modèles d’Univers (même pas de tous puisqu’on peut imaginer des modèles strictement quantiques).
L’Univers n’est donc pas « spatial ». L’a priori kantien concerne alors uniquement certains objets de la conscience (les formes principalement) mais pas un hypothétique « Univers en soi ».

Les « deux côtés » du miroir doivent dès lors être considérés comme aussi virtuels l’un que l’autre ! N’en déplaise aux occidentaux adeptes de diverses versions du « réisme ». Les deux côtés du miroir sont des leurres, des créations psychiques.
Pour un méditant oriental ayant atteint l’éveil, cette conception (inhabituelle en Occident) est évidente.

Que reste-il alors de l’hypothétique Univers, « vidé » des objets et maintenant de l’espace (et par conséquent de la superstition substantialiste d’éther, notamment, supposée remplir cet espace) ?
Il reste une structure quantique (et encore, les nombres sont-ils des objets réels ?) abstraite, a-spatiale. Cette hypothétique « structure quantique résiduelle » est inaccessible « en soi » mais seulement approchable par des modèles subjectifs : les divers modèles d’Univers, lesquels ne sont que des modèles, pas une hypothétique « réalité en soi ».
Le statut ontologique de cette structure quantique est ainsi intimement lié au statut ontologique des nombres. Inutile de préciser que cette dernière considération risque de n’intéresser que très peu d’êtres humains et cela pour encore un bon petit temps.
L’Univers hypothétique résiduel serait alors un être appartenant à une catégorie ontologique particulière : celle de l’être « nouménal physique inconscient ». Cette catégorie suffit, à notre stade culturel actuel, pour passer à l’étape historique suivante.
Il sera temps ultérieurement d’approfondir le questionnement ontologique pour savoir si les nombres peuvent appartenir à plusieurs catégories ontologiques, parmi les trois proposées ci-dessous (en ce qui concerne la troisième, cela paraît être une évidence première).
Là réside peut-être d’ailleurs cet aspect « magique » des nombres : leur capacité à lier diverses catégories ontologiques … Ils nous permettraient ainsi à la conscience d’avoir accès aux autres catégories (les deux catégories inconscientes).
La physique a parié intuitivement sur la possibilité de lier la première et la troisième, ce qui lui a permis de faire un bond considérable durant ces derniers siècles.
Certains mystiques ou autres savants évoquent la possibilité pour les nombres de lier la seconde et la troisième.

Voici dès lors ces trois catégories ontologiques :
1) L’être nouménal physique inconscient ; il est a-spatial (une approche non développée ici amène à le considérer aussi comme atemporel) ; il est approché par des modèles physiques quantiques auxquels s’ajoutent une multitude de modèles subjectifs y associant sensations et constructions mentales ; il est inconnaissable « en soi », le concept de « prakritti » de la métaphysique hindoue peut l’approcher, à condition de le débarrasser de toute tendance réiste.
2) L’être nouménal non-physique inconscient ; la relation entre le cerveau et la conscience appartient à cette catégorie ; la spiritualité consiste à explorer cette catégorie sans tomber dans les illusions réistes (bon amusement !).
Cette catégorie est très difficile d’accès. Elle demande une solide formation en ontologie.
Un manque (sinon une absence totale) de considérations ontologiques amène le new age et les charlatans en tous genres de « l’occulte » à considérer cette catégorie comme un fourre-tout, pour y entasser une quantité invraisemblable de superstitions plus grotesques les unes que les autres.
Cette situation déplorable, laquelle constitue une parodie lamentable de la spiritualité, vient surtout du fait que la science s’est concentrée presqu’exclusivement ces derniers siècles sur l’étude des « phénomènes physiques » et l’élaboration de modèles correspondants.
La prochaine étape de la démarche scientifique sera d’explorer cette nouvelle catégorie ontologique et de débarrasser (avec sagesse) la culture humaine des élucubrations qui s’y sont engouffrées.
La métaphysique orientale a déjà bien exploré cette catégorie mais selon des protocoles méthodologiques qui doivent être améliorés et éclairés par des démarches plus critiques.
3) L’être phénoménal … conscient (par étymologie et définition) : la phénoménologie étudie cette catégorie depuis plus d’un siècle ; le bouddhisme et l’hindouisme depuis plus longtemps. Les sciences cognitives guidées par les sciences neurologiques permettent d’approfondir les connaissances liées à cette catégorie.

Dans la métaphysique hindoue, la structure physique, inaccessible en soi, est approchée par la notion de « prakritti », bien que cette notion y soit mal définie et diverge selon les écoles ; elle est aussi souvent galvaudée dans les diverses versions de vulgarisation.
Dans le bouddhisme madhyamaka, la notion de « vacuité des phénomènes » empêche de considérer cette structure comme ayant une existence propre distincte de la conscience ; elle n’existe alors que sous une forme dite « relative », comme étant la relation elle-même entre les « objets apparemment spatiaux » de la conscience, et n’ayant d’autre existence. Les connaissances liées à la première catégorie y ont souffert, en comparaison de l’essor occidental, de cette position dogmatique discutable (cette position sera d’ailleurs « discutée » dans des textes ultérieurs).
La sagesse ne consiste pas à opposer ces approches mais à cerner leurs pertinences respectives.

Univers dans la conscience ; cerveau dans la conscience

Dans la métaphysique hindoue comme dans la métaphysique bouddhique, le fait de croire en l’existence en soi de l’Univers est considéré comme une forme « d’ignorance ».
Pour ces métaphysiques, ce n’est pas « la conscience qui serait dans l’Univers » mais « l’Univers qui est un élément de la conscience », en tant qu’ensemble de sensations subjectives et de constructions mentales. L’Univers y est une « illusion », une « maya ».
Selon la même réflexion, ce n’est pas le « cerveau qui crée la conscience » mais « la conscience qui crée le cerveau ».
En fait, cette option reste réductrice. Réduction consécutive à une ontologie dualiste « matière-conscience » ou « matière-esprit ».
« En fait », le « cerveau-objet » (« ceci n’est pas une pipe », comme disait Magritte) est un élément de la conscience mais, tout comme la conscience, ce « cerveau-objet » (ensemble de constructions subjectives mêlant sensations visuelles et constructions mentales) est le fruit d’un être (nouménal) appartenant à la catégorie ontologique intermédiaire, la deuxième, plutôt qu’une « création » de la conscience elle-même. Il serait difficile pour la conscience, laquelle n’a pas accès directement à la structure du « monde », d’en tirer des infos pour « créer ses propres objets ». Voir à ce propos les notions de purusha et purushottama en philosophie hindoue.
Une extrême prudence s’impose dans l’approche des catégories nouménales, en rappelant qu’elles ne sont pas accessibles en soi. Les processus de réification doivent être en permanence inhibés lors de telles études, ils constituent une dérive mentale difficilement évitable ; tout discours à propos des noumènes frise le paradoxe et l’évite difficilement.

Ces processus psychiques et mentaux de réification, qui entretiennent l’illusion du « monde », sont aussi fonctionnels dans les démarches abstraites et doivent y être surveillés.

« L’éveil » consiste au départ à se libérer de la puissance des mécanismes psychiques de réification (rappelons encore qu’il ne s’agit pas ici de « réification littéraire ») pour dissiper au départ la superstition de « monde en soi » mais cet « éveil » ne se limite pas à cette superstition, il doit ensuite s’étendre à l’ensemble du fonctionnement psychique.
Dans le Vedanta, les techniques qui amènent progressivement à cet « éveil » sont dites « techniques de sub-valuation ». Elles se développent au long d’un cheminement en plusieurs étapes.

Métaphysique et politique planétaire

Dès les origines de l’Hindouisme, les rares « éveillés » qui considéraient « l’Univers dans la conscience » constituèrent (avec d’autres privilégiés) la caste sacerdotale dominante, se consacrant aux activités intellectuelles et méditatives ; les « ignorants » qui considéraient « la conscience dans l’Univers » constituaient conjointement la caste laborieuse, dominée.
La notion de transmigration des âmes fut bien concédée à la religion populaire pour appuyer l’organisation sociale en castes … mais dans la pratique, l’homme du peuple a (encore aujourd’hui) peu de maîtrise sur ses processus de réification. Il vit surtout « incarné dans le monde », avec toutefois un « aveuglement réiste » moins prononcé et généralisé qu’en Occident.

On peut aisément comprendre que les processus de réification (aboutissant à considérer l’Univers et le corps comme réels, voire comme unique réalité) poussent plus à l’action qu’à la méditation.
Par ailleurs, cela conduit à une forte identification au corps, vu comme le seul support de l’identité, et à son caractère éphémère. Quand la conscience est conçue comme étant « dans le cerveau » et une conséquence de son seul fonctionnement, la mort cérébrale est alors perçue comme provoquant inéluctablement la fin de la conscience.

Dans la vision hindoue de « l’éveil », l’origine de la conscience est autre (un processus intelligent et créatif « nouménal non-physique inconscient »). Ce processus est vu comme ayant une potentialité fonctionnelle indépendante de la mort cérébrale (même si certains aspects de son fonctionnement sont intimement liés au fonctionnement cérébral lors de l’incarnation). Le fondement ontologique de la conscience n’y réside pas dans l’hypothétique « monde physique ». Les relations causales sont envisagées selon des considérations très différentes. Toute approche existentielle s’en trouve considérablement modifiée. Le rapport psychoculturel à la mort y devient fondamentalement différent.

Les individus « réistes radicaux » sont, eux, plus portés aux activités « matérielles », lesquelles leur apparaissent comme seules porteuses de sens ; position résumée par le slogan naïf « on ne vit qu’une fois » (si l’on vivait trois fois, cela changerait quoi ?). Maintenue dans ce réisme psychique, une caste dominée devient aisément manipulable.
Associée, comme aujourd’hui, à une situation économique et culturelle de monétarisation envahissante des rapports sociaux, ce « matérialisme-réisme » permet de faire de l’homme du peuple un esclave perpétuel, un zombie « producteur-consommateur » maintenu dans l’ignorance spirituelle … voire dans le « meilleur » des cas dans une liberté sensualiste illusoire de consommateur complaisant.

Ces rapports de castes ont dirigé l’Histoire de l’Inde durant des siècles.
Selon certaines traditions hindoues, les êtres « voués à l’éveil » naitraient exclusivement en Inde. Le reste du monde y est alors perçu comme un immense zoo peuplé d’êtres à l’apparence humaine mais au mental à peine plus évolué que celui du singe, des êtres primaires englués dans des superstitions réistes.

Naissent à ce propos les deux questions principales suivantes, concernant la situation mondiale contemporaine…
1. Une poignée « d’éveillés » hindous (ou des personnes ayant eu accès à des connaissances similaires) pourrait-elle avoir eu comme projet de maintenir « l’ensemble du zoo extérieur à l’Inde » (dans un premier temps) en une situation de « caste laborieuse dominée » sous l’emprise des superstitions matérialistes et réistes ?
La pertinence de cette question s’est accrue durant ces derniers siècles en Occident, surtout depuis le 19ème.
2. Existe-t-il actuellement des lobbies qui s’acharnent à répandre dans la culture planétaire, plus particulièrement en Occident, diverses versions (panthéistes ou proches) selon lesquelles la « conscience naîtrait dans l’Univers » et non « l’Univers dans la conscience » ?

Concernant la première question, le Net fourmille de réponses dont la validité est rarement démontrée. Les dérives, souvent paranoïdes, anti-NWO y sont courantes et biaisent fortement l’étude. L’explosion de théories fumeuses à cet égard et le climat émotionnel conséquent jouerait même plutôt en faveur de tels lobbies politiques et/ou occultes qui en seraient les vrais bénéficiaires au détriment du citoyen. A supposer qu’ils ne soient pas les auteurs de la situation, il leur serait difficile de refuser cette perche tendue par l’idiotie populaire. Ces lobbies auraient même intérêt à entretenir eux-mêmes ce climat de peur plutôt irrationnelle (nés de nombre de mythes « anti-NWO »), outil éculé de la gestion des foules.
Concernant la problématique plus particulière de la manipulation par les dogmes réistes, il ne serait pas impossible que les partisans et acteurs de ces projets de NWO soient eux-mêmes sous l’influence des superstitions réistes. Seraient-ils alors eux aussi les marionnettes d’instances plus discrètes ? La tentative ici de verser dans les interprétations paranoïaques est grande. Il semble que la sagesse ne nous y invite pas. La solution et l’avenir sont ailleurs.

Concernant la seconde question, la réponse est « oui » ! Certains lobbies répandent, volontairement ou non, de sérieuses superstitions réistes.
Qui principalement ?
- La franc-maçonnerie non-déiste, surtout depuis la fin du 19ème siècle (le Grand Orient de France, etc.).
- La théosophie dans son ensemble, dès HP Blavatsky, agent de la maçonnerie luciférienne occidentale, déguisée grossièrement en porte-parole de la sagesse orientale. Lucis Trust œuvre depuis, de manière obsessionnelle (jusqu’au grotesque), à propager toutes sortes de théories pseudoscientifiques qui cherchent à expliquer (très naïvement) les phénomènes spirituels à partir de phénomènes physiques : l’univers électrique, la superstition réiste « d’éther » (si l’espace ne fait déjà pas partie de l’Univers, un hypothétique « éther » encore moins, évidemment), etc.
Sans oublier les incontournables « vibrations spirituelles » (Vibration de quoi déjà ? Ah oui, de l’énergie. Quel nouveau type d’énergie, non encore mesurée évidemment, aurait une mesure variable correspondant au concept de « vibration » ? On attend la réponse et on risque de l’attendre longtemps). Les occultistes de la fin 19ème ont surfé sur la vague de l’électromagnétisme conquérant et ont tenté d’expliquer tout, même la spiritualité, à partir des notions physiques de l’électromagnétisme. Les notions d’onde et de vibration étaient alors à la mode. Cette tentative aujourd’hui anachronique continue de faire les beaux jours des charlatans new age. Ils complètent la recette de nouveaux concepts physiques du moment comme les dimensions, l’espace-temps, l’éther ressuscité, etc.
La démarche globale de cette supercherie consiste (volontairement ou non) à considérer le « monde physique » comme un absolu et comme fondement premier des phénomènes spirituels. En plus clair, la version de l’ignorance (l’Univers d’abord, la conscience ensuite) dans toute sa splendeur.
Le mot « monde » est d’ailleurs omniprésent dans la religion de Lucis Trust (bonne volonté « mondiale », serviteurs « du monde », instructeur « du monde », etc.). Ces versions sont diamétralement opposées à la métaphysique authentique hindoue ; leur prétendue inspiration orientale est un leurre grotesque, de la supercherie « HPB classique ».
- Le sionisme, qui remplace la quête spirituelle par la quête « bassement matérielle » de la « terre promise ».
- Le mayanisme californien (de Calleman notamment) et sa « neuvième onde cosmique », base physique prétendue de phénomènes spirituels : qui adhère encore à ces niaiseries semées à tout vent jusqu’en 2011 ? Remarquons que le rythme de 18 jours bricolé dans le calendrier de Calleman n’apparaît dans aucune tradition amérindienne, pure invention new age. Mais cette élucubration prend tout son sens lorsque l’on se rend compte que cette « neuvième onde bricolée » devait se terminer en apothéose (sous les feux d’Elenin qui en a décidé autrement) le 28 octobre 2011, date du … centième anniversaire de la Statue de la Liberté, emblème maçonnique luciférienne financée fin 19ème par le Grand Orient de France. Tiens, tiens, quel hasard.
- Les diverses versions du satanisme, popularisées surtout à partir de la Californie au siècle dernier, et œuvres d’anciens maçons lucifériens comme Crowley.
- La scientologie … d’origine californienne, tiens ! Le précurseur mayaniste et collaborateur de Calleman, Lungold, était d’ailleurs issu de la scientologie. La pomme ne tombe pas loin de l’arbre.
- Les divers dogmes matérialistes. Les dernières fantaisies du genre fleurissent plus particulièrement en Californie et notamment à l’Université de Berkeley, comme « l’émergentisme ». Un prochain « petit texte » (encore une tartine ?) exposera l’absurdité de ce dogme ; les « propriétés émergentes » n’étant évidemment pas « conscientes d’elles-mêmes », la conscience auto-réfléchie ne peut dès lors être une « propriété émergente ».
- Liste non-exhaustive…

Soulignons que les acteurs de ces lobbies ne sont pas forcément conscients de leur rôle historique ; ils sont souvent eux-mêmes victimes des superstitions qu’ils propagent.

Le new age, quant à lui, consiste à noyer (généralement à l’insu des adeptes voire de leurs gourous) les éventuelles bribes de métaphysique orientale qui atteindraient notre culture dans un flot inepte de superstitions toutes plus farfelues les unes que les autres, constituant une telle parodie des traditions orientales qu’il est quasi impossible d’y trouver un chemin vers les approches métaphysiques authentiques. Ce mouvement multiforme, issu de la théosophie et entretenu par des lobbies associés, fonctionne comme bouclier protecteur de la sagesse orientale authentique en donnant à l’Occidental moyen un ersatz dont il se satisfait sans chercher plus loin.
Le comble du ridicule dans le domaine est aujourd’hui atteint par des mises en scène douteuses, hologramme à l’appui, ou autres bricolages de vidéos bidons, comme, par exemple, Partage International, la secte de Benjamin Creme, digne successeur de HPB et des manipulations de la théosophie, en présente sur son site : « lumières étranges à Jérusalem », « cavalier vert », etc.
Ces distractions de fête foraine (sans connotation péjorative ; le forain se présente comme un amuseur professionnel, non comme guide spirituel), dans la droite ligne des tentatives réistes naïves de la théosophie, seraient supposées devenir le fondement d’une prétendue spiritualité. Ahurissant.
Si un hypothétique NWO tente de construire une nouvelle religion planétaire sur de telles farces, la crainte n’est évidemment pas la réaction adéquate. Il faudrait plutôt en pleurer de rire …
Ce mythe syncrétique risible de « Lord Maitreya » ne constitue en rien une base pour l’avenir spirituel de l’Humanité. Il sert tout juste, pour une poignée de sectes, à vendre du vent à des personnes crédules, désespérées par l’absurdité de la culture matérialiste-réiste, développée en Occident depuis quelques siècles. Aucun bouddhiste ou hindou n’accordera crédit à de telles sornettes.

A cette niaiserie new age s’ajoute enfin, cerise sur le gâteau, le concept très à la mode et « lumineux » à l’extrême de « librairie ésotérique » (comprenne qui pourra !?) … où vous trouverez les livres (tiens, les « sauveurs du monde » ne profitent pas d’Internet pour diffuser leur sagesse gratuitement, étonnant), à prix peu démocratique, de toute cette intelligentsia bienfaitrice.
Cette voie s’avère ainsi se positionner comme diamétralement opposée à toute forme de spiritualité intelligente et authentique.
Vivons-nous un temps de faux prophètes et charlatans ? Oui. Plus qu’avant ? Pas sûr.

Réaction à cette situation

Il devient urgent de faire prendre conscience aux Occidentaux que leur culture est maintenue à leur insu dans une suite de superstitions réistes mais aussi dans d’autres voies pseudo-philosophiques et pseudo-spirituelles, lesquelles ont comme principe de maintenir la version de « l’ignorance » (la conscience est dans l’Univers) à l’encontre de la version de « l’éveil » (l’Univers est dans la conscience).
Pour les éventuelles personnes qui seraient déçues par les divers dogmes matérialistes, la diversion (la récupération manipulatrice) est assurée par le labyrinthe des superstitions new age.

Il devient urgent de prendre conscience que les promoteurs du NWO, comme les altermondialistes anti-NWO, sont tous empêtrés dans la même galère.
L’altermondialisme actuel se trompe de cible en s’attaquant naïvement, à la face visible du problème mondial, face qui est un effet et non une cause du malaise. La racine du problème est philosophique : l’Histoire n’échappe pas à cette récurrence.
Les idées ont toujours été et seront toujours les briques de l’Histoire.
Aucun mouvement anti-NWO ne lutte actuellement contre les superstitions réistes. Cette constatation interpelle peu de personnes ; pourtant le fond du problème est là et sa solution ne peut se dispenser de ces considérations.
Le véritable « pouvoir mondial » est pourtant bien celui-là.
Sans le vouloir, les activistes de tous bords ne font que cristalliser la situation. S’ils ne se libèrent pas eux-mêmes de ces superstitions, ils ne feront que tourner en rond dans leurs illusions.
La problématique est bien plus profonde qu’une simple lutte entre NWO et anti-NWO.
La problématique consiste à la base en une manipulation culturelle multiséculaire à grande échelle et très pernicieuse.

Pendant ce temps, les « éveillés » hindous ou autres « comptent les points » et sourient.
(Par pitié, ne mêlons pas ici à ces éveillés la superstition ridicule des « Maîtres ascensionnés » bricolée par la maçonnerie à partir d’un patchwork de traditions antiques et autres fantaisies, puis popularisée par la théosophie ; dérive schizoïde entretenue par la supercherie des techniques de channelling, à mille lieues de toute spiritualité.)
Ces « éveillés authentiques » ne sont pas les auteurs de la situation mais parfois les complices passifs. Certains tentent un prosélytisme bienveillant envers l’Occident mais il reste encore globalement dans les fondements de leur spiritualité une base nécessaire de démarche personnelle, antinomique de toute démarche « missionnaire ».

La situation actuelle tendrait par ailleurs à confirmer à certains de ces « initiés » que l’Occident est finalement cet immense « zoo » dont les habitants constituent (pour raisons « karmiques » ou autres) la « grande caste laborieuse planétaire » … à l’image des castes inférieures de la société traditionnelle hindoue.

Il serait aussi judicieux de chercher à savoir quels lobbies participent à ce « lavage de cerveau » planétaire multiforme ?
Chercher aussi à savoir qui dirige ces lobbies et si ces dirigeants sont conscients de la machination ou s’ils en sont eux-mêmes les dindons.
Chercher à savoir qui seraient ces « initiés » qui tireraient les ficelles.
Sont-ils encore hindous ?
Ont-ils encore un quelconque contrôle ou attendent-ils un « signe du destin » ?

Maintenant

Certains objectifs premiers sont actuellement envisageables :
- débarrasser la culture actuelle des superstitions réistes afin de poser les bases d’une spiritualité saine ; cela peut participer à gérer intelligemment le désespoir général consécutif à l’identification au corps et à son caractère éphémère ; cette position réiste est difficilement vivable dans une crise économique généralisée et place l’individu du peuple devant l’alternative dangereuse « désespoir fataliste/utopie extrémiste », comme cela risque de se produire prochainement en Europe ;
- cela ôtera une bonne partie de l’emprise douteuse des religions traditionnelles et les obligera à reconsidérer de manière plus sage et constructive leurs divers dogmes et pratiques ;
- cela ôte une bonne part de l’emprise des lobbies qui profitent de la détresse humaine ;
- cela permet d’ouvrir le domaine spirituel à la recherche scientifique et à l’étude rationnelle de manière générale ;
- ce dernier point permet, à terme, de faire le tri parmi la jungle des superstitions new age, conçues alors comme un formidable matériau d’étude de la psyché humaine ; quelques bribes d’hypothèses intéressantes (mais rares) mériteraient aussi d’être étudiées et développées ;
- pour un début, ce sera déjà bien …

Maîtrise intelligente des processus de réification

Les processus de réification n’en perdent pas pour autant définitivement leur utilité ; « l’éveil » à leur propos ne les rend pas caducs. Ils restent efficients et utilisables à gré. En prendre conscience ne signifie pas un désintéressement envers « l’incarnation ». Simplement, « l’éveillé » n’en est plus esclave. Il se situe dans un contexte plus large que l’incarnation individuelle et éphémère, ce qui peut ouvrir son esprit à plus de sagesse.

Voir à ce propos la proposition faite le 21.02.2012, seule date palindrome de l’année, de considérer cette date comme le début du débat planétaire interreligieux quant à la question : « La fin du monde ? ».
Qu’est le monde ? (le texte présent donne des éléments de réponse).
Quelle en serait la « fin », la finalité ?
Le « monde » ne se limite pas à son caractère illusoire. Il est une « terre » d’épreuve et d’épanouissement de la psyché.

Bien maîtrisés, les processus de réification sont d’une pertinence incontournable dans l’action : un sportif serait peu efficace s’il méditait en plein match sur le statut ontologique de la balle. Le joueur de jeu vidéo devient plus performant s’il laisse libre cours à ses processus de réification et s’il s’identifie à son personnage. On constate aisément qu’à l’extrême, s’il devient esclave de cette démarche, c’est la catastrophe psychologique et autre. C’est ce qui se passe culturellement et socialement dans l’Occident contemporain … et dans le « monde entier » par influence médiatique.

Culturellement généralisées, ces réifications absolues, ainsi que les dogmes associés, ont produit une société orientée fortement vers la « connaissance matérielle » (même si la matière est une fiction et si les modèles physiques correspondants sont ontologiquement bancals) et le « progrès » technologique sans limite. Seul le monde et le corps y restent « culturellement » porteurs de sens. Toute déception « matérielle » incite alors les individus frustrés à chercher refuge dans la contreculture et l’irrationnel, puisque la culture « officielle » leur présente la voie dite rationnelle, dans leur cas, comme une impasse : produire et consommer ou être exclu « du sens de la vie ».
Le new age s’engouffre dans la porte ouverte et y attire tous les déçus.
Affamer le tiers-monde (et le quart-monde) puis chercher à présenter un « messie de l’estomac » et non de l’esprit, comme certaines sectes tentent de la faire (Partage International notamment) en y associant une religion délirante (et très dogmatique de surplus) comme la théosophie, en guise « d’opium du peuple », entre aussi dans cette nouvelle mouvance fallacieuse.

Il s’agit là d’un immense danger de retour vers un obscurantisme généralisé, auquel le Moyen-Age n’aurait rien à envier. Les acteurs du Net y participent activement, volontairement ou pas.
La « raison » nous a fait sortir de cet obscurantisme médiéval peu enviable. Les sectes et le new age, de par leur obsession à dénigrer tout ce qui se rapproche de la raison, sont un outil puissant pour nous y replonger.
Ne tombons pas dans ce piège grossier.

Décrédibiliser aujourd’hui la raison et la science officielle serait, historiquement, une catastrophe (sauf pour une poignée de prédateurs qui en tireraient profit ; c’est déjà le cas : théosophie, scientologie, etc.).
La raison (intelligente et non dogmatique) a de tout temps, de Socrate aux Lumières, été l’outil de la lutte pour la libération et l’épanouissement de l’individu, à l’encontre du pouvoir et des manipulations dogmatiques.
La science a fait son œuvre (elle continue à la faire) et ceux qui ont la chance aujourd’hui de bénéficier de ses apports historiques ne peuvent aujourd’hui la trahir.
Il serait sage de dépasser tout « scientisme aveugle et dogmatique » qui s’empêtre dans le réductionnisme matérialiste et réiste. Il déroule de ce fait le tapis rouge aux pseudosciences, outils des sectes. Ces pseudosciences ne sont nullement une « ouverture d’esprit », au contraire. Elles constituent un retour à l’irrationnel et à l’arbitraire le plus cru, le plus fou et le plus irresponsable.

Une sagesse future se doit d’utiliser les hypothèses matérialistes et réistes comme des outils conceptuels et d’action mais non plus comme des dogmes absolus, avec toutes les dérives « religieuses » et peu spirituelles que cela comporte.

Explorer les trois catégories ontologiques ici présentées en utilisant les outils conceptuels et méthodologiques développés tant par les sciences « matérialistes » (lesquelles explorent préférentiellement la première de ces catégories) que par la phénoménologie (explorant plutôt la troisième catégorie).
La deuxième catégorie ontologique (l’être nouménal non-physique inconscient) se présente ici comme la nouvelle « terra incognita » à explorer dans l’avenir.
La tâche du 21ème siècle ne sera pas de « réintroduire les dieux », surtout pas selon les dogmatismes du passé, mais de les aborder comme projections psychiques pouvant être l’expression naïve mais révélatrice de « l’être nouménal non physique inconscient » d’une part et de « l’être nouménal physique (dont la partie cérébrale) inconscient » d’autre part.

Evidemment, cette nouvelle aventure culturelle n’exclut en rien la poursuite de l’étude des deux catégories initiales selon les démarches habituelles.

Si l’Histoire contemporaine pouvait jusqu’à présent apparaître comme un aboutissement (pour les optimistes) ou une impasse (pour les pessimistes), la porte qui s’ouvre ici montre qu’aucune de ces deux options n’est pertinente. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle et grande aventure planétaire.

Ne laissons pas l’obscurantisme et l’irrationnel refermer cette porte entrouverte sur l’avenir. Esprit critique et vigilance intellectuelle s’imposent, alliés à une ouverture d’esprit qui n’est pas le « tout et n’importe quoi » des dérives new age et de leur dogmatique et irresponsable « lâcher-prise ».

L’énigme du sphinx

A titre anecdotique, voici une nouvelle interprétation, non exhaustive, de l’énigme du sphinx.

L’histoire culturelle humaine en trois étapes.
1) Une première approche, plutôt holiste mais limitée à un panthéisme cosmique immanent, serait quaternaire. La « substance du monde » s’y répartit en 4 catégories : la terre, le feu, l’eau et l’air. Autre démarche quaternaire et elle aussi immanentiste : le monde et ses 4 direction cardinales. Il en existe d’autres : le monde ayant souvent été associé au chiffre 4.
L’alchimie et la théosophie ont tenté maladroitement d’y adjoindre, notamment par réification de la notion d’espace, une cinquième substance, l’éther, mais à y regarder de plus près, cette tentative aboutit inéluctablement à « substantialiser physiquement » des noumènes.

2) Une deuxième approche, binaire celle-ci, lui succède : l’homme accède au concept de « transcendance ». La vision devient dualiste : l’immanent et le transcendant. Version hindoue : le saguna brahman et le nirguna brahman (bien que la métaphysique hindoue développe bien d’autres approches plus complexes). Le manifesté et le non-manifesté. Cette « mode » dualiste se décline aussi dans d’autres domaines comme l’esthétique (beau/laid) ou la morale (bien/mal).

3) Une troisième approche, enfin, se base sur une approche ternaire de l’être, selon les 3 catégories ontologiques citées ci-dessus : le « nouménal physique inconscient », le « nouménal non-physique inconscient » et le « phénoménal conscient ».

Amusant.

A suivre …


Lundi 25 Juin 2012


Commentaires

1.Posté par Sinouhé l''''Artiste le 25/06/2012 21:54 | Alerter
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Voilà le retour de Galaad....
Comme d'habitude il y a des tes textes une part parfaitement didactique et une autre quasiment déroutante .... Pour ne pas dire suspecte .....

Si l'univers est dans la conscience, la conscience est dans l'univers ...
Si je suis conscient de mon cerveaux je suis apte à comprendre l'univers ... Si l'univers n'est qu'une projection fantasmagorique alors tout ce que tu raconte l'est aussi....
Si le soleil n'existe que dans ma fantasmagorie "MAYAFORME" alors les arbres sont dans le même état que moi...mais si cela n'est qu'une illusion alors nous partageons tous la même illusion et cela devient une constante ....Et le terme illusion n'est plus adéquat .....Nous sommes dans une dimension qui fonctionne avec des aspects constants quand bien même ils seraient, du point de vue d'un être en provenance d'une autre dimension que la notre perçus comme une illusion...C'est peut être le cas des fameux gardiens du ZOO aux sourires en coins .....
L'illusion est de croire que tout n'est qu'illusion .... Dire que le monde n'est qu'un vaste zoo pour des incarnations mal fini , destinées à servir les castes supérieures tient d'une redoutable perversion qui conduit encore l'humanité dans les bas fonds des égrégores rétrogrades... Nié l'éther revient à nié la puissance incommensurable du VERBE ..... Si il y a une posture à avoir durant cette triste trames qui submerge la conscience Humaine , c'est justement de bien voir où sont les illusionnistes quand bien même ils se draperaient dans le manteau du sage initié .... La nous sommes d'accord...
Quand aux soleil prie le ciel qu'il brille encore pour t'apporter la sublime énergie qui permet à ton cerveau d'écrire de telle chose....
Je plein ceux qui pense que leurs véhicule terrestre n'est qu'une chambre noire où fonctionne a temps plein la lanterne magique de l'illusion....
Bonne soirée à toi Galaad...ho fait nous n'en savons toujours pas plus sur graal.... et toi ?
Sinouhé l'Artiste...

2.Posté par denis le 02/08/2012 18:33 | Alerter
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Bonjour galaad,

Pour la première fois, je lis sur internet une description limpide du phénomène mystérieux d'Etre conscient qui correspond en tout point à mon analyse actuelle. Enfin !
J'aimerais rentrer en contact avec vous galaad pour échanger sur ce sujet passionnant et compléter nos compréhensions et éventuellement apporter d'autres éléments factuels.

Pouvez vous me signifier par retour de commentaire si vous avez un moyen de vous contacter ?

Merci beaucoup d'avance

Denis - France

3.Posté par Columbo le 02/08/2012 23:24 | Alerter
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pourquoi chercher à savoir s'il y a une boule jaune ou pas ? Est ce que cela vous fera avancer vers l'éveil?

Ce n'est encore qu'une échapatoire du moi , qui ne veut pas arreter de penser .Dans ce monde il n'y a que l'observateur et l'observé .ce n'est seulement que dans le silence intérieur que l'observeur et l'observé ne peuvent faire qu'un.

"La pensée doit impérativement cesser, sinon elle produira d'autres images, d'autres idées, d'autres illusions- toujours et encore."

Il faut donc comprendre tout ce mécanisme de la pensée- et non vouloir une recette pour cesser de penser.

Si vous comprenez l'ensemble du mécanisme de la pensée, qui est une réponse du souvenir, un processus d'association et de reconnaissance, lié au fait de nommer, comparer et juger- si vous le comprenez, ce processus prend fin naturellement.

Lorsque l'esprit est totalement tranquille, alors de cette tranquillité et au sein de cette tranquillité surgit un tout autre mouvement.

Ce mouvement n'est pas un mouvement issu de la pensée, de la société, des lectures que vous avez faites ou non. Ce mouvement ne procède pas du temps ni de l'expérience, car il est étranger à l'expérience. Pour l'esprit tranquille, il n'est plus aucune expérience. Une lumière éclatante, qui brille fort, ne demande rien d'autre, elle se suffit à elle-même. Ce mouvement n'est orienté dans aucune direction, car toute orientation implique le temps.
Ce mouvement n'a pas de cause, car tout ce qui a une cause produit un effet, qui a son tour devient une cause, et ainsi de suite - c'est l'interminable succession des causes et des effets. Il n'y a donc ni effet, ni cause, ni motif, ni expérience vécue. Parce que l'esprit est tout à fait tranquille, de manière naturelle, et parce que vous avez établi des bases stables, l'esprit est en prise directe avec la vie, il n'est plus coupé de la vie quotidienne.

Si l'esprit parvient jusque-là, ce mouvement se fait création. Il n'y a alors plus d'angoisse à exprimer, car un esprit qui est en état de création peut indifféremment s'exprimer ou non.
L'état d'esprit qui est là, dans ce silence total, va s'animer, bouger ; il a son propre mouvement qui pénètre au coeur de l'inconnu, au coeur de cela même que l'on ne peut nommer.

La méditation que vous pratiquez n'a donc rien à voir avec celle dont nous parlons ici. Cette méditation-là part de l'éternel et rejoint l'éternel, car le fondement sur lequel on s'appuie n'est plus le temps, mais la réalité.

4.Posté par denis le 03/08/2012 12:55 | Alerter
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Bonjour Colombo,

Je suis entièrement d'accord avec votre éclairage, et mon esprit est très tranquille et lucide depuis longtemps.

J'aimerai tant que n'importe qui lise cet article de galaad et dise … mais c'est évident ! Cela signifierait une progression de la sagesse "l’Univers est dans la conscience" développée ici.
Or il semblerait bien que ce ne soit pas encore le cas au vu du nombre de téléviseurs géants affichant une pelouse avec des petits hommes dessus courant après la baballe… ou le nombre des guerres en cours.
Des témoignages ou analyse expérimentale et imparable comme celle de galaad sont donc urgemment les bienvenus. Galaad connaît TRES bien le sujet manifestement.

En tout cas, c'est la première démonstration du mystère de la conscience que je trouve sur la toile aussi proche de la mienne. La phrase de l'éveillé Steve JOURDAIN "la couleur n'appartient pas aux objets"

l'exprimait déjà divinement poétiquement

A bientôt galaad ?

Denis
PS : Phrase à lancer pour s'amuser dans un groupe d'amis :
Qui de la Matière, la Vie, l'Energie, la Conscience état présente avant les 3 autres ?

5.Posté par Columbo le 03/08/2012 15:04 | Alerter
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Salut Denis

je me suis trompé avec vous ne parlant pas du meme sujet .Vous cherchez la connaissance d'un point de vue intellectuel.mais pour moi ,pour ce sujet la connaissance intérieure passe avant afin de VOIR.
Qui de la Matière , la Vie , L'énergie , La Conscience était présente avant les 3 autres ?"

d'un point de vue intellectuel je pense que la Conscience est la première .
la matière seule , dénuée de volonté ne peut créer de conscience .
La conscience est l'énergie .

Mais ce serait revenir à la théorie de l'oeuf et de la poule .
Pourquoi en faire une dualité ? et ne pas penser qu'ils ont toujours été UN.

6.Posté par Columbo le 03/08/2012 15:21 | Alerter
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Je vous avoue que le texte ne me dit pas grand chose et je ne suis pas d'accord avec pas mal de thèses véhiculées.

""la conscience ne peut se trouver « dans l’Univers ». """"
S'il n'y avait pas la conscience dans l'univers , la lune ne ferait pas les marées hautes et marées basses , la mer ne serait qu'une immense mare stagne .etcccc ...Il y a une mutitude d'exemples de la sorte .
a moins de croire à la théorie du hazard .

Je vous signale que mon premier commentaire est tiré de la vie de khrishnamurti faisant partie au début de la thèse théosophique dont vous parlez , le prenant pour le christ réssucité , mais qui a rejeté par la suite toute les thèes véhiculées par les théosophes .

7.Posté par denis le 03/08/2012 16:06 | Alerter
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Bonjour Colombo,

Encore une fois totalement d'accord avec vos propos, bien qu'ils ne coïncident pas avec mon intention qui me pousse à vouloir mieux échanger avec galaad, ni mon positionnement actuel, qui n'est pas dans l'intellect.

L'intellect est un outil merveilleux. Grâce à lui, nous échangeons en ce moment même des sens purs sans forme entre nos espaces conscients intérieurs. J'émets des signifiés purs sans forme qui sont mon "message intention" en conscience, puis le mental le code tellement rapidement en forme en mots dans le monde de la réalité ordinaire. En me lisant, mes phrases vous "font sens", c'est à dire que derrière les mots, vous entendez en réalité le sens de mon émission première (avec distorsions comme dans toute chaîne de transmission). Cette notion de "sens pur sans forme" est essentielle, car c'est ce qui se passe en permanence (et très mystérieusement )avec la kyrielle de nos 5 perceptions dans la vie courante.

Le mental est utilisé pour tenter de vous faire partager ce mystère, mais c'est un jeu, après je le repose pour observer silencieusement car le mental ne peut pas comprendre l'étendue de ce mystère. Vous savez qu'il est inutile de décrire par mille mots le parfum d'une fleur alors qu'il est si simple de se lever et la sentir. A cet instant ... vous SAVEZ immédiatement le sens qu'à ce parfum développé dans la conscience !

Ce monde des sens purs sans forme est en vérité celui dans lequel se déroule toute notre vie.
L'être nouménal non-physique inconscient (2) de galaad semble être celui ce dont je parle ici, et ceci nous différencie définitivement de toute machine à qui le concept de "sens" n'a pas de sens !

Connaissez vous galaad ? Savez-vous qui il est ? l'avez vous déjà lu ? un autre forum site web ?
Il semble philosophe, écrivain, spirtituel. Explorateur de la Conscience certainement !


Denis

8.Posté par Columbo le 03/08/2012 19:17 | Alerter
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Bonsoir Denis ,
je suis heureux pour vous ,,après avoir dit """ mon esprit est très tranquille et lucide depuis longtemps. """

beaucoup de gens cherchent la tranquilité et la lucidité d'esprit ...
je doute que celle dont vous parlez soit celle ci ;

Morihei UESHIBA découvre le SATORI (illumination spirituelle) en 1925 à l'âge de 42 ans quelques instants après avoir défait à mains nues l'un des meilleurs sabreurs de sa génération en esquivant tous ses coups. Il comprit alors que le vrai Budo n'était pas de vaincre son adversaire par la force, mais de garder la paix. La véritable Voie du Guerrier est de prévenir le meurtre, c'est l'Art de la Paix et le pouvoir de l'Amour.
« Si je me souviens bien lorsque je marchais dans le jardin, je sentis subitement que l'univers tremblait et qu'un esprit doré sortit du sol, enveloppait mon corps et le changeait en un autre fait d'or.
Au même moment mon esprit et mon corps devinrent légers, j'étais capable de comprendre le murmure des oiseaux et j'étais clairement conscient de l'esprit de Dieu, le Créateur de cet Univers.

A cet instant, je fus éclairé, la source du Budo est l'amour de Dieu, l'esprit de protection aimante pour tous les êtres. Des larmes de joie coulaient sans interruption sur mes joues.
Depuis ce temps, j'ai été amené à sentir que la terre entière est ma maison et que le soleil, la lune et les étoiles sont toutes des choses qui me sont propres. Je suis devenu libre de tout désir, non seulement du point de vue position, réputation et richesse, mais aussi de la force.

Bonne chance dans votre quete de vérité .si je trouve un blog ou un site de galaad , je vous le ferais savoir , ici.

9.Posté par Sinouhé l'Artiste le 03/08/2012 21:25 | Alerter
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Même je ma réponse à Galaad ne semble pas avoir atteint votre être nouméal à tout les deux je me permet quand même de donner une information supplémentaire :

Galaad et Denis sont la même personne et Columbo semble donner une bonne trajectoire en réponse au texte de Galaaddenis.

Bonne fantasmagorie a vous...
Sinouhé l'artiste

10.Posté par denis le 03/08/2012 22:43 | Alerter
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Bonsoir Colombo, (poulet ou inspecteur ? >:-)


En effet, UESHIBA semble avoir vécu une expérience étonnante, ce pays sans chemin comme le disait Krisnamurti. Ce n'est pas mon cas. Et il faut se méfier de ces descriptions où les mots sont souvent tellement courts pour décrire les expériences qu'ils induisent chez le lecteur une représentation matérielle très réductrice.

Le texte de galaad utilise l'intellect pour interpeller l'humain "à regarder vers" , ce n'est pas une leçon :
"Ehh dites donc vous avez vu par là, c'est étrange tout de même ce soleil jaune qui n'existe pas !
Ca vous dirait d'aller explorer de ce coté de votre intériorité ?

La curiosité, audacieuse de surcroît, n'étant pas l'apanage de la majorité, peu répondront "ah oui en effet c'est étonnant, je vais prendre le temps d'expérimenter seul, d'observer en détail, et j'en tirerai enseignement"
Les autres classeront vite ce témoignage comme inutile, prise de tête, voire nimportenawakparlpascommçaamareum ... car il leur fait peur.
Ils resteront "conscience dans le cerveau" pour s'engager à fond dans le monde matériel. Il en faut !

Douglas Harding, éveillé bien connu pour son "homme sans tête", a passé la moitié de sa vie à donner des conférences truffées de petits exercices simples qui pointaient du doigt le mystère pour que les auditeurs regardent dans une direction précise.

Bonne soirée Colombo.

Denis

PS : Merci Sinouhé pour ton commentaire que je prends comme un compliment. En effet, peut-être as-tu ressenti au travers de mes lignes mon inspiration qui pourrait ressembler à celle de galaad. tant mieux, mais j'aimerais avoir sa plume et son esprit sur Le sujet "Conscience" et ne suis pas galaad.

11.Posté par Columbo le 04/08/2012 00:59 | Alerter
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Denis , et Galaad

vous avez fait une fixation sur ce"soleil jaune " qui n'existe pas .vous savez très bien que, en science et ce n'est pas nouveau que chose n'a pas de couleur propre ;
La couleur est généralement attribuée à des organismes extérieurs. La couleur cependant est véritablement le fait de l'activité de la rétine. C'est une sensation. Le corps externe est perçu comme la cause de la sensation de couleur. Nous disons : « Le corps est rouge ». En réalité cependant, la couleur n'existe que dans la rétine de l'œil. Elle est distincte de l'objet externe. La couleur est une simple sensation de l'organe des sens. L'objet externe est perçu par la compréhension de l'intellect comme étant la cause des sensations.Galaad n'a rien trouvé de nouveau .Goethe et Schopenhauer en avait fait le tour .
Si vous cherchez le coté sensationnel du vu et du non vu , alors je vous conseille les 7 livres de carlos Castaneda , ou l'apprentissage chez un sorcier yaqui , sur le nagual et le tonal .

12.Posté par Sinouhé l''''Artiste le 04/08/2012 09:28 | Alerter
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GalaadS et Denis sont la même personne.

Cher GALAADÉNIS si tu avais vraiment fait des recherches sur le net pour trouver enfin la parole des maîtres galaads tu serais tombé sur les longs échanges entre moi et galaads . Tu aurais pu lire ces échanges sur mon blog, il en reste d'ailleurs encore même si j'en est effacé une partie.

Il est d'ailleurs très curieux que le texte posté par galaads le 25 juin et n'ayant eu qu'un seul commentaire pendant plus d'un mois à savoir le mien se trouve subitement sous feu des analyses de columbo et de dénis quasiment en simultanée...
S'agit t'il de l'expression de la maya ou d'une synchronisé phénoménale de l'hyper ego ?

Cela dit : d'une part, galaad est un groupe et non une personne seule et toi tu n'est qu'un autre de ces membres ce qui revient a dire que vous êtes la même personnes ou plus exactement la même entité . D'autre part que, dans ces textes il y à la volonté de crée la confusion et non de trouver une piste de réflexion juste sur la problématique contemporaine de l'homme face à l'emprise des illusionnistes sur sa destiné. Pour cela je vous range dans le camps des adorateurs de la bête cybernétique .
Les petites recettes "scientologiste" de torture mentale qui consiste à faire admettre à une personne que le soleil n'existe que dans son illusion est bien l'expression d'une maladie mentale rampante très délétère pour l'auditeur. Cette posture paranoïaque de la pire espèce est l'apanage des créatures de l'inter-zone qui prennent la forme du flacon sans en avoir l'ivresse ... plus exactement des ânes et non des chevaux de courses .... des illusionnistes abusé par leurs propres illusions.



La litanie pseudo "advaïta vedantiste " qui prétendent vouloir conduire à l'éveil sont d'une grande dangerosité pour des êtres fragiles ou sous médoc . Les candidats à l'éveil sont des candides et rien de plus. Il n'y a pas d'éveil à chercher il y a juste à se réveiller pour voir réellement la nature de l'emprise sur la conscience humaine... La manifestation de l'ego est la conséquence d'une personne qui dors sous anesthésie générale alors qu'ils pense être en parfaite possession de ces moyens humains. Tout le reste et de la pure illusion propre à la mascarade mise en scène par les illusionnistes dont galaads fait partie ... voudraiENT bien faire partie...ILS jouent un spectacle frelaté qui voudrait induire en erreur encore une fois les postulants flatulents de la libération par le trou de l'aiguille ( PARDON COLUMBO) ... galaads à trop lu et top appris les leçons, mais il n'en a comprise aucune , le formatage est une déformation de l'hyper ego . A ce stade il est normal qu' ils ne voient même plu le soleil....

De la réalité de la couleur ....


"La couleur existe dans la rétine" Si nous avons la possibilité de voir du rouge c'est que notre vision nous le permet par la nature de notre rétine qui justement décode la longueur d'onde propre à la couleur rouge par exemple... Cela veut dire que l'objet observé est rouge et pas jaune dans la réalité... dire le contraire c'est encore alimenter le chapeau du magiciens d'oz déjà bien rempli d'un tas de conneries. La Maya don tout les pseudo éveillés se gargarisent n'a rien à voir avec le fait que le choses existent ou n'existent pas ... La maya est simplement la production fantasmagorique du cinéma intérieur que tout porteur d'hyper ego se targuent d'en avoir compris la mise en scène...
L'homme simple est éveillé dans la mesure ou il voie la vrai réalité car cette réalité est la manifestation et non l'illusion... Quand il à faim il mange et il peut ensuite rêvé , un point c'est tout.


La couleur est la manifestation d'une longueur d'onde tout le monde le sais . Ce n'est d'ailleurs pas par-ce-que la rétine de tel ou tel animal ne capte pas la longueur d'onde du rouge qu'il ne capte pas la fréquence de cette longueur d'onde d'une autre manière... cela revient alors au même que de voir exactement la couleur rouge...L'animal qui ne voie pas le rouge en a la conscience par d'autre sens plus développés qui nous manques à nous...
Le sang est rouge et le soleil donne l'impression d'être jaune mais seulement à certain moment de la journée.... Dire alors que le soleil jaune c'est seulement un aspect de la chose... tout comme le sang peut être mauvais ou noir ou blanc ou bleu.....

Un réveil même tardif dans la réalité est préférable à un éveil dans l'illusion.

13.Posté par denis le 04/08/2012 10:39 | Alerter
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Bonjour Colombo,


Avec tout le respect, que je vous dois, je suis désolé de vous contredire mais votre réponse me montre que vous n'avez peut-être pas compris l'analyse de galaad, donc la profondeur du mystère d'Etre Conscient..
La couleur, "qualia", n'existe pas dans l'Univers, c'est assez trivial. Mais ce que galaad pointe est ce mécanisme mystérieux, permanent, intense, multiple, polysens, à l'œuvre en conscience qui "convertit" tous les quanta "perçus" en qualia ! La "simple" sensation de rouge comme vous dites, n'est pas simple du tout, c'est même là LE nœud gordien !

Relisez le début de l'article pour comprendre que mystérieusement apparaît la couleur, ou la sensation d'espace, ou de température ou pression sur la peau ou le parfum, ou le goût, dans une structure neuronale diffuse, noire, silencieuse une fois que les influx nerveux ont terminé leurs trajets depuis la rétine ou autres capteurs : MYSTERE de notre monde perçu, CREATION comme l'écrit galaad.

Une fois encore, cet article est de première importance pour soulever le voile intellectuellement sur le fait que nous ne sommes pas ce que nos parents (ignorants) nous ont dit en étant sous l'emprise de l'anneau de pouvoir**. La rencontre de UESHIBA avec CE QUI EST est peut-être l'aboutissement de ce type de cheminement.

Un sourire m'a éclairé le visage en lisant vos conseils à propos de Castaneda**. Je lis actuellement en effet ses ouvrages. Je visite par son intermédiaire des états de conscience modifiés surprenants. Son enseignement sur "L'art de rêver" est saisissant !
Soit Castaneda est un pionnier de la Conscience, soit il est génie littéraire, mais là aussi, où sont crées les idées originales de ses récits, sinon dans l'Etre nouménal non-physique inconscient ??? :-)

Denis

14.Posté par Columbo le 04/08/2012 23:25 | Alerter
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salut , salam sinouhé l'artiste .

je voulais répondre , juste en passant à ce commetaire .
""Il est d'ailleurs très curieux que le texte posté par galaads le 25 juin et n'ayant eu qu'un seul commentaire pendant plus d'un mois à savoir le mien se trouve subitement sous feu des analyses de columbo et de dénis quasiment en simultanée...""""

je n'avais pas remarqué cet article lors de sa parution .je l'ai remarqué quand il était dans la liste "commentaire" sur notre droite .
m'étant intéréssé aux philosphies orientales il y a plus de trente ans , je voulais voir de plus près ce que galaad proposait .

je suis déçu .alors que le zen passif et le t'chan positif demande de faire le vide ou silence intérieur , la théorie de galaad au contraire nous propose d'installer un orchestre dans ce que l'on appelle "cerveau ".
Nous ne sommes pas sur la meme longueur d'onde avec Galaad ..
la parole est d'argent , le silence (intérieur) est d'or .

autre chose ;

il dit que les adeptes du grand véhicule , il comprendra , commandent les adeptes du petit véhicule (par caste ).
c'est faux .L'éveil n'est pas remis par Dieu , à des gens qui s'en serviraient pour assujetit leur prochain , mais bien à des personnes se détachant du monde matériel .

15.Posté par galaad le 05/08/2012 15:35 | Alerter
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Bonjour Denis,

Merci d’avoir pris le temps de lire le texte ici présenté sans chercher à le critiquer hâtivement.

Ce texte propose une approche particulière de l’illusion de la « maya ».
Cette notion est issue originellement de l’hindouisme puis fut reprise bien des siècles plus tard par le bouddhisme.
Même wikipédia (loin d’être pourtant une référence fiable en ces domaines ; il est alors préférable pour des études plus approfondies de se procurer un dictionnaire de sagesse orientale dans une librairie sérieuse), offre parmi ses définitions du concept dans l’hindouisme celle d’« Illusion cosmique qui conduit l'homme à prendre le phénomène pour le noumène », comme expliqué dans le texte présent.
Concernant le bouddhisme, qui nie toute réalité aux noumènes (absence « d’en-soi »), se libérer de la « maya » (qui n’y a pas le même sens) consiste à prendre conscience de la « vacuité » (absence de nature propre) des phénomènes.

Chacun aura le loisir d’accéder à des « traités sur l’illusion de la maya » par des sages hindous authentiques ou à des « traités sur la vacuité » par des sages bouddhistes authentiques. Ces traités font preuve d’une grande virtuosité intellectuelle et ne constituent en rien une « négation de l’intellect ». L’initiation dans les monastères bouddhistes de voies authentiques, tout comme l’apprentissage de la philosophie hindoue, comprend des études métaphysiques approfondies et notamment des cours de logique (tétravalente).
Même si certaines voies orientales sont moins intellectuelles et présentent des approches plus « religieuses que spirituelles » à destination du peuple moins instruit, aucune voie n’y est rejeté au détriment d’une autre. Il n’entre pas dans l’esprit du fondateur Gautama de dénigrer une voie particulière … et surtout pas les voies intellectuelles, Gautama ayant eu lui-même une solide formation métaphysique, de par sa naissance. Ses successeurs sont aussi généralement de grands métaphysiciens.

La « négation du mental » est surtout le crédo de versions méditatives vulgarisées par le new age à destination de la société de consommation occidentale. « L’éveil en kit » est une réponse au narcissisme de la classe moyenne d’Occident. La voie plus laborieuse et « sèche » de la métaphysique va à l’encontre de cette demande du « facile et tout de suite et sans trop réfléchir » du consommateur moyen de notre société. Prendre le temps de lire et réfléchir interpelle de moins en moins de nos contemporains.

Les gourous new age ont ainsi mis les traditions orientales à toutes les sauces dont celle la plus répandue : « l’éveil en kit dans la négation du mental ». Le kit confond généralement en un même flou « mental, discernement, intellect, esprit d’analyse et de synthèse, logique, métaphysique, etc ». Le tout est ensuite mis dans un sac puis jeté !
Le narcissisme commun s’en trouve comblé : en effet, par magie, l’adepte se retrouve subitement plus « éveillé » et plus « spirituel » que tous les sages et philosophes de l’Histoire, toutes traditions confondues !
Que signifie dès lors une telle « spiritualité », si même l’esprit est nié ?!
Ces versions douteuses sont accessibles dans les « librairies ésotériques ». L’utilisation d’un dictionnaire, même basique présente les termes « ésotérisme » et « librairie » comme diamétralement opposés. La compréhension du vocabulaire élémentaire révèle que cette dénomination annonce à qui pèse le sens des mots qu’il s’agit d’un piège à gogos.
Pour des raisons de marketing, même des librairies sérieuses présentent actuellement un rayon « ésotérisme » ! Business obligeant, certains livres new age ou de vulgarisation débordent aussi dans le rayon « spiritualité ».

La spiritualité et le new age ne répondent pas aux mêmes objectifs et ne proposent pas les mêmes voies.

Il n’entre pas dans l’éducation spirituelle bouddhiste de dénigrer un texte sous prétexte qu’il fait appel à des notions de métaphysique.

Par contre, concernant l’endoctrinement new age, le fonctionnement mental est autre. Tant que l’on va dans le sens de l’endoctrinement reçu par l’adepte, tout va bien : « zen » ! Si l’on a l’impertinence d’avancer des « arguments rationnels » à l’encontre du dogme (comme pour bien des religions), les réactions sont nettement moins bienveillantes.

Concernant les castes en Inde…
Historiquement, le système des castes en Inde est postérieur à la période védique mais les textes védiques induisent déjà la division des varnas. Le système fut mis en place par les brâhmanes hindous (pas par des moines bouddhistes). L’organisation sociale en « classes » héréditaires est commune à l’ensemble de l’Histoire humaine mais le système des « castes » a ses particularités que chacun sera libre d’étudier.
Le système des castes vient d’autant moins du bouddhisme que Gautama y était fermement opposé.
Quant aux « véhicules » (petit et grand), il s’agit de voies du bouddhisme (non de l’hindouisme) et leur distinction est postérieure de plusieurs siècles à Gautama.

Pour les autres détails du texte, chacun aura la possibilité d’aller en vérifier les fondements …

Concernant les « vibrations», une étude du travail d’Augustin Fresnel , mathématicien père de la théorie des ondes, peut être « éclairant ». Après lecture et compréhension, la récupération ultérieure par les charlatans et le new age en apparaît risible.
Concernant la notion « d’éther », il est intéressant d’étudier le développement de la physique ondulatoire de la fin du 19ème siècle pour comprendre pourquoi le concept a été alors abandonné au profit de la géométrie pseudo-euclidienne.
Si le terme a été repris par la suite en physique, c’est dans un tout autre sens. L’histoire du « boson de Higgs » est aussi intéressante à ce propos.
Concernant les hypothétiques « vibrations spirituelles » du new age, une lecture des élucubrations de Bovis et son pendule suffit à prendre la mesure de la validité de ces théories.
Le comble du risible est atteint par la théorie du « réseau Hartmann » : un maillage hypothétique de la surface terrestre en rectangles !!! Une connaissance élémentaire de la géométrie montre qu’il est impossible de mailler une surface sphérique en rectangles, la belle blague.
Le new age fourmille de théories fantaisistes, pseudoscientifiques et/ou pseudo-spirituelles. Ces théories sont taillées à la mesure du narcissisme commun, associé à des lacunes culturelles, lequel voudrait avoir accès à des « connaissances » ou des « états spirituels » sans effort, tout de suite, mais surtout … sans réfléchir !

A propos du « grand sage » Krisnamurti popularisé à outrance par le marketing new age.
L’endoctrinement sectaire luciférien (société théosophique) qu’il a subi dès sa jeunesse l’a marqué à vie … malgré ses allégations de rupture avec ces superstitions.
Pourquoi, s’il a l’humilité de l’éveillé, affiche-t-il le titre de « Sri » (entendu en un sens plus prétentieux que le simple « monsieur », sans majuscule) en couverture de ses publications ?
Mais le comble dans son cas est d’avoir mené des années une bataille juridique pour une histoire de … droits d’auteurs.
Aucun sage ou guide spirituel n’adhère au concept de « propriété » et encore moins de « propriété intellectuelle ».
Cela suffit à prendre ses précautions envers le personnage.
Ses textes sont des réponses « à la mesure du client » contemporain sans grande originalité.
Mais où cela se corse, c’est à la lecture par exemple des entretiens avec Lakshmi Prasad (Ultimes paroles). Lorsqu’un sujet dépasse ses compétences (en sciences notamment), au lieu d’avoir l’humilité de le reconnaître, il utilise systématiquement des mécanismes psychiques de déni.
Cette démarche est d’ailleurs couramment répandue dans le new age.

Au sujet des « mécanismes psychiques de déni », il est très instructif de s’intéresser aux théories psychanalytiques concernant la structure de personnalité dite « bordeline » ou sur les « pathologies du narcissisme ». C’est « intellectuellement » très enrichissant pour comprendre le fonctionnement global du new age et les manipulations des gourous.
Il existe par ailleurs des ouvrages écrits en commun par des sages orientaux (bouddhistes notamment) et des psychanalystes occidentaux pour rapprocher ces diverses voies d’étude du psychisme humain.
A ce propos, le fait de « dénigrer le mental » (comme dans « l’éveil en kit ») plutôt que de l’intégrer dans une démarche plus vaste (comme c’est le cas dans l’hindouisme ou le bouddhisme authentique), ressemble de très près à ces « mécanisme de déni », lesquels constituent alors une parodie « d’éveil spirituel ». Cette dérive est très présente dans la vulgarisation new age.

J’apprécie que tu aies découvert que le centre du texte concerne « l’être nouménal non physique inconscient » et que cette approche apporte un nouvel éclairage sur « l’étude de la maya » conçue comme confusion entre phénomène et noumène, comme évoqué ci-dessus. Il s’agit là d’une porte entre-ouverte sur une merveilleuse et mystérieuse intelligence qui dépasse tant la complexité cérébrale que celle du mental conscient … et qui dépasse la notion de « soi » des traditions orientales. Le bouddhisme, selon certaines voies, décide de se fermer dogmatiquement à cette approche. Mais le bouddhisme n’a jamais aboli l’hindouisme … qui a encore de longues et belles années devant lui.
L’orgueil occidental tend à considérer notre époque comme un aboutissement.
Dans quelques siècles, nos descendants nous verrons pourtant comme une bande de sots.

Le déni et la suffisance ne sont pas la voie.
La voie est une ouverture sans fin, une quête perpétuelle, à l’aide de tous les outils (comme l’intellect) dont nous disposons selon une bienveillante intelligence qui nous dépasse …
Cette intelligence dépasse de très loin le mythe « d’intelligence cosmique » (laquelle correspondrait plutôt à la notion de démiurge, connotation péjorative en moins) …
Cette intelligence dépasse de très loin celle d’un « créateur de l’univers phénoménal » …
Chacun pourra lui donner les noms et attributs propres à son mental et à sa culture …
Sa quête est inépuisable.

Les voies qui tendent à nier le caractère infini et inabordable humainement dans sa totalité sont les fruits de l’orgueil.

Il peut être intéressant de mettre notamment en relation la notion de multivers d’Everett avec celle de prakritti de l’hindouisme, en ce qui concerne la manifestation phénoménale de cette intelligence (en relation avec le concept hindou de purushottama pour la part non physique). Cette démarche est actuellement peu à la mode car la science occidentale a mis entre parenthèses temporairement l’hypothèse de l’existence des noumènes … cela peut prochainement changer.

Sur divers forums du Net (et d’autant plus sur les sites de pseudoscience et pseudo-spiritualité qui pullulent sur la toile,) toutes les théories fantaisistes circulent et leurs auteurs ne sont pas toujours bienveillants.
La quête de la connaissance et de la sagesse y cède parfois le pas pour des démarches moins nobles.

Si le texte que tu as pris la peine de lire t’a aidé dans ta démarche, j’en suis heureux.
Il me semble que les prolongements que tu en déduiras te sont personnels et n’ont nul besoin de mes écrits.
Il est possible que l’on se rencontre ultérieurement au hasard de la vie (ou du Net).
Bonne route.

Je ne posterai plus sur ce forum, lequel me paraît prendre la voie de la discussion de comptoir.

Quant à mes éventuels dons d’ubiquité ( ?!) … à ma connaissance, je ne rase qu’un visage tous les matins.
Mieux vaut en rire.

Bonne continuation.

galaad

16.Posté par Columbo le 05/08/2012 17:09 | Alerter
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galaad

peux tu me vendre un éveil en kit ?

je suis preneur .

17.Posté par Sinouhé l''''''''Artiste le 05/08/2012 22:18 | Alerter
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Il va falloir attendre un peu pour le kit Columbo .
Galaadenis est un maître en farce et attrape mais de très mauvaise facture.
Il reconnais lui même qu'il est avec denis une seule et même personne car il parle d'un seul visage qu'il rase tout les matin...
Finalement une personne ordinaire .
Bon, voilà qui est dit ....Je conseille quand même aux éventuel lecteurs de faire la part des choses et de bien comprendre que la confusion est le maître mot des maîtres en manipulation mentale .

Bon soir Columbo...

18.Posté par denis le 06/08/2012 12:56 | Alerter
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Bonjour Galaad,

Merci de m'avoir répondu. Votre réponse comporte de nombreuses références à l'histoire passionnante de la découverte du mystère de la conscience au travers des âges que je ne connaissais pas, et pour tout dire, que je prends comme un savoir qui pourrait plutôt charger ma quête personnelle, surtout expérimentale, dont j'ai trouvé assez nettement l'écho au travers de votre texte.
Votre texte m'a aidé car il structure ma compréhension de l'Etre, et surtout m'a fait comprendre que je suis sur un chemin que d'autres ont perçus. Y a-t-il une "école de pensée", des auteurs de livres, qui fédèreraient des individus autour de cette compréhension ?
J'aimerai vraiment continuer nos échanges, de façon informelle, car sur Toulouse, je ne connais personne qui ait remonté suffisamment les sources du mental et le flux torrentiel des 5 sens pour échanger à ce propos passionnant.

Bien que s'en remettre au "hasard" car "l'Univers sait mieux que nous ce qu'il nous faut et nous le propose", auriez-vous une adresse mail de contact public à me donner, si vous tenez un site web par exemple, pour vous renvoyer la mienne qui est la seule dont je dispose ?

Dans cet espoir, bel été à vous.

Denis - France

19.Posté par Denistoulouse le 16/09/2016 15:56 | Alerter
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Bonjour à tous,

A chaque relecture de cet article somptueux, je regrette toujours autant de ne pas connaitre galaad directement, car je ressens à quel point il a "compris".
Connaissez vous ce livre "la secte des égoïstes de Eric-Emmanuel Schmitt, et surtout,
"la gnose de Princeton" de Raymond Ruyer ? Un essai philosophique sur la conscience qui rejoint la compréhension du champ conscient abordé ici ...
Pour le résumer à l'extrême, nous pourrions dire, à l'instar de Steve Jourdain et les couleurs, que
"la matière est l'envers du décor", que l'Univers "pense"
ou encore, notre monde nous fait sens car il est soutenu à notre insu par les signifiés purs en amont de toutes formes, langage originel autant de mystérieux et inexplicable.

Petite méditation : notre univers entier, perçu est constitué de quatre éléments fondamentaux connus de tous, les électrons, neutrons, protons et photons, en myriade. Ils sont éternels, se convertissent en énergie parfois, ils s'assemblent en atomes, qui s'assemblent en molécules, puis cellules vivantes, puis structures animées de plus en plus complexes, depuis l'infiniment petit à l'infiniment grand.

Notre Univers percu actuel était donc en projet, en INTENTION dans CHACUN de ces éléments associés dans cette construction depuis le "début". Il s'agit d'une construction orchestrée et non le fruit du hasard.
Très étonnement, tout ce monde, qui est réputé mortel, périssable, s'érode, s'use, vieillit, périclite, est l'aboutissement de l'intention des 4 éléments source de l'Univers, qui eux sont .... immortels.
A méditer !

Denis
denistoulouse@free.fr

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