Sciences et croyances

Univers insulaires



Stephen Smith
Vendredi 14 Mars 2014

Univers insulaires

Trois galaxies en interaction : NGC 7173 (au milieu à gauche), NGC 7174 (au milieu à droite), et NGC 7176 (en bas à droite).
Crédit : NASA, ESA, et R. Sharples (université de Durham).


Thunderbolts, Stephen Smith, 13 mars 2014


    Les champs magnétiques des galaxies ont été découverts il y a plus de 50 ans.


    Les astronomes posent toujours des questions élémentaires sur les galaxies : Qu’est-ce qui produit de leurs champs magnétiques ? Qu’est-ce qui leur donne ces champs, leur forme et leur force ?


    Utilisant les dernières simulations informatiques, des chercheurs pensent avoir trouvé les réponses. Les gaz froids tombant dans les galaxies, les explosions de supernovae, la naissance de nouvelles étoiles, et l'énergie en rotation de ces galaxies, sont ce qui engendre les champs. Cependant, ils manquent d'autres facteurs dans leurs équations, car les modèles sont incapables de prévoir les champs observés dans plusieurs galaxies spirales typiques.


    Comment les scientifiques observent-ils les champs magnétiques extrasolaires ? George Ellery Hale a le premier relevé le champ magnétique du Soleil grâce à l’« effet Zeeman », ou décalage de la position des raies de Fraunhofer trouvées dans les spectrogrammes du Soleil. Les spectres optiques montrent les produits chimiques se trouvant dans le Soleil ainsi que dans les autres étoiles. En séparant les composantes de la lumière des étoiles, comme le fait un prisme pour la lumière blanche, des lignes foncées à des places précises donnent un moyen pour déterminer les éléments constitutifs d'une étoile.


    En présence d'un champ magnétique, les éléments produisent des raies spectrales qui se divisent et décalent leur position. Ces changements de position sont appelés effet Zeeman. Il n'est guère surprenant que les contours du champ magnétique des étoiles, ainsi que ceux observés autour des galaxies, restent inexpliqués dans l'esprit de ceux qui partagent un point de vue consensuel. Dans le pool de connaissances théoriques auquel ils se réfèrent, les entités électriques n'existant pas, rien ne fournit la source du magnétisme.


    Ils préfèrent discuter de la « formation des étoiles réduisant l'énergie turbulente », de « l’éjection des gaz » et de « la célérité avec laquelle des champs magnétiques ordonnés surgissent de champs aléatoires ». Aucun électromagnétisme, aucun champ électrique, et aucun effet générateur de motricité n’est inclus dans leurs calculs.


    Dans l’espace, les champs magnétiques sont détectés plus facilement que les courants électriques. Aussi, les astronomes modernes pensent que les champs magnétiques sont des fragments « primordiaux » laissés par le Big Bang. Ils comptent sur cette conclusion pour expliquer la manière dont ont été formées les structures composant l'Univers.


    Le fait que des charges en mouvement constituent un courant électrique capable de générer des champs magnétiques, est connu depuis l'époque de Michael Faraday. Cependant, un savoir lacunaire découle souvent d’une carence de perspective. Comme indiqué plus haut, le déplacement des particules chargées constitue un courant électrique, et ce courant est entouré par un champ magnétique. Quand beaucoup de particules chargées foncent dans la même direction, le champ devient plus fort. Cette notion est familière aux ingénieurs électriciens, mais quand les astronomes découvrent des charges se déplaçant dans l'espace, ils sont perplexes et les désignent sous le nom de « vents » ou « ondes de choc ».


    Autre chose non considérée par les chercheurs tentant d'expliquer la structure de l'Univers : pour que des particules chargées se déplacent, elles sont nécessairement dans un circuit. Les événements énergétiques ne peuvent pas être expliqués par des conditions locales seules. Les effets du circuit entier doivent être considérés. De ce fait, alors que la vision scientifique consensuelle du monde admet uniquement des « îles » isolées dans l'espace, la théorie de l'Univers électrique fait ressortir la connectivité avec un réseau électriquement actif de « lignes de transport d’électricité » constituées de filaments de courant de Birkeland.


    Les filaments se déploient et explosent, projetant du plasma capable d’accélérer à près de la vitesse de la lumière. Aux pôles des galaxies, les jets opposés finissent dans des nuages dynamiques émettant des fréquences de rayons X. Ces phénomènes reposent sur la science du plasma et non pas sur la cinétique des gaz, la gravité ou la physique des particules. Les astrophysiciens voient des champs magnétiques, mais pas l'électricité sous-jacente, de sorte qu'ils sont incapables de les expliquer.


    Les astronomes soutiennent que les galaxies sont des nuages d'hydrogène et de poussière intergalactique, réunis par la gravité jusqu'à ce qu'ils fusionnent en feux thermonucléaires rayonnants. La communauté scientifique conventionnelle avance aussi que la plupart des galaxies hébergent des trous noirs aux dimensions incroyables, et que ce sont ces « sources gravitationnelles ponctuelles » qui provoquent la rotation des galaxies, l’apparition de projections de rayons gamma et X s'étendant sur des milliers d'années-lumière, ainsi que la formation de « lobes radio » parfois plus grands que la galaxie mère.


    La théorie de l'Univers électrique n'adhère pas à l'idée de la condensation de galaxies sorties du froid, de l'hydrogène inerte et de grains de zircon pas plus gros qu'une molécule. Alors, que sont des galaxies ?


    En 1981, Hannes Alfvén a dit que les galaxies ressemblent beaucoup à l'une des inventions de Michael Faraday, le moteur homopolaire. Ce moteur est entraîné par les champs magnétiques induits [par le courant d’entrée circulant] dans une plaque conductrice circulaire. Montée entre les pôles d'un électro-aimant, la plaque tourne à une vitesse proportionnelle au courant d'entrée.


    Les galaxies se déplacent dans l’un des filaments d’un circuit électrique qui sillonne le cosmos, du début à la fin. Nous voyons les effets de ces champs électromagnétiques passant à travers l'espace. L’électricité s'organise au sein de masses de plasma parfois plus vastes que des amas de galaxies. Ce plasma est essentiellement composé d'atomes neutres, mais des électrons libres, des protons et d'autres particules chargées sont aussi présents.


    La force de l’énergie électrique originelle surclasse de plusieurs ordres de grandeur celle de la gravité. Sur leur parcours, les « cordes de plasma » composant les courants de Birkeland s'attirent mutuellement selon un rapport linéaire. C’est pourquoi les courants de Birkeland sont les éléments dotés de la plus forte attraction à longue portée dans l'Univers. Les courants électriques circulant dans le plasma poussiéreux alimentent les champs magnétiques détectés dans les étoiles et les galaxies.



Original : www.thunderbolts.info/wp/2014/03/12/island-universes-3/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



Dernier article apparenté traduit

Nouvelles données sur Mercure : De nouvelles données sur Mercure confortent encore la théorie de l'Univers électrique.




Vendredi 14 Mars 2014


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