Sciences et croyances

Une vraie « théorie du tout »


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Wal Thornhill
Mardi 16 Juillet 2019

L'éditorial de New Scientist du 10 décembre 2005, était intitulé : « Impression ressentie : La chasse à la théorie du tout pédale à tout berzingue dans la semoule »


Cet article met en évidence l'état alarmant de la physique théorique, son incapacité à concilier les théories de la relativité et quantique, et donc à trouver ce qui est pompeusement qualifié de ‘théorie du tout’.





Tant que nous n’aurons pas de théorie sensée expliquant la forme spiralée naturelle des galaxies, sans invoquer une matière invisible et des forces étranges, nous n'aurons pas le droit de prétendre avoir la capacité de déduire une ‘théorie du tout’.



On dit que la prédisposition à se faire des illusions est le penchant le plus développé chez l’être humain. L’idée même que des scientifiques puissent élaborer une ‘théorie du tout’, est un fantasme sorti du même tonneau que la théorie de la Terre plate. Il n'est pas possible d'élaborer une théorie du tout avant de tout savoir sur l'univers. Et compte tenu des surprises que procure quasiment tout le temps l'espace, nos connaissances sont manifestement très limitées. En dépit de tout, comme jouant avec les mathématiques, nous continuerons à brandir cette expression dans son cadre limité, et essaierons de concilier l'inconciliable.


L'éditorial de New Scientist est révélateur :


« Le plus grand effort entrepris dans le domaine physique, est au point mort. Nous traversons une ‘période de confusion totale’, a reconnu le lauréat du prix Nobel David Gross [ci-dessous], en concluant la semaine dernière le prestigieux Congrès de Solvay, à propos de la structure quantique de l'espace et du temps. C’est inquiétant parce que ce sujet est essentiel pour trouver une ‘théorie du tout’ qui décrira chaque force et particule de la nature.





« La relativité d’Einstein, qui règne en maître depuis un siècle, est un point de départ imparfait pour ce genre de théorie. Bien qu'elle traite de la gravité, elle ne nous dit rien d'autre sur la nature et les interactions de la matière. La relativité générale est incompatible avec la théorie quantique. Depuis les années 1960, les théoriciens se donnent du mal pour résoudre cette difficulté, mais en vain. Et le problème est que nous n’avons rien pour remplacer la relativité.


« Le grand espoir, la théorie des cordes, qui considère que les particules émanent de minuscules cordes, a engendré une myriade de descriptions mathématiques liées à la danse des particules. Mais ces équations ne nous disent rien sur la provenance de l'espace et du temps, et ne décrivent rien que nous puissions reconnaître. Au mieux, la théorie des cordes décrit la manière dont les particules pourraient interagir dans une collection d'univers hypothétiques.


« Depuis des décennies les chercheurs de la théorie des cordes sont dispensés de mettre leurs idées à l’épreuve des résultats expérimentaux. Quand les astronomes ont découvert l'expansion accélérée de l'univers, sur laquelle la théorie des cordes est muette, de nombreux théoriciens se sont abrités dernière une excuse remarquable : Leurs équations décrivant tous les univers possibles, elles ne devraient pas s’attacher à répondre aux données d’un seul d'entre eux.


« Mais si la théorie ne convient pas à l'un des jeux de données dont nous disposons, est-ce de la science ? Une blague circule sur les blogs de physique : Nous pouvons dire, après tout, que notre univers est unique. Pourquoi ? Parce que c'est le seul que la théorie des cordes ne puisse décrire. Faut-il en rire ou en pleurer ?


« On a de plus en plus le sentiment que la théorie des cordes ne mène à rien. Gross pense qu'il nous manque quelque chose de fondamental. Nous devons faire un bond en avant dans la compréhension, mais ce qui pourrait l’amener n’est pas clair. Plusieurs des plus grands esprits en physique étaient présents au congrès, mais aucun n’avait de réponse.


« Nous approchons de la fin de l’année du centenaire d’Einstein – avec la commémoration de la physique. Alors que certains domaines moins connus du sujet sont en plein essor, la recherche d’une théorie du tout est dans un triste état. À moins de bouleverser radicalement la théorie des cordes, les esprits doués mais frustrés vont commencer à s’impliquer dans d'autres domaines des sciences. »



Une théorie du rien



Une théorie du tout doit sous-tendre la cosmologie, la ‘reine des sciences’ comme on l'appelle. La cosmologie est censée fournir l’histoire de la « vie, de l’univers et de tout ». Elle devrait présenter un grand panorama homogène englobant tout le savoir, du subatomique au galactique. Si elle est erronée, la vision que nous avons de notre place dans l'univers peut être plus tordue que celle à l'ère de la Terre plate.


La cosmologie officielle est connue sous le nom de théorie du ‘big bang’. Elle tire son origine dans l’idée que le redshift (décalage vers le rouge) de la faible lumière des objets dans les profondeurs de l’espace, est provoqué par l’effet Doppler dû à leur récession. Par extrapolation, la vitesse d’éloignement assigne une origine dans le temps, et il en a découlé l’idée que l’univers est né dans une explosion primordiale. Einstein a écrit des équations qui tentaient de décrire le comportement de cet univers en expansion. Ses équations montraient qu’il était probablement instable, la gravitation étant soit assez forte pour contrecarrer l’expansion, soit trop faible pour l’empêcher de s’étendre éternellement.







« Bien que nous l'appelions théorie du big bang, elle ne nous dit absolument rien sur la grande explosion. Elle ne nous dit pas ce qui a explosé, pourquoi ça a explosé et à quoi est due l’explosion. Elle ne nous permet pas de prédire les conditions immédiatement après l’explosion. »

– Alan Guth dans l’émission Horizon de la BBC, Parallel Universes.



À l'opposé, la théorie quantique décrit le comportement des particules subatomiques. Mais les théories de la gravité et du comportement quantique sont incompatibles. La ‘théorie des cordes’ était censée fournir une théorie du tout qui unifierait ces deux théories. Le problème est qu'il n'y a pas qu’une seule théorie des cordes, il y en a plusieurs. L’effort est mis maintenant sur le développement de la ‘théorie M’ ou ‘Mère de toutes les théories’ ! Ce serait risible si ce n’était pas aussi dispendieux et aussi peu judicieux. Les effets néfastes de ces absurdités ont contaminé la science et la culture occidentales au cours du siècle dernier. Le problème semble provenir du culte d'Einstein, qui fut le premier à laisser tomber les lois physiques vérifiables et à avancer sa théorie entièrement mathématique.





Crédit : Bloom County © Berkeley Breathed



Les mathématiques ne sont pas la physique



Ceux qui aspirent à une théorie du tout, s’entendent dire qu'ils doivent se mettre aux « mathématiques complexes, pénibles et abstraites, » requises pour mener à bien la tâche. Qui dit cela ? Des mathématiciens bien sûr. Terriblement bornée, cette opinion est similaire à regarder par le mauvais bout de la lorgnette et s’imaginer voir les étoiles. Cette vision a conduit à l’élitisme en physique, à l’élitisme échafaudé sur la prédisposition pour les mathématiques. Les plus bizarres sont ceux qui prétendent voir Dieu dans leur propre image – en tant que mathématicien.


Un expert de la théorie de la relativité a tenté de décourager cet orgueil maladif. Il a publiquement révélé une incohérence dans la théorie de la relativité restreinte d’Einstein. À la suite de cela, d’autres experts chevronnés ayant délibérément mal interprété et déformé le problème qu’il avait soulevé, il a écrit :





« Je ne suis toujours pas convaincu que la facilité d’effectuer des opérations mathématiques doit nécessairement priver la personne de la faculté de raisonner sommairement, malgré la solidité du témoignage. » [1]




Le même expert a été plus tard amené à écrire :






« Le mathématicien ressemble plus à un joueur d’échecs qu’à une personne douée de capacité de jugement exceptionnelle. La faculté faisant que le maître d’échecs perçoit intuitivement les possibilités offertes par une configuration particulière de pièces sur l’échiquier, est analogue à celle faisant que le mathématicien perçoit les possibilités beaucoup plus générales cachées dans un tableau de symboles. Il procède automatiquement et sans faille pour les mettre au jour, mais la corrélation ultérieure qu’il fera entre ses symboles et la réalité expérimentale, qui n'a rien à voir avec son don particulier, est tout sauf irréprochable, et trop souvent de même nature que la corrélation entre le roi rouge et la reine blanche de Lewis Carroll – à la différence près que Dodgson admit que son imagination est très fantasque, contrairement au mathématicien moderne qui s’imagine découvrir les secrets de la nature et en persuade les autres. »



Être doué en mathématique n’implique avoir des dons de perception et de raisonnement critique comparables. Nous perpétuons cette illusion populaire favorisée par les mathématiciens, en assimilant les deux. Résultat, la physique théorique pédale dans la semoule depuis un siècle.


Où sont passés les théoriciens de la philosophie naturelle et les épistémologues ? La théorie de la relativité, la théorie quantique et la théorie des cordes ne peuvent même pas prétendre être de la physique. Que les équations aient l’air de marcher ne dit rien sur la validité des concepts impliqués. Nous devons faire la distinction entre représentation mathématique et concept physique, et nous devons subordonner le premier au second. Souvent, l'interprétation de données à l'aide de ces théories, implique un raisonnement circulaire. Ou bien l’analyse peut basculer sans que l’on s’en rende compte dans un modèle incompatible, par exemple passer de l’onde à particule ; ou bien passer de la théorie de la relativité d’Einstein à celle de Lorentz.


De plus en plus de scientifiques remettent en question le culte du héros Einstein, notamment parce que le résultat de l'expérience de Michelson et Morley n'a pas réfuté l'existence de l'éther. Il en découle que la théorie de la relativité de Lorentz, qui a la même forme que celle d’Einstein, est plus correcte empiriquement.







« …Lorentz, afin de justifier ses équations de transformation en leur donnant un sens, a vu la nécessité de postuler que l'interaction entre la matière en mouvement et l’éther produisait un effet physique. La physique avait toujours autorité de droit sur les mathématiques : Ce fut Einstein qui n'ayant aucun scrupule à supprimer l’éther et à conserver les ondes lumineuses, dont les propriétés étaient exprimées par des formules dénuées de sens, fut le premier à abandonner complètement la physique et à avancer une théorie entièrement mathématique. » [2]



Cette tendance se retrouva dans la théorie de la relativité générale d’Einstein, qui n’explique pas pourquoi la matière devrait affecter l'espace vide. À l’évidence, le concept mathématique de la déformation des trois dimensions dans une quatrième dimension n’a aucun sens dans l’univers réel tridimensionnel. La théorie des cordes est bien pire, elle propose jusqu'à 26 dimensions mathématiques. Sauf que les vraies dimensions physiques sont mesurables avec une règle. Le temps n'est donc pas une dimension, et l’expression ‘dimensions de l’espace-temps’ s’avère être du charabia ne voulant rien dire. Il n’est pas étonnant que le profane soit déconcerté par les innombrables livres sur la relativité écrits par ces esprits supérieurs qui s’imaginaient avoir entrevu quelque sens profond de l’autre côté du ‘miroir d’Alice’.







La Nature et les lois de la nature sont cachées dans la nuit,

Dieu dit : « Que Newton soit ! » Et tout fut lumière.

Cela ne dura point ; le diable hurla « Putain !

Qu’Einstein soit ! » et rétablisse le statu quo.

– Anon



De même, la théorie quantique est purement mathématique et ne fait aucun lien entre cause et effet. Ainsi, tel atome d’élément radioactif se désintègre pour des raisons inconnues. Cette théorie est probabiliste. Du fait de sa nature probabiliste, elle ne satisfaisait pas Einstein. Il n’est donc pas surprenant qu’elle soit incompatible avec la théorie de la relativité. Avec sa nef spatiale propulsée par une ‘poussée improbable infinie’, le célèbre auteur de science-fiction Douglas Adams, parodia la métaphysique quantique de façon désopilante. Ces théories ne proposent aucun concept concret, capable d’expliquer les effets que nous observons. Les pensées de ce genre permirent aux théoriciens de proposer qu’à peu près tout ce qu’ils peuvent imaginer a une probabilité limitée de se produire. Dès l’instant où les mathématiciens ne tiennent plus compte des principes physiques, « tout effet doit avoir une cause antérieure » et « pas de création ex nihilo », on comprend pourquoi la physique et la cosmologie modernes se lisent comme de la science-fiction.


C’est pourquoi les dernières nouvelles du 23e Congrès de Solvay sur la physique, ne sont pas surprenantes. David Gross, qui reçut le prix Nobel pour ses travaux sur la puissante force nucléaire et qui est l’un des piliers de la théorie des cordes, a admis que « nous ne savons pas de quoi nous parlons… Beaucoup d’entre nous pensions que la théorie des cordes était une percée vraiment spectaculaire par rapport à nos notions de théorie quantique antérieures… Mais nous apprenons à présent que la théorie des cordes, eh bien, ce n'est pas vraiment une percée. »


Il a comparé l'état actuel de la physique à celui du premier Congrès de Solvay, en 1911. À l’époque, les physiciens étaient mystifiés par la découverte de la radioactivité. Ce phénomène déroutant menaçait même les lois de la conservation de la masse et de l'énergie, et les physiciens devaient attendre que la théorie de la mécanique quantique l'explique. « Il leur manquait quelque chose d’absolument fondamental, » a-t-il dit. « Il nous manque peut-être quelque chose d'aussi profond qu'à l’époque. » [3] On dirait que les participants au Congrès de Solvay n'ont pas compris que la mécanique quantique n'explique rien. Elle ne fait que donner les probabilités mathématiques de résultats expérimentaux. Les mathématiques ne peuvent faire progresser la science que si les concepts physiques sont corrects. Si nous voulons que la physique redevienne la vraie science du monde naturel, nous ne devons plus permettre aux mathématiciens d’être les leaders. Les mathématiques sont un outil utile quand les concepts physiques sont corrects. Les mathématiques ne sont pas la physique.



Vers une vraie théorie du tout









« Nous sentons clairement que nous commençons seulement maintenant à acquérir des données fiables permettant d’unifier la totalité des connaissances dans un ensemble, mais par ailleurs, il est devenu presque impossible pour un seul esprit de se rendre pleinement maître de plus d'une petite partie spécialisée. Je ne vois pas d'autre moyen de sortir de ce dilemme (de peur que notre véritable objectif soit perdu à jamais), si ce n'est que quelques-uns d'entre nous devraient s'aventurer à se lancer dans la synthèse des faits et des théories, même si leur connaissance n’en est que partielle et incomplète – et risque de nous ridiculiser. »

– Erwin Schrödinger, L’Esprit et la Matière (1944).



Grâce aux théoriciens comme Gross, la compréhension fondamentale de l’univers n’a pas progressé d’un iota en un siècle. En nous occupant de l'univers réel avec nos sens renforcés par la technologie moderne, nous avons de bonnes chances de développer des concepts physiques menant à une ‘vraie théorie du tout’. Ici, ‘tout’ se borne à « tout ce que nous sommes capables de détecter et de connaître actuellement. » Pour l’instant, il y a des limites à ce que nous sommes à même de détecter et de savoir, non seulement dans les plus minuscules et les plus vastes domaines, mais aussi au regard de ce à quoi nous portons attention et négligeons à toutes les échelles.


La relativité d’Einstein et la mécanique quantique n’étant pas de la physique, ces théories ne peuvent servir de fondement à notre nouveau modèle (bien qu’il nous faille assumer que les mathématiques qui marchent dans le monde réel, s’appliquent toujours). Nous devons abandonner la physique ‘moderne’ et revenir à la physique classique d'il y a un siècle. Voilà sans doute le plus grand obstacle à surmonter : Abandonner notre formation et nos préjugés, et aborder le problème avec l’esprit du débutant.


Le « quelque chose d’absolument fondamental » omis dans notre explication de la gravité et du comportement quantique, n’est rien d’autre que la structure électrique de la matière. Nous ne parlons pas ici des électrons négatifs ou des noyaux d'atomes positifs. Il faut ‘descendre’ d’un niveau de plus et proposer que toute particule subatomique, dont l'électron, est une structure résonante de charges électriques aux signes opposés, dont la somme est la charge de cette particule.


L'électron n'est pas une particule fondamentale ponctuelle [4]. Son champ magnétique dipolaire implique qu’il doit avoir une structure. Pour générer le dipôle magnétique, les charges au sein de l'électron doivent avoir un mouvement orbital. Pour que l'électron soit une particule stable, le transfert d'énergie électrique entre les charges en orbite, doit être résonnant et quasi-instantané. Le même modèle s'applique au proton et au neutron. Ce modèle satisfait la pensée d’Einstein, pour qui les effets quantiques résonants devaient être dus à quelque structure au niveau inférieur de la matière.


Nous ne pouvons pas avoir de théorie du tout tant que nous n’avons pas d’idée exploitable sur la structure de la matière, capable d’expliquer l’équivalence entre masse inertielle et masse gravitationnelle. Quand nous accélérons des électrons ou des protons dans un champ électromagnétique, plus ils sont accélérés, moins ils réagissent au champ. L’interprétation de ce phénomène fut que leur masse augmentait. Sauf que les charges n'ont pas de masse. Dans ces conditions, comment peut-on attribuer la propriété de masse à l'électron, au proton et au neutron ?


Le champ électromagnétique accélérateur déformera les orbites des charges à l’intérieur de l'électron ou du proton. Il semble que plus la particule se déforme, plus l'énergie fournie pour l’accélérer est facilement absorbée par l’accroissement de la déformation, au lieu d’augmenter l’accélération. D'où l'apparente augmentation de la masse. La masse inertielle d’une particule est une mesure de son degré de déformation dans un champ électrique. Cela implique que les centres chargés du proton au repos doivent être plus séparés que ceux de l’électron au repos. Cela permet au proton de réagir plus facilement que l’électron dans le même champ électrique, et cela explique leurs différences de taille et de masse.







« Ce que nous appelons masse semble n'être qu'une apparence, et toute inertie doit être d'origine électromagnétique. »

– Henri Poincaré, Science et Méthode.



Le neutron allie les charges du proton et de l’électron dans une résonance peu stable, faisant qu’il se désintègre en quelques minutes. Sa désintégration doit avoir une cause et peut impliquer une interaction avec un neutrino. Une fois associés avec des protons, il semble que, d’une manière ou d’une autre, les neutrons forment une nouvelle structure résonante stable qui lie électriquement les protons malgré la charge positive globale du noyau.


L’idée que la matière normale puisse s’annihiler en présence d'antimatière, est une confusion de langage. La matière ne peut être ni détruite, ni créée, ni changée en énergie. L’équation E = mc2 d’Einstein, fait référence à la masse, qui est une propriété de la matière, et non pas la matière elle-même. La relation mathématique représente la restructuration des systèmes de charges résonnants. Ce qu’il semble se produire dans ‘l'annihilation’, c'est que les structures de charges résonantes complémentaires de la particule et de son antiparticule se combinent, de sorte que presque toute l'énergie interne est rayonnée et que les charges combinées forment une nouvelle particule effondrée dotée d’une faible énergie interne.


La forme la plus effondrée de la matière est le neutrino, sa masse étant infinitésimale. Mais le neutrino doit contenir toutes les charges nécessaires pour former deux particules – une particule et son antiparticule. Cette symétrie explique pourquoi le neutrino est considéré être sa propre antiparticule. Le neutrino peut absorber l'énergie d'un rayon gamma pour reconstituer une particule et son antiparticule. L'espace vide fourmille de neutrinos. Ce sont les entrepôts de la matière de l’univers. Ils attendent que des rafales de rayons gamma les développent pour former le substrat des atomes. L’étrange ‘zoo’ de particules à vie courte créées dans les accélérateurs de particules et observées dans les rayons cosmiques, sont simplement des systèmes de charges résonants instables.


L'équivalence entre masse inertielle et gravitationnelle, implique que la gravité est également une force électrique. Avant Einstein, certains scientifiques éminents lancèrent l’idée qu’il était finalement possible que la force de gravitation entre particules neutres soit due à leur polarisation électrique interne. En 1882, Friedrich Zöllner écrivit dans l'introduction de son livre, Explanation of Universal Gravitation through the Static Action of Electricity and The General Importance of Weber’s Laws : « Nous devons en conclure qu'une paire de particules électriques de signes opposés, c’est-à-dire deux paires de molécules wébériennes, s'attirent. Cette attraction gravifique est proportionnelle au nombre de paires de molécules. » À vrai dire, on peut dire que la gravité est la somme des dipôles électriques alignés radialement, ces dipôles étant formés par toutes les particules subatomiques à l’intérieur de tout corps céleste électriquement chargé.


Ce nouveau concept électrique sous-entend que ‘G’, la ‘constante de gravitation universelle’ de Newton, est une variable dépendante de la répartition des charges électriques dans le corps céleste. Les objets très chargés, comme les comètes, ressemblent à de la roche solide, mais leur champ de gravitation fait penser qu’ils sont très légers. Et quand ils se déchargent, ils subissent ce qu'on appelle par euphémisme, des accélérations ‘non gravitationnelles’. L'extrême faiblesse de la force de gravité, comparée à la force électrique, est une mesure de la minuscule distorsion dipolaire électrique des nucléons. Un blindage électrostatique normal, qu’il soit métallique ou non, ne peut faire écran à la gravité, car dans le champ gravitationnel, toutes les particules subatomiques réagissent à la distorsion dipolaire.


Que dire du magnétisme ? Dans le cas de la force magnétique entre deux fils porteurs de courant, la loi d’Ampère s’avère équivalente à la force électrique transversale générée par la distorsion des électrons dans un champ électrique. Cette distorsion entraîne la formation de minuscules dipôles électriques colinéaires. Autrement dit, la force magnétique est simplement une autre manifestation de la force électrique.


Ce simple modèle électrique de la matière a la grande vertu de réduire toutes les forces connues à une seule : la force électrique. Mais cela a un prix. Nous devons abandonner notre étrange phobie de l’action de la force à distance. Et nous devons renoncer à l'idée que la vitesse de la lumière est la vraie vitesse limite. Elle peut nous paraître rapide, mais à l'échelle cosmique, elle est extrêmement lente. Imposer pareille vitesse limite et exiger que la force soit transmise par des particules, rendrait l'univers totalement incohérent. Si l’électron est formé de plus petites sous-unités de charges en orbite autour de lui, pour qu’il garde sa cohérence, la force électrique doit agir infiniment plus vite que la vitesse de la lumière. En fait, le calcul montre que, si elles étaient libérées, les charges de l'électron pourraient voyager d'ici à l'autre bout de la galaxie d'Andromède en une seconde !


Nous avons la preuve directe de la propagation à vitesse supraluminique de l’action de la force électrique, puisque la gravité est une force électrique longitudinale. En effet, la célèbre équation de Newton exige que la gravité agisse instantanément à l’échelle du système solaire. Le calcul montre que la gravité doit agir à la vitesse d'au moins 2×1010 fois la vitesse de la lumière, sinon les associations d’étoiles sur des orbites proches, subiraient un couple qui les feraient se séparer en quelques centaines d'années seulement. De même, la Terre réagit à l'attraction gravitationnelle exercée par le Soleil depuis l’endroit où il se trouve à l’instant, et pas depuis l'endroit où il se trouvait il y a 8 minutes. Si ce n'était pas le cas, la Terre et toutes les autres planètes du système solaire, partiraient à la dérive dans l'espace en quelques milliers d'années. La gravité est donc une propriété électrique de la matière, pas une propriété géométrique de l'espace.


Quelle est la nature de la lumière ? La théorie de la relativité restreinte d’Einstein fut réfutée au tout début par l’expérience de Michelson et Morley, qui montrait une différence due à l’éther, entre l’observation et le calcul théorique. Ce fut plus tard confirmé par Dayton Miller, qui répéta l'expérience plusieurs fois bien plus rigoureusement. Mais à ce moment-là, l'aveuglement populaire et la folie des foules s'étaient installés, et aucune preuve contraire ne pouvait être tolérée. La lecture de l’histoire de Dayton Miller est captivante. Sans le pouvoir extraordinaire de l’imagination, le bon sens nous dirait qu’il ne peut y avoir d’onde dans le néant. De ce fait, Maxwell avait raison, la lumière est une onde électromagnétique transversale qui se propage dans un milieu, l’éther.


Mais qu’est-ce que l’éther ? Dans le vide spatial, chaque centimètre cube fourmille de neutrinos. Et puisque les neutrinos sont des systèmes résonnants de charges en orbite, comme toute matière, ils réagiront à la force électrique en se déformant pour former de faibles dipôles électriques alignés avec le champ électrique. La vitesse de la lumière dans le vide est donc la mesure du temps de réaction du neutrino à la force électrique.


Et la courbure de la lumière des étoiles provoquée par le Soleil, dont la découverte propulsa Einstein au rang des personnalités les plus connues ? La différence entre ce qui a été observé et le calcul théorique lors des expériences de Michelson et Morley, montre que la Terre et tous les corps pondérables ‘entraînent’ l’éther dans leur mouvement. La courbure de la lumière des étoiles passant près du Soleil, est simplement l'effet que l’on attendrait d'une grande atmosphère de neutrinos maintenue autour du Soleil par la gravité. Le ralentissement de la lumière dans le milieu plus dense, provoquera une réfraction normale ou une incurvation du rayon de lumière.


Et le temps ? Tous les corps de la galaxie de la Voie lactée communiquent en réalité en temps réel leur position, par l’intermédiaire de la force de gravité électrique. Cela implique l’existence d’un temps universel. Il ne peut y avoir ni distorsion du temps, ni voyage dans le temps – une réalité que le bon sens nous a toujours dictée.


Que penser des trous noirs ? Il s’agit d’une fiction mathématique, une concentration de masse quasi-infinie, nécessaire pour expliquer, à l’aide de la gravité, la force la plus faible de la Nature, l’origine de la densité d’énergie détectée au centre des galaxies. C'est la gaffe de la division par zéro du lycéen. La cosmologie de l’univers de plasma montre que là où l'énergie électrique est concentrée, au centre des galaxies, la gravité peut être ignorée au profit des forces électromagnétiques de loin plus puissantes. Les projections de matière collimatées sortant du noyau des galaxies, sont également répliqués à l'échelle des laboratoires de physique des plasmas. Si les trous noirs sont supposés être des sortes d’éviers cosmiques où disparaît la matière, ces projections sont inexplicables.





Ce modèle électrique de la matière a de profondes implications pour les systèmes biologiques. Un moyen de communication quasi-instantané entre les structures moléculaires résonantes des cellules et des parois cellulaires, apparaît envisageable. Il permet de comprendre la connexion entre l’esprit et le corps, et certains autres types de communications externes au corps. Il est possible qu’il s’agisse du lien entre la physique classique et les travaux innovants du biologiste Rupert Sheldrake, sur la morphogenèse biologique et la télépathie.





En outre, les travaux exceptionnels du biologiste français Louis Kervran, permettent de concevoir un modèle physique fonctionnel qui explique comment les enzymes biologiques arrivent à transmuter des éléments chimiques à température corporelle. Il semble que par fin réglage, un système résonnant de charges nucléaires puisse se transformer en un autre. Et qu’à l’égal de la désintégration du neutron, les neutrinos omniprésents jouent le rôle de catalyseur. Il se peut que la réponse à nos besoins énergétiques futurs sera résolue quand nous saurons extraire l'énergie nucléaire en mettant en jeu la résonance au lieu de la force brute, comme nous le faisons maintenant. Dans le New Jersey, la société Black Light Power semble être tombée par hasard sur un processus de ce genre, qui joue sur la résonance entre l'atome d’hydrogène et de fer. Il est intéressant de noter que les systèmes biologiques réalisent aussi leurs petits miracles de transmutation d’éléments avec des éléments lourds, comme le fer et le magnésium.


La relation électrique entre matière et masse nous permet de comprendre que les quasars peuvent être des objets apparus récemment, de faible masse et luminosité, et dont le redshift intrinsèque est élevé. Avec le temps, leur masse augmente et leur redshift intrinsèque diminue par sauts quantiques. Cela montre qu’il existe aussi des effets quantiques à l’échelle galactique. C'est encore un argument en faveur de la vitesse quasi-infinie de la propagation des forces électriques. La nature électrique de l'univers révèle que l’évolution des étoiles telle qu’elle est acceptée actuellement, n’est qu’une fiction tarabiscotée. Les étoiles ne s'immolent pas. Les spécialistes de la cosmologie plasmatique discernent les lignes électriques cosmiques d'origine inconnue qui donnent leur forme aux galaxies et alimentent la lumière des étoiles dans notre petit coin de l'univers. Ces découvertes sur le redshift intrinsèque et l’électricité des étoiles font exploser le mythe du big bang : L’univers que nous voyons n’est pas en expansion ; ce n'est qu'une petite partie de l'univers dont les dimensions et l’âge sont inconnus.


Cette esquisse peut donner l’impression de fournir les bases d’une ‘théorie du tout’ mais, en vérité, les plus grands mystères demeurent. Il n’est pas raisonnable de parler du début de l'univers, car le mystère de l'origine de la charge électrique et de la nature de la force électrique subsistent.


En attendant, pour nous sur cette petite planète bleue, la bonne nouvelle est que nous ne sommes pas isolés par le temps et l'espace dans un univers de matière noire qu’il nous est impossible de concevoir. Nous faisons partie intégrante, en temps réel, de cet univers électrique sensé.



Références



1. Professeur Herbert Dingle, dans son allocution présidentielle à la Royal Astronomical Society, en 1953.


2. Herbert Dingle, Science at the Cross-Roads.


3. D'après New Scientist, « le lauréat du prix Nobel admet que la théorie des cordes est en difficulté, » 10 décembre 2005.


4. Ralph Sansbury, Electron Structure, The Journal of Classical Physics, janvier 1982. (Je suis redevable à Ralph de ses idées sur la structure de l’électron et l'origine électrique du magnétisme et de la gravité).



A Real ‘Theory of Everything’, Wal Thornhill

Traduction Petrus Lombard





Lundi 15 Juillet 2019


Commentaires

1.Posté par serge rossi le 24/07/2019 18:48 | Alerter
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Rien de nouveau sous le soleil.
les égyptiens nous ont déjà donné les codes mathématiques et spirituels.
Tesla en a découverts mais ils ont toujours étés cachés depuis sa mort.

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