Tribune libre

Une stratégie de développement économique autocentrée devrait voir le jour en Algérie.



Une belle maison décente ne peut être conceptualisée que par un vrai architecte et construit par de braves artisans.


BENALLAL
Jeudi 27 Février 2020

 Une stratégie de développement économique autocentrée devrait voir le jour en Algérie.

La préférence du développement économique du pays à l’époque de Houari Boumediene basée sur un art et une manière de clarifier la route à suivre pour un développement durable à moyen, et long terme. Sa préséance, allait vers un système étatique, et surtout centralisateur sans pour autant ignorer le secteur privé dans son premier début, faute de moyen de financement. Une vision de développement avait été conçue, par des doctes en économie, qui nécessitait dans sa pratique, un modèle de développement échafaudé sur des bases scientistes .Les premières impulsions, qui se sont manifestées au niveau du sommet de l’état, et qui puissent se répercuter sans entraves tout au long de l’appareil de la nouvelle structure économique. Le qualificatif de la théorie de développement par des doctes de l’époque du début de l’âge d’or, était le « capitalisme d’état » qui avait été retenue comme « Entreprise nationale », un moteur de gestion de développement pour mieux booster la croissance économique à travers le pays. H. Boumediene avait un art d’élaborer des plans d’actions coordonnées d’opérations ingénieuses de manœuvre en vue d’atteindre un développement dans le long terme.

L’Algérie de H Boumediene était devenue l’exemple type de la stratégie d’industrialisation, par la voie des industries « industrialisantes ». Cette nouvelle stratégie à été élaborée à partir d’une vision de développement basée sur les résultats des théories nouvelles du sous développement ; elle est sensée réduire la dépendance vis a vis des pays développés, et par conséquent propulser l’Algérie vers une indépendance économique, financière, industrielle, agricole et technologique .L’Algérie pouvait enfin espérer, recouvrir son indépendance politique au vrai sens du terme.

Cette dite théorie a été conçue, et élaborée par François Perroux*1 sous l’effet de serre marxiste. Alors que De Bernis proposait le nouveau concept d’industries « industrialisantes », un modèle mis en œuvre sous la forme de programme ou plan de développement pour l’Algérie, afin de sortir du sous développement. Ce développement doit être endogène, c’est-à-dire que le pays mis en action de développement, qui doit être pour l’Algérie et l’Algérie seulement, il permet d’assurer le fonctionnement de l’économie, et non les multinationales, qui s’y implantent, ou encore les pays les plus riches et les plus développés.

Histoire des modèles de développement par les Doctes

L’histoire du modèle de développement économique de Feldman Economiste soviétique et la statisticienne Prasanta Chandra Mahalanobis devenue en 1953 l’économiste clé de l’Inde lors du second plan quinquennal de l’Inde. L’essentiel de ce modèle était le changement dans celui du modèle de l’industrie des investissements vers la construction d’un tissu économique en biens de consommation considéré comme nouveau secteur. L’inde et l’ex. URSS ont boosté leur développement suivant ces modes conçus par ces doctes

La croissance économique souffre d’une inconstance politique dans ses instances stratégiques

La stratégie de ce modèle proposé, dans le but d’atteindre un niveau de consommation, l’investissement dans la construction d’une capacité dans la production de biens d’équipement est importante pour le marché à moyen, et long terme, qui augmentera suffisamment la production de bien de consommation tout en prenant en compte l’ampleur du compromis entre les niveaux de consommation immédiate, et futur. Les notions, et les idées propres de ce modèle ont été appliquées par la GOSPLAN*2, qui était une institution d’Etat de ex. URSS chargée de définir et de planifier les objectifs économiques à atteindre.
Ce modèle de développement a été créé comme un cadre analytique pour le premier plan quadriennal sous l’égide du ministère du plan ; dont ce ministère n’existe plus aujourd’hui, et les actions économiques se font sur « Tag ala men tag » du moment que les réserves financières étaient bien suffisantes.

Toujours sous le concept du modèle des industries « industrialisantes » ; sa mise en pratique, donnait naissance à des entreprises créatrices de richesse, de valeurs, de croissance et de culture de véritables oligopoles publics( grands monopoles) outillés pour prendre d’importantes initiatives dans le domaine économique, financier, et concurrentiel .
Oligopoles qui ont donné des résultats probants en Chine et en Inde

Ces oligopoles de type d’entreprises qualifiées « d’entreprises capitalistes d’Etat », ou tous les pouvoirs de gestion ont été livré à un seul homme dont la compétence, l’engagement, et l’intégrité lui sont reconnus pour mener la noble mission, afin de réaliser les objectifs assignés dans le domaine de la planification de la production, de la productivité, et d’un équilibrage endogène et exogène des sphères de production, de distribution, et de commercialisation, dans le but de synchroniser, et harmoniser la symbiose de ces trois sphères, qui font naitre le germe de la croissance économique, et financière par la création de la valeur, de la richesse, de l’emploi, et de l’accumulation du capital et sa reproduction. .
La politique du crédit était destinée uniquement pour l’investissement productif entrant dans le cadre du modèle de développement pris en charge dans sa totalité, et sa globalité par l’état, le secteur privé entrepreneurs n’était pas encore mure, ni en mesure de prendre en charge ce type de mode d’investissement, et puis il n’y avait pas suffisamment de revenus disponibles destines pour le privé.
La maitrise de tout développement se fait à partir de la Planification

Ce modèle d’industries « industrialisantes » avait servi à l’époque de base pour la planification de l’industrialisation accélérée à préférence, les industries lourdes en amont, semblable à ceux de l’ex. URSS sous Staline. L’Algérie s’est inspirée de la stratégie d’industrialisation de l’Inde ; dont l’objectif était la maximalisation du taux de croissance, qui permettrait de dégager une autre source de revenus, en dehors du pétrole, et du faible rendement de l’agriculture.
L’économie algérienne envisagée sous le feu H. Boumediene, devrait non seulement épargner davantage, mais également produire elle-même les biens d’investissements nécessaires pour son économie. L’investissement était privilégié par rapport à la consommation dans l’immédiat (politique d’austérité oblige) pour mieux sauvegarder, et garantir la prospérité des générations futures. Ce rapport du développement de l’âge d’or, a été inversé au premier début de la période de Chadly en 1980, ou pour une « meilleure vie »( slogan de la belle vie), la consommation par des crédits extérieurs avait pris place et l’Algérie est devenue à ce jour un vaste marché pour les économies occidentales.

En 1970,Sous H. Boumediene : le développement du pays était financé par des revenus internes( hydrocarbures)

En 1980,Sous Chadly : la consommation intérieure était financée par des crédits fournisseurs externes

En effet plus l’investissement dans les industries de bien de production sera important, plus la production de biens de consommation pourra être élevée dans le futur, il s’agit en fait de sacrifier la consommation à court terme( austérité) pour obtenir un taux de croissance plus élevé, c’était une politique sensée mis en place ; que la culture de l’époque ne pouvait s y adapter, c’est pourquoi sous le règne de Chadly, il avait inversé l’ équation pour plus de consommation et point d’ investissements. Ce nouveau concept de petit bourgeois a déraillé la marche du train du développement .Avec moins de 22 milliards en 70 pour les 2 plans quinquennaux l’Algérie s’est offerte un tissu industriel lui permettait d’être sur le point de créer plus de valeurs, de richesse et de croissance tout en mettant sur rail le secteur privé , par voie d’un nouveau système bancaire ,pour prendre en charge les PME sous forme d’entreprise « start up » financées par la croissance nouvelle.

L’idée était d’accorder l’importance au développement des industries ayant plus d’effets d’entrainement sur les autres, et d’aboutir dans le court terme à l’autonomie du pays, par effet d’intégration, que les start-up prendront en charge .A l’époque, De Bernis avait schématisé cette conception des industries « industrialisantes » ; elles sont capables dans un environnement identifié , et une infrastructure de base économique, et financière pour éliminera tout effet de goulot d’étranglement. Enfin, d’entrainer un noircissement systématique de la matrice interindustrielle, et la mise à la disposition de l’économie d’ensembles nouveaux de biens, qui accroissent la productivité, l’accélération du TEI* avec l’effet d’entrainement généré par les industries lourdes comme par exemple :
*Les branches qui fournissent aux autres industries le capital technique (sidérurgie-construction électrique- métallurgie.)
*secteur énergétique permet de susciter des innovations en tant, que fournisseur à la pétrochimie et aux industries grosses consommatrices d’énergie, mais aussi en tant que client des entreprises produisant les biens pour les forages, et autres activités de recherche. C’est un effet, qui permet de jouer positivement sur le cout de production.
*La chimie minérale (engrais, azote et le souffre) +la chimie organique (plastique et le caoutchouc)
L’agriculture fournisseuse de biens et de surplus

L’agriculture n’est pas exclus, elle est fortement soulignée pour la consommation en biens industriels pour sa modernisation, des techniques culturales( mécanisation) .L’agriculture doit servir de marché à l’ industrie, qui lui fourni l’ électricité, les matériaux d’irrigation, et des produits chimiques tout cela dans l’unique but d’industrialiser par voie d’entreprise, que le privé devrait entreprendre par voie d’entreprises « start up » pour augmenter la productivité, et enfin l’agriculture dans le court terme, elle permet de dégager un surplus suffisant pour l’ utiliser à générer une croissance nouvelle. En accumulant encore plus le capital, se sont ces effets entrainants, qui boostent la croissance et l’accroissement du capital servant à augmenter plus l’emploi et donc plus de développement par le biais de l’investissement nouveau, qui sera orienté vers des petites industries de transformation ( start up) et donc la consommation ,qui mettra fin à l’austérité par création de nouveaux marchés et la distribution de nouveaux revenus .Une planification minutieuse est recommandée pour mener à bien cette opération.

Beaucoup de critiques ont été formulées à l’époque sur le fort taux d’investissement qui avait été orienté vers les industries hautement capitalistiques utilisant une technologie avancée , qui avait permis d’entrainer une double dépendance financière et technologique, faute de moyens humains ; alors que nos étudiants envoyés acquérir la science dans les grandes écoles de l’occident pour se conformer à l’art technologique, n’ ont pas répondu à l’ appel sous le règne de Chadly .Par ailleurs, le cout de production initial était un peut trop élevé pour se placer dans un premier temps sur le marché extérieur bien que certains produits ont eu leur place dans certains marchés internationaux à l’époque ; à l’intérieur les prix administrés, fixés ont généré des déficits profonds pour les entreprises qui demandaient des subventions pour l’équilibre, devenu permanent par la suite et le laxisme est devenu le nouveau mode de production..
Le défi urgent de sauvegarder notre maison commune inclut la préoccupation d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durale intégral
Les relais du développement entrant dans le cadre du système socialisant, puisque l’état, le suivit, et le contrôle du privé n’était pas encore inscrit dans la stratégie primitive de développement, il est clair que l’Algérie menait sa démarche, selon une vision bien formalisée à partir d’une planification rigoureuse, et une stratégie de développement du pays bien conçue selon la vision préétablie.
L’objectif de l’Algérie, vu par Houari Boumediene était de faire de l’Algérie un pays indépendant économiquement, et donc un pays industriel pour mener une politique algérienne indépendante.

L’agriculture est en principe, la source de richesse, et donc de dégager des surplus de revenus capable de booster le développement semblable à ce, qui a été fait pendant la révolution industrielle française .Une agriculture soumise aux lois des capitalistes n’était pas bien vu par les responsables Algériens ; du moment que les revenus suffisants pouvaient être dégager des hydrocarbures, et permettraient de les réinvestir dans le secteur de l’industrie prévu par le plan de développement.
Agriculture- industrie- culture

De ce fait, l’agriculture nécessitait une grande reforme entrant dans le cadre de la révolution agraire. Cette entreprise nécessite également du bien fait, pour le secteur de l’industrie, afin de s’abreuver suffisamment en eau, en matériel, et autres engrais, que seule l’industrie est capable de les satisfaire. D’autant plus de manque de plaines ( refief), nécessité des actions intelligentes pour baliser une agriculture propre à un relief trop accidenté (montagnes)….Il est aussi dit historiquement, qu’à travers les résolutions du congrès de tripoli de 1962, la vocation industrielle a été admise .Le problème demeurait aussi le choix de l’industrie qu’ il fallait mettre en œuvre :
*une industrie moderne très capitalistique.( fort taux du capital)
*une industrie légère (extravertie) orientée vers l’extérieur.
* une industrie lourde tournée vers l’édification de grands complexes ultra modernes dispendieux, mais faiblement créateur d’emploi dans le court terme.
Une industrialisation, qui touche tous le champ des branches de l’économie industrielle, et qui mette en place des ensembles productifs pouvant pousser plus loin le processus de transformation, par de petites entreprises genre d’entreprises « Strart Up » pris en charge par l’Etat, pour leurs financements, suivant un nouveau système bancaire capable de suivre les biens faits de ces investissements jusqu’à leurs finalisation, pour une production de richesse capable d’augmenter le niveau de vie. La politique agricole algérienne avait pour objet deux objectifs bien définis, dont le premier était de reconvertir, et élargir ses productions pour faire face aux besoins encore déficitaires en produits agroalimentaires de base et dans le second cas était de modifier les conditions de travail, et de vie des fellah pour engager tout le pays dans un mouvement d’une société plus juste, et plus humaine par une élévation du niveau de vie.

Devant des choix multiples sous un nouveau système socialisant, et une stratégie de développement qui ne devrait pas attendre pour faire avancer le pays vers la création de la richesse. Belaid Abdeslam (ministre de l’industrie sous H. Boumediene) apporta la réponse. Elle avait été critiquée par certains, qui n’ont pas trouver d’autres réponses adaptées, ni d’autres choix, sinon des « économismes » vulgaires prenant en considération la seule et unique satisfaction des besoins matériels immédiats, pour donner à la notion du progrès, et du développement économique toute l’ampleur, qu’elle mérite, sans tenir compte des charges financières du progrès une variable très couteuse. I l y avait beaucoup, et surtout les universitaires, qui ont eu le mérite de participer activement, par la formation, la consultation, le débat et la critique, pour mieux mettre le concept des industries « industrialisantes » dans une cohérence sociétale , une forme de séduction, et surtout de l’ efficacité, de la créativité..
La société nationale Algérienne : motrice de l’économie

Pour Houari Boumediene, en sa qualité de président de l’Etat, sa préférence lui avait permis de trancher pour la formule originale suivante: « la société nationale » ,qui regroupe sous sa férule unique de son PDG à la fois toutes les activités de production, de distribution, et de commercialisation d’un secteur comme la sidérurgie, les hydrocarbures, le textile, les matériaux de construction, la pétrochimie, l’ électronique, la mécanique, pour faire dans un premier temps la concurrence avec l’ étranger( maitrise du cout de production). Le marché algérien est connu très bien par la France premier fournisseur de l’Algérie ; les nouvelles sociétés nationales auront une arme supplémentaire très importante, et surtout décisive à savoir le « monopole » de l’importation .La société nationale est un passage obligé entre l’étranger « vendeur », et l’ Algérie « acheteuse » .l’entreprise nationale fait des lors, manipuler les étiquettes des produits importés et celle des produits fabriqués par l’ industrie algérienne en avantageant bien sur les articles made in Algérie sous le contrôle minutieux d’une planification des besoins réels pour etre prise par les « entreprises Start Up ».

Ce système avait aussi pris en compte, cet unique avantage de se faire financer par des surprix prélevés sur les produits importés suite ,au déficit enregistré sur la production nationale comme ,par exemple les prix des voitures importées par « Sonacome » servait à financer le déficit causé par la construction, des tracteurs à Constantine, et ainsi pour les autres types de biens importé …..etc.
Une organisation de l’économique , aussi pragmatique soit elle, ne vaut que par la stratégie économique qu’elle est supposée servir.
Le ministre de l’industrie Belaid Abdessalem a su convaincre le président H. Boumediene, et les membres du conseil de la révolution et du conseil économique, afin d’adopter cette perspective bien originelle à l’Algérie, qui est : les industries « industrialisantes » ; tout en prenant en considération la nouvelle conception « d’Enrico Mattei » père du conglomérat pétrolier italien de l’ENI*4. La fameuse et prodigieuse expérience de l’entreprise ENI. E. Mattei savait usiner à partir de rien soit de « l’EAU » et du « GAZ » il avait fait avec du plastique tout un monde bien heureux :
A son départ, l’ entreprise ENI avait acheté sur la cote adriatique de l’Italie ,une plage de 7km de large , afin de construire un centre de repos pour le personnel de l’ENI .Et c’est avec du « GAZ » et de « l’EAU » ,que l’entreprise ENI préparait les matériaux de construction préfabriqués, qui serviront à construire des bungalows de rêve pour son personnel .toujours avec du « GAZ » et de « l’EAU » , l’ENI produisait des meubles, des tables, des chaises, des fauteuils et de la vaisselle, en matière plastique, et pour mieux embellir la situation du confort à l’intérieur ; de ces bungalows , toujours avec de « l’EAU » et du « GAZ » l’ENI produirait toutes sorte de confort ; de la moquette , du balai jusqu’au petit moteur électrique fonctionnant à l’aide du gaz transformé en énergie électricité….etc.
Des entreprises « Start Up »utilisant « l’Eau « et du « Gaz » comme nouvelle ressource de développement

Tout le matériel entrant dans le cadre du confort pour vacanciers occupants ces bungalows de rêve, a été fabriqué par l’entreprise ENI avec de « l’EAU »et du « GAZ ». Même les cintres pour gardes robes sont en plastique, ainsi que des vêtements en fibres artificielles créées avec la combinaison de la formule du « GAZ » et de « l’EAU ». Le plaisir sportif faisait partie, car avec « l’EAU »et le « GAZ »elle créait toujours en matière plastique toutes sortes d’articles de sports et différentes jeux de distraction qu’a besoin un vacancier comme ballons, jeux, bateaux ,bouées, cabines d’ete.. etc… « l’EAU » et le « GAZ » de l’ ENI était une source formidable, et une ressource naturelle à bon marché pour la création de la richesse, mais aussi de croissance via de petites entreprises « start up » , l’ENI avait fini par y mettre des pôles de croissance à forts taux d’emploi, et plus de consommation avec plus de progrès, plus de bien être ; voila ce style d’industrie « industrialisantes » modèle Enrico Mattei ,qui était mis sur table mais non finalisé lors de la disparition de H. Boumediene (Allah Yarahmeh). Il n’y a pas, que le confort pour l’être humain. Coté irrigation ( agriculture) nécessite des moyens en matière plastique, profitera encore pour une meilleurs productivité. L’électronique, la construction,…avaient besoin également du plastique ainsi que pour la mécanique, l’agriculture ( film- emballages-tuyaux, citernes ……)….
Des entreprises capitalistes d’Etat pouvant concurrencer les multinationales

Un stratège comme Belaid Abdesslam , était persuadé ;que le pays avec ses richesses naturelles comme le pétrole, le gaz( hassi r’mel) , le minerai de fer ( Ouenza et Garat jbilet) ,le phosphate Djebel onk), l’ uranium ( hoggar)l……. avait la capacité d’ entamer sur une grande échelle le processus de restructuration industrielle via des entreprises Start Up » semblables à celles de l’ Italie, déclenchées par ENRICO MATEI. Beaucoup de complexes ont été construit à l’époque de l’âge d’or à savoir :

*complexe pétrochimique de Skikda
*complexe sidérurgique d’ALHadjar.
*complexe pétrochimique d’Arzew 03 GNL construit au lieu de 06 GNL prévus dans le plan.
*complexe SN Métal fabrication de grues et engins de BTP.
* complexe Machinisme de Sidi Belabes.
*complexe moteur de Constantine
*complexe EMAC( Chaussures –maroquinerie-tannerie).
*complexe textile SONITEX de Bab Ezzouar et Draa El Mizane.
*complexe Sonipec de cheraga.
*complexe d’Ain Salah
*Complexe du bois
*complexe de Hassi R’Mel pétrochimie
*Complexe de cycles et motocycles d’Ain Smara Constantine.
*Complexe de boisson Reghaia.
*complexe des produits d’entretien Sor El Ghozlane.
*complexe de peinture de Lakhdaria.
*complexe des eaux minérales de Saida.
*complexe ENIEM
*complexe ENMTP
Complexe CMA Saidal
*complexe PMO
* complexe du papier de Mostaganem
Complexe téléphonique de tlemcen
*complexe DNC/ANP du Caroubier
*complexes SNED de Reghaia.
.*Complexe électronique ENI Sidi Belabes -Tizi Ouzou- Mohamedia.
*Complexe de verre d’Oran.
* complexe :Université de Bab Ezzouar et de Constantine
*Complexe USTO université d’Oran

La culture était présente en force
Les complexes d’instituts : de Boumerdes( Pétrole)
-INH-IAP-INIL-INA
- Oued Smar et El Harrach (informatique)-
télécommunication ( Oran - el caliptus alger)
-école normale de Belfort et de Bouzereah
-école supérieure d’aviation Tafraoui Oran
-Station satellitaire de lakhdaria, 1ere en Afrique et au monde arabe
-tourisme( tipaza)….
.les faits les plus intéressants sont certainement la noble décision de mettre en place tout un réseau d’instituts de formation supérieure, appelés « instituts de technologie ».Ils sont destinés à dispensé de façon intérieure, et d’une formation très poussée en technique liée à des catégories d’emplois pour ce genre d’entreprises capitalistes d’Etat. La politique de ces instituts technologiques répond massivement aux besoins de l’économie en cadres techniques. Et bien d’autres qui font le mérite des véritables artisans de l’Algérie en phase de développement.

Par ailleurs, l’énorme effort entrepris sous la houlette du président H. Boumediene en vue de l’élévation du niveau culturel, et technique du pays à travers tout le dispositif d’éducation, et de formation mis en place aux quatre coins du pays même sur les hauts sommets des montagnes, la scolarisation totale de tous les enfants sans aucune exception , et ensuite entreprendre de préparer au delà de l’enseignement élémentaire des structures d’accueil à une population scolaire et universitaire destinée a s’accroitre dans le court terme c’était la démocratisation de l’enseignement appuyée par une nouvelle orientation pour mieux se mettre au diapason de l’ère des technologies nouvelles.
Une vision lointaine dont le miroir a été brisé par de l’incompétence

L’état algérien prendra, dans son début en charge, à partir de ses minerais existants dans son riche sous sol, les grandes entreprises de mécaniques (Constantine, Rouiba, Sidi Belabes), l’aciérie (d’El Hadjar) ; ceci permettra de donner un sens créatif de l’économie algérienne par la création de la richesse productive avec une prise en charge pour la restructuration sur la base technologique moderne pour l’ensemble de la société. Et par conséquent, cela entrainerait forcement du travail pour tout chômeur, les fellahs sauront utilisés les matériaux mécaniques et chimiques pour plus de productivité, qui puisse dégager un surplus, utilisé pour un réinvestissement entrant dans le cadre de la prospérité du citoyen par un développement en marche avec le progrès et une élévation du niveau de vie du citoyen.
.
C’était une vision d’avenir, que certains( les incompétents, qui ont pris la destinée Algérie après19 80) n’ayant dans leur socle, ni intelligence, ni courage, ni volonté positive pour affronter un avenir qu’ils imaginaient comme de pur mirage , une mésaventure aux conséquences désastreuses que l’Algérie avait vécu malheureusement..

Pour H Boumediene, la situation économique le préoccupait beaucoup au point de faire de l’Algérien un homme digne et heureux .La nationalisation du pétrole allait dans ce sens, car le pétrole n’appartenait pas à l’ Algérie avant 1971, alors que la production des hydrocarbures ne cessait de grimper d’années en années, les colons, nous en laissaient beaucoup de vin destiné au marché extérieur ; dont la France coloniale, et officielle, faisait de ce produit un moyen de chantage et pression politique. Plus d’ une dizaine de million d’hectolitre, soit d’une cagnotte importante d’argent pour le financement des investissements , alors que le vin se trouve dans les stocks de millier de caves, dont la France boude l’ accord d’écoulement, alors que l’Algérie ne cesse de payer à perte les travailleurs et les charges afférentes . Ce vignoble, pourrait faire un revenu nécessaire pour financer le développement industriel du pays. .H. Boumediene dira à ce propos : « on veut nous créer des difficultés, le but de beaucoup est d’essayer de discrédité notre indépendance, et notre socialisme, de faire croire à l’incapacité de notre agriculture et au marasme de notre économie ».

La stratégie de développement avait pris en considération le développement, qui devrait être auto centrée (intégré) .Cette entreprise nécessite une source de financement, qui sera desservi suite à la nationalisation des hydrocarbures, et du surplus dégagé par les entreprises « Start Up » nouvellement créées. Et c’est à partir de cette nouvelle source, que le système bancaire après une reforme pour servir le développement, elles prendront en charges le financement de la création de nouvelle entreprises « Start up « .Ces dernières se mettent en activité de production, de distributions, et de commercialisation pour satisfaire les besoins en biens venus d’ailleurs. Le schéma de développement ’est précisé, par ses méthodes, et son contenu dans l’immédiat, mais aussi dans le futur ; dont il n’a pas eu le mérite d’être pris en considération pour la formalisation totale et globale du processus, faute de décisions d’incompétents, qui se sont entourés de la décision politique, et l’on prit en otage.

Pendant la période de l’âge d’or, la dynamique de la croissance avait été assurée sur les bases d’un développement en continu. La croissance démographique était parmi la plus forte, et dont la croissance économique l’a dépassée largement. Tous les moyens disponibles étaient mobilisés au service du développement en particulier une austérité pour l’ensemble du pays
Aujourd’hui, le système est représenté part un processus de transformation participant plus du montage et de l’assemblage à très faible taux d’intégration et une valeur ajoutée presque nulle suivie par une grande dépense pour l’importation , au lieu de la fabrication proprement dite.
Conclusion

En définitif, la période de l’âge d’or pendant l’exécution des plans de développements. Il était permis raisonnablement de penser ; que cette période, si elle avait été finalisée, suite à la disparition de H. Boumediene. Elle aurait tenu ses promesses pour la construction d’une économie nationale moderne, et indépendante capable de garantir à chaque algérien d’aujourd’hui et de demain un niveau de vie matérielle et culturelle décent, qui était résolument engagé. Ceci ne constitue, qu’une étape bien que c’est décisive par ses effets, son ampleur, son nombre de complexes, d’unités de production, et ses intensités, des transformations économiques, sociales et culturelles. Il est clair, que nous n’avons pas attendu les fruits pour les cueillir ; alors que l’arbre géniteur avait été déraciné par ceux qui ne voyaient pas bien d’où le bien pouvait provenir ; l’inde et la chine ont pu laisser l’arbre donner ses fruits ,ils ont quand même envahis la planète ;.la conception du niveau de développement et ses indicateurs fondamentaux( niveau de vie-productivité), indicateurs économiques ( population active – durée du travail- dépenses publiques) et les indicateurs sociaux ( espérance de vie taux d’ alphabétisation) repose finalement semble t il sur une certaine conception de l’homme, et de la société pourvue d’élites actives. Ce n’est qu’un des segments pris en considération permettant de faire avancer le pays, vers plus de développement. La stratégie globale devrait en principe prendre en charge l’ensemble des secteurs de la société ; dont elle a besoin. Le grand potentiel industriel existant de l’âge d’or, a été mis en désordre par des prédateurs, pour enfin le privatiser et le liquider. Alors en homme averti des opérations de sauvetage, suite à un véritable diagnostique, et un assainissement sain, permettant de faire de cet outil productif une véritable réhabilitation, avec un redressement , et une restructuration en partenariat technologique étranger ,si c’est vraiment utile pour une meilleure gestion ,et une bonne gouvernance à la hauteur pour prendre en charge ces ateliers, afin de les mettre au diapason de l’ usine, et cesser de faire du laxisme par la voie de la privatisation, et la liquidation, car le CPE n’était pas a la hauteur de tracer une stratégie propre, qui va de l’atelier à court terme à l usine dans le long terme. ; L’orientation stratégique n’était pas présente, alors que les entreprises sous traitantes devrait se constituer en forme de »Start Up » consommatrices d’emploi pour une véritable intégration. L’ampleur du dégât faite par le premier ministre sous Chadly suivit par Hamrouch jusqu’à celui qui avait opté de tout privatiser, pour que l’ultralibéralisme lui offre un quitus. La tache de sauvegarder ces complexes industrielles devrait jusqu'à aujourd’hui passer par un large débat pour ce type de modèle de développement, d’autant plus qu’une enquête devrait être diligentée .



*citation du président Boumediene khalfa mameri L’Héritage : Que reste-t-il ?
*stratégie de Boumediene
*Belaid Abdesselam : LE Gaz Algerien
*Kermal Abdellah Khodja : l’Algérie de 1962-1972 dix ans d’indépendance.
*Un Algérien nommé Boumediene
*1-François Perroux est un économiste français né le 19 décembre 1903 à Saint-Romain-en-Gal et mort le 2 juin 1987 à Stains. On lui doit, ainsi qu'à Jean Fourastié avec qui il siégeait au sein de la première commission de terminologie économique et financière, l'invention en 1970 du terme « mercatique ». Wikipédia
Date et lieu de naissance : 19 décembre 1903, Saint-Romain-en-Gal, France,Date et lieu de décès : 2 juin 1987, Stains, France ;Enseignement : Université Jean Moulin Lyon 3
Livres : François Perroux: 1903-1987, PLUS
Entreprise fondée : Institut de sciences mathématiques et économiques appliquées
*3-Gérard Destanne de Bernis, né le 10 novembre 1928 à Bordeaux, et mort le 24 décembre 2010 à La Tronche, est un économiste d'inspiration marxiste et un professeur émérite de l'Université Pierre-Mendès-France à Grenoble, président de l'Institut de sciences mathématiques et économiques appliquées, Paris.
Date et lieu de naissance : 10 novembre 1928, Bordeaux, France
Date de décès : 24 décembre 2010
*4-ENI (en italien Ente Nazionale Idrocarburi, pour *société nationale italienne des hydrocarbures) est une société italienne privée d'hydrocarbures créée en 1953 sous la présidence d’Enrico Mattei. Elle a été privatisée en 1998. L’État italien conserve une minorité du capital (environ 30 %).
Elle est présente dans les secteurs du pétrole, du gaz naturel, de la pétrochimie, de la production d’énergie électrique et de l’ingénierie. Présente dans 71 pays, son effectif est de 32 000 salariés environ. Son chiffre d’affaires s’est élevé à 67 milliards d’euros en 2017
*2-Le Gosplan est en Union soviétique l'organisme d'État chargé de définir et de planifier les objectifs économiques à atteindre. Il est créé en février 1921 à la décision du Conseil du Travail et de la Défense, avec la nomination de Gleb Krzhizhanovsky au poste de président. Wikipédia
Création : 22 février 1921
Siège social : State Duma Building, Moscou, République socialiste fédérative soviétique de Russie; 55°45′27″N 37°36′55″E / 55.75750°N 37.61528°E
Disparition : 1 avril 1991
Entité d'attache : Gouvernement de l'Union Soviétique


BENALLAL MOHAMED Ancien cadre



Jeudi 27 Février 2020


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