Sciences et croyances

Une nouvelle comète


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Stephen Smith
Mercredi 3 Avril 2013

Une nouvelle comète

Courbe orbitale de la comète 2012 S1.
Crédit : JPL Small Body Database.


Thunderbolts, Stephen Smith, 1er avril 2013


      Les comètes seraient des « boules de neige sale » ?


      La Comète 2012 S1, un objet d’environ trois kilomètres de diamètre, se trouve en ce moment à l'intérieur de l'orbite de Jupiter. Elle est « remarquablement brillante » d’après les astronomes, bien qu’elle soit toujours à des millions de kilomètres du Soleil. Parce qu’elle est déjà très lumineuse, on a spéculé qu’elle pourrait devenir l'une des comètes les plus brillantes jamais vues.


      Les comètes passent le plus clair de leur temps loin du Soleil, là où la densité du potentiel électrique du Système solaire est faible. Se déplaçant relativement lentement, leur charge électrique parvient à s’équilibrer avec le faible champ radial du Soleil. Mais, en se rapprochant du Soleil, leur noyau fonce à travers des régions dont la charge augmente et le flux électrique fluctue de plus en plus. Leurs polarité et caractéristiques de charge réagissant aux forces solaires croissantes, une chevelure (gaine de charge) se forme autour d'elles. Des projections de décharges se déchaînent et se déplacent à la surface, à la façon des panaches de Io, la lune de Jupiter. Si le déséquilibre entre la charge de la comète et celle de l’espace environnant devient trop grand, comme un condensateur surchargé, le noyau peut exploser, éclater en morceaux ou disparaître à jamais.


      Autre raison faisant que les comètes peuvent présenter une activité accrue, leur rencontre avec un autre champ électrique intense, par exemple celui au voisinage d'une planète géante gazeuse (comme Jupiter). En octobre 2007, l’embrasement inattendu de la comète Holmes 17P s’est produit « sans raison apparente », d’après les dires des astronomes à l'époque. Globalement, elle est passée progressivement de la magnitude 17 à environ la magnitude 2,5, jusqu’à devenir visible à l'œil nu.


      Dans un article antérieur de notre série Picture of the Day sur la désagrégation de la comète de West en 1976, nous avions noté que les comètes ont tendance à se fractionner ou à prendre une apparence anormale en s’approchant de la limite de leur distance au Soleil. Comme les théories conventionnelles sur le Système solaire reposent exclusivement sur la gravité, les bouleversements sont attendus seulement dans le proche voisinage du Soleil. C’est pourquoi le comportement de la comète de West avait suscité de l’étonnement.


      En juillet 2000, quand la comète Linear éclata en morceaux, les astronomes furent grandement épatés. Chose des plus étranges, sa fragmentation se produisit alors qu’elle était à plus de 100 millions de kilomètres du Soleil, et non pas à son périhélie. Autre observation allant contre l'intuition, les fameuses comètes « sungrazers » (passant en rase-mottes au-dessus du Soleil) ne se brisent pas, malgré leur passage à moins de 50.000 kilomètres de la surface du Soleil dans certains cas.


      Quatre ans après son rendez-vous avec le Soleil, la grande comète Hale-Bopp n'a pas obéi à la théorie standard de l'activité cométaire. Dans les profondeurs du Système solaire, au-delà l'orbite de Jupiter, la comète exhibait une queue ionisée, plusieurs projections de matière brillante expulsée dans l'espace et une chevelure lumineuse. La théorie de la « boule de neige sale » ne peut expliquer cette activité à des distances où l’émission d'énergie solaire est si faible que la glace ne fondra pas.


      Comme cela a été écrit dans le passé, si la chaleur solaire était responsable des projections cométaires à de telles distances, alors toutes les lunes glacées de Jupiter sont aussi sèches que des déserts et ressemblent plus à notre propre lune qu’aux corps glacés qu’elles sont. Si la chaleur du Soleil n’a pas provoqué les manifestations de Hale-Bopp, qu'est-ce donc qui fournissait l'énergie aux projections supersoniques de poussières et de glace quand elle est si éloignée ? Répétons-le, c'est l’existence d'un champ électrique puissant qui chargeait le condensateur cométaire.


      D'après les observations ci-dessus, il semble évident que les comètes ne sont pas des boules de boue glacée, comme le pensent les astronomes. De nombreux exemples de la raison pour laquelle cette théorie doit être jetée à la poubelle ont été détaillés dans ces pages.


      La comète 2012 S1 pourrait bien faire une apparition spectaculaire dans le ciel de la Terre, bien que nous nous souvenons de la comète Kohoutek, la soi-disant « comète du siècle », devenue ensuite synonyme de grand spectacle raté. En tout cas, le succès de 2012 S1 dépend de facteurs qui n'ont rien à voir avec la quantité de poussière à sa surface, la masse de glace contenue son noyau ou la distance à laquelle elle se rapprochera du Soleil. Ce qui déterminera son destin, c’est le potentiel électrique qui se développera entre la comète et le Soleil. La charge électrique accumulée et la rapidité de sa dispersion, seront les facteurs décisifs.


      Wal Thornhill, le défenseur de la théorie de l’Univers électrique, a écrit : « Si les comètes sont pour l’essentiel un phénomène électrique, alors les implications sont d’une grande portée pour la cosmologie. Cela signifie que tout ce que nous pensions du Soleil, et donc de toute étoile, est erroné. Au lieu de présumer que l'Univers est électriquement neutre, cela soulève l’éventualité que la Nature est au moins aussi intelligente que nous, et qu’elle trouve l'énergie électrique particulièrement utile pour créer et dynamiser les structures que nous contemplons dans l'espace. »



Original : www.thunderbolts.info/wp/2013/04/01/a-new-comet-2/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



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Mercredi 3 Avril 2013


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