Sciences et croyances

Une illustration du plasma



Stephen Smith
Samedi 10 Septembre 2016

Une illustration du plasma

Projection de rayons X depuis la galaxie Pictoris A. Les contours rouges matérialisent les rayonnements radio.
Crédit : NASA/Chandra, Hardcastle et ses collègues.

Agrandissement
 

    Le rayonnement X dans l’espace.
 

    D’après un récent communiqué de presse de l’observatoire du rayonnement X Chandra, « de forts vents » sortent à toute vitesse du noyau du centre de Pictoris A, une galaxie dite située à 500 millions d'années-lumière dans la constellation Pictor. Selon les astronomes, un SuperMassive Black Hole (SMBH, trou noir supermassif) en est la cause. Le gaz ardent entourant son horizon des événements est accéléré au point que la gravité ne puisse plus le maintenir en place. Le gaz est dit si surchauffé par le SMBH, qu'il émet des rayons X, après quoi le gaz est éjecté sur une trajectoire tangentielle.
 

    Dire que le gaz puisse être chauffé au point d’émettre des rayons X et « souffle comme un vent », trahit un sérieux manque de compréhension, ou une présentation je-m’en-fichiste des observations. Aucun gaz ne peut se maintenir à pareilles températures, puisque les électrons seront arrachés des noyaux atomiques, et le gaz passera à l’état de plasma.
 

    Le rayonnement X dans l'espace, peu importe sa source, n’est pas créé dans des champs de gravité, quelle que soit la force que l’on puisse théoriquement leur attribuer. Les particules chargées (plasma) sont accélérées par des courants électriques, tournent en spirale sous l’effet des champs magnétiques et rayonnent énergiquement dans toutes les fréquences.
 

    Comme nous l’avons déjà écrit, dans le circuit galactique, l'énergie électrique afflue le long des bras spiralés vers l'intérieur, où elle est concentrée et stockée dans le plasmoïde central, ou renflement galactique. Quand un certain seuil de densité de courant est atteint, l’énergie s’échappe, en général sous la forme d’un violent jet de plasma sortant de l'axe de rotation de la galaxie. Des expériences de laboratoire ont reproduit ce phénomène avec un dispositif de concentration du plasma .
 

    Les forces électromagnétiques confinent ces projections sous la forme de minces filaments qui restent cohérents sur des milliers d'années-lumière. Les observations de Pictoris A par Chandra, montrent que la projection du noyau galactique s’étire jusqu’à plus d'un million d'années-lumière de sa source, mais il est possible que cette estimation soit dépréciée d'un facteur important. Les jets se terminent habituellement par des lobes de doubles couches de plasma [*] qui se prolongent sur des distances dépassant de nombreuses fois la taille de la galaxie et rayonnent à profusion dans les fréquences radio. Des courants diffus reviennent ensuite vers le plan équatorial de la galaxie, puis réintègrent son noyau par ses bras spiralés.
* NdT : Les
[doubles couches de plasma. L’une des propriétés les plus importantes de tout plasma sous tension électrique, c’est sa capacité à s’organiser, à isoler électriquement ses parties les unes des autres (tout plasma sous tension est ainsi entièrement et naturellement cloisonné). Les parois isolantes sont appelées doubles couches (parce que les deux faces des parois ont des polarités opposées). En laboratoire, le plasma étudié est en général enfermé dans un tube de verre cylindrique contenant un gaz raréfié. Des électrodes sont placées aux extrémités du tube. Une électrode (anode) est portée à une tension supérieure à celle de l'autre extrémité (cathode). L’application de la différence de tension amorce l’ionisation du gaz et le courant commence à traverser le plasma ainsi formé. Les ions positifs (atomes privés d’un ou plusieurs électrons) s’éloignent de l'anode, et les ions négatifs (atomes portant un ou plusieurs électrons supplémentaires) vont vers l'anode. Le courant total dans le plasma est constitué par la somme mathématique de ces deux flux aux directions opposés.]
 

    Hannes Alfvén a reconnu que l’« explosion de double couche » est une nouvelle classe d'objet céleste. Ce sont des doubles couches de plasmas qui constituent la plupart des structures spatiales inhabituelles détectées par les télescopes. Les jets galactiques, les tores et les nuages rougeoyants, tous sont des illustrations de la circulation électrique confinée au sein de courants de Birkeland qui s’étirent sur des années-lumière à travers le plasma poussiéreux.
 

The Thunderbolts Project , Stephen Smith, 8 septembre 2016

Original :
www.thunderbolts.info/wp/2016/09/07/a-picture-of-plasma-2/
Traduction Petrus Lombard
 

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Lundi 12 Septembre 2016


Commentaires

1.Posté par Ger le 11/09/2016 19:46 | Alerter
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Merci à Petrus Lombard de traduire aux non anglophobes comme moi. Cela permet de mieux comprendre les articles sur l'univers électrique.

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