Néolibéralisme et conséquences

Une feuille de hors-route pour sortir de la crise



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Jeudi 21 Juillet 2011

Une feuille de hors-route pour sortir de la crise

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy ont concerté un plan de salut de la Grèce en crise. Il doit être présenté ce jeudi à un sommet urgent de l’UE à Bruxelles. Selon les données du journal britannique The Financial Times, d’ici à deux ans l’UE et le FMI pourront octroyer 71 milliards d’€ de crédits à la Grèce. Encore 50 milliards doivent être obtenus grâce à la réforme du secteur bancaire.

A la veille du sommet le même quotidien a publié l’information, suivant laquelle un certain impôt sur les banques européennes serait inclus dans le paquet de mesures pour sauver la Grèce. De telles solutions indiquent que les autorités de l’UE sont en crise d’idées, estime l’expert financier russe Denis Barabanov :

L’impôt sur les banques, qu’on envisage, ou même celui sur les citoyens – une telle proposition est également possible – montre que les autorités de l’UE sont à court de variantes pour appuyer la Grèce. Cette décision crée un précédent dangereux. Puisqu’il peut arriver qu’il faudra sauver d’autres pays que la Grèce, et ce seront alors des sommes beaucoup plus importantes. A mon avis, la meilleure solution serait de s’acheminer graduellement vers une faillite de la Grèce. Je ne crois pas qu’il soit aussi effroyable que les hommes politiques européens le présentent à présent.

L’idée de banqueroute, même partielle, a déjà trouvé son chemin au sein de la Banque Centrale Européenne. Une autre solution serait d’utiliser le Fonds européen de stabilité financière, remarque Denis Barabanov :

Il est possible de concerter la question sur la dépense du Fonds européen, y compris à l’achat des obligations de la Grèce. Cette décision peut être appliquée immédiatement. Quant à l’octroi à la Grèce de 100 milliards d’euros, je pense qu’on n’aura pas assez de temps pour cela.

A peine faut-il s’attendre à ce que le sommet prenne des décisions sur le problème de la crise financière européenne. La chancelière Merkel avait prévenu à ce sujet la veille.

 Il en va d’une possible faillite du système monétaire, mais aussi de tout le projet européen, annoncent de manière pessimistes des experts. Car ce qui était créé par des efforts politiques, souvent au détriment des lois économiques, il faut le sauver par de mêmes méthodes politiques. Mais à ce jour les autorités de l’UE manque de volonté politique, a dit à notre correspondant Hans Henning Schröder, en charge d’un projet au Fonds de la recherche et de la politique :

Bien sûr, la faute incombe aux politiques qui décidaient la mise en circulation de l’euro. Parallèlement à un système monétaire unifié il fallait appliquer une conception de politique financière unifiée. Alors qu’aujourd’hui nous avons des politiques financières nationales avec une monnaie unique. Les économistes mettaient en garde déjà à l’époque que les choses n’iraient pas comme ça. Merkel, Sarkozy, Berlusconi comprennent peu en économie et en conséquence n’ont pas agi au bon moment.

Mais la chancelière Merkel, qui est en fait la seule à répondre pour le salut de la zone euro, semble être disposée résolument. La veille elle a déclaré que « la mission historique à présent c’est de sauver l’euro ». Le sommet d’aujourd’hui doit tirer un trait sur les discussions et ouvrir la voie aux actes.



Jeudi 21 Juillet 2011


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