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Une députée syrienne : “Aujourd’hui nous avons en Syrie une guerre fomentée par l’OTAN. L’Europe ne doit pas faire le jeu des USA ».


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Maria Saadeh
Vendredi 27 Novembre 2015

Interview de la député syrienne Maria Saadeh Par Alessandro Bianchi, pour L’anti Diplomatico Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

Nous avons rencontré ce matin dans un hôtel de Rome la députée syrienne indépendante Maria Saadeh. Entendre raconter ce qui se passe en Syrie depuis cinq ans directement de la bouche de Syriens plutôt que de celle d‘envoyés spéciaux au Qatar nous a paru un exercice intellectuel intéressant pour offrir une information de qualité. C’est la cas avec cette interview aujourd’hui qui dément la totalité des mensonges proférés [dans les médias] à ce jour,  et montre bien l’inanité manifeste de la politique [extérieure] de l’Europe. « Ne laissez pas l’Europe continuer à être un instrument des États-Unis dans cette guerre de l’OTAN contre la Syrie, » lance Maria Saadeh. Un appel malheureusement ignoré pour l’instant.

Par Alessandro Bianchi, pour L’anti Diplomatico

* * * INTERVIEW * * *

L’antiDiplomatico : En 2012, vous faisiez partie, Mme Saadeh, de la délégation parlementaire syrienne qui devait venir en Italie témoigner devant nos institutions de la crise en cours en Syrie. Mais cette visite a été annulée, puisque le ministre Terzi a annulé vos visas au dernier moment. Pouvez-vous nous raconter cet épisode ?

Maria Saadeh : À l’époque, l’Europe et les USA voulaient rompre toute relation avec la Syrie, et ne souhaitaient pas entendre les voix provenant directement du pays, qui auraient permis de comprendre ce qui se passait vraiment en Syrie Ils voulaient juste abattre le gouvernement [de Bashar el-Assad] et ont complètement modifié la version des faits dans les médias. Pour nous, ce fut une période difficile, il était devenu impossible de communiquer, de franchir les frontières. Pour une visite programmée en Italie en 2012, nous n’avons pas obtenu les permissions, bien qu’elles aient été données par l’ambassade. Après cet épisode des visas non fournis, j’ai écrit au Sénat italien et au parlement européen pour obtenir des explications. En effet, si vous prétendez apporter la démocratie [chez les autres], alors pour rester crédible, il faut au moins écouter les souffrances du peuple.

LAD : En Italie ces dernières années, les médias nous ont livré une version des faits totalement déformée sur la question syrienne. Les choses semblent évoluer depuis les attentats de Paris le 13 novembre dernier, une tragédie que le peuple syrien vit à ses dépens depuis 2011, de façon quotidienne, et dont l’Occident se désintéresse totalement. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

MS : La France combat le terrorisme au Mali, mais le soutient en Syrie. Voilà ce qu’est sa politique extérieure. Ceux qui ont commis ces atrocités à Paris sont les mêmes qui frappent la population syrienne depuis cinq ans, avec la complicité et même la participation de pays européens, et tout spécialement la France. Nous nous sentons évidemment proches des familles de victimes du 13 nov. et personne mieux que nous ne peut comprendre leur douleur. Mais il faut réfléchir sur la situation politique en Syrie. Les intérêts en jeu aujourd’hui sont d’ordre politique, et les gouvernements occidentaux peuvent faire beaucoup pour protéger les populations européennes, mais ils doivent comprendre ce qui se passe en Syrie.

LAD : Si l’on essaie de réfléchir sur la base de ce que racontent les médias depuis 2011 en Europe, la Syrie est dirigée par un régime totalitaire qui ne tolère aucune voix dissidente dans le pays. Pouvez-vous nous parler de votre expérience de parlementaire, et des changements constitutionnels qui sont intervenus en Syrie depuis 2011 ?

MS : Avant tout, je veux dire que je suis une députée indépendante, et que je ne travaille ni pour ni contre le gouvernement d’Assad. En Syrie, cela fait longtemps qu’il n’y a plus d‘opposition, mais selon moi, créer une opposition en temps de crise constitue la vraie crise. En ce moment, avec la guerre en cours, nous voulons d’abord protéger les structures de l’État et les infrastructures.

Avant la crise, je ne faisais pas de politique. Mais quand j’ai vu ce qui se passait dans mon pays, et qui était dû, non pas à des facteurs internes, mais bien externes, comme ce que j’avais pu observer de ce qu’avaient subi les citoyens irakiens à cause des forces étasuniennes, je suis intervenue avec toute une série d’initiatives pour les jeunes, avec l’objectif de les aider à s’exprimer de façon juste et d’éviter qu’ils ne soient instrumentalisés contre l’État. C’est à la suite de cela qu’on m’a proposé de participer à la vie parlementaire. C’était une bonne idée, il nous faut une tribune pour exprimer la voix du peuple syrien. Au parlement, je parle avec la voix de la société civile, je porte la voix des Syriens.

LAD : Toujours selon la narrative occidentale, l’opinion publique considère les soi-disant « rebelles modérés » comme étant l’opposition d’aujourd’hui.

MS : Laissez-moi être très claire sur ce point. Arrêtons de prendre toutes nos informations dans les médias, qui chamboulent absolument tout : en Syrie, il n’existe pas de « rebelles modérés » dans l’opposition. J’ai une question pour vous, Occidentaux : accepteriez-vous que dans votre pays, existe une opposition armée qui combatte votre gouvernement ? Je ne pense pas. Le terrorisme reste le terrorisme. Un acte de terrorisme est toujours un acte de terrorisme, quelle que soit la façon dont on l’organise, ou ceux qui l’exécutent. Certains de ces groupes rebelles ont été armés et utilisés contre l’État. Voilà ce qui se passe en réalité, et je ne sais pas si c’est bien clair en Occident.

Que s’est-il passé en Irak ? Est-ce que cela a bénéficié à la population ? Certainement pas. Après avoir accusé pendant 15 ans cet État de détenir des armes de destruction massive, personne ne les a jamais trouvées. Et après cette guerre, et le meurtre de millions de personnes et d’un président légitime, aujourd’hui le pays n’existe plus. Nous ne permettrons pas que la même chose se produise en Syrie, c’est pour cela qu’aujourd’hui je siège au parlement, pour exprimer la voix du peuple syrien. Nous ne voulons pas que ces terroristes qu’en Europe vous appelez les « rebelles modérés » parlent en notre nom, qu’ils nous représentent pour des questions internes à notre pays. En Syrie, nous avons voix au chapitre.

LAD : La Syrie est aujourd’hui au centre d’intérêts géopolitiques mondiaux, d’une guerre froide toujours plus chaude, et d’une lutte sur deux fronts contre le terrorisme qui risque de dégénérer, comme le montre l’avion de chasse russe abattu aujourd’hui par l’aviation turque. Quel avis portez-vous sur l’intervention russe en soutien au président Bashar el-Assad, et celle de la coalition internationale menée par les USA ?

MS : Aujourd’hui nous avons une guerre contre la Syrie menée par l’OTAN. Pourqouoi l’OTAN ? Tous ces groupes terroristes sont des instruments utilisés pour détruire la Syrie, et sont soutenus par des puissances régionales, et par des États occidentaux, les États-Unis et l’Europe. Les USA contrôlent le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie. Ces pays ne prennent aucune décision sans l’aval des États-Unis.

L’intérêt de tous ces pays est la domination de la région, l’accès à nos ressources, la possibilité de faire passer chez nous leurs gazoducs, et de servir les objectifs d’Iaraël, qui est un ennemi de la Syrie. Ils veulent notre terre : c’est cela le vrai problème. Ce n’est pas une question de démocratie, de droits, de peuples. L’objectif est la destruction de la Syrie, de notre structure [étatique], de nos infrastructures, et de s’emparer de nos voies d’accès. Combien de réfugiés sont arrivés en Europe en provenance de Syrie ? Notre patrimoine historique et culturel a été détruit et la responsabilité en revient à l’Occident. Des cités millénaires comme Palmyra sont perdues pour toujours. Ils ont détruit [une partie de] notre histoire.

L’Occident et les pays européens [en particulier] devraient se réveiller et voir que le terrorisme est arrivé chez eux. Vous allez souffrir comme nous avons nous-mêmes souffert si vous ne prenez pas en main la situation : il ne s’agit pas de combattre le terrorisme, qui n’est qu’un instrument, mais bien de comprendre qui manoeuvre cet instrument, et d’agir en conséquence. C’est une question purement politique, et il faut disposer des bonnes informations : si vous aidez la Syrie aujourd’hui, vous vous aiderez vous-mêmes à lutter pour vos propres intérêts. C’est exactement ce que fait la Russie actuellement. Moscou a des intérêts en Syrie et en Mer méditerranée, et dans le même temps elle refuse la politique nord-américaine qui s’attaque à la souveraineté des États et à l’autodétermination des peuples dans la région. Les Russes veulent en finir avec la destruction de la Syrie, et protéger ainsi les frontières de leur pays. L’Europe doit faire la même chose.

LAD : Suite à l’erreur tragique commise en Irak, à l’inverse, Obama, suivi de notre propre gouvernement qui imite tout ce qu’il fait, parle souvent d’en finir avec le gouvernement d’Assad et de créer un nouveau gouvernement de transition avec les différentes composantes plus ou moins définies de l’opposition. Que ressentez-vous en entendant des autorités gouvernementales étrangères discuter de comment interférer sur l’avenir politique de votre pays ?

MS : Les États-Unis se démènent pour changer le gouvernement syrien afin de faire main basse sur notre pays. C’est tout. Nous luttons pour interdire à toute nation étrangère d’interférer sur notre futur. Il ne s’agit pas de l’avenir du Président Assad, mais de notre destin. Depuis cinq ans passés au Parlement syrien, j’ai mis en place une pétition appelée « Kalimatura » – nos propres mots – qui jette les bases, en six points, d’une solution possible pour sortir de la crise. Ce sont nos propres mots, personne ne doit parler pour nous. C’est notre vision du futur, de la société, de l’État. Tous les autres pays doivent respecter nos décisions internes. L’Europe est instrumentalisée par les USA pour apporter la guerre en Syrie et pouvoir au final avoir plus de poids sur l’avenir politique de notre pays. Ne soyez pas l’instrument de cette erreur tragique déjà commise en Irak.

LAD : On parle souvent de violations des droits de l’homme en Syrie. Mais votre expérience veut que ces mêmes médias qui oublient de parler de ce qui se passe chez notre allié, l’Arabie saoudite, aient sans doute déformé aussi ce qui se passe chez vous.

MS : Faire le parallèle entre la Syrie, un pays qui a derrière lui des siècles d’histoire et de civilisation, où l’on parlait de démocratie à une époque où l’Europe n’avait pas ce niveau de civilisation, et l’Arabie saoudite, c’est impossible. Dans le régime saoudien, il n’y a pas de parlement, aucun droit politique, de droits civils, les femmes ne peuvent pas conduire et n’ont aucun droit. Au lieu d’apporter la démocratie et de protéger notre peuple, pourquoi les USA ne s’occupent-ils pas d’abord des Saoudiens ? Nous avons enseigné à l’humanité ce que voulait dire l’Histoire, la civilisation et la démocratie au prix de notre sang.

Source : LantiDiplomatico, le 24 nov. 2015

Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr



Vendredi 27 Novembre 2015


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 28/11/2015 12:38 | Alerter
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Voilà la vérité que certains refusent de voir ! Qui mieux qu'uns syrienne peut parler de ce qu'il se passe dans son pays ? On sait très bien maintenant quels sont les intérêts en jeux. Ou on est complice, ou on est aveuglé par une conditionnement qui ne dit pas son nom et une idéologie mortifère. Il n'y a pas d'autre possibilité.

Quiconque veut s'informer, c'est très facile. mais, bien sur, si on préfère, parce que cela nécessite moins d'effort, écouter la propagande...

@ Mila va encore nous dire que c'est une sioniste ou une chiite, voire une alaouite !

2.Posté par yukof le 28/11/2015 15:37 | Alerter
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@ Depositaire
sur la photo on dirait pas une syrienne mais une petite bourge de Neuilly ... toujours le ramassis d'arabes occidentalisés qui vivent dans de belle maisons loin du peuple syriens qui se révoltent contre eux ...sa confession je ne sais pas , mais je doute qu'elle se lève pour Fadjr ...Quant à son pouvoir politique , il est à l'image du parlement syrien : décoratif et inutile , tout les pouvoirs sont concentrés autour d'Assad et de ses services de sécurités alaouites ...

Quant à ses idées , l'OTAN a sauvé le régime irakien chiite alliée des Assad , arme les milices chiites irakiennes qui ont remplacés les déserteurs de son armée ...que tu le veuille ou non l'otan est du coté d'Assad , au moins indirectement .


quoi que vous fassiez , empecher le retour de l'islam , c'est comme souflez sur le soleil pour l'éteindre , les musulmans reprendront le pouvoir en Syrie , meme s'ils doivent tuer des dizaines de milliers de militaires Iraniens ou irakiens chiites qui défendent encore Assad

3.Posté par Dalek le 06/01/2016 16:40 (depuis mobile) | Alerter
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Une députée pro-assad qui balance sur l'OTAN .... Très surprenant en effet !

4.Posté par mohamed ayoub le 06/01/2016 21:33 | Alerter
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En tout cas on peu constater qu elle ne souffre pas de bombardement la demoiselle ,bien coiffee devant sa tasse de the ,apparement son maitre Assad ne lui reserve pas le meme sort que le peuple ,c est tout ce qu on peu constater.

5.Posté par mohamed ayoub le 06/01/2016 22:17 | Alerter
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...Et je rajouterais qu elle ne subit pas de bombardement de l OTAN non plus ni elle ni son maitre.

6.Posté par Tata le 07/01/2016 01:57 | Alerter
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Vous voulez la vérité allez au contact des réfugiés et ils vous diront si oui ou non ce Tahane de Fassad et bon. Cette jeune femme ne peut que soutenir Bashar car elle est maronite et cette communauté comme toute autre communauté minoritaire du pays craignent pour leur avenir et ne veulent pas entendre parlé d'une Syrie musulmane quitte a appliquer la politique de la terre brûlée. Chose qui ne comprennent pas eux ainsi que toute les autres communautés en dehors des musulmans, que si il n'avait pas soutenus le régime des le depart, il n'aurait jamais à subir le retour du boomerang. Aujourd'hui ils ont compris que Fassad est foutus, ils essayent par tous les moyens possible, "crédible" de nous faire croire que c'est le seul rempart aux terroristes, alors que c'est bien lui qui les a fait sortir de prison y compris les délinquants pour tordre la rébellion. Une technique bien française utilisez en Algerie après la victoire du FIS. Bentahla en est la parfaite preuve. De toute façon pourquoi la Syrie serait gérer par un Alawite qui ne sont même pas musulmans et encore moins de la secte chiite, alors que le pays est composé à 70% de musulman. Dans d'autre pays du monde je n'ai jamais vue une minorité prendre le controle entier du pays, peut être qu'en France avec ces israélites mais sinon aucun bled dans le monde.

7.Posté par oh-daz le 07/01/2016 10:54 | Alerter
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@ Dalek

Jusqu' à preuve du contraire, ce sont des bras armés de l'otan ( daesh, nosra & consort ) qui désintègrent
la Syrie...
Nouvelle méthode pour guerroyer....
L'otan ? ? ?...........pas vu ! pas pris !

8.Posté par Zaheer le 07/01/2016 11:08 | Alerter
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Le parti Baath en Irak n'existe plus depuis la pendaison maçonnique de Saddam Hussein alors qu'en Syrie c'était en 1963..
Objectivement parlant et en résumant, dans ces pays le panarabisme a été remplacé par une idéologie qui est à ses antipodes, la "shu'ubiyya "ou "neo shu'ubiyya" instrumentalisé par Téhéran pour répandre son idéologie Khomeiniste, la Wilaya el faqih.
Concrètement cela nous amène à une nouvelle dislocation, plus ou moins proche, des pays du Proche et du Moyen Oient ainsi que ceux de l'Afrique du Nord. La première dislocation étant du au panarabisme qui causa, avec le kemalisme, la chute de l'empire ottoman.

9.Posté par hasbeen le 07/01/2016 14:02 | Alerter
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pour la minorité nusayite, il faut rappeler que le terme "nusayrite" a été imposé par la france pour montrer et ... exacerber l'animosité, souhaitant par là et sans aucun doute l'entretenir. le temps aidant - le but réel était de montrer leur opposition à l'islam dominant..... et il en va ainsi, partout où ils vont .. ils laissent derrière eux les graines de la fitna ... aux musulmans, aux croyants.

le terme de "alawi", leur conférait un lien hypothétique avec Ali, cousin et gendre du prophète, d'autres ... musulmans.

il ne faut pas oublier de rappeler non plus que cette communauté a été ostracisée et opprimée par l'état ottoman puis par les sunnites ...

considérés comme des ... sauvages .... il semblerait donc que l'état syrien, dans ses fondements actuels, soit leur seul salut - le même est vrai et réel pour quelques autres communautés ..

est-ce que l'état ottoman a été juste avec la communauté nusayrite ? est-ce que les dits-sunnites ont été justes avec les nusayrites ?

... et pourtant le Coran rappelle que Dieu a créée des communautés et des .. tribus pour qu'elles s'entre-connaissent ... mais certainement pas pour qu'elle s’annihilent les unes les autres.

les sectes constituées en .. états que sont l'iran, l'arabie saoudite et ce qu'est devenue la syrie aussi, ne font que perpétuer ces .. injustices, les unes contre les autres.

décidément, le musulman d'aujourd'hui hérite d'une drôle de situation ... un conflit de jouhalas.

... / ...

méa culpa .. peut-être ... ? et tout peu changer ..

10.Posté par mohamed ayoub le 07/01/2016 21:21 | Alerter
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Pour ce qui est des "nusayrite" alaouites etc...Le fait est qu il ne sont pas musulmans,le musulman l est par sa aqida c est a dire qu il n associe personne a DIEU il croit au prophete aux anges aux djinns au coran aux jugements derniers etc ...Voila la base de l ISLAM,dans leurs doctrines les "nusayrite" alaouites sont des assoiateurs adorateurs de ALI,donc il rentrent dans le hadiths du prophetes sur les sectes qui ce pretendent musulmans,
Le Messager de Dieu a dit : « les Gens du Livre (les Chrétiens et les Juifs) se sont divisés en soixante-douze groupes, et ma communauté se divisera en 73 groupes, tous sont au Feu, sauf une, qui est la Jamâ'ah (Le Groupe) »

Rapporté par Ahmed (4/102) et Abu Dawûd
D autre part cette secte dirige la SYRIE alors qu ils ne representent que 5 pour cent de la population.
Je ne suis pas au courant de leurs mesaventures avec l ETAT OTTOMAN sans doutent auraient ils voulus s en prendre a L ETAT une foi celui ci etait affaiblit je ne sait pas toujours est il que c est un de leurs clan qui est au pouvoire est qui martirise les musulmans sunnites.
Et malgres les apparances je suis convaincu qu ASSAD est le valet de l AMERIQUE comme son pere,les americains ce sont debarrasser de sadam hussein en quelque jours ,ASSAD a garder son aviation et ne sert les interets que de l occident,de l AMERIQUE en particulier car la FRANCE veut le renverser justement pour mettre son pion a elle.
L occident sali l image de des musulmans et de L ISLAM grace a DAESH(qui sont surement les pions des occidentaux ),mais sur le terrain il ya aussi des groupes syriens qui combattent pour la liberte de ce debarrasser du regime et de la colonisation par procuration,a noter que les groupes financer par l arabie saoudite sont par procuration au service de l AMERIQUE vu que les seouds sont eux meme au service des USA.
Donc tout ceci est tres compliquè,les seules groupes qui se battent vraiment contre le REGIME sont ceux qui ne recoivent aucunes aide ,ni des USA, ni de la RUSSIE,ni de l IRAN,ni des pays du golfs,de personnes d ailleurs sinon je pense qu ils seraient sous contole.

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