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Un système de double monnaie suggéré pour la Grèce


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Samedi 26 Mai 2012

Un système de double monnaie suggéré pour la Grèce
Un économiste de la Deutsche Bank estime qu'il faudrait que le Geuro -utilisé en interne - soit dévalué de «50% environ» par rapport à l'euro pour que le système fonctionne.
 
Permettre aux Grecs de sortir de l'euro, tout en leur offrant l'espoir de pouvoir y revenir. Sur le papier, un tel compromis pourrait séduire - politiquement - les partisans d'une sortie hors de l'euro comme les défenseurs d'une zone à 17. Il impliquerait un montage financier hautement acrobatique, reposant sur l'instauration d'une deuxième monnaie, interne, circulant parallèlement à l'euro. L'argument a été développé par un économiste de Deutsche Bank, Thomas Mayer, dans une récente note.
L'économiste part du principe que le gouvernement hellène allant bientôt se retrouver à court d'argent, il sera amené à payer ses créanciers et ses fonctionnaires en «IoU» («I owe you» en anglais, autrement dit une reconnaissance de dette). Ces «IoU» étant appelés à se multiplier, ils pourraient rapidement devenir une monnaie d'échange en tant que telle, baptisée «Geuro» par Thomas Mayer. Deux monnaies coexisteraient ainsi, le Geuro, en interne, et l'euro qui - lui - serait toujours utilisé dans les échanges commerciaux.
Pour que le système fonctionne, il faudrait que le Geuro soit dévalué par rapport à l'euro d'un niveau que Thomas Mayer estime «à 50% environ». Ce faisant, l'économie grecque redeviendrait compétitive, puisque le coût du travail serait abaissé de moitié, ce qui permettrait aux entreprises de recommencer à exporter, donc à engranger des euros. Parallèlement, si le gouvernement poursuit ses efforts de réduction des déficits, il réduira les émissions de «IoU». Le taux de change entre le Geuro et l'euro se réduirait alors progressivement et à terme une reconvertibilité - un retour à l'euro - serait possible.
Cette théorie possède de plus en plus adeptes en Europe. Le gouverneur de la banque centrale polonaise, Marek Belka, a récemment invité les Européens à y songer. Elle est cependant loin de faire l'unanimité chez les économistes. «Il faut effectivement s'attendre à une multiplication des IoU, mais ils ne peuvent en rien être considérés comme une monnaie», estime Ludovic Subran, économiste chez Euler Hermès. «Un tel système aboutirait à une paupérisation de la population, qui serait divisée entre ceux ayant accès aux échanges internationaux, donc à l'euro, et les autres qui seraient condamnés à payer leurs fruits et légumes en monnaie locale.» Pour l'économiste, cela reviendrait «à recréer le Zimbabwe aux portes de l'Europe».
Ce système de double monnaie - l'une interne et l'autre convertible - a notamment prouvé ses limites à Cuba. Tout est une question de crédibilité. «Comment croire qu'une reconnaissance de dette puisse inspirer autant confiance qu'une monnaie?», s'interroge Laurence Boone, chef économiste europe de Bofa Merrill Lynch. Et de conclure qu'un tel système de double monnaie «ne peut dans les meilleurs des cas durer que quelques mois, le temps d'amortir le choc qu'entraînerait une sortie de l'euro».

IRIB


Samedi 26 Mai 2012


Commentaires

1.Posté par BOB le 26/05/2012 19:46 | Alerter
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voici egalement un choix que l'on pourrait faire en France:
lire:
http://2ccr.unblog.fr/2011/03/13/une-monnaie-alternative-le-franc/

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