EUROPE

Un projet de l’UE: Abus sexuel par l’école



Mardi 11 Octobre 2011

Un projet de l’UE: Abus sexuel par l’école

Au lieu de rendre enfin justice à la mission éducative obligée par la loi

«Les Etats-Unis n’ont pas besoin de gagner des guerres. Il leur suffit de déséquilibrer l’autre partie en l’empêchant de devenir assez forte pour représenter un danger.»
George Friedman: «Les 100 ans à venir»
Cela vaut aussi pour la question démographique.

ab./ev./ef. Dans les années 90, on laissait tout aller parce que c’était prisé comme progressif et ouvert au monde: on prônait la libre consommation publique de drogues; on prisait les coffee shops hollandais comme centres de bonheur jusqu’au moment où la réalité du Platzspitz et de la gare du Letten à Zurich ramenât la Suisse à la raison.
Les coûts pour la police, la justice, les travailleurs sociaux ainsi que pour les cures de désintoxication dans des services spéciaux des hôpitaux psychiatriques, les psychothérapies et la réhabilitation – souvent de 5 à 10 ans – n’ont jamais été calculés et ne le seront probablement jamais. Dans le sillage de cette gigantesque manipulation sociale vint la réforme de l’école: A nouveau, c’était Zurich le précurseur. Les citoyens devaient apprendre que le successeur du directeur de l’Education, Gilgen, serait Ernst Buschor, un homme issu de l’économie. Ce n’est que beaucoup plus tard qu’on apprit qu’il figurait comme lien avec la Fondation Bertelsmann.
Dès le début, beaucoup de choses auraient pu sauter aux yeux: en Allemagne, les réformes illogiques, non orientées selon les élèves, avaient pris leur départ en 1988 au ministère de l’Education en Rhénanie du Nord-Westphalie (Institut du Land pour l’Ecole et la Formation continue à Soest; projet d’«organisation de la vie scolaire et ouverture de l’école»). C’était l’âpreté du langage politique des fonctionnaires qui sautait aux yeux et qui laissait deviner qu’ils avaient un vent dans le dos venant de plus loin. Ce fut d’abord la Rhénanie du Nord-Westphalie, puis Hambourg et Berlin, qui ont été choisis comme champs d’application. Quelques années plus tard, la Fondation Bertelsmann en prit la direction. Le niveau fut baissé radicalement et le plus grand nombre d’élèves possible furent empaquetés dans des collèges gigantesques. Cela aussi, on nous l’a «refilé» comme progressiste, à nous, les Suisses.
On devra, dans un avenir prochain, créer des musées scolaires dans tous les cantons pour rappeler qu’on avait, avant 1990, des jeunes hautement motivés pour l’Ecole polytechnique fédérale (EPF) et les études de médecine. Les bacheliers d’alors n’avaient pas peur d’être «éjectés» lors de leur premier cycle propédeutique, pour manque de connaissances en maths, physique et chimie. On doit aussi rappeler que ce furent nos manuels suisses, depuis le primaire, qui rendirent possible l’organisation logique de la pensée. En Allemagne, c’était probablement la même chose.
Dans le «Wallstreet Journal» du 5 dé-cembre 2005, Milton Friedman a exigé: «The states objective would be better served by a competitive educational system than by a government monopoly. […] As in other industries, such a competitive free market would lead to improvements in quality and reductions of cost.» («L’objectif de l’Etat serait mieux servi avec un système de formation organisé de façon concurrentielle qu’avec le monopole de l’Etat. […] Comme dans d’autres industries, un tel marché concurrentiel et libre mènerait à une amélioration de la qualité et une baisse des coûts.»)
Au lieu de «l’amélioration de la qualité», nous avons depuis plus de dix ans déjà, en Allemagne et en Suisse, un abaissement constant du niveau de la formation et, au lieu d’une «réduction des coûts», il faut des sommes énormes des prises en charge particulières et des thérapies. Les écoles supérieures spécialisées, qui ont la charge de la formation, continuent à serrer la vis avec la réforme, sans égards pour les pertes. Un arrêt du processus et l’aveu que la recommandation des «Chicago Boys» était le mauvais chemin, le mauvais but, auraient été beaucoup plus honnêtes. Les institutions responsables de formation doivent absolument être mis à contribution et suffire à la mission éducative obligée par la loi.
Au lieu de cela, l’Office fédéral de la Santé publique se permet de porter atteinte à la souveraineté scolaire des cantons et d’entretenir avec de l’argent fédéral, d’un montant de 1 343 000 francs suisses, un département spécialisé auprès de l’Ecole supérieure pédagogique de la Suisse centrale, qui veut enfiler à la Suisse une éducation sexuelle plus que douteuse à partir de l’entrée à la maternelle, c’est-à-dire dès l’âge de 4 ans.
Les premières offensives débutèrent tôt dans les années 90. Dans le fouillis confus de la politique qui s’occupait des jeunes et de l’éducation, surgirent les premières brochures éditées par la direction de l’Education zurichoise: «Les homos proches des gens», qui furent distribuées dans les classes scolaires – sans présence des professeurs principaux ou d’un autre représentant de l’établissement – et qui devaient rendre possible le «coming out» de l’homosexualité.
Sous Gilgen, on croyait encore que cela pouvait être attribué à des faiblesses personnelles de la direction de l’Education. Mais comme on peut le voir aujourd’hui, c’était là une perspective trop optimiste.
Depuis que les pays européens sont traités par les techniques du «Social engineering» provenant du département du «soft-power» de l’UE et des USA, les mêmes offensives ont un tout autre poids: L’UE comme puissance satellite n’a pas honte de dicter la sphère intime et personnelle du particulier et de la famille – et ainsi de tous les citoyens – au lieu de s’occuper des problèmes réels des pays. Peut-être que c’est la raison pour laquelle tout est en train de faire faillite parce qu’un Monsieur Osterwalder à Dübendorf, et un Monsieur Dutroux en Belgique, ont été en quelque sorte des soutiens du pouvoir.
Pour que ni père et mère ni aucun citoyen – également en Suisse – ne se fassent d’illusions sur le contenu des «Sexkoffer» (mallettes d’éducation sexuelle), nous avons demandé au magazine «Compact» de nous laisser publier son article «Schulfach Schwul», soit: «Matière scolaire: homo».    •

«Quelques-unes des nations industrielles les plus importantes du monde, surtout la Russie et l’Allemagne, vont perdre un pourcentage relativement élevé de leur population.
[…]
Dans le passé, la perte d’une partie de la population représentait en général une perte de pouvoir. Cela va aussi être le cas de l’Europe.»

George Friedman: «Les 100 ans à venir»



Mardi 11 Octobre 2011


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