Néolibéralisme et conséquences

Un plan B pour la Grèce



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Mercredi 20 Juillet 2011

Un plan B pour la Grèce

Pas de surprises en vue au sommet de la zone euro, prévient la chancelière allemande Angela Merkel. Il s'agit de « démarches et mesures concertées dans le cadre du processus contrôlé et surveillé », a-t-elle ajouté. Le but est simple : réduire la dette grecque et d'augmenter la compétitivité de l'économie de ce pays. La parole à notre commentateur Sergueï Gouk et ses invités, deux économistes allemands, le professeur Hans-Henning Schröder et le professeur Arno Klönne.

Les « Sages » tels que l'ancien chancelier allemandHelmut Schmidt conseille aux leaders de la zone euro à passer au plan B. Celui-ci prévoit une aide financière urgente à tous les niveaux, public comme privé. Il est impératif de diviser par deux l'énorme dette de la Grèce.

Les adversaires de cette position en personne du professeur Hans-Werner Sinn et l'ancien économiste en chef de la Banque centrale européenne Otmar Issing, supplient à éviter le pire. « Cela provoquera une vraie avalanche », promet Issing. Les autres Etats endettés seraient séduits par cette remise de dette gratuite. Personne ne peut proposer de solution au résultat garanti, est convaincu le professeur Hans-Henning Schröder, le directeur du Fonds de recherche et de politique :

« Pour moi le problème est dans la réaction des marchés. Tous les Etats débiteurs ont besoins d'injections financières. Il faut démontrer que les investisseurs privés ont leur part de responsabilité. Il existe un risque que les banques privées refusent à prêter de l'argent à l'Irlande, à l'Espagne, à l'Italie ce qui aboutira à une faillite. Par ailleurs, il existe une solution très simple mais risquée. Si on dit : bon, on va sortir la Grèce de la crise, il y aura un autre problème. Les banques privées vont en profiter. Et il n'existe pas de garanties que tout ne se termine par une faillite.

Évidemment, les hommes politiques qui ont pris la décision de créer une zone euro, ont leur part de responsabilité. L'introduction d'une monnaie unique aurait dû s'accompagner d'une politique financière unique. Or aujourd'hui il y a une seule monnaie mais la politique financière reste une affaire nationale. Mais je pars du principe que si le sommet est organisé, il a donc été préparé. C'est que les hommes politiques ne se réunissent que lorsqu'il y a un accord entre les ministères des finances ».

Probablement, le professeur Schröder a raison. La seule réaction possible des marchés financiers face à cette manifestation de l'impuissance des politiques, ce serait une fièvre. Mais les experts ne sont pas les seuls à être divisés, les hommes politiques européens le sont aussi. Le professeur Arno Klönne :

« C'est une solution intermédiaire qui sera recherchée parce qu'il y a une forte divergence des intérêts qui sont en jeu. Mais je compte sur ce que cette solution intermédiaire serait trouvée et que la Grèce restera dans la zone euro. Ce pays est intéressant comme importateur, comme crédité qui pourra apporter pas mal d'argent au titre d'intérêts. Mais nous ne devons pas nous faire d’illusion – la crise est loin d'être finie ».



Mercredi 20 Juillet 2011


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