Néolibéralisme et conséquences

Un jour ou l’autre, il faudra qu’il y ait la guerre, on le sait bien…


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Nous soutenons l’idée que les élections françaises celles qui ont eu lieu et celles qui sont à venir, ont une importance capitale. Elles doivent, si on comprend bien l’importance de l’enjeu, permettre de créer une dynamique qui débouchera sur l’affaiblissement du gouvernement, sur un coup d’arrêt à l’évolution atlantiste de Hollande, sur un blocage de la dérive européenne et la fin du laminage des couches sociales petites et moyennes. Nous soutenons que tout est lié dans le grand mouvement, le colossal mouvement historique qui est en cours. La France a une position clef en Europe, elle peut dire non. Elle peut bloquer la vassalisation de l’Europe, elle peut contrer l’hegemon anglo-saxon, elle peut œuvrer en faveur d’un monde multipolaire juste et plus sûr.


Bruno Bertez
Lundi 21 Avril 2014

Un jour ou l’autre, il faudra qu’il y ait la guerre, on le sait bien…
Jour après jour, texte après texte, nous tentons de donner un sens aux événements. Que ce soit au plan financier, au plan social, au plan politique ou géopolitique. Nous nous écartons de notre entreprise première qui était de d’informer sur les choses de l’économie, de la finance et de la Bourse. Pourquoi?

Parce que le glissement des six dernières années fait que ces domaines ne sont plus autonomes, ils n’ont plus leur vie propre, ils sont devenus serfs, pilotés, dirigés. Ce sont des enjeux. Ce sont des variables, des armes, dans la panoplie des gouvernements et de leurs banques centrales.A ce titre, ils s’inscrivent plus que jamais dans la politique, c’est à dire, dans notre conception, dans la lutte pour le Pouvoir, la Puissance, les richesses, les femmes -et maintenant les hommes- bref dans la lutte éternelle pour les dépouilles, le butin.

Bref, ils sont au service de la reproduction d’un ordre social, (des)ordre social mondial, issu du coup de force anglo-saxon des dernières décennies, coup de force qui se désigne sous le nom de globalisation-financiarisation. Car les deux sont liés, inséparables, la globalisation n’est pas autonome, elle est globalisation sous le signe et la primauté de la finance.

Il ne sert à rien de couper les cheveux en quatre sur les objets du marché financier dès lors que celui-ci n’est plus animé d’une vie propre, il n’a pas plus de réalité que la marionnette dont l’opérateur tire les ficelles dans la coulisse. Il est une ombre. Une représentation qui se donne à voir en fonction de certains objectifs. Si vous en doutez, regardez les sanctions financières contre la Russie: 50 milliards de pertes de richesses en quelques jours. La Russie rentre en récession. Regardez la misère dans laquelle on a plongé l’Iran, regardez le précipice que l’on essaie, par la déstabilisation financière, de creuser sous les pieds de la Chine. Souvenez-vous de la mise au pas de l’Europe, il y a deux ans, mise au pas qui a forcé la BCE à abandonner les voies de l’orthodoxie et à s’aligner sur les vues et intérêts anglo-saxons. Poutine n’est pas dupe qui vient d’annoncer la mise en place d’un système de paiements autonomes pour échapper à la dictature anglo-saxonne. Les Chinois ont compris, qui accumulent l’or, qui tentent de créer un marché autonome et une zone Yuan, qui multiplient les accords bilatéraux, qui transfèrent leurs avoirs loin de « l’overreach » américain. La finance, celle des assets, celle des transferts, celle des impôts, celle du recensement des avoirs, est au cœur des affrontements et des manœuvres post-crise.

La situation est simple. Après des années de déclin, les Anglo-saxons ont voulu renverser le cours de l’Histoire. Ils ont mis en place, au début des années 70, puis ensuite au début des années 80, un ordre nouveau dérivé du capitalisme, une abstraction du capitalisme, un nouvel ordre: l’ordre financier. C’est un ordre qui s’est présenté comme multipolaire alors qu’en réalité, il est hiérarchisé. Certains en détiennent la clef et d’autres non. Le centre de cet ordre est le couple Grande-Bretagne-Etats-Unis. Le principe de cette mise en ordre, mise en coupe, est le profit financier, bancaire, spéculatif. Ce que nous appelons le capitalisme d’arbitrage, celui qui joue sur l’écart entre les valeurs de tout, de tout ce qui se traite sur un marché. Actions, obligations, dettes, matières premières et, bien sûr, le cœur de tout, le travail. Car l’arbitrage international du travail, cet arbitrage qui est la cause et la source du chômage, se traite sur un marché concret, le marché des marchandises.

Le véhicule de cet ordre, ce sont les flux financiers, les structures, les superstructures, les théories et même, dans une certaine mesure, la culture. L’objectif de cette mise en ordre, ce n’est pas l’égalité, la justice, le progrès, le développement commun, non, c’est la maximisation du profit financier, au bénéfice d’une classe, d’un hegemon et d’un impérium. La règle du jeu a cessé d’être la production de richesses, elle a muté en sa dérivée la production de valeur. D’où, au passage, l’accroissement considérable des inégalités entre ceux qui avaient accès au crédit qui gonfle en levier les valeurs et ceux qui en étaient barrés. D’où l’appauvrissement relatif de ceux qui épargnent et produisent, au bénéfice de ceux qui financent avec de l’argent emprunté et qui spéculent. D’où, l’enrichissement des malins, des rusés, des bien-placés, au détriment des producteurs. D’où le Crony Capitalism.

Le système a muté également au cours de la période. On est passé de l’exploitation des travailleurs, des ouvriers dans les usines, à l’exploitation magique, soft, par la finance, c’est à dire les signes, les abstractions que l’on ne voit pas. Cela ne veut pas dire que l’exploitation du travail n’a pas continué, mais cela s’est déplacé ailleurs, là où on ne la voit plus, en Chine, au Bangladesh, au Vietnam, etc. Bref, chez les émergents. Les peuples, chez nous, sont en quelques sorte devenus de petits exploiteurs sans le savoir. D’où un changement de mentalité. Ceci explique l’affaiblissement des gauches productivistes, des syndicats. Ils n’ont pas suivi les délocalisations des postes de travail, ils sont restés dans leurs fauteuils d’infirmes quasi assistés, car privés de forces vives et vivifiantes de l’effort.

Le mouvement que nous décrivons, en forme de survol, a des limites. Eh oui, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Plus on crée de soi-disant valeur, plus il faut en extraire du profit pour rentabiliser tout cela, pour rembourser, pour justifier les hausses des cours de Bourse, plus il faut taxer et surtaxer pour honorer les dettes. Plus la masse des assets, nous n’osons pas dire « actifs », financiers croît, et plus il faut prélever, faire du cash-flow pour justifier la valeur atteinte, accumulée. Il faut ce que l’on appelle « deliver ». Honorer les « claims » ; Désolé pour les anglicismes. Avec une masse accumulée de 160 trillions de dollars dans le monde, il en faut des richesses réelles pour maintenir tout en vie, pour maintenir tout cela solvable. Le besoin de prélèvement devient considérable, disproportionné. La masse de 160 trillions devient peu à peu fictive, c’est à dire qu’une grande partie n’est gagée par rien, du vent, des promesses. Tout le monde ne peut prétendre à ce que ses droits, son capital, ses créances, soient honorés.

C’est ce qui est apparu en 2008, le révélateur en a été la crise dite du « subprime », c’est à dire la crise des prêts douteux au logement. La crise a révélé, non seulement un surendettement, mais une insolvabilité généralisée. Autrement dit, puisque l’on ne pouvait maintenir la valeur de tout ce capital, il y avait un besoin de destruction. Un besoin de dépréciation. Un besoin de restructuration, étalement, moratoire. Appelons-le comme nous voulons, du moment que cela recouvre la destruction de ce qui est fictif et ne peut être honoré.

En bonne logique, conformément aux règles internes du capitalisme et à sa morale, tout ce qui était fictif, bidon, obsolète, périmé, dépassé par le progrès technique, par la modernisation des processus de production, tout le capital qui était adossé « à la pourriture » du système devait être détruit. C’est la seule justification du capitalisme. On a le droit, la liberté de s’enrichir en produisant des richesses utiles à la société, mais si on cesse d’être efficace, alors on accepte sa responsabilité et on accepte d’être ruiné. Le gain comporte un risque, et quand le risque survient et que l’on perd, cela est dur, mais c’est ainsi, on est ruiné. Le capitalisme dans sa dureté n’est défendable que sous ces deux aspects, liberté et responsabilité. L’introduction de la dissymétrie, les gains pour moi et les pertes pour la société, discrédite le système. Si on avait accepté la destruction, l’efficacité et la morale du système auraient été assurées. Mieux, le système aurait été légitimé. On serait reparti sur des bases saines, fortes, solides, on aurait déblayé l’avenir. Cassé les chaînes du boulet de l’excès de capital fictif, non productif, non compétitif.

Hélas, le rapport des forces sociales, politiques, la gangrène des élites, la pourriture des médias, étaient tels que l’assainissement a été jugé inacceptable. Et les classes dominantes ont eu la possibilité de refuser en quelque sorte que justice capitaliste soit faite, elles ont triché. Elles ont fait en sorte, à la faveur de l’enfumage, que non seulement leur capital fictif ne soit pas détruit, mais en outre que, pour les sauver, on crée encore plus de monnaie, de quasi-monnaie, de dettes et que l’on mette les taux d’intérêt, c’est à dire la rémunération de l’épargne à zéro! On a créé de la monnaie pour rendre les dettes supportables, pour solvabiliser comme on dit, pour gonfler artificiellement la valeur des actifs financiers menacés de destruction, pour rendre vie à des collatéraux zombies, pour fabriquer des faux bilans. Au passage, on a modifié les règles comptables, mais c’est une autre histoire. Ainsi, on a consolidé la masse énorme d’actifs financiers afin qu’ils puissent continuer à prétendre prélever sur les richesses, les cash-flows. On a fait en sorte qu’ils puissent être « honorés »-le choix du terme est une honte- malgré leur péremption.

Autrement dit, on a continué de gonfler le passif du bilan du système mondial par le crédit gratuit, la création de monnaie, la lévitation des cours de Bourse. Ce faisant, alors que l’actif du bilan restait quasi stagnant, on a accru les déséquilibres. En effet, la croissance de la production de richesses réelles s’est pour ainsi dire arrêtée. Mieux, même les GDP réels correspondant à de vraies productions de biens et services consommables ont chuté. Le Gap entre ce que l’on pourrait produire et ce que l’on produit réellement est colossal. Le résultat est que la disproportion entre le passif et l’actif réel a augmenté et que le système est encore plus déséquilibré, plus fragile qu’avant. La masse des assets financiers visibles, on ne compte pas les droits, les claims, tels que les retraites bien sur, la masse des assets visibles dépasse largement le double du GDP mondial ! Et tout ceci alors que personne ne conteste, et pour cause, l’entrée dans une phase de croissance faible, voire dans une période de stagflation.

Et nous en étions là, en Avril 2013. Un passif pléthorique, un actif insuffisant. Le tout cependant gelé car le passif ne circule pas, beaucoup de liquidités sont oisives, la prudence l’emporte, on garde des réserves, la monnaie et quasi-monnaie ne tournent pas, elles sont comme neutralisées. Beaucoup d’argent spécule, donc est bloqué sur les marchés. Ce qui fait que le déséquilibre ne se manifeste pas. Le système donne une apparence de stabilité grâce à ce que l’on appelle le Ponzi, c’est à dire grâce au fait que l’argent que l’on crée est sans cesse utilisé pour soutenir la valeur des assets, des cours de Bourse, de dettes. Pierre vend à Paul qui revend à Jacques…

C’est une situation précaire, transitoire. Pourquoi? Parce qu’un tel système est instable, fragile. Il est vulnérable aux excès intérieurs et aux chocs extérieurs. Il peut basculer à tout moment dans l’euphorie si les spéculateurs considèrent que leur enrichissement va durer toujours, il peut basculer dans l’autre sens s’ils cessent de croire aux miracles. Il est à la merci d’un emballement inflationniste ou d’une rechute déflationniste.

Les premiers symptômes de la montée des risques ont conduit les USA à envisager de réduire, puis stopper les politiques monétaires décrites ci-dessus. Nous entrons dans la période de vérité, de retour sur terre, de réconciliation, comme on dit. Cette période se définit comme une période, soit de partage, soit de pillage. Face à un actif insuffisant pour un passif trop grand, le partage, ce serait la répartition de la rareté entre tous les participants au jeu mondial; le pillage, ce serait la possibilité pour les uns de se goinfrer et de spolier encore plus les autres. Le pillage, c’est le dépeçage au profit du plus fort et de ses complices, et son symétrique, l’appauvrissement des plus faibles et des moins solides. Vous avez compris que le choix des classes dominantes, c’est le dépeçage. La politique en cours est engagée dans cette direction,. Les Anglo-saxons, les kleptos, les bourgeoisies compradores, ont commencé le processus à la fois au plan intérieur, dans chaque pays, et à l’extérieur, dans le monde entier. Sus à tout ce qui est vulnérable. Il faut réduire les droits des uns sur la richesse mondiale pour préserver les droits, voire augmenter les droits des autres.

– D’où les politiques d’austérité, de réformes scélérates, d’érosion des protections sociales et des retraites, l’amputation de l’éducation.

– D’où, pour faire tenir tranquille les peuples, la propagande malthusienne.

– D’où les tensions géopolitiques, il faut conquérir les actifs des autres, leurs richesses gazières, leur gaz de schiste, leurs matières premières, contrôler leurs oléoducs, etc. Ou bien encore, il faut leur en barrer l’accès.

– D’où la recrudescence de pressions sur les vassaux pour qu’ils s’alignent.

– D’où la mise en coupe réglée de certaines parties du monde au mépris de l’Histoire et de la géographie et des engagements antérieurs.

La volonté de faire rendre gorge à certains pays, après l’Irak, la Libye, passe par la mise sous coupe réglée de l’Europe. Il faut que, non seulement elle ne s’oppose pas et ne dénonce pas, mais il faut qu’elle participe afin de s’assurer de sa complicité. Il faut donner une apparence « morale » au pillage. L’Europe a cessé de prétendre être un rival, un concurrent, l’enjeu maintenant est de l’aligner totalement.

La politique d’encerclement de la Russie s’inscrit, bien sûr, dans ce cadre. On prépare déjà un après Poutine chez les néocons ! On rêve d’un nouveau Gorbatchev qui vendra son pays à la CIA, ou pourquoi pas d’un nouvel Eltsine. Et surtout, on commence à asphyxier la Chine. La dévaluation du Yen, le rapprochement Japon/Corée du Sud, la constitution de bases qui encerclent la Chine, le financement des agitations séparatistes, tout cela va dans le même sens, affaiblir la Chine comme on l’ a fait de l’URSS, de l’intérieur, de telle façon que le régime craque, qu’une opposition se forme et que « la communauté internationale » des pillards puisse exercer ses droits, son droit. En l’occurrence, l’objectif est d’empêcher les mutations en cours qui verraient le consommateur chinois exercer ses droits de prélèvement sur les richesses mondiales et les ressources rares; rendez-vous compte, que se passerait-il si le Chinois commençait à jouir autant que l’Américain ou l’Européen ! Et puis, il y a l’autre aspect, l’autre enjeu, le trésor amassé par le régime de Pékin, ses immenses réserves, une partie colossale du passif mondial, sous forme de créances sur les pays développés. Il faut à terme, pouvoir le neutraliser, mieux, le confisquer. Quelle joie si on pouvait appliquer, là aussi, les fameuses Sanctions.

Laminage des populations à l’intérieur des pays, monté des tensions géopolitiques, cela va de pair. Il suffit de regarder l’Histoire. Les deux phénomènes sont indissociables. Comme les deux faces d’une même pièce, d’une pièce de 160 Trillions qui représente le passif mondial.

Intuitivement, les peuples sentent bien la cohérence profonde des événements disparates qui se déroulent sous leurs yeux. Ils voient, ils sentent, sans pouvoir le verbaliser, que tout est lié. L’appauvrissement chez eux et la multiplication incroyable des conflits guerriers.

Ils savent que la morale, la justice, tout cela c’est du pipeau et que l’on est dans une grande phase de pragmatisme cynique. Chacun ses intérêts. Ils sentent que la période de concertation, de coopération, qui a accompagné la montée des passifs est en train de se terminer. Ils savent qu’elle laisse la place à l’affrontement et à la guerre pour la mainmise sur les actifs, sur les richesses réelles.

Très souvent, nous entendons les uns et les autres dire, désabusés: « tout cela se terminera par une bonne guerre », ils ont raison, ils ont une intuition que les élites n’ont pas, aveuglées qu’elles sont par leur propre propagande. Ces idiots croient à leurs mensonges!



Lundi 21 Avril 2014


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 21/04/2014 10:13 | Alerter
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Les problèmes évoqués dans l'article sont on ne peut plus réels. C'est devenu un lieu commun, aujourd'hui, que de dire que ces problèmes sont causés par une toute petite fraction de l'humanité constituée d'individus psychopathes, donc malades mentaux, dont les seuls objectifs obsessionnels sont l'enrichissement exponentiel et la domination du monde à leur profit.

Mais si ce problème est en soi déjà grave, il ne faut pas croire que c'est dans un capitalisme régulé que la solution se trouve. A supposer que par une espèce de miracle, ce capitalisme en vienne à voir le jour, ce ne sera que reculer pour sauter plus loin et entrainer l'humanité dans une catastrophe d'une telle ampleur que bien peu survivront.

Dès l'instant où on bâti une société sur des fondements économiques, au sens que ce terme a pris depuis quelque temps, c'est à dire essentiellement financier, donc matériel, jamais les choses ne pourront aller dans le sens de l'épanouissement de l'être humain en particulier et de l'humanité en général. Car l'être humain n'est pas un "homo economicus", il n'est pas réduisible à un ensemble de critères financiers et de capacités professionnelles ou réduit à sa capacité de produire des richesses. Idem pour les sociétés humaines.

Avant tout, ce qui distingue l'être humain de l'animal, c'est sa conscience. Sa capacité à raisonner et à agir au mieux de ce qui est bon pour ses semblables et pour le monde dans lequel il vit. Si une direction est à prendre, c'est bien celle qui favorise l'éveil de conscience qui fait qu'il ne viendrait l'idée à personne de chercher à nuire à ses semblables, au minimum, et au contraire de tout faire pour que ses actes, ses pensées, sa manière de vivre contribue au bien être de tous et de tout ce qui vit dans ce monde. C'est le point central et fondamental de tout développement harmonieux des sociétés humaines et par conséquent, de l'humanité toute entière.

Si ce point central, fondamental n'est pas pris en considération, tout ce qui se fera sera de l'illusion et ne tiendra pas longtemps avant que d'autres manières d'exploiter ou d'opprimer les peuples n'apparaissent.

On pourrait poser la question relativement à cet objectif sur le fait religieux ou spirituel. La réponse est nette sans bavure et implacable dirais-je : Si le religieux n'est que pour satisfaire des considérations religieuses du genre nous sommes les meilleurs parce que nous sommes le peuple élu de Dieu, (les juifs), ou encore, en dehors de l’Église pas de salut, (les chrétiens), ou enfin le Prophète Muhammed (SSP) est le sceau des prophètes et des envoyés, donc notre religion est la meilleure, (les musulmans), il est évident que on n'avancera pas d'un millimètre, pour ne pas dire que nous serons toujours dans la phase de régression. D'autant que cette vision des choses n'est absolument pas conforme au fond même des doctrines de ces religions. Quant à la spiritualité, elle ne consiste pas à se couper du monde pour vivre dans une espèce d'extase. Elle implique certes un développement intérieur, la Connaissance au sens spirituel, mais aussi le passage à l'acte pour œuvrer au bien être de l'humanité et du monde en général. C'est très exactement le sens du concept coranique qui dit, et il y a de nombreux versets de ce genre dans le Coran, "el ladhina amanu wa amilu es-salihâti" expression traduite de façon complètement erronée ou en tout cas très superficielle par "ceux qui croient et qui font des œuvres pieuses". En réalité le sens de cette phrase en français est plutôt : "ceux qui ont la foi et qui œuvrent en conformité avec l'Universel". Ce qui n'est pas du tout la même chose et qui a une toute autre portée que la première traduction.

La foi, oui, mais elle doit aboutir à l'acte et à un acte "juste en soi", sinon elle est une illusion.

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