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Marina Volkova
Vendredi 17 Février 2012

Un Etat fait par ses propres mains
Des Etats virtuels avec leurs propres constitutions, emblèmes, timbres, et parfois même leur propre monnaie apparaissent de temps en temps sur Terre. Le plus célèbre d’entre eux - la plate-forme anti-aérienne du Sealand, où a voulu s’implanter récemment le site Wikileaks pour se protéger contre les puissances réelles.

Les objectifs de la création de ces nouvelles entités sont parfois absurdes. Mais il y a aussi des projets très concrets qui rapportent à leurs créateurs un revenu stable et des émotions positives. Par exemple, le royaume de l'île Sainte-Marie, proclamé par un homme d'affaires russe dans l'océan Atlantique.

Les organisateurs des Etats virtuels sont loin de se vanter tous de leur capacité à raisonner rationnellement. Dans leur majorité, leurs gouverneurs sont des rêveurs. Par exemple, la République de Whangomomona, qui a été créée pour attirer les touristes dans une petite zone rurale de la Nouvelle-Zélande, a déjà vu changer quatre présidents. Seuls deux d'entre eux étaient des être humains, car une chèvre et une caniche ont également été à la tête de ce petit pays. L’empire Aérique du Canadien Eric Liss n’est pas moins étrange. Il a créé un micro-pays qui prétend ressembler à des territoires terrestres et interplanétaires, qui sont appelées des territoires Aériques.

Il y a des Etats, dont les créateurs sont des personnes avec une certaine idéologie. C’est le cas de la République socialiste de Bjorn, créée par des étudiants suédois avec des visions marxistes. Leur état occupe un territoire de 6 mètres carrés sur une pierre, «qui ressemble à un tracteur», sur un lac à Skåne (Suède).

Mais évidemment, il y a aussi des cas « particulièrement graves ». Dans le classement des raisons les plus improbables pour leur apparition, la première place revient sans aucun doute à la principauté de Dubeldeka. Elle a été proclamée dans la ville australienne de Braemar Lodge lors d'un conflit à la mairie sur l'emplacement des canalisations des égouts.

Pour créer son propre Etat, c’est Kirill Schreiber, un entrepreneur avec l’esprit créatif qui habite à Saint-Pétersbourg, qui a eu une approche plus pratique. Il y a plusieurs années, avec l’aide de plusieurs amis qui habitent dans différents pays de l’Union européenne et l’Amérique latine, il a déjà créé un royaume sur la crête Atlantique. Il l’a appelé d'après le nom de sa fille – l’ïle de la princesse Maria. Il s’agit d’un espace virtuel moderne, un point minuscule sur la carte du monde, qui se trouve sous l'eau, à une profondeur de 64 mètres, et 1000 miles de la côte ouest de la France.

Les créateurs de l’île n’ont rien dépensé pour l’achat de cette île, mais ils ont du investir des fonds pour réaliser leur but principal - la monnaie virtuelle. La création de cet état a eu lieu pendant 2008, l’année de crise. Kirill Schreiber, qui se dit fièrement être le régent de l’île de la princesse Marie se souvient, comment tout cela s’est passé. « Nous avons choisi un endroit sur la crête de l'Atlantique, qui va progressivement vers le haut. Nous avons écrit la Constitution, la Déclaration d'Indépendance, traduit tout cela pour toutes les langues possibles, puis créé un site. Nous avons ensuite envoyé la déclaration de l’indépendance à tous les chefs d'Etats et de gouvernements, aux ambassades, et aux Nations Unies. Notre Etat magique, se trouve maintenant à une profondeur de 64 mètres, c’est environ 300 miles au nord des îles Açores. Nous avons introduit notre propre monnaie – le thaler. Un thaler est égal à une 1 once d'or, juridiquement, il a des droits de tirage spéciaux, et est l'une des monnaies électroniques. Notre monnaie a d’ailleurs été reconnue par la Banque centrale de Russie ».

Lorsque les thalers virtuels vont commencer à apporter des revenus, Kirill et ses amis vont essayer de transformer l’histoire virtuelle en une histoire vraie. « Nous prévoyons de construire une île magique fait de déchets européens, et y ériger une station océanographique » - poursuite le régent de l’île de la princesse Marie.

En voilà une approche pratique pour des territoires qui n’appartiennent à personne!

french.ruvr.ru



Vendredi 17 Février 2012


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