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UNE ÉGLISE À LA RECHERCHE D’ELLE-MÊME OU DE L’HUMANITÉ?


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Oscar Fortin
Dimanche 21 Octobre 2012

UNE ÉGLISE À LA RECHERCHE D’ELLE-MÊME OU DE L’HUMANITÉ?
Depuis le 7 octobre dernier, des évêques du monde entier sont réunis à Rome pour débattre de la question de la nouvelle évangélisation. La question que plusieurs se posent est de savoir si l’Église cherche à se sauver elle-même plutôt que de sauver une Humanité abandonnée aux prédateurs des pires espèces. Veut-elle sauver sa doctrine, ses sacrements, ses cultes ou veut-elle devenir une force au service d’une Humanité en quête de justice, de vérité, de bonté, de solidarité et de compassion?
 
L’appel de Benoît XVI à réfléchir sur la foi devrait nous en donner quelques indications. Dans le Motu Proprio « Porta Fidei  », du 17 octobre 2011, le pape Benoît XVI a annoncé une « Année de la foi » qui débutera le 11 octobre 2012, pour le cinquantième anniversaire de l'ouverture du concile Vatican II, et se conclura en la solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013. Le thème en sera « la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ».
 
Il s’agit donc d’un temps fort, permettant à l’Église de revenir aux sources de sa foi, d’en comprendre les véritables implications, non seulement pour la conscience humaine, mais aussi et surtout pour l’institution ecclésiale elle-même et l’humanité entière. Cet exercice de réflexion et d’analyse sera d’autant plus percutant que le diagnostic des problèmes qu’elle vit, se fera à la lumière tout autant des impératifs évangéliques que de ceux du monde dans lequel nous vivons.
 
LES IMPÉRATIFS D’ÉVANGILE
 
 
 
 
Jésus, personnage central des Évangiles, a posé des gestes symboliques redonnant valeur et importance à toute personne de bonne volonté, particulièrement les délaissées et les exclues de « la bonne société », celle des puissants, des grands prêtres et des docteurs de la loi.
 
« Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles. Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. » (texte prophétique de Marie à sa cousine Élisabeth. (Luc. 1.51-53)
 
Il a également fait entendre une voix dont l’essentiel du message peut se résumer à ceci : « Aime ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes pensées et aime ton prochain comme toi-même. »(Mc 12,29-30)  « Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. » (Jn 15,17) « Ce que vous faites au plus petits des miens c’est à moi que vous le faites et “si vous ne croyez pas ma parole, croyez dans mes œuvres.” (Jn 14, 11) 
 
En d’autres mots, aimer Dieu de tout son cœur, c’est d’abord et avant tout aimer son prochain comme soi-même et ne pas faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas qu’on nous fasse. Genre de message que nos vieux parents nous répètent pour exprimer  ce qui peut les rendre les plus heureux.
 
Ce message va à l’essentiel de toute vie humaine. Loin de détourner nos regards du monde dans lequel nous vivons pour les fixer sur un dieu qui lui serait étranger, il les tourne vers les hommes et les femmes de ce monde en nous disant de les aimer comme nous voudrions qu’ils nous aiment et d’agir à leur endroit comme il l’a fait lui-même. En cela, nous dit-il est la volonté de son Père et en cela est également sa volonté. La rencontre du Dieu de Jésus, ne peut se faire qu’à travers la rencontre des hommes et des femmes qui côtoient nos vies et tout particulièrement à travers les exclus, les pauvres et les sans défense.
 
Croire en Jésus, c’est faire en sorte que la justice soit toujours plus justice, que la vérité soit toujours plus incisive pour mette à nu les mensonges et les hypocrisies, que la solidarité devienne fraternité et que la compassion et la miséricorde nous élèvent au-dessus des guerres et fassent taire les armes de la haine.
 
Ces impératifs d’Évangile ont été progressivement substitués par des impératifs d’Église.
 
LES IMPÉRATIFS DE L’ÉGLISE-INSTITUTION
 
 
 
 
Tout au long de ses 2000 ans d’histoire, l’Église est progressivement devenue une institution avec toutes les caractéristiques d’un véritable gouvernement. Le Concile de Nicée (325) en a consacré l’existence publique laquelle n’a cessé, par la suite, de se préciser et de s’amplifier. C’est dans le cadre de cette nouvelle institution que la doctrine s’est développée et que les dogmes sont devenus des vérités de foi.
 
 
Cette foi est condensée dans le « Je crois en Dieu  » et dans le catéchisme qui rappelle les grandes vérités de la foi chrétienne, telles que manifestées tout au long des siècles et dont témoignent les dogmes.  Elle est un “enseignement” qui se communique et s’apprend. Sa manifestation principale est celle qui s’articule dans les divers cultes et tout particulièrement dans la célébration des sacrements. Elle encadre la vie des croyants dans des préceptes qui orientent leur vie morale, précisant ce qui est bon et ce qui est mauvais.
 
Cette foi est portée par une Église qui s’est également transformée tout au long des siècles pour devenir l’institution ecclésiale que nous connaissons avec sa doctrine, ses liturgies, ses sacrements, ses prêtres, ses évêques, ses nonces apostoliques, ses cardinaux, son État. Tout cela sous l’autorité vaticane dont le pape est le représentant par excellence. Si elle a connu ses heures de gloire, elle se voit maintenant désertée par bon nombre de ses membres. Un questionnement s’impose tout autant pour diagnostiquer cet abandon que pour dégager les mesures à prendre pour y remédier.
 
Les multiples composantes de l’Église ont été mises à contribution pour réfléchir à ce thème. Les principales conclusions de chacune d’elles ont été transmises au Vatican qui en a fait une synthèse à l’intention du prochain synode des évêques du monde entier qui se tiendra à Rome, du 7 au 24 octobre prochain. Son contenu, sous le titre « Instrumentum laboris  », a été rendu public le 19 juin 2012.
 
Dans l’introduction de ce document, on peut lire :
 
En se laissant vivifier par l'Esprit Saint, les chrétiens seront aussi sensibles à de nombreux frères et sœurs qui, bien qu'étant baptisés, se sont éloignés de l'Église et de la pratique chrétienne. C'est plus particulièrement à eux qu'ils veulent s'adresser avec la nouvelle évangélisation pour leur faire découvrir une nouvelle fois la beauté de la foi chrétienne et la joie de la rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus, au sein de l'Église, communauté des fidèles.”(3)
 
Zeinab Abdelaziz , Prof. émérite de civilisation française, s’intéressant particulièrement au diagnostic fait par les divers intervenants, relève les points qui ont été identifiés comme causes de l’abandon de l’Église :
 
“l’éloignement des baptisés de la pratique chrétienne; l’indifférence religieuse; la sécularisation; l’athéisme; la diffusion de sectes; une confusion grandissante qui induit les chrétiens à ne pas écouter les prêtres; la peur, la honte ou le fait de ‘rougir de l’évangile’ comme disait Saint Paul; les migrations; la mondialisation; les communications; l’affaiblissement de la foi des chrétiens; le manque de participation; la diminution du dynamisme des communautés ecclésiales; la perte de l’enthousiasme et l’affaiblissement de l’élan missionnaire; une véritable apostasie silencieuse”. C’est pourquoi l’Église trouve nécessaire de ré-évangéliser les communautés chrétiennes marquées par les importantes mutations sociales et culturelles », y compris le reste de l’humanité. 
 
Dans ce document, aucun point ne remet en question l’Institution ecclésiale elle-même pas plus que sa doctrine qui se substitue dans bien des cas à l’Évangile. Aucun point ne relève les défis que posent aujourd’hui les conditions de vie de plus des 2/3 de l’humanité pas plus que les impératifs évangéliques d’être avec les exclus et les plus délaissés de nos sociétés. On parle plutôt de trouver de nouvelles méthodes pour ramener les ‘brebis perdues’.
 
UNE ÉGLISE  À LA CROISÉE DES CHEMINS
 
 
 
 
 
Nous n’en sommes plus à une revitalisation des structures déjà existantes de l’Église, mais à une transformation radicale de celle-ci et de sa présence dans le monde. Elle doit sortir du Vatican et revenir là où elle aurait toujours dû être au milieu des pauvres, des malades, des artisans de justice, des témoins de vérité, des exclus. Elle doit redevenir un témoin crédible de justice, de vérité, de service, d’humilité, de solidarité et de bonté.
 
Il n’y a pas de demi-mesure lorsqu’il est question de ceux et celles qui portent le message évangélique et qui témoignent de Jésus de Nazareth. Elle doit assumer ce que le jeune homme riche de l’Évangile (Mc 10,17-22) n’a pu faire pour suivre Jésus, à savoir de tout laisser, vendre ses biens et en donner les profits aux pauvres. Là commence le premier acte de foi de ceux qui ont pour mission de témoigner du message évangélique pour les temps que nous vivons.
 
 
De plus, elle doit prendre ses distances des puissances et des empires qui font la pluie et le beau temps dans le monde. Il faut reconnaître et dire que les deux dernières papautés se sont particulièrement caractérisées par une collaboration très étroite entre les forces de l’Empire et celles du Vatican. Il est donc urgent qu’elle retrouve sa liberté, celle-là même du Nazaréen qui a dénoncé les hypocrites, les menteurs, les docteurs de la loi qui mettaient sur les épaules des autres des fardeaux qu’ils ne pouvaient eux-mêmes portés.
 
Le message du Nazaréen est d’une grande simplicité. Il va dans le sens d’une humanité, transformée par des lois qui transcendent la cupidité, l’égoïsme, le mensonge, la tromperie, du tout pour soi. Il s’inscrit dans la conscience des hommes et des femmes comme une ‘foi’ et non comme une « religion ». Il est un message qui apporte réconfort aux témoins de justice, de vérité et de solidarité et qui répond aux attentes des hommes et des femmes d’aujourd’hui.
 
Le message de l’Église institutionnelle, par contre, est d’une plus grande complexité. Sa doctrine et son enseignement sont souvent peu compréhensibles et souvent de caractère moral. L’image qu’elle projette d’elle-même est souvent en contradiction avec les préceptes évangéliques et les consignes données par Jésus à ses disciples. En elle se côtoient les doctrines et les interdits, la  et les cultes, le ciel et l’enfer. La morale se ramène souvent au contrôle des naissances, à l’avortement et au mariage des personnes de même sexe. Sur ces questions elle déploie tous les moyens à sa disposition pour influencer les décideurs.
 
 
L’HUMANITÉ AU CŒUR DE LA FOI
 
 

 
   

 
   
J’ai la conviction profonde que le niveau de conscience auquel l’humanité est arrivée met à l’épreuve tout autant les croyants que les non-croyants. Cette conscience interpelle tous les dieux qui alimentent les religions du  monde, mais aussi toutes les idéologies qui s’appuient sur diverses rationalités. Les questions que cette conscience pose à ces dieux et à ces idéologies est la suivante : que font-ils et que font-elles, à travers leurs adeptes, pour répondre prioritairement aux grandes aspirations de justice, de vérité, de bonté, de compassion, de solidarité des hommes et des femmes d’aujourd’hui ? Jusqu’à quels points transforment-elles leurs disciples en de véritables artisans au service d’une humanité retrouvée dans ses valeurs les plus profondes?
 
Les conflits qui se manifestent un peu partout dans le monde ne doivent-ils pas nous interpeller? Les millions de morts, de blessés, victimes de nos guerres, les centaines de millions d’affamés vivant des miettes qui tombent de la table des nantis, prédateurs de leurs richesses, ne peuvent nous laisser indifférents. Ne devons-nous pas détecter les fauteurs de troubles, ceux qui utilisent à profusion le mensonge pour mieux tromper et manipuler l’opinion mondiale afin d’imposer leur volonté à l’humanité entière? Ils sont bien souvent de ceux et de celles qui se disent chrétiens et croyants en Jésus de Nazareth. Dans de nombreux cas, l’institution ecclésiale les y accompagne. Comment est-ce possible?
 
Selon les écritures, Jésus de Nazareth est le premier né de cette humanité retrouvée, il en est la semence vivante qui se développe dans le cœur et la conscience de centaines de millions de personnes qui disent oui à la justice, à la vérité, à la solidarité, à la compassion, à l’amour et  qui disent non au mensonge, à l’hypocrisie, aux injustices, à la manipulation, à la corruption, aux guerres.
 
Paul de Tarse, au milieu de l’aréopage, s’adressa, un jour, aux Athéniens en ces termes :
 
« Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve, lui, le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite pas dans des temples faits de main d'homme. Il n'est pas non plus servi par des mains humaines, comme s'il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses (…) Que si nous sommes de la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité soit semblable à de l'or, de l'argent ou de la pierre, travaillés par l'art et le génie de l'homme. Or voici que, fermant les yeux sur les temps de l'ignorance, Dieu fait maintenant savoir aux hommes d'avoir tous et partout à se repentir, parce qu'il a fixé un jour pour juger l'univers avec justice, par un homme qu'il y a destiné, offrant à tous une garantie en le ressuscitant des morts. » Act. 17, 22-31
 
Selon cette foi, un homme a été établi par Dieu pour juger l’univers avec justice pour y faire régner une ère de paix, de bonheur, de justice et de plénitude. Cet homme qui doit se manifester n’est, pour les chrétiens, les musulmans et certains juifs, nul autre que Jésus de Nazareth, le fils de Marie. Son jugement départagera les gens de bonne foi des prédateurs, hypocrites, manipulateurs, menteurs. Pour en savoir plus sur ce jugement je vous réfère à ce récit de Mathieu 25, 31-46 :
 
 
Que deviendrait l’institution ecclésiale si l’humanité était elle-même église et que ses sacrements en étaient la justice, la vérité, la solidarité, le service et la compassion?
 
Oscar Fortin
Québec, le 20 octobre 2012
http://humanisme.blogspot.com


Dimanche 21 Octobre 2012


Commentaires

1.Posté par Matthieu le 22/10/2012 08:24 | Alerter
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Pourrais-t-on avoir justes quelques exemples qui viennent étoffer l'assertion "les deux dernières papautés se sont particulièrement caractérisées par une collaboration très étroite entre les forces de l'empire et le Vatican" ?

2.Posté par oscar fortin le 27/10/2012 09:53 | Alerter
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Juste pour vous donner quelques indications. JPII a été un allié fidèle de Reagan dans sa lutte contre l'Union soviétique et son rôle aura été déterminant pour servir de lien avec la Pologne de Lech Walesa. En même temps qu'en Pologne il se faisait l'apôtre des ouvriers et des contestataires du régime, en Amérique latine il pourfendait les groupes révolutionnaires comme celui du Nicaragua, condamnait les prêtres de la théologie de libération, se montrait indulgent pour Pinochet et silencieux sur les crimes commis par les régimes militaires. Tout le monde sait que le Vatican a collaboré avec les É.U. dans la guerre contre le régime sandiniste et que le voyage de JPII à Managua avait été planifié en concertation avec Washington. Cette visite devait donner le coup de mort au régime sandiniste. Ce n'est pas pour rien que l'administration Bush lui a décerné la "médaille présidentielle de la liberté" qu'il partage avec un certain Vernon Walter qui fut celui qui donna le feu vert à Pinochet pour le Plan Condor qui allait faire des milliers de morts en Amérique latine. (http://humanisme.blogspot.ca/2005/04/jean-paul-ll-homme-aux-multiples.html)
Quant à Benoît XVI eut l'honneur de célébrer son anniversaire de naissance à la maison blanche en présence de tous ces criminels à l'origine de plus d'un million de morts en Irak et des centaines milliers d'autres en Afghanistan, il était tout rayonnant de fierté. Sur la guerre en Libye, alors que les combats faisaient rages un peu partout dans le pays, il n'eut aucun mot à ce sujet devant les milliers de jeunes réunis en Espagne pour les journées mondiales de la jeunesse. Il avait les médias du monde à sa portée pour faire entendre d'une voix forte sa condamnation de cette invasion armée par les forces de l'OTAN.

Disons que je publierai, bientôt, sur mon site internet, deux articles faisant ressortir cette complicité entre le Vatican et la Maison Blanche.

3.Posté par oscar fortin le 27/10/2012 10:14 | Alerter
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Pour JPII je vous réfère à cet article:

http://humanisme.blogspot.ca/2005/04/jean-paul-ll-homme-aux-multiples.html

Pour BenoÎt XVI je vous réfère à l'analyse faite de son livre Jésus de Nazareth...
http://humanisme.blogspot.ca/2007_07_01_archive.html

4.Posté par aude le 27/10/2012 19:17 | Alerter
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pourquoi l'Eglise catholique rassemble de moins en moins de fidèles? Peut etre parce que de plus en plus de gens veulent etre libres dans leur croyance et qu'il n'ont pas besoin d'un pape d'un éveque ou d'un pretre pour entrer en communication avec Dieu, ils ont choisi, pour régner en toute quiétude, de nous faire peur avec leur DIEU ZEUS, qui voit tout, qui juge, qui récompense ou punit, mais de moins en moins de personnes adhèrent à cette fable. Quand on étudie l'histoire on s'aperçoit qu'ils ont toujours été du coté du pouvoir qui, à mon avis, n'a jamais été très humain avec le peuple,et ils ont peur actuellement de perdre ce pouvoir, mais à mon avis, ce sera la meilleure des choses, ils ne méritent plus qu'on leur fasse confiance, car ils ont engendré trop de souffrance.

5.Posté par pierre le 28/10/2012 17:35 | Alerter
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Tout a fait d'accord avec Aude, Dieu n'appartient à aucune religion, on n'est pas obligé de passer par le chemin étroit longé de dogmes d'une "croyance établie et officielle", comme une certaine oligarchie le voudrait afin de canaliser et dominer par la peur les esprits. De mon point de vue, la religion est une aliénation et une manipulation pour les esprits ignorants ou faibles qui nous éloigne de la réalité au lieu de nous en rapprocher comme cela était le cas aux origines... Avec la connaissance, la croyance disparaît, point besoin d'intermédiaires, ne dit-on pas qu'il vaut mieux s'adresser directement à Dieu qu'à ses "anges" ?

6.Posté par Zeinab abdelaziz le 29/10/2012 19:51 | Alerter
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@Oscar Fortin

Je viens de lire votre excellente analyse de Jean-Paul II et Benoît XVI,
Félicitations.

7.Posté par VIRGILE le 29/10/2012 21:10 | Alerter
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Salam à tous.

Je suis chrétien. L’Église (humaine) devrait plus s'intéresser aux signes de la fin des temps (eschatologie) car nous y sommes conformément aux diverses prophéties (Ezékiel, Daniel, Isaïe, Évangile - Apocalypse). NOUS Y SOMMES et nous entrons dans cette phase qui s'appelle la "Grande tribulation". Il y aura des souffrances comme il n'y en a jamais sur terre...

Si l'on s'en tient à la Parole de Dieu, Yeshua de Nazareth, n'est pas seulement un "homme" (bien qu'il le fut pleinement) mais IL est également l'Esprit de Dieu. Dieu Lui a tout donné. C'est ainsi que par Yeshua, les Cieux et la terre ont été créé. Il est l'alpha et l'oméga. C'est Yeshua de Nazareth qui nous fait connaître Dieu - YWHH.
Quant à l'Eglise catholique, c'est une grande "putain", un prostituée pour reprendre le terme biblique de l'Apocalypse. Depuis le Concile de Nicée (325 JC), elle est polluée d'immondes doctrines hérétiques qui n'ont strictement rien à voir avec l'enseignement des Écritures. Elle est devenu idolâtre et trinitaire, ce qui est une abomination biblique ! La papauté est un hérésie (car nous sommes "tous frères", etc.). Il faut lire sérieusement les 27 livres de l’Évangile pour comprendre l’abîme qui sépare la Parole de ses pratiques humaines. Cette Église là est condamnée, d'une part par Dieu, et d'autre part par la "Bête" qui la ravagera de font en comble. Malheureusement, les vrais croyants seront persécutés, mais nous supporterons tout par la puissance de Dieu.

L’Église devrait se contenter de distribuer l'Evangile. Et dans la fin des Temps, Dieu enverra son Esprit Saint sur "toute chair" et nous n'aurons plus besoin d'être enseigné par cs bâtards qui n'ont même pas la vraie foi, celle qui nous assure que nous avons le Salut, par l'unique Grâce de Dieu !
Maranatha !

8.Posté par BAB le 07/11/2012 10:48 | Alerter
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Pour se dire Chretien il faut croire en Jesus Christ rescussité d'entre les morts et dans le sacrément de la Communion.
C'est un minimum sinon on ne peut pas se prétendre Chretien croyant.

9.Posté par Ahbon! le 07/11/2012 13:31 | Alerter
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@ BAB A ma connaissance c'est Turtullien qui a intégré le mot sacrement, également au sacrement de l'eucharistie. Il est interressant de consulter le mot simonie qui est, pour certains des chrétiens, l'achat et la vente de biens spirituels, tout particulièrement les sacrements. Elle doit son nom à un personnage des actes des apotres, Simon le magicien qui voulut acheter à St Pierre son pouvoir de faire des miracles "actes VIII-9-21", ce qui lui valut la condamnation de Pierre. "Que ton argent périsse avec toi, puisque tu a cru que le don de Dieu s'acquérait à prix d'argent!"
@ Virgile Je vous recommande le traité de l'amour de st françois de sales, en effet le spirituel n'est pas la chair, je reprends votre écrit (effusion du st esprit sur toute chair)(la spiritualité étant esprit, ame!!!

10.Posté par BAB le 07/11/2012 17:13 | Alerter
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Etre Chrétien c'est croire au Credo qui est récité pendant la Messe, sinon on ne peut se dire Chrétien.

"Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,
et en Jésus Christ, son Fils unique,notre seigneur, qui à été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié,est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d'où il viendra juger les vivants et morts,"
"Je crois en l'Esprit Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternette Amen ".

C'est cela la base du Christianisme !!

On peut ne pas y croire, mais alors on n'est pas chretien , on est autre chose.

11.Posté par VIRGILE le 07/11/2012 18:58 | Alerter
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Salam à tous

Sans l'Esprit Saint, il est quasiment impossible de croire et de comprendre les Saintes Ecritures. Mais il est strictement impossible que Dieu n'ai pas tapé à la porte de votre coeur pour faire connaître le Messie, le Sauveur et Seigneur de la Vie.

"Tous sont appelés mais peu sont élus".

"Moi et le Père" nous sommes UN (St. Jean 10.30), etc.

C'est incompréhensible à notre intelligence naturelle et notre raison.

Quant aux "prédestinés", ils sont déjà inscrits dans le Livre de Vie, bien avant la Création de ce monde et le péché d'Adam-Eve...

Oui, tout cela est incompréhensible sans l'Esprit Saint.

Que les catholiques se rassurent. Malgré qu'ils soient empêtrés dans d'incroyables pratiques "Traditionnelles" et autres hérésies, l'Esprit Saint soufflera en ces derniers jours et plus personne n'aura besoin d'être enseigné par "un tiers". La vraie évangélisation appartient à Dieu. Nous ne sommes que des "ouvriers inutiles". Bientôt, les prêtres et pasteurs charnels seront au chômage car Dieu ne partage sa Gloire avec personne sur cette terre.

Pour finir, Dieu est Amour. Et l'Amour n'est pas une religion ou une institution mais un ÉTAT D'ESPRIT (celui de Dieu !). Et c'est le Messie qui nous le fait connaître.

Maranatha !

12.Posté par BAB le 07/11/2012 21:34 | Alerter
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Personnellement je crois que toute personne, croyante ou non, qui suit sa consience interieure en s'efforçant d'être honnête et bon envers autrui et digne, plait à Dieu et sera récompensé, qu'il soit musulman, chretien ou même athée. Mais ce n'est pas officiel, ce n'est que ma propre opinion personnelle.

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