EUROPE

UE : la lutte contre le chômage est un rocher de Sisyphe



Sergueï Gouk
Samedi 30 Juin 2012

UE : la lutte contre le chômage est un rocher de Sisyphe

Les crédits, les eurobonds, le pacte budgétaire, le pacte politique, l’union bancaire, l’union monétaire sont autant de projets parmi d’autres autour desquels croisent le fer les participants du sommet de Bruxelles.

Après le premier jour, c’est le Pacte de croissance qui semble recevoir la piorité. C’est sans doute pour la première fois que les leaders européens ont sérieusement pensé à stimuler le secteur économique réel et la création de nouveaux emplois au lieu de se limiter à la minimisation des dégâts financiers. Voici le commentaire de notre observateur Sergueï Gouk.

Augmenter les impôts, réduire les prestations sociales, comprimer les emplois, économiser sur la médecine, sur l’éducation et sur tout exception faite du soutien financier accordé aux banques. Telle est la stratégie imposée aux pays débiteurs de la zone euro. Plus de trois ans de vie d’ascète comme s’il s’agissait d’ermites. Quels sont donc les bilans?

Prenons celui de l’an dernier. La Grèce : près de 20% de chômeurs, le PIB en chute libre. Le Portugal : 13% de chômeurs et le PIB en baisse. L’Espagne : plus de 20% de chômeurs et le PIB accuse le même taux de croissance qu’en Irlande, aux alentours de 0,7%. Mieux encore, les jeunes de moins de 25 ans constituent plus de la moitié des chômeurs dans les pays du sud du continent.

Voici ce qu’en pense Vladislav Belov qui dirige le département des pays et des régions de l’Intsitut de l’Europe :

« L’idée avancée par la Banque d’investissement européen n’a rien de nouveau. Son directeur précise que la banque peut accorder jusqu’à 80 milliards de dollars de crédits mais il n’existe aucun projet concret qui pourrait stimuler la croissance. C’est le problème de l’UE dans son ensemble ».

Il faut voir clairement que si le Portugal et l’Espagne ont un taux de chômage de 50% parmi les jeunes, c’est parce qu’il n’existe pas de projets donnant libre cours à l’activité entrepreuniale indépendante.
Le Sommet a également pris un train de décisions financières en soutenant pour la énième fois les banques et en donnant au futur Mécanisme de stabilisation européen le droit de recapitaliser directement les établissements de crédit à problèmes. Les pays débiteurs ont été encouragés par la décision de racheter les obligations pour réduire les frais associés à leur service. Pourtant, les possibilités manquées font que les leaders de l’UE sont de plus en plus à court du temps qu’on ne peut pas acheter infiniment.

french.ruvr.ru



Samedi 30 Juin 2012


Nouveau commentaire :

Actualité nationale | EUROPE | FRANCE | Proche et Moyen-Orient | Palestine occupée | RELIGIONS ET CROYANCES


Publicité

Brèves



Commentaires