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UBU-ROI KIFFICULTEUR EN CHEF


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Mardi 12 Novembre 2019 - 01:14 Les Douze Commandements de l’Empire


Au paradis de la « narco-monarchie. »

Voilà un pays qu’on nous a donné régulièrement en exemple de rigueur, de modernité, d’ouverture intelligente aux marchés mondiaux et blablabla et blablabla.

C’est pareil pour nos compatriotes tunisiens qui ont souffert avant décembre 2010 et que beaucoup (à l’intérieur et à l’étranger) on fait que ça ne change pas et qu’ils doivent continuer à souffrir après. Car, en aucune manière ce peuple hospitalier et sympathique ne doit se libérer.
Voilà donc deux pays qu’on nous a posés comme modèles à imiter.

Nos universitaires et nos vacanciers en reviennent enchantés. C’est qu’ils n’ont pas jeté un coup d’oeil derrière le rideau...

On ne le dit plus aujourd’hui et pour cause.

Laissons de côté nos amis tunisiens et jetons un coup d’oeil à l’ouest vers cette narco-monarchie qui vit sous perfusion, avec l’aide continue des pétromonarchies golfiques et de l’Europe sous « conseil avisés » des sionistes qui sont chez eux au royaume de M6.

Ce roi d’opérette est à la tête d’une industrie qui détruit son pays et sa jeunesse, ainsi que celles des pays voisins.

Lisez et, comme moi, compatissez.

Pour le pire ou le meilleur, dans 50 ans, un siècle ou davantage, ça n’a aucune importance, ce seront les concitoyens de nos descendants.

Djeha, J. 10 octobre 2019


Djeha
Vendredi 11 Octobre 2019

UBU-ROI KIFFICULTEUR EN CHEF
Au Maroc, le cannabis "terroir" supplanté par les hybrides

AFP, J. 10/10/2019 à 07:05

La "beldia", le cannabis "terroir" qui a fait la réputation du Maroc auprès des consommateurs de cette drogue, disparaît progressivement des champs dans le nord du royaume, remplacée au nom du rendement par des plants hybrides importés de l'étranger.

Dans la région montagneuse de Ketama (nord), considérée comme "la Mecque" du kif - nom local donné au cannabis -, la "Critikal" fait un tabac. Cette variété produite en laboratoire est pourtant beaucoup plus nocive, se vend moins cher et consomme plus d'eau que la "traditionnelle", selon des études.

Hicham, un "kifficulteur" de 27 ans, s'est lancé dans la culture de "Critikal" parce que "les nouvelles graines importées offrent un rendement beaucoup plus important". Mais il "ne fume que la +beldia+: la moderne est médiocre", dit-il.

"L'une donne de l'imagination, l'autre génère l'angoisse", renchérit Mohamed, un de ses amis.

La "Critikal" est la dernière des plantes importées et la plus en vogue, après la "Pakistana" et la "Khardela", devant d'autres hybrides comme l'"Amnésia" ou la "Gorilla".

Toutes proviennent "de laboratoires en Europe ou en Amérique du Nord (...). Critikal a été inventée aux Pays-Bas", dit l'anthropologue marocain Khalid Mouna.

Importées par des grands producteurs, ces variétés hybrides sont devenues "un marché à part entière", selon ce spécialiste, auteur d'une thèse sur "Le bled du kif: économie et pouvoir chez les Ketama du Rif".

La culture, la vente ou la consommation de drogue sont strictement interdites au Maroc. Ce qui n'empêche pas le royaume de figurer parmi les principaux producteurs et exportateurs de haschich dans le monde, selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Alors que les cultures auraient été réduites de 134.000 ha à 47.500 ha entre 2003 et 2011 dans le cadre d'un grand programme de reconversion, "la substitution d'hybrides au kif peut expliquer pourquoi la production de haschich marocain aurait peu baissé", selon une étude publiée en 2015 par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Un quintal (100 kilos) donne un rendement de 5 à 10 kilos pour les hybrides, contre un kilo pour la "locale". La Critikal se vend 2.500 dirhams le kilo (230 euros), la "beldia" jusqu'à 10.000 dirhams (environ 950 euros) le kilo, selon des témoignages recueillis par l'AFP sur place.

- "Economie et pouvoir" -

Dans le nord du Maroc, le kif fait partie du patrimoine local: sa consommation est largement tolérée par les autorités et la société, tout comme sa production qui fait selon des estimations vivre entre 90.000 et 140.000 personnes, de la culture à la revente, dans cette région aux reliefs accidentés et au sol pauvre.

Hicham passe son temps entre son champ et un café du coin, où il regarde des films sur des chaînes satellitaires en fumant des joints avec ses amis, pour "oublier le chômage".

Tous ont quitté l'école très jeunes pour aider leurs parents. Certains de leurs amis ont migré vers le continent européen, fuyant une région où les perspectives d'emplois sont rares et le chômage touche un jeune sur quatre, selon les chiffres officiels.

- "Extrêmement dangereuse" -

La plupart des amis de Hicham travaillent en saison pour des gros producteurs de cannabis, pour environ 100 dirhams par jour (9 euros) pendant un mois ou deux. Ils n'ont pas les moyens d'acheter les semences, ni d'investir dans les systèmes d'irrigation ou d'obtenir les "protections" nécessaires dans le milieu pour se mettre à leur compte.

Non loin de leur café, une immense plantation en terrasses s'étale jusqu'au sommet de la montagne voisine. Un réseau de tuyaux reliés à un réservoir y arrose au goutte-à-goutte les plants soigneusement entretenus.

La "Critikal" exige de grandes quantités d'eau. Elle est cultivée en été, quand les pluies se font rares, tandis que la "beldia" est cultivée en hiver grâce aux pluies.

Cet hybride est planté partout, même dans les sites les plus arides, "car les trafiquants l'imposent et les gens ici n'ont pas d'autres choix", s'insurge Mohamed Benyahia, un acteur associatif local.

"Outre l'épuisement et la pollution des sols, aggravés par les hybrides gourmands en intrants chimiques, ce sont les ressources en eau de la région que la culture des hybrides risque d'épuiser rapidement", selon le rapport de l'OFDT.

En outre, la Critikal contient un taux très élevé de THC, la principale molécule psychoactive du cannabis. Pour l'OFDT, "le recours aux hybrides explique la hausse rapide et importante du taux moyen de THC de la résine marocaine observée (lors des) saisies".

"Les consommateurs européens ne veulent plus de cannabis hybride à cause du taux élevé de THC" et tendent à le délaisser, assure Khalid Mouna.

En revanche, "le cannabis marocain traditionnel reste très convoité" selon lui, surtout par ceux qui "plaident pour la légalisation".

Pour l'anthropologue, "la légalisation peut être un moyen de contrôler la consommation, mais aussi de sauver la +beldia+, à travers une vraie politique (encadrée) de production et de transformation".

Les propositions de légalisation se sont jusqu'à présent heurtées à une farouche opposition politique dans le royaume. Cependant, une étude officielle sur les atouts du cannabis thérapeutique vient d'être confiée à des scientifiques locaux, selon les médias.


Au Maroc, des héroïnomanes sombrent dans le fief du cannabis

AFP, D. 06/10/2019 à 10:34

Dans un squat jonché de déchets, près de Tétouan, des héroïnomanes se shootent ou inhalent les vapeurs de poudre brune : dans le nord du Maroc, grand producteur de cannabis qui abrite des réseaux de contrebande, l'héroïne est devenue un fléau.

Rachid "ne fait rien" de sa vie, "à part s'injecter de l'héroïne". "Je me pique quatre ou cinq fois par jour", lance cet homme de 34 ans, un filet de bave au coin des lèvres et le souffle saccadé.

Il montre ses bras, marqués depuis dix ans par les traces d'aiguilles, puis sniffe de la colle pour "prolonger son état d'euphorie".

A ses côtés, une demi-douzaine de marginaux toxicomanes, bras tailladés pour certains, se piquent ou fument de l'héroïne dans ce squat, situé derrière un poste de police à M'diq, une station de villégiature proche de Tétouan.

Le puissant opiacé qu'ils chauffent sur une feuille d'aluminium se vend entre 2,8 et 6,5 euros la dose --un dixième de gramme.

Comme chaque semaine, une équipe de l'Association de lutte contre le sida (ALCS) est venue distribuer des seringues jetables et faire de la prévention contre les maladies comme le VIH ou l'hépatite.

La vente et la consommation d'héroïne sont interdites au Maroc et passibles de prison et/ou d'amendes, mais en raison des efforts de l'ALCS auprès de la justice et de la police à Tétouan, "il très rare que des usagers soient arrêtés pour leur seule consommation personnelle", se félicite le docteur Mohamed El Khammas.

Il dirige le programme de "réduction des risques" lancé par l'ALCS en 2009, qui combine actions de sensibilisation, distributions de petit matériel et dépistage. "L'idée n'est pas de moraliser, mais d'accompagner l'usager pour réduire les effets néfastes", dit M. Khammas.

- "Itinéraires du cannabis" -

Dans cette région mondialement réputée pour son haschich cultivé dans les montagnes du Rif, la consommation d'héroïne est assez récente et en progression exponentielle, selon les experts.

"C'est une priorité de santé publique, d'autant plus que l'héroïne vendue est de très mauvaise qualité : elle est mélangée avec du talc, du paracétamol, de la colle", alerte M. Khammas.

Le consommateur-type est un "homme de 30 à 35 ans, pas ou peu éduqué, célibataire, n'ayant jamais travaillé ou qui exerce une activité occasionnelle", selon un rapport de l'Observatoire marocain des drogues et addictions.

Les villes de Tétouan, Tanger et Nador, grands centres urbains du Nord, proches des côtes européennes et des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, sont les plus touchées.

La diffusion de l'héroïne s'explique par la "mobilité des usagers de drogues" entre le sud de l'Europe et le nord du Maroc et l'arrivée de trafiquants d'Amérique latine sur les "itinéraires bien établis du cannabis", pour écouler cocaïne et héroïne en Europe, est-il précisé dans le rapport.

Selon des membres d'associations, des "barons de la drogue troquent l'héroïne pour (acquérir) du cannabis dans le Rif".

Le nombre d'héroïnomanes n'est pas connu. Selon l'ALCS, ils seraient "plusieurs milliers de fumeurs et d'injecteurs" dans la seule ville de Tétouan qui compte 380.000 habitants.

- "Sous terre" -

Sac à dos et casquette vissée sur la tête, Hassna, 46 ans, distribue pour l'ALCS du matériel aux consommateurs regroupés dans le squat de M'diq.

"On les incite à ne pas utiliser la même seringue, on les accompagne dans les centres de soins et on essaye de les convaincre de prendre soin d'eux", confie-t-elle.

Rachid est "incapable de décrocher". Il aimerait avoir accès à de la méthadone : "c'est tout ce qu'on demande", articule-t-il péniblement. Ce produit de substitution est distribué par le centre d'addictologie de Tétouan, mais en "quantité insuffisante", dit-il.

"L'état de manque est terrible, on ressent des crampes, de l'angoisse", lâche son compagnon Mohamed, 24 ans, le teint cireux, une seringue plantée dans son bras gauche couvert de tatouages.

Chaque soir, un véhicule médicalisé de l'ALCS se gare dans un endroit différent, avec à son bord un médecin, un infirmier et des intervenants de terrain.

Une fois par semaine, l'équipe se rend à la nuit tombée aux abords d'un cimetière qui surplombe Tétouan, lieu d'errance de plusieurs toxicomanes.

L'un d'eux, Saïd, 56 ans, dit avoir "tout perdu" à cause de l'héroïne. "Je suis sous terre", soupire-t-il.

"Le plus dur c'est sur le plan social", souffle Abdelilah, 37 ans. "J'ai perdu 30 kilos à cause de cette daube. Quand un vieux copain me croise dans la rue, il détourne le regard."

POUR MÉMOIRE

Selon un rapport du Département d’état américain
Le cannabis représente 23% du PIB marocain

Ali Boukhlef, El Watan, le S. 04 mars 2017

Le Département d’Etat américain vient de publier un rapport extrêmement édifiant sur le poids de cette drogue dans l’économie marocaine.

Selon ce document, «la production totale de cannabis au Maroc en 2015-2016 est estimée à 700 tonnes métriques, ce qui, potentiellement, équivaut à 23% du PIB marocain estimé à 100 milliards de dollars, une fois transformé en haschich». Le Maroc consolide sa place de premier producteur et exportateur mondial de cannabis.

Cela représente donc plus de 23 milliards de dollars par an.




Enorme. En plus de la production de cannabis, le Maroc est devenu, en quelques années, une plaque tournante pour le commerce d’autres types de drogues qui viennent d’ailleurs. Le rapport précise que le Maroc est un «pays de transit important de cocaïne provenant de l’Amérique du Sud en direction de l’Europe».

Dans son rapport 2014, l'Organisation internationale de contrôle des stupéfiants (OICS) relève que 42% du cannabis dans le monde est produit au Maroc, alors que près de 72% du haschich saisi en 2013 en Europe provient de ce pays.

Le commerce illicite du cannabis rapporte en moyenne 10 milliards d'euros chaque année aux réseaux de trafiquants marocains, et moins de 8.000 dirhams par mois aux cultivateurs, concentrés dans les régions déshéritées et marginalisées du Rif, entre Nador, El Hoceima et Tétouan, ainsi que dans les montagne de l'Atlas, dans les forêts de Chefchaouen et Ouezzane.

Globalement, il y aurait plus de 800.000 familles qui vivent directement ou indirectement de la culture du cannabis, selon l'ONUDC.

L'organisation Onusienne n'avait plus été autorisée depuis 2003 par les autorités marocaines à effectuer ses enquêtes sur site de la culture du cannabis. Yazid Alilat, Le Quotidien d’Oran, D. 22 octobre 2017













Vendredi 11 Octobre 2019


Commentaires

1.Posté par saidab le 11/10/2019 21:32 | Alerter
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Une chienne de vie ... Les déchets de la modernité importée !

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