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Tunisie : « tout changer, pour que tout reste pareil »…


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Jeudi 28 Juin 2018 - 02:04 UNE OBSESSION MALÉFIQUE


L'opinion publique, en Tunisie comme ailleurs, s'est félicitée de la chute de la dictature et nombreux sont ceux qui pensent que les choses ont réellement changé parce que Ben Ali a quitté la présidence.
N'ayant en face d'eux aucune opposition crédible et organisée, messieurs Ghannouchi, Mebazaa et Abdennadher, les "nouveaux" leaders du pays, ont réellement bien manœuvré : de grands politiciens, qui connaissent bien le caractère du peuple, une excellente équipe, parfaitement soudée et efficace. Et cela fait plus de vingt ans qu'elle dirige la Tunisie...


Pierre PICCININ
Lundi 17 Janvier 2011

Tunisie : « tout changer, pour que tout reste pareil »…
Le 14 janvier dans la soirée, on apprenait le départ du président Ben Ali :
après plusieurs semaines d’émeutes, qui avaient pris des allures de
révolution, le peuple tunisien renversait le dictateur, contraint de quitter le
pays. Zine el Abidine Ben Ali s’est ainsi réfugié en Arabie Saoudite, qui
sera donc sa terre d’exil, puisque la France a, semble-t-il, décliné sa
demande, lâchant de la sorte son ancien allié sans la moindre vergogne…  

Dans le respect du processus institutionnel tunisien, le premier ministre,
Mohamed Ghannouchi, qui exerçait cette fonction aux côtés du président Ben
Ali depuis 1999, a assuré l’intérim de la présidence, le temps de proclamer
le nouveau président, Fouad Mebazaâ, un des bras droit de Ben Ali, membre de
tous ses gouvernements successifs et, selon certains observateurs, son dauphin
désigné.  

En effet, après avoir « constaté la vacance de la présidence », le
Conseil institutionnel, en vertu de l’article 57 de la Constitution, a établi
qu’il revenait au président du Parlement d’assurer la présidence
jusqu’aux prochaines élections, qui doivent avoir été organisées endéans
un délai de soixante jours au plus. C’est ce qu’à annoncé le président
du Conseil, Fethi Abdennadher, lui aussi fidèle de Ben Ali parmi les
fidèles…  

Dès l’annonce de la fuite du président Ben Ali, en dépit de l’euphorie
qui s’emparait des masses populaires tunisiennes dont la joie éclatait dans
les rue de Tunis et dans tout le pays, une analyse de la situation ne laissait
cependant que peu de doutes sur la suite des événements.  

En effet, force était de constater que tous ceux qui venaient de prendre le
relai de Ben Ali étaient ses anciens ministres et hauts fonctionnaires, tous
ceux qui avaient profité du régime, s’étaient enrichis et possédaient le
pays…  

Autrement dit, trois hypothèses, a priori, se dégageaient de cette analyse
à chaud :  

1. Le gouvernement par intérim, qui, à peine en fonction, avait proclamé
l'état d'urgence et la loi martiale, réprimait toute opposition dans le sang
durant la nuit ; et Ben Ali, une fois la crise jugulée, revenait (Mohamed
Ghannouchi n’avait-il pas précisé, d’ailleurs, qu’il assurait
l’intérim car le président Ben Ali était « temporairement » incapable
d’exercer ses fonctions?) ou pas, mais, avec ou sans lui, tout continuait
comme avant.  

2. Les insurgés pensaient avoir gagné, la colère retombait (cas d’école
d’une révolution mal organisée qui, refroidie dans son élan, avorte et ne
peut que rarement être relancée) et, en douceur et sur le long terme, les
anciens dirigeants, qui avaient jusqu’alors agi dans l'ombre de Ben Ali,
récupéraient le gâteau et confisquaient à nouveau le pouvoir au peuple. Au
mieux, on arrêtait quelques familiers et proches de Ben Ali, juste pour faire
bonne figure (et tout le monde en Europe et ailleurs n’y verrait que du feu ;
d’autant plus que la Tunisie quittera rapidement l’actualité et retournera
à son triste sort, tandis que les charters de touristes recommenceront à
affluer vers Djerba).  

3. Les insurgés réalisaient qu'ils étaient en train de se faire manipuler
par ce tour de passe-passe et poursuivaient le mouvement jusqu'au renversement
complet de la dictature et l'arrestation ou la fuite de tous ceux qui
l'avaient soutenue. Probablement, alors, la démocratie et les changements
socio-économiques avaient leur chance d’aboutir.  

Certes, face à la ténacité et au courage avec lequel le peuple tunisien
avait jusqu’alors conduit sa révolution, il n'était pas impossible qu'il
surprît encore.  

Qui, en effet, aurait parié sur l'avenir de cette révolution ? Or, elle
avait la peau dure. Et, tandis que les gouvernements européens pouvaient aller
cacher leur honte pour leur attentisme et leur mutisme scandaleux
(espéraient-ils l’essoufflement du mouvement et la fin des troubles, pour à
nouveau dormir tranquillement ?), les Tunisiens, quoi qu’il en fût de la
suite des événements, avaient déjà offert au monde une extraordinaire leçon
de démocratie.  

C’est dès lors le lendemain qu’il fallait attendre, pour savoir ce
qu’il en serait de la Tunisie et de sa révolution...  

Mais le réveil est difficile : les rues de Tunis et des grandes villes sont
désormais désertes ; l’armée patrouille ; Ben Ali parti, tout le monde est
gentiment rentré chez soi ; la révolution a vécu.  

Les chefs de l’armée, en concertation avec les leaders du gouvernement, ont
négocié le départ du président Ben Ali, qui a ainsi servi de fusible
(avait-il encore vraiment le choix ?), et sa « fuite », d’exutoire à la
révolte. Mais ce sont bien tous les anciens de « la bande à Ben Ali » qui
demeurent aux commandes et continuent de contrôler tous les rouages du pays et
le processus qui mènera aux élections d’un « nouveau » parlement et à la
désignation du « nouveau » président.  

Le tour de passe-passe magistralement exécuté par les dirigeants tunisiens
(et peut-être, déjà, avec la complicité de certains Etats européens), est
parvenu à calmer la rue, dont les meneurs, mal organisés et désormais
dépouillés des forces vives de la révolte, n’ont plus les moyens de faire
aboutir le processus révolutionnaire et d'instaurer leur propre gouvernement
provisoire pour organiser des élections libres et effectivement transformer le
régime.  

La victoire de cette révolution au Maghreb aurait également pu être un
motif d’espoir pour le peuple d’Algérie, toujours en lutte contre la junte
corrompue qui le dirige. Hélas, l’échec tunisien n’augure rien de positif
pour les Algériens.  

Bref, les anciens ministres de Ben Ali ont eu très chaud, depuis quelques
semaines. Aussi ont-ils eux-mêmes choisi de tout réorganiser, de tout changer,
pour que tout reste pareil.  

La « priorité absolue » du gouvernement d’intérim est désormais le
rétablissement de l'ordre public. C’est pourquoi, depuis hier soir, le
couvre-feu a été proclamé en Tunisie, sous le prétexte que des « pillards
» profitent de la situation de chaos, « pillards » surgis de nulle part, «
pillards » que l’on n’avait pas encore vu agir, alors que des émeutes
violentes ébranlent pourtant le pays depuis des semaines, « pillards » parmi
lesquels d’aucuns croient bien avoir reconnu des agents des forces spéciales
de « l’ancien » régime.  

Les élites « benalistes » sont bel et bien en train de reprendre le
contrôle de la situation, dans le calme et avec la bénédiction du peuple qui
craint les « pillards » et appelle l'armée à rétablir l'ordre.  

La France a pris « acte de la transition constitutionnelle ». L'Union
européenne s’est dite satisfaite par ce dénouement, qui devrait aboutir à
« une solution démocratique durable ». Les Etats-Unis ont exprimé leur
respect pour « le courage et la dignité du peuple tunisien ». Le secrétaire
général de l'ONU, enfin, s’est réjoui de ce « règlement démocratique et
pacifique de la crise ».  

Tout le monde est maintenant rassuré : tout va pouvoir continuer comme avant,
en Tunisie.  

Pierre PICCININ (professeur d’histoire et de sciences politiques)
Website : http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com


Lundi 17 Janvier 2011


Commentaires

1.Posté par serggio le 17/01/2011 18:45 | Alerter
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l'Elysée n'est pas etranger à l'avortement de cette revolution tunisienne......le crif aussi.......on connait leurs methodes.....et c'est pour ça ! qu'on aura raison d'eux.... inchallah....

2.Posté par dude le 17/01/2011 19:28 | Alerter
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ARTICLE BIDON...... L'AUTEUR EST UN SACRÉ MANIPULATEUR.... PRENDRE LES TUNISIENS POUR DES IMBÉCILES À CE POINT EST UNE ERREUR.... JAMAIS ET IL GUÈTE , NE SE FERA AVOIR ET ACCEPTERA QU'UN COMPLICE QUELQUONQUE DE BEN ALI VIENNE REPRENDRE LES CHOSES EN MAIN..... L'AUTEUR APPAREMMENT NE SUIT PAS LES INFORMATIONS TÉLÉVISÉES.......

3.Posté par Wahid Essid le 17/01/2011 22:23 | Alerter
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Monsieur Piccinin,
Je pense que vous connaissez mal la Tunisie et encore moins la jeunesse tunisienne. Vous n'avez aucune idée de sa force de sa détermination et de sa créativité. Les disciples du maître Habib Bourguiba qui a mit "un coup de pompe" à "LA FRANCE" sont debouts ! Ni une bande de vieux crevars tout rouillés, ni la France, ni l'Amérique, ni Israël, ni aucun etranger n'arrivera à les mettre à l'amende !
Il y a 20 millions de yeux qui seront braqués sur la clique qui dirige le pays après Ben Ali et je vous garanti qu'ils ne se feront pas barber des élections réellement libres et démocratiques. La Tunisie n'a pas de ressources naturelles, alors Bourguiba a cultivé la matière grise. Matière grise qui utilise aujourd hui les nouvelles "techniques de communication (2 millions de comptes face-book). Rien ne pourra être caché au peuple Tunisien et ne vous déplaise, Il a conscience qu'il n'aura pas beaucoup d'occasions de prendre son destin en main.
Nous remercions tous les Algériens, tous les peuples Arabes et tous les autres peuples qui nous soutiennent. Notre combat est le votre et notre victoire sera la votre. Les Tunisiens vont gagner pour leur dignité et réveiller le tiers monde et le monde Arabe !

4.Posté par nanar le 17/01/2011 22:39 | Alerter
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M piccinin a raison jamais ils ne lacheront le pouvoir et leur priviléges il y a trop d'intéré en jeux

5.Posté par VIVRE LIBRE AU NOM DE L'ISLAM le 17/01/2011 23:05 | Alerter
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salam aleykoum

voici l'info que je suis vraiment déçu on repart pour un gouverment controlé
Mr le president interimaire a annoncé qu'il reconnait que 2 parties
donc la tunisie va revivre la dictarure qui repart UN DEUXIEME ZERO BEN ALI !!!!
je suis sur que ganouch serait elu a vie

MES FRERES ET SOEURS!!!!!
REAGISEZ VOUS AVANT QUE CE SOIT TROP TARD !!!!!!

CRIEZ "PRESIDENT ELU POUR 4 ANS et 2 MANDATS UNIQUEMENT"


Dimanche 16 janvier 2011 à 14h Organisation politique Au palais du gouvernement, le Premier ministre tunisien sortant, Mohammed Ghannouchi, qui reste en place, devait réunir tous les partis politiques dits légaux, représentés au Parlement ou non, mais pas le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) de Hamma Hammami qui est interdit ni les islamistes du Ennahdha de Rached Ghannouchi qui vit en exil à Londres.

La réunion devrait décider de la mise en place de trois comités: l'un chargé de proposer des personnes pour former un gouvernement d'union nationale, un autre pour examiner les exactions et dérives sécuritaires qui ont fait des dizaines de morts pendant un mois d'émeutes, et le dernier sur les accusations de corruption de l'ancien régime.

inch allah que ca marchera


6.Posté par VIVRE LIBRE AU NOM DE L'ISLAM le 17/01/2011 23:05 | Alerter
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MES FRERES ET SOEURS!!!!!
REAGISEZ VOUS AVANT QUE CE SOIT TROP TARD !!!!!!

CRIEZ "PRESIDENT ELU POUR 4 ANS et 2 MANDATS UNIQUEMENT"

7.Posté par gjingis le 18/01/2011 00:09 | Alerter
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@ poste 6

1) votre pseudo est trops long pour qu il soit crédible Vous roulez pour qui monsieur?

8.Posté par expèrience le 18/01/2011 01:01 | Alerter
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Je ne suis pas d'accord avec cet article, dans la mesure où l'opposition tunisienne a été laminée pendant + de 23 ans sous le règne de Ben Ali et même avant Ben Ali sous bourguiba ce n'était pas mieux, de ce fait cette opposition n'a aucune EXPERIENCE du terrain et n'a aucun chef charismatique, n'oublions pas tout de même que nous sommes dans une phase transitoire et d'ailleurs je trouve que 6 mois ce n'est pas trop, la France après sa révolution de 1789 à mis des années voir des siècles pour avoir une vraie (et encore) démocratie avec des leaders politique crédibles et expérimentés, donc laissons leurs le temps pour mener à bien cette phase transitoire, car les tunisiens sont loin mais alors vraiment loin d'êtres dupes, s' ils voient que ça na vraiment pas changer je vous le garantit qui le redescendrons dans la rue pour clamer au et fort leurs désir de liberté et de dignité et sans l'aide de personne!!

9.Posté par HAMMANA le 18/01/2011 08:12 | Alerter
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A Mr Pierre PICCININ

A vous lire,on comprend aisément que le changement que le peuple tunisien vient d'imposer vous irrite au point ou vous promettez les tunisiens à un avenir perfide.Si vous vous opposez à ce changement,vous avez vos raison et c'est votre problème mais anticiper de cette façon sur l'avenir des tunisiens n'est-il pas aussi une façon de confisquer la joie au meme titre que les fidèles de BENALI au pouvoir,Mr Pierre?!!!!

Je trouve que c'est encore prématuré de se livrer à une telle analyse et attendre pour voir sur quoi vont déboucher les évènements pour etre en mesure de dire si les tunisiens avaient raison ou non de renverser BENALI dont vous prenez la défense d'une manière aussi perfide que vos voeux aux tunisiens.Ceux qui se sont instinctivement engagés sur la voie de la critique au gout du dénigrement se comptent par centaines de millions et traduit un sentiment de frustration à l'égard de la gifle brutale que vient de recevoir votre protégé car tout simplement cette gifle n'était pas prévisible et que vous etes victimes des rapports de vos services de sécurité militaire qui en vous renseignant sur le cours des évènements vous ont induits en erreur comme cela fut le cas en algérie avec la victoire du FIS en 1991(je ne défends pas le FIS).Je me rallie à l'analyse de Mr Wahid ESSID dans son intervention du 17/01/2011 pour complément d'informations et que j'aime que tout le monde le lise pour appréhender la grandeur du peuple.A ceux qui doutent encore,je voudrais ajouter ce petit détail que les algériens de renom étaient issus de JEMAA EZITOUNA en tunisie ,une institution qui en dit long sur leur culture et leur sagesse.

10.Posté par nebuleuse le 18/01/2011 11:29 | Alerter
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Pierre Piccinin est un professeur remarquable. J'ai le plus grand respect pour lui car il a toujours pris position contre les sionistes et en faveur des Palestiniens. Ceux qui le critiquent ne sont pas crédibles ou de mauvaise foi. Son analyse ne plait pas et cela peut se comprendre ; cependant il connait bien le Moyen Orient et je pense qu'il faut rester vigilants quant à l'avenir de cette Révolution. Tant que le pays est aux mains de la clique de BENALI, on ne peut pas crier victoire et encore moins faire l'économie d'une analyse pragmatique et non selon ses tripes, ses émotions. Rien n'indique en effet que les Tunisiens sont victorieux. Pourtant avec la vigilance et de la persévérance il se peut que la victoire soit au rendez-vous. Ne pas baisser la garde car l'ennemi est sournois, déterminé et bénéficie d'appuis SIONISTES puissants.

11.Posté par o.d le 18/01/2011 11:51 | Alerter
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Je salut le courage des tunisiens et leur souhaite bonne chance.

A l'époque les occidentaux ont placés des pions à la têtes des pays qui ont quittés pour garantir leurs intérêts exploiter et piller les richesses des anciennes colonies. Ils leur importaient peu d'améliorer les conditions de vie des indigènes ni d'aider ses pays à se démocratiser. Mais aujourd'hui, il y a la mondialisation , le nouvel ordre mondiale, et maintenant l'ordre du jour et de faire croire que la démocratie est impérative pour le développement économique de ces pays. alors ils lâcheront petit à petit les anciens dictateurs pour que les révoltés mâchent leurs boulots. Et après ça, la donne va changer, un semblant de démocratie pour tous, un nouvel esclavage avec de nouveaux maîtres : l 'oligarchie .

12.Posté par antares le 18/01/2011 12:32 | Alerter
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J'aimerai me tromper, mais j'ai bien peur que l'auteur est raison.Il faut redescendre sur terre les gars! Où avez vous vu qu'au cours de l'histoire de l'humanité et plus encore à l'ère moderne, qu'un peuple est renversé un gouvernement sans aucune aide ou plutôt devrais-je dire, sans être manipulé par des leaders qui profitent des conditions sociales misérables des gens pour les pousser en première ligne et retirer les marrons du feu par la suite.

Depuis le temps vous devriez savoir que rien dans ce monde ne se fait sans que l'on retrouve les mêmes pattes griffues derrière! Tout le monde semble satisfait et ça ne vous étonne pas! La marionnette Ben Ali était usée, il fallait la remplacer et on va le faire avec une autre plus en phase avec la politique du moment. Ben Ali a fait une erreur qui a déplu à ses maitres atlantistes, il s'est acoquiné avec les russes, car n'en déplaise à ceux qui disent que la Tunisie n'a pas de richesses et bien... mais allez voir plutôt cet article et essayez de garder la tête froide et votre capacité se raisonnement.
http://antipropagandecom.blogspot.com/2011/01/la-revolution-tunisienne-la-revolte.html

13.Posté par Samia Lamine le 18/01/2011 19:29 | Alerter
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N'ayez crainte pour la révolution tunisienne. Les destouriens jouent leur jeu mais le peuple n'est pas dupe et est vigilant. Des manifestions dans tout le pays demandent la dissolution du parti qui gouvernait la dictature avec Ben Ali; L'objectif n'était pas seulement la chute de l'ex président mais de tout son pouvoir dictatorial. INCHALLA la révolution se poursuivra malgré les complots anti révolution venant de l'intérieur et de l'extérieur.
Vive le peuple!

14.Posté par le journal des tueursnet le 19/01/2011 00:45 | Alerter
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Justunisie
Trois impasses pour la Nouvelle République du Jasmin (NRJ) :
La première impasse : Instaurer le pluralisme ou le multipartisme. Mais le peuple ne peut le faire en excluant les islamistes pour leur extrémisme et les communistes pour leur athéisme ?
A moins de considérer que ce peuple est dans l’obligation d’être plus extrême que les extrêmes.
La deuxième impasse : concerne la traditionnelle chasse aux sorcières. Faut-il vider le pays de tous ceux qui ont servi l’ami d’hier et qui est devenu du jour au lendemain l’ennemi numéro Un.
Et si on se mettait à vider l’ancien parti de toute sa panoplie, Il ne restera plus personne pour gouverner le pays.
La troisième impasse : c’est le temps. On ne veut pas reprendre les mêmes, mais on n’a pas le temps d’en trouver d’autres.
On veut tourner la page mais on n’a pas le temps d’en écrire une autre. On veut aller très vite de l’avant, mais on ne peut pas s’empêcher de regarder derrière… la cupidité qui est loin… loin d’être surmontée!
http://www.tueursnet.com/2011/01/justunisie/://

15.Posté par Pasdaran le 19/01/2011 03:42 | Alerter
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Dans le registre de la pleurnicherie, marque de fabrique déposée , voici une vidéo de Michel Boujenah qui nous fait son numéro de sioniste en direct :

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1540/Television/article/detail/1209790/2011/01/18/Michel-Boujenah-fond-en-larmes-video.dhtml

On ne l’a pas beaucoup entendu pleurer lorsque Ben Ali réprimait dans le sang le Peuple Tunisien. Il n’avait pas l’air de souffrir lorsqu’ il passait ses vacances dans les hôtels les plus luxueux de Tunisie avec piscine et champagne tout en se faisant masser à la verticale par des prostituées de luxe !

Jamais cet hypocrite n’a dénoncé ne fusse qu’une seule fois en 23 ans de règne de Ben Ali, la terrible dictature tunisienne et maintenant, dans un incroyable culot, il ose verser des larmes de crocodile pour le Peuple Tunisien ! Ces gens là n’ont donc aucune pudeur ? Mais qui croit-il tromper ?

Ces résistants de la dernière heure, par leur imposture et leur hypocrite, sont les créatures les plus détestables de l’humanité !

16.Posté par Samia Lamine le 19/01/2011 10:50 | Alerter
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@PASADRAN: Boujnah ,le sioniste, pleure surement ses propriétés en Tunisie.

@journaldestueeurs: Je pense comme toi que toutes les tendances politiques ont droit de cité. Pour ce qui est de ma dissolution de RCD, je trouve qu'elle est nécessaire. Cette bande du plus simple flic politique au chef du parti étaient des agents de la dictature qui ne se limitait pas à la personne de Ben Ali. Ni leur mentalité ni leurs pratiques ne va changer du jour au lendemain. Donc, on ne peut espérer les voir devenir démocrates et incorruptibles sans jouer la comédie. De plus, ils seraient éventuellement des bras à ramener Ben Ali: n'oublie pas le jeu de Ghannouchi qui en annoçant son pouvoir nous a menti en disant que Ben Ali était absent provisoirement ce qui dénote une mauvaise foi.Quand au vide présumé qu'ils laisseraient en partant, qu'on sache que la Tunisie pullule de cadres, intellectuels qui peuvent remettre le pays sur ses pieds.

Ceux qui sont contre la dissolution du RCD, volontairement ou involontairement, vont contribuer à l'échec de la révolution.

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