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Trou noir chanteur


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Stephen Smith
Lundi 25 Mai 2015

Trou noir chanteur

Galaxie M82 (NGC 3034), vue dans différentes longueurs d'onde.
Crédit : NASA/CXC/SAO/PSU/CMU
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The Thunderbolts Project, Stephen Smith, 22 mai 2015
 

    Il y a plus de cinq ans, à proximité de M82, quelque chose a commencé à pousser une puissante beuglante radio, qui s'est maintenue depuis lors.
 

    Des émissions d'énergie rayonnent dans les longueurs d'onde radio à partir de quelque part, près de la galaxie M82, connue aussi sous le nom de Galaxie du Cigare. Le fait que rien de tel n’avait jamais été vu auparavant a suscité un certain émoi chez les astrophysiciens quand ils l’ont détecté pour la première fois.
 

    Une équipe d'astrophysiciens pensent que la source radio pourrait être un grand trou noir [*] qui attire la matière dans un disque d'accrétion, où elle est accélérée à grande vitesse. L'aspect le plus étrange du phénomène, c’est peut-être qu'il semble se déplacer dans le ciel à quatre fois la vitesse de la lumière. Les astronomes ne pensent pas que ce mouvement apparent dépasse vraiment la vitesse de la lumière, mais qu'il se déplace presque aussi vite qu’elle, selon un angle particulier qui crée une illusion d'optique. Certains « jets de matière » qui jaillissent du noyau des galaxies actives semblent aussi aller plus vite que la lumière.
[* NdT : L’astronome joue son joker trou noir chaque fois qu’il n’entrave que couic à ce qui l’occupe. Cette fois-ci, c’est un trou noir chanteur.]

 

    Tout courant électrique dans le plasma génère un champ magnétique qui contracte le flux de courant. Comme cela a été relevé dans des articles antérieurs de cette chronique, le resserrement du canal est connu sous le nom de Bennett pinch ou Z-pinch [striction longitudinale électromagnétique d’un flux de particules chargées le long de son axe de propagation (Z) dans le plasma, ndt]. Tournant en spirale l’un autour de l’autre en formant des structures hélicoïdales capables de transmettre l’électricité à travers l'espace, les filaments de courant « pincés » restent cohérents sur de grandes distances.
 

    Les spécialistes de la physique des plasmas identifient des filaments électriques dans presque toutes les structures de l'Univers. Tel que décrite par les scientifiques de la NASA, la « queue » cométaire de Vénus est « filamenteuse ». La lueur des nébuleuses planétaires se résout en filaments et réseaux complexes. Les étoiles de Herbig-Haro et de certaines galaxies révèlent souvent des filaments tressés. Ces filaments sont des courants de Birkeland, et ne sont que les tronçons visibles d’immenses circuits électriques. Le reste du circuit galactique produit des champs magnétiques qui peuvent être cartographiées, comme dans le cas de M82.
 

    Des courants de forte densité sortent le long de l'axe de rotation des galaxies et forment des doubles couches que l’on peut voir parfois sous la forme de lobes radio et de rayons X à proximité des galaxies actives. Ces courants se déploient ensuite autour des galaxies, et reviennent vers le centre le long de leurs bras spiralés. Chaque élément de circuit galactique rayonnant de l'énergie, cela indique qu'ils sont alimentés par couplage avec de plus grands circuits. Les galaxies semblent se présenter en chapelets, de ce fait, l’ampleur de plus grands circuits peut être déduite.
 

    Le comportement du plasma est déterminé par les conditions dans les circuits. Les fluctuations peuvent former des doubles couches avec de fortes tensions électriques entre elles. Dans les doubles couches, les forces électriques peuvent être bien plus puissantes que les forces gravitationnelles et mécaniques. Les doubles couches séparent le plasma en cellules et filaments dont la température et la densité peuvent être différentes.
 

    Les doubles couches émettent des ondes radio sur une large bande de fréquences. Elles peuvent trier la matière galactique, la répartir en régions de composition similaire et la condenser. Capables d’accélérer les particules chargées, elles leur confèrent l’énergie des rayons cosmiques. Capables d’exploser, les doubles couches peuvent libérer plus d'énergie qu’il n’y en a localement. Cet effet est visible dans les flamboiements stellaires : les fameuses explosions de « novae ».
 

    Cette vision du cosmos reconnaît divers composants couplés à des circuits à toujours plus grandes échelles et mus par eux. Les électrons et les autres particules chargées sont accélérés par d’intenses champs électriques qui rayonnent de l'énergie dans de nombreuses bandes passantes. Dans les courants de Birkeland générateurs de certaines galaxies, l'évolution des conditions signifie que les formes de rayonnement se modifieront au fil du temps. M82 est probablement en train de faire une démonstration pratique de ces conditions changeantes sur de longues années de manifestation de l’électricité en action.
  Original : (Steady On) https://www.thunderbolts.info/wp/2015/05/22/steady-on/
Traduction Petrus Lombard

 

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Lundi 25 Mai 2015


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