Lobbying et conséquences

Trois idées simples


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Nous sommes sans doute des millions à assister, rageurs et impuissants,
à la destruction de Gaza, tout en subissant le discours médiatique sur
la « réponse au terrorisme » et le « droit d’Israël à se défendre ».

Mais, comme le fait remarquer le journaliste anglais Robert Fisk, les gens qui tirent des obus sur le sud d’Israël ne sont souvent que les descendants des habitants de cette région, qui en ont été chassés en 1948.[1] Tant que cette réalité fondamentale ne sera pas reconnue et cette injustice réparée, rien de sérieux n’aura été fait ou dit en faveur de la paix.

Par Jean Bricmont


Lundi 12 Janvier 2009

Trois idées simples
Mais que faire ? Organiser de nouveaux dialogues entre juifs progressistes et musulmans modérés ? Attendre une nouvelle initiative de paix ? Ou de nouvelles déclarations des ministres de l’Union Européenne ?

Est-ce que toutes ces comédies n’ont pas assez duré ? Ceux qui veulent faire quelque chose s’en tiennent trop souvent à des exigences irréalistes — demander la création d’un tribunal international pour juger les criminels de guerre israéliens ou demander une intervention efficace de l’ONU ou de l’Union Européenne. Tout le monde sait très bien que rien de cela ne se fera, parce que les tribunaux internationaux, par exemple, ne font que refléter les rapports de force dans le monde et ceux-ci sont pour le moment en faveur d’Israël. Ce sont ces rapports de force qu’il faut changer et cela ne peut se faire que petit à petit. C’est vrai qu’il y a « urgence » pour Gaza, mais il est tout aussi vrai que rien ne peut être fait aujourd’hui, précisément parce que le patient travail qui aurait dû être fait dans le passé n’a pas été accompli.

Dans les propositions faites ci-dessous, deux se situent sur le plan idéologique, et une sur le plan pratique.

1. Se défaire de l’illusion selon laquelle Israël est « utile ».

Beaucoup de gens, surtout à gauche, continuent à penser qu’Israël n’est qu’un pion dans une stratégie américaine, capitaliste ou impérialiste de contrôle du Moyen-Orient. Rien n’est plus faux. Israël ne sert pratiquement à personne, sauf à ses propres fantasmes de domination. Il n’y a pas de pétrole en Israël ou au Liban. Les guerres dites pour le pétrole, de 1991 et de 2003, ont été menées par les Etats-Unis sans aucune aide israélienne et, en 1991, avec la demande explicite des Etats-Unis de non-intervention israélienne, parce que celle-ci aurait fait s’effondrer leur coalition arabe. Comme « allié stratégique », on peut trouver mieux. Il n’y a aucun doute que les pétro-monarchies pro-occidentales et les régimes arabes « modérés » sont catastrophés de voir Israël occuper sans arrêt les terres palestiniennes et radicaliser ainsi une bonne partie de leurs populations. C’est Israël qui, par ses politiques absurdes, a provoqué la création à la fois du Hezbollah et du Hamas et qui est indirectement responsable d’une bonne partie de la croissance de « l’islamisme radical ».

Il faut aussi comprendre que les capitalistes, pris dans leur ensemble (il n’y a pas que les marchands d’armes...), gagnent beaucoup plus à la paix qu’à la guerre : il n’y a qu’à voir les fortunes réalisées par les capitalistes occidentaux en Chine et au Vietnam depuis que la paix a été faite avec ces pays, par opposition à l’époque de Mao et de la guerre du Vietnam. Les capitalistes se fichent pas mal de savoir de quel « peuple » Jérusalem est la « capitale éternelle » et, si la paix y régnait, ils se précipiteraient en Cisjordanie et à Gaza pour y exploiter une main d’œuvre qualifiée et n’ayant pas beaucoup d’autres moyens de vivre.

Finalement, n’importe quel américain préoccupé de l’influence de son pays dans le monde voit bien que s’aliéner un milliard de musulmans pour satisfaire tous les caprices d’Israël n’est pas exactement un investissement rationnel dans l’avenir.

Ce sont souvent ceux qui se considèrent comme marxistes qui ne veulent voir dans le soutien à Israël qu’une simple émanation de phénomènes généraux comme le capitalisme ou l’impérialisme (Marx lui-même était beaucoup plus nuancé sur la question du réductionnisme économique). Mais ce n’est pas rendre service au peuple palestinien que de maintenir de telles positions — en effet, le système capitaliste, qu’on l’aime ou non, est un système bien trop robuste pour dépendre de façon significative de l’occupation de la Cisjordanie ; ce système se porte d’ailleurs comme un charme en Afrique du Sud depuis le démantèlement de l’Apartheid.

2. Libérer la parole non-juive sur la Palestine.

Si le soutien à Israël ne s’explique pas principalement par des intérêts économiques ou stratégiques, pourquoi ce silence et cette complicité ? On pourrait invoquer l’indifférence à l’égard de ce qui se passe « loin de chez nous ». C’est peut-être vrai pour la majorité de la population, mais pas pour le milieu intellectuel dominant, lequel déborde de critiques envers le Venezuela, Cuba, le Soudan, l’Iran, le Hezbollah, le Hamas, la Syrie, l’Islam, la Serbie, la Russie ou la Chine. Et, sur tous ces sujets, même les plus grossières exagérations sont courantes et acceptées.

Une autre explication de la mansuétude envers Israël est la « culpabilité » occidentale par rapport aux persécutions antisémites du passé, en particulier les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale. A ce sujet, on remarque parfois que les Palestiniens ne sont en rien coupables de ces horreurs et ne doivent pas payer pour les crimes des autres. C’est vrai, mais ce qui n’est presque jamais dit et qui est pourtant évident, c’est que l’immense majorité des Français, des Allemands ou des prêtres catholiques aujourd’hui sont tout aussi innocents que les Palestiniens de ce qui s’est passé pendant la guerre, pour la simple raison qu’ils sont nés après la guerre ou étaient enfants pendant celle-ci. La notion de culpabilité collective était déjà très discutable en 1945, mais l’idée de transmettre cette culpabilité aux descendants est une idée quasiment religieuse.

Ce qui est d’ailleurs curieux, c’est qu’à l’époque où l’église catholique abandonnait l’idée de peuple déicide, celle de responsabilité quasi-universelle face au judéocide commençait à s’imposer. Mais cette « culpabilité » justifie une énorme hypocrisie. Nous sommes tous supposés nous sentir coupables de crimes du passé, auxquels, par définition, nous ne pouvons rien faire, mais presque pas coupables des crimes de nos alliés américains et israéliens qui se déroulent aujourd’hui, devant nos yeux, et dont on pourrait au minimum clairement se désolidariser. Et, bien qu’il est sans arrêt affirmé que le souvenir de l’holocauste n’est pas supposé justifier la politique israélienne, il est évident que c’est au sein des populations les plus culpabilisées par ce souvenir (les Allemands, les Français et les catholiques) que le silence est le plus fort (par opposition aux Noirs, aux Arabes et aux Britanniques).

Ce qui précède est une banalité, mais une banalité qui n’est pas facile à dire — pourtant, il faut la répéter jusqu’à ce qu’elle soit reconnue pour telle si l’on veut que les non-juifs arrivent à s’exprimer librement sur la Palestine. Peut-être que le meilleur slogan à mettre en avant lors des manifestations sur la Palestine ne serait pas, "Nous sommes tous des Palestiniens" - slogan bien intentionné mais qui ne reflète nullement la réalité de notre situation et la leur - mais plutôt : NOUS NE SOMMES PAS COUPABLES DE L’HOLOCAUSTE. En cela, nous partageons effectivement quelque chose avec les Palestiniens.

Mais la principale raison du silence ne peut être uniquement la culpabilité, précisément parce que celle-ci est très artificielle, mais bien la peur. Peur de la médisance, de la diffamation, ou des procès, dont le seul acte d’accusation est toujours le même, l’antisémitisme. Si l’on n’en est pas convaincu, prenons un journaliste, un homme politique ou un éditeur, enfermons-nous avec lui dans une pièce où il peut vérifier qu’il n’y a ni caméra cachée ni micro, et demandons-lui s’il dit publiquement tout ce qu’il pense vraiment d’Israël et, s’il ne le dit pas (à mon avis, la réponse la plus probable), pourquoi se tait-il ? A-t-il peur de nuire aux intérêts des capitalistes en Cisjordanie ? D’affaiblir l’impérialisme américain ? Ou encore, de risquer d’affecter les cours ou les flux du pétrole ? Ou a-t-il au contraire peur des organisations sionistes, de leurs poursuites et de leurs calomnies ?

Il me semble évident, après des dizaines de discussions avec des personnes d’origine non-juive, que la bonne réponse est la dernière. On tait ce qu’on pense de l’Etat qui se dit « Etat juif » de peur d’être traité d’antisémite. Ce sentiment est encore renforcé par le fait que la plupart des gens qui sont choqués par la politique israélienne sont réellement horrifiés par ce qui s’est passé pendant la Deuxième Guerre mondiale et sont réellement hostiles à l’antisémitisme. A cause de ce qui précède, presque tout le monde a intériorisé l’idée que le discours sur Israël, et, plus encore, sur les organisations sionistes, constitue un tabou à ne pas enfreindre, et c’est cela qui entretient un climat de peur généralisé. On peut d’ailleurs remarquer que ce sont en général ceux qui donnent, en privé, des « conseils d’amis » (fais attention, pas d’amalgame, pas d’exagération, islamisme..., extrême-droite ..., Dieudonné, etc.) qui sont les premiers à déclarer en public qu’ils n’ont peur de rien et que les pressions n’existent pas. Evidemment, parce que reconnaître la peur serait le meilleur moyen pour commencer à s’en libérer.

Par conséquent, la première chose à faire, c’est combattre cette peur. Ceci n’est pas toujours compris par les militants de la cause palestinienne parce que, par leur action même, ils démontrent qu’eux n’ont pas peur. Ce sont souvent des gens très dévoués et qui ne briguent aucune position de pouvoir dans la société. Cependant, ils devraient s’imaginer à la place de ceux qui occupent ou espèrent occuper de telles positions (et qui, par conséquent, sont en mesure d’affecter les décisions politiques) et qui sont, précisément à cause de leurs ambitions, vulnérables à l’intimidation. La seule façon de procéder est de créer un climat de « désintimidation », en soutenant chaque homme politique, chaque journaliste, chaque écrivain, qui ose écrire une phrase, un mot, une virgule, critiquant Israël. Il faut le faire tous azimuts, sans se limiter à soutenir des personnes qui ont des positions « correctes » sur d’autres sujets (selon l’axe gauche-droite), ou qui ont des positions « parfaites » sur le conflit.

Finalement, plutôt que de parler de « soutien » à la cause palestinienne, comme le font beaucoup d’organisations, soutien qui n’obtiendra jamais, aussi regrettable que ce soit, l’adhésion de la majorité de la population de nos pays, on devrait présenter la question palestinienne sous l’angle des intérêts bien compris de la France et de l’Europe. En effet, nous n’avons aucune raison de nous aliéner le monde arabo-musulman ou de voir augmenter la haine de l’Occident, et il est catastrophique pour nous de créer un conflit de plus avec la partie de la population « issue de l’immigration » qui, souvent, sympathise avec les Palestiniens. Remarquons à ce sujet que ce n’est pas en prônant un indéfectible soutien à Israël que les sionistes ont réussi, mais bien par un lent travail d’identification entre la défense de l’Occident (en matière d’approvisionnement pétrolier ou de lutte contre l’islamisme) et celle d’Israël (on peut d’ailleurs regretter que beaucoup de discours de gauche sur l’utilité d’Israël pour le contrôle du pétrole, ainsi que de discours laïcs sur l’Islam, renforcent cette identification).

3. Pour ce qui est des initiatives pratiques, elles se résument en trois lettres : BDS- Boycott, désinvestissements, sanctions (http://www.bdsmovement.net).

L’exigence de sanctions est reprise par la plupart des organisations pro-palestiniennes, mais comme ce genre de mesures est la prérogative des états, tout le monde sait que cela ne se fera pas à court terme. Les mesures de désinvestissements sont soit prises par des organisations qui ont de l’argent à investir (syndicats, églises) et c’est une décision qui relève alors de leurs membres, soit d’entreprises qui collaborent étroitement avec Israël et qui ne changeront de politique que suite à des actions de boycott, ce qui nous ramène à la discussion de cette forme d’action, qui vise non seulement les produits israéliens mais aussi les institutions culturelles et académiques de cet état.

Notons que cette tactique a été utilisée contre l’Afrique du Sud et que les deux situations sont très semblables : le régime d’Apartheid et Israël sont (ou étaient) des « legs » du colonialisme européen, qui ont du mal à accepter (contrairement à la majorité des opinions publiques ici) le fait que cette forme de domination est révolue. Les idéologies racistes qui sous-tendent les deux projets les rendent insupportables aux yeux de la majorité de l’humanité et créent des haines et des conflits sans fin. On pourrait même dire qu’Israël n’est rien qu’une autre Afrique du Sud, plus l’instrumentalisation de l’holocauste.

Dans le cas du boycott culturel et académique, on objecte parfois qu’il y a des victimes innocentes, bien intentionnées, voulant la paix, etc., argument déjà utilisé d’ailleurs à l’époque de l’Afrique du sud (et le même argument pourrait être soulevé à propos des travailleurs des entreprises victimes du boycott économique). Mais Israël lui-même reconnaît qu’il y a des victimes innocentes à Gaza, ce qui ne l’empêche nullement de les tuer. Nous, nous ne proposons de tuer personne. L’action de boycott est parfaitement citoyenne et non violente ; cependant, même une telle action peut provoquer des dégâts collatéraux- les artistes et scientifiques bien intentionnés qui seraient victimes du boycott.

Ce type d‘action est comparable à l’objection de conscience à l’époque de la conscription ou à une action de désobéissance civile — Israël ne respecte aucune des résolutions de l’ONU le visant, et nos gouvernements, loin de prendre des mesures pour les faire appliquer, ne font que renforcer leurs liens avec Israël ; nous avons le droit en tant que citoyens (dont l’opinion, bien qu’inaudible, est probablement majoritaire et le serait sûrement si un débat ouvert pouvait avoir lieu), de dire NON.

L’important dans les sanctions, particulièrement au niveau culturel, c’est précisément leur côté symbolique (et non purement économique). C’est dire à nos gouvernements : nous n’acceptons pas votre politique de collaboration et, in fine, c’est dire à Israël qu’il est ce qu’il a choisi d’être, un état hors-la-loi (internationale).

Un argument fréquent contre le boycott est qu’il est rejeté par des Israéliens progressistes et un certain nombre de Palestiniens « modérés » (bien qu’il soit soutenu par la majorité de la société civile palestinienne).

Mais la question n’est pas principalement de savoir ce qu’eux veulent, mais quelle politique étrangère nous voulons pour nos propres pays. Le conflit israélo-arabe dépasse de loin l’enjeu local et a atteint une signification mondiale ; de plus, il engage la question fondamentale du respect du droit international. Nous, Occidentaux, pouvons parfaitement vouloir nous joindre au reste du monde, qui rejette la barbarie israélienne, et cela est déjà une raison suffisante pour encourager le boycott.

Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique).

Note :
__________________

[1] Pour une discussion plus détaillée des véritables raisons de l’aide américaine à Israël, voir John J. Mearsheimer, Stephen M. Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, 2007.



Lundi 12 Janvier 2009


Commentaires

1.Posté par Guy le 12/01/2009 12:17 | Alerter
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Voilà un homme qui parle des PRINCIPES essentiels à partir desquels une relation égalitaire pourra se faire.

Beaucoup de" formes" existent sur la base d'un seul "principe".

Celui qui réussi à trouver les "PRINCIPES" possède vraiment la CONNAISSANCE.

2.Posté par Muku le 12/01/2009 14:55 | Alerter
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Très bon article. L'analogie avec l'Afrique australe est très pertinente. Notamment au Zimbabwe, l'utilisation d'une histoire imaginaire de peuples anciens de "race blanche" (qui seraient à l'origine des vestiges de l'empire Monomotapa) est tout à fait comparable à l'identification abusive des Israéliens actuels, presque exclusivement d'origines européenne et nord-africaine, aux peuples des récits bibliques. Par ailleurs, comme le souligne l'article, l'idéologie sioniste s'inscrit tout à fait dans le cadre des idéologies racialistes du XIXe siècle, qui sont à l'origine de la colonisation, de l'apartheid, et aussi du nazisme.

Non seulement Israël est inutile, voire même constitue un entrave aux intérêts occidentaux ; mais ce n'est pas un allié fiable. Les services israéliens espionnent l'Amérique, vendent des armes à ses ennemis ; ils sont très probablement impliqués dans une certaine mesure dans les attentats du 11 septembre 2001...

Par ailleurs, outre l'accusation d'antisémitisme, remarquable par la facilité avec laquelle elle est appliquée sans fondement à tous ceux qui ne couvrent pas d'éloges Israël ni ses irréductibles défenseurs ; la propagande sioniste utilise d'autres armes, comme la culture et l'entretien de l'islamophobie. Ainsi, on donne l'impression que Occidentaux et Israéliens ont le même ennemi ; ce qui justifie la "guerre contre le terrorisme". Alors qu'en réalité le problème est inverse : les musulmans exècrent l'occident et plus particulièrement l'Amérique pour la seule raison que celle-ci est le meilleur soutien d'Israël.

Enfin, s'il est clair qu'Israël n'est en rien un allié de l'occident ; alors on peut se demander les raisons qui poussent les gouvernements européens, américains à maintenir des relations cordiales avec ce pays imposteur ; à le laisser massacrer les Arabes et se moquer de tous les accords signés ; toujours avec une relative bienveillance. Et ce, indépendamment des personnes qui constituent ces gouvernements. Un début de réponse est dans l'hégémonie sioniste dans le monde de la finance : en effet, les principales banques d'investissement, la banque mondiale, le FMI... sont dirigés traditionnellement par des pro-israéliens qui se prétendent juifs alors même qu'ils n'ont aucune religion.

3.Posté par Mey le 12/01/2009 17:16 | Alerter
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La question n'est pas de savoir de quel « peuple » Jérusalem est la « capitale éternelle ».
C'est une question de colonisation, d'oppression, d’extermination d'un peuple et d'une guerre pour l'appropriation d'une richesse et d'une TERRE. Réduire le combat palestinien à une question de capitale éternelle, ou de guerre de religions, comme le perçoivent beaucoup de personnes est fort réducteur de l'enjeu de cette guerre.
Juifs comme musulmans comme chrétiens sont prêt idéologiquement à se partager cette terre sainte (c’était d’ailleurs le cas avant l’arrivée d’Israël)
Quoi qu'on en dise, et quelle que soit la manière de détourner le sujet ou d'éviter de faire face aux réalités de ce conflit, la question est de prendre position face à un oppresseur et un opprimé. C'est une question d'équité de justice et d'éthique morale.
Il y a une guerre.
Cette guerre oppose deux puissances inégales (cela n'est pas en soit un problème si la légitimité des deux était valide). Les palestiniens se battent pour la reconnaissance de leur droit, de leur terre. Les israéliens se battent pour conquérir une terre qui ne leur appartient pas.

Il n y a pas de nuance la dedans. Il y a des faits, il y a des faits et des réalités indéniables.

Alors Oui, on peut débattre tant que l’on veut sur la politique internationale à adopter, prendre part aux polémiques qui évitent d'affronter le sujet en face ainsi qu’à des débats idéologiques stériles, on peut encore accepter de croire les mensonges diffusés par les Pro-israéliens, car en effet ça arrange pas mal de penser que le combat d’Israël est légitime et que les palestiniens sèment la terreur et menacent la sécurité d’Israël.
Face à un état qui s’est constitué de force, qui ne cesse de gratter de la terre à un peuple autochtone, face à un état terroriste par son essence même et qui ne cessera jamais de se préoccuper de sa « sécurité » du fait même de son illégitimité et de l’illégitimité de ses actes.
Face à un état qui véhicule le mensonge et la propagande.

Alors effectivement on peut dire que les occidentaux ont peur d’être taxés d’antisémites, ils ont peur des procès d’intention.
Mais les intellectuels et les hommes d’états, savent bien ce qu’il en est (et toute personne qui se renseigne sur le sujet le sait), ils peuvent ouvertement prendre parti pour Israël, en justifiant leurs actes par une argumentation bétonnée, structurée et étudiée (et au passage truffée de mensonge et de menaces envers quiconque n’y adhérant pas)
Mais ne peuvent pas prendre parti pour la Palestine, pour son combat, son droit légitime et sa Terre, ils ne peuvent pas défendre la justice et la vérité.

Alors NON, je ne pense pas qu’il faille chercher midi à quatorze heure à se perdre dans des réflexions que les pro-israéliens se feront une joie de démonter en usant de l’art de la dialectique et du mensonge.
Non, je ne pense pas qu’il faille aller combattre la peur de l’accusation d’antisémitisme. Car toute personne étant dotée d’un demi-cerveau sait faire la différence entre racisme et justice.
Toute personne qui veut être honnête envers elle-même et envers les autres se doit de rétablir la vérité. A défaut son silence lui vaut d’être complice des idées mensongères véhiculées par les Israéliens.

Les palestiniens vivent dans l’injustice quotidienne. Ils ont besoin de nous pour rétablir la vérité, pour prendre position avec eux dans leur combat, pour leur rendre les terres desquelles ils se font expulser au profit d’étrangers venus des quatre coins du monde squatter leurs terres. Alors comme on ne peut pas changer le monde, ayons au moins la décence chacun de notre côté de dire les vérités telles qu’elles sont en combattant les préjugés et les procès d’intention calomnieux. C’est la moindre des choses. La peur n’est que lâcheté et la lâcheté n’a jamais fait avancer le monde.
D’ailleurs le lobby médiatique consistant à censurer « la parole non juive » n’est pas prêt de s’en aller non plus, l’holocauste ou la menace de l’antisémitisme n’est qu’une manière comme une autre de justifier l’injustifiable et de défendre l’indéfendable. Ces gens la manient le mensonge et le détournement de situation en leur faveur.
Ayant en notre âme est conscience l’honnêteté de défendre la justice, et par pitié ne nous justifions pas pour cela, le slogan« NOUS NE SOMMES PAS COUPABLES DE L’HOLOCAUSTE » est ridicule, car tout le monde le sait et eux mieux que nous, n’entrons pas dans le jeu de ceux qui exploitent ce filon.
Ayant le courage de défendre nos idées, de les assumer et de chacun à son niveau combattre pour la justice et la vérité.


4.Posté par Virgile le 12/01/2009 19:44 | Alerter
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Ceux et celles qui ont la chance de se tenir informés et qui s'intéressent à l'Histoire des civilisation, triplés d'une bonne connaissance biblique (et des escroqueries tant talmudiqueS que catholiques), ne seront pas surpris par les propos de Jean Bricmont .

Alors pourquoi encore discuter avec cet Etat terroriste (bibliquement illégitime). La fameuse "Terre Promise" ne peut en aucun cas être une "terre conquise" et de terreurs, tant par ces ruses démoniaques, que par le feu et le sang versés par ces sionistes incroyants !
Ce qui est "promis", c'est une Ere de paix qui sera donnée par Dieu Seul, et surtout pas par ces talmudo-pharisiens, cupides et impitoyables, qui contrôlent le dollar et les médias (intox permanente).
L'Ecriture est simple pourtant :


1 Thes 2.15 "Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes"

Nous en sommes TOUS témoins. ils sont mauvais, arrogants, voleurs, menteurs, meurtriers, perfides, manipulateurs, etc. C'est une réalité historique, politique - planétaire !

Qui peut vivre avec un voisin pareil ???. C'est un cauchemar pour les Sémites voisins !
Si la Palestine souffre l'enfer des génocideaires fratricides juifs armés par les Saxons-US (et autres), c'est également tout l'Orient (après l'Afrique et actuellement l'Extrême-Orient, etc.), c'est bien à cause de leurs incurables psychopathes vouées à la cupidité et à la domination talmudique mondiale.
Le Talmud est réellement l'oeuvre du Diable, qui n'a pas grand chose à voir avec la Torah et encore moins avec l'Evangile d'Amour et de fraternité universel. (Lire le Ttalmud démasqué", disponible en ligne).

Médicalement, la seule manière d'éradiquer un cancer avancé reste la chimiothérapie doublée souvent d'une irradiation. A moins que le "corps de l'Humanité" en soit déjà métastasé, notamment devant le silence assourdissant et IMPARDONNABLE, de la Communauté Internationale sensée défendre les Lois et autres Droits de l'Homme.

Mais il semble, à lire les posts sionistes, que les Lois de Goyim, mêmes les plus humanitaires, ne s'appliquent pas à la race Elue des vipères talmudo-sionsites. (Alors pourquoi les garder au sein des Nations et de l'ONU ?).
Que des humanistes de raison de lèvent devant ce scandale inégalé et que des hommes de foi protestent et agissent VIGOUREUSEMENT, devant un tel dénie contre l'humanité et ces massacres hollywoodiens médiatisés sous intox. occidentale.
Shame on you.
Solidarité avec toutes ces âmes qui souffrent sous la férule diabolique des Fils du Diable (sic l'Evangile), de ces criminels de guerre et contre l'Humanité (sic quelques courageux diplomates).




5.Posté par Virgile le 12/01/2009 19:56 | Alerter
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Voici une info. importante à prendre en comte.

Voici ce que déclarait en 1947 Nahum Goldman, le fondateur du Congrès juif mondial :
“Les Juifs s’intéressent à la Palestine non pas pour des raisons religieuses ou parce qu’elle est mentionnée dans l’Ancien Testament, ni parce que dans la Mer Morte se trouvent des minerais et des métaux pour 5 milliards de dollars, ni même parce que le sol de la Palestine contient des réserves de pétrole 20 fois supérieures à celles des deux Amériques réunies, non, nous les Juifs nous nous intéressons à la Palestine parce qu’elle constitue un noeud de communication entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique et, de ce fait, elle possède une importance géostratégique capitale, bref, elle est un centre stratégique militaire pour la domination du monde.” - Nahum Goldmann, Président de l’Organisation Mondiale Sioniste lors du Congrès mondial du Sionisme en 1947.

6.Posté par Boycot 729 le 24/01/2009 19:43 | Alerter
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A celui qui a un coeur vivant

NOUS NE SOMMES PAS COUPABLES DE L’HOLOCAUSTE, pardon mais je ne suis pas d'accord avec ce slogan car cela renforcerait encore plus Israèl pour justifier son act criminel au nom de l'holocaust comme défense, car leur but est de nous faire croire qu'ils sont victimes de l'holaucost pour passer outre les lois internationales et écraser le monde je dis bien le monde, ils ont dû investir des millards de dollars pour semer cette idée avec en appui la nouvelles politiques d'antisemites et cela leur a pris des années pour aboutir à leur fin et aussi faire croire au monde qu'ils combattent le terrorisme pour aboutir à leur fin, mais ironie du sort, en 22 jours sous le regard de miliards de téléspectateurs, leur stratagème a échoué grâce aux esprits bienveillants si j'ose dire qui font tout le necessaire pour dévoiler la vérité, pétitions pour juger le gouvernement israélien, boycot, ect...

je vous conseille de lire des articles de Roger Garaudy ami du défunt l'bbé Pierre que vous trouverez sur le net

Boycot Isrèl = fin d'apartheid

Merci

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