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Témoignage (histoire complète) des huit frères blessés kidnappés à l'hopital militaire de San'a par un groupe armé houthi


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abouobeid
Vendredi 6 Décembre 2013

Témoignage (histoire complète) des huit frères blessés kidnappés à l'hopital militaire de San'a par un groupe armé houthi
السلام عليكم و رحمة الله و بركاته

Voici la traduction du témoignage complet des frères kidnappés puis retrouvés écrit par le frère Abû hamza muhammad As-Siwarî (source : http://aloloom.net/vb/showthread.php?t=21930)

Le crime abominable fait à l'encontre de nos huit frères bléssés (histoire complète)

الحمد لله رب العالمين والعاقبة للمتقين ولا عدوان إلا على الظالمين وصلى الله وسلم محمد الأمين وعلى آله وأصحابه إلى يوم الدين أما بعد

Et Allah dit Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu'ils l'aient mérité, se chargent d'une calomnie et d'un péché évident Sûratul ahzâb, ayâtu 58.


Dans ces puissants et nobles versets, s'est rendu criminel celui qui offense les croyants, et cet acteur s'est certes chargé d'une calomnie et d'un péché évident. Et parmi les plus grandes offenses, celle envers un blésé du sentier d'Allah et l'obligation envers eux est la compassion, la miséricorde, de les réconforter et de les honorer. Et l'offense envers un blésé est contraire à la charî'ah et aux bon sens.

Les gens ont certes entendu l'histoire de nos huit blessés enlevés, attaqués en plein jour et humiliés par des insultes alors qu'ils étaient à l'hôpital, atteints par une forte douleur due de la gravité de leurs blessures qui les fait souffrir nuit et jour.

Certes la tristesse a déchiré les gens de bons sens en voyant ce que subissent ces frères. Ceux qui étaient sous la protection du gouvernement depuis qu'ils sont sorti de Dammâj, jusqu'à qu'ils prennent l'avion à (l'aéroport) de Sa'dâh pour être ensuite transporté jusqu'à l’hôpital militaire de San'âa. Et il ne sont sortis uniquement parce qu'on leur avait promis la sécurité, la protection et les soins, donc ils sont sortis rassurés, soulagés et ne s'attendaient pas à être kidnappés à l’intérieur d'un hôpital, et pas n'importe quel hôpital, un hôpital militaire entouré et protégé de barrière de protections et autres dispositif de sureté.

Un des huit blessés m'a donc raconté l'histoire (complète) abominable.

Il dit : Est venu à 9heures du matin, hier, mercredi 24 de Muharram 1435 (soit mercredi 27 novembre 2013) un homme appelé Anwar Ad-dhabhânî avec à ses cotés un officier appelé Al kibsî, et avec eux vingt militaires habillés et visages masqués.
Puis Ad-Dhabhânî et Al kibsî dirent : vous sortez maintenant. Nous dîmes : pour aller où?. Ils dirent : cela ne vous concernent pas, préparez vos affaires. Nous dîmes : Nous ne sortirons pas tant que nous ne recevrons pas d'ordre d'une organisation compétente, ou du président ou de notre représentant le frère 'Alî al kibsî.

Puis ils ont voulu nous emmener quand même mais nous avons refuser. Et Ad-dhabhânî dit : ce n'est pas un bon comportement que vous avez. Puis il recommença et dit : Préparez vous pour sortir. Et nous avons encore une fois dit : Où est l'ordre stipulant notre sortie? Il alla chercher nos dossiers auprès de l'infirmière puis il dit : Vous êtes obligé de sortir. Nous dîmes : nous ne sortirons pas tant que l'ordre ne sera pas là, comme nous te l’avons déjà dit car nous ne te connaissons pas. Il (Anwar) dit : Vous n'êtes pas obligé de me connaître. Nous lui dîmes : Comment pouvez vous nous (huit) prendre sans ordre d'une délégation, ou d'une organisation compétente?

Puis lorsqu'il vit notre détermination à ne pas sortir, il poussa nos lits avec force vers le couloir en nous menaçant avec leurs armes, tout en les gardant fermement proche d'eux. Puis ils trainèrent de force les frères avec leurs mains jusqu'à ce que les frères blessés ressentirent la douleur.

Nous dîmes : Craignez Allah! qu'est ce qui vous arrive à nous prendre de la sorte? Nous sommes opprimés à Dammâj, et le houthi nous tire dessus et sur nos maisons et nos mosquées, nous sommes venu parce que le président nous a sorti (de la bas) pour nous garantir des soins, donc qu'est ce qu'il vous prend à vouloir nous sortir? Anwar répondit : Vous avez peu de comportement, et les houthis sont mieux que vous!!!

Puis ils sortirent les frères en les traînant avec eux, et nous firent descendre jusqu'au sous sol avec force et ce jusqu’à qu'ils nous firent sortir de l'immeuble. Et ils avaient préparaient à la sortie trois ambulances. Ils nous sortirent de l’hôpital puis nous emmenèrent vers un endroit où il y avait écrit "al bahth al janâ-i" et nous placèrent au premier étage derrière l'immeuble. ils nous fouillèrent quelques minutes et prirent tout ce qu'on avait et nous laissèrent sans argent.

On leur dire : Qu'est ce que nous avons fait? pourquoi vous nous avez pris et laissé ici? Ils nous dirent en nous menaçant : pas un mot.

Puis ils nous placèrent en prison, nous leur demandâmes des soins et des anti-douleurs, parce certains des frères étaient très mal en point. Mais ils refusent et nous laissèrent dans un endroit très froid avec quelques nattes sans couvertures, et nous étions sans soins. Et nous avions demandés a certains gardes de la prison d'aller nous chercher des anti douleurs en échange de notre argent mais ils refusèrent et nous donnèrent que de la nourriture que certains frères ne touchèrent pas. Et il y avait là bas une petite mosquée, nous leur demandâmes de nous y mettre et ils acceptèrent. Nous prîmes nos nattes et les déposâmes la bas mais nous n'avions pas de couvertures. On glorifiait Allah de nous avoir fait entrer dans cette mosquée, on pria avec des prisonniers les prières de Dhor, al 'asr et al maghrib et certains frères conseillèrent les prisonniers et les mottèrent en garde contre les houthis et al qâ-'idah. Et nous leurs avions rappelé Allah.


Nous sommes restés sur cela jusqu’à que le responsable de la prison vienne. Il nous dit : qu'est ce que vous voulez? Nous lui dîmes qu'est ce que vous, vous voulez, vous nous emprisonnez puis vous nous interrogez! Puis nous lui dîmes : qu'est ce que vous savez? Il dit : je sais que je suis dans la maison d'Allah et que vous êtes sous ma responsabilité, on vous a placé auprès de moi comme dépôt!!!

On lui dit que nous avions besoin que l'on change nos pansements, et avions besoin d'anti-douleurs. Il nous répéta qu'un médecin de l’hôpital policier allait venir avec cela. Nous lui avions demandé des couettes et des couvertures. Il répondit que le médecin allait venir avec cela. Et nous sommes restés dans cet état jusqu’à une heure du matin, et il faisait très froid et nous n'avions ni couvertures, ni soins, ni anti-douleurs.

Nous avions beaucoup invoqué Allah et savions que nos familles allaient nous perdre sauf si Allah en décidait autrement أرحم الراحمين

Puis vint un homme qu'on appelé Tawfîq, et dit : il y aura une libération pour vous. Nous avions donc attendu, et avions peur que derrière cette libération ne se cache un endroit pour nous encore pire que celui là (la prison).

Puis à une heure et quart du matin, on nous a sorti et indiqué un endroit qu'on avait traversé lorsqu'on est rentré (dans la prison). On nous a redonné certains biens qui nous appartenaient et perdu d'autres qu'on avait dans nos poches.

Puis nous sommes sortis, et deux voitures nous attendaient, on nous fîmes monter dans chaque voitures, quatre par quatre, et attendîmes une demi heure dans la voiture, nous étions fatigués du froid, et pire le conducteur nous avait laissé la climatisation.

Ensuite vint deux voitures avec à leurs bords des militaires pour nous emmenés mais nous ne savions pas vers où jusqu'à ce qu'on vit l’hôpital militaire devant nous vers deux heures du matin. Puis nous sommes montés au deuxième étage, et avions demandé des anti-douleurs à cause des fortes douleurs dues au froid, à nos blessures, à l'épuisement et la peur pour nos vies.

Nous sommes restés ainsi jusque avant Dhor de jeudi, et un homme est venu et nous a donné ce que l'on n'avait pas récupéré (des fouilles) et ils nous avaient pris nos portables. Puis il est parti avec nous vers cette mosquée, masjidu as-sunna de Saw'ân.

والحمد لله رب العالمين


Vendredi 6 Décembre 2013


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