Billet d'humeur

TRUMP organise un iftar pour honorer ses musulmans


L’article de France 24 ci-dessous ne nous veut pas du bien. A nous autres musulmans. Peu importe que certains croient ou pas en Dieu. A bien y réfléchir cela n’a pas grande importance ici. Tout le monde est qu’il le veuille ou non sur le même bateau.

C’est un peu comme ces convertis à la francité de la dernière heure qui s’imaginent non concernés, parce qu’ils ont des « papiers » ou bien parce que l’extrait de leur casier est vierge ou encore parce qu’ils disent bonjour tous les matins à leur boulangère et à la maîtresse de leurs gamins quand ils vont les chercher à l’école...

Ou bien encore qu’ils ne sont pas « arabes », même quand leur nom de famille dit le contraire... Enfin passons.

Quand on est... on le reste.

Inutile d’en débattre. Ils continueront à se regarder de profil dans leur miroir.

Ils n’ont pas compris que si les papiers donnaient une identité, cela se saurait depuis longtemps... Même s’ils débitaient toutes dates glorieuses de l’histoire de France à la queue leu leu comme dit la chanson, du baptême de Clovis, à celle de Marengo en passant par le sacre du roi à Amiens ou de l’Empereur à Reims en dérivant fidèlement les scènes des vitraux...

Demanderait-on à un bouseux du Cantal ou du plateau des « mille vaches » ce qu’il est advenu des Albigeois ou pourquoi Louis XIV a révoqué l’Edit de Nantes signé par son aïeul ?

Même si les « élites » françaises sont aujourd’hui plus au fait de l’histoire des Confédérés que de leur propre histoire, nos petits français, convertis de la dernière heure resteront ce qu’ils sont.

Crottés jusqu’aux oreilles. Même s’ils sentent la rose.

N’auraient-ils donc rien retenu des 132 ans de bonheur et de « bienfaits » que nos amis gaulois ont laissés chez nous ?

Et de grâce qu’on m’épargne les c... d’après 1962, avec les généraux (du sel et du poivre, de la banane et des cacahuètes), les cabinets noirs, la lutte des clans... Et alors ? Les profiteurs et les parasites tu les fous par la porte, ils rentrent par la fenêtre.

1962, ce n’était pas la fin. Ce n’était que le début de l’essentiel.

Regardons autour de nous. Et contemplons les paradis qui nous entourent, ici, là et ailleurs. Dernières dépêches : l’Argentine est ruinée. Plus d’un demi millions d’assassinats au Brésil ces 10 dernières années, l’Italie est aux aboies, 50% des enfants marocains sont dans la rues et crèvent la dalle (découvert ce soir dans l’émission « complément d’enquête sur la 2, après 22h40 pour ne pas se fâcher avec leur « ami » le roi). La Syrie, la Libye, l’Irak, le Yémen, l’Afghanistan, le Soudan, la Somalie, le Mali, le Kenya, le Zimbabwe, l’Egypte... Partout, c’est le monde de la joie et de la félicité...

Qui veut vendre un modèle ?

Revenons à Trump et à l’organisation d’un Iftar en l’honneur des musulmans de son pays.

On veut absolument nous persuader que ce président est un hypocrite qui déteste ce qu’il prétend honorer. Et que s’il le fait c’est pour faire plaisir aux Saoudiens qui ont acheté beaucoup et très cher des armes à ses industries militaires.

C’est peut-être vrai qu’il déteste les musulmans. Et alors ? Où est le problème ? Il y a tellement de pays où on nous dit qu’on les détestent que la liste n’en finirait pas : l’Inde, la Birmanie, Sri Lanka, Israël.... et une ribambelle de pays européens où toutes les « élites » médiatico-politiques font tout pour que les Européens en soient intimement persuadés.

Je doute que Trump déteste qui que ce soit.

Je dirai même que si c’était vrai cela nous rendrait un grand service. Si un pays venait à être dirigé par quelqu’un qui déteste un peuple, une religion, une « race »... sa durée de vie serait très limitée.

Trump aime ses intérêts. Pas ceux de son pays dont en réalité il s’en fiche. Trump participe d’un groupe d’intérêt qui parle au nom de l’Amérique et des Américains. Mais il agit d’abord au nom de ceux qui l’ont élu, c’est-à-dire ceux qui ont payé cher pour qu’il arrive à la Maison Blanche.

Le peuple américain est une victime de plus. D’ailleurs, il vote de moins en moins. Car il a compris qu’il n’est qu’un prétexte.

Trump n’est pas du tout l’homme dont nous parle les médias : un dingue égotique qui décide sans réfléchir, au coup par coup, « imprévisible » comme il aime à le répéter.

Cela est faux pour au moins deux raisons :

1.- Jamais il n’aurait accédé au pouvoir si cela était vrai
2.- La Maison Blanche ne peut péter, surtout en matière de politique étrangère, sans l’avis du Congrès et de tous les lobbys qui gravitent autour et qui représentent de très gros intérêts. Bien sûr, il y a la communauté juive.

Trump aime les juifs ? Ils les aiment peut-être. Mais cela est totalement secondaire et sans aucun intérêt pour notre propos.

Mais il ne l’aime pas plus qu’il ne déteste les musulmans.

L’ordre politique américain est sous influence sioniste parce qu’il est sous le contrôle de lobbys qui ont ce qu’il faut là où il faut. Tout le reste une mauvaise psychanalyse pour attardés mentaux et incultes politiques.

Et si les musulmans, les arabes, les kabyles ou les targuis sont relégués au derniers rangs des pays et (ethnies) respectés (tous confondus), c’est parce qu’ils ne sont dotés ou ne se sont pas dotés des leviers nécessaires pour se faire entendre et respecter.

POINT !

Et évidemment, ce n’est pas en larbirnant, et il y en a beaucoup qui excellent dans ce registre (à lire les commentaires et les échanges sur le net) qu’on serait mieux respectés.

L’Amérique a beaucoup abusé de sa puissance qu’un honnête homme ne saurait supporter. Toute son histoire est parsemée de crimes abominables.

Mais en Amérique, qu’on se le dise et qu’on s’en souviennent : on n’a jamais aimé les carpettes.

Djeha,
V. 08 juin 2018


Djeha
Samedi 9 Juin 2018

Avec son "fake iftar", Donald Trump "manque encore de respect aux musulmans"

France24, J. 07/06/2018

Donald Trump a organisé un iftar à la Maison Blanche mercredi, selon la tradition musulmane lors du ramadan. Un dîner qui est loin de faire oublier les nombreuses saillies anti-islam du président américain, jugent des experts.

Dans une rue du Queens, deux amis musulmans se détendent, mercredi 6 juin, sur des chaises installées à même le trottoir. Dans quelques heures, ils célébreront l’iftar, le repas quotidien pris pour rompre le jeûne durant le ramadan. Ce jour-là, Donald Trump en a fait de même. Le président américain a organisé pour la première fois un iftar à la Maison Blanche, en l’honneur de la communauté musulmane, se pliant à une tradition vieille de 20 ans qu'il avait négligée l'an passé.

"C’est une bonne chose que les gens connaissent notre religion", estime Sam (comme il souhaite se faire appeler), un Tunisien de 41 ans arrivé il y a deux décennies aux États-Unis. "Mais ce dîner ne veut pas dire grand chose : Donald Trump ne s’intéresse à personne d’autre qu’à lui-même. Il ne changera pas envers nous." À ses côtés, Ali Mahmoud, un Égyptien de 65 ans naturalisé américain qui a émigré en 1984, se veut, lui, plus optimiste : "Si, si, il change ! Au début de son mandat, il n’était vraiment pas correct avec les musulmans, mais maintenant il se rend compte qu’il n’est pas beaucoup apprécié. Je pense que l’amigo est en train de changer pour de bon".

Sur le papier, la rhétorique de Donald Trump a de fait évolué depuis l’année dernière. En 2017, à l’occasion du début du ramadan, la Maison Blanche avait rappelé l’engagement des États-Unis contre le terrorisme, dressant ainsi un parallèle douteux entre musulmans et terroristes. Cette année, en revanche, le gouvernement s’est fendu d’un communiqué qui vante "les richesses apportées par les musulmans à la vie religieuse américaine".

"Ce soir, nous honorons la tradition sacrée de l’une des grandes religions au monde", a déclaré Donald Trump mercredi lors du dîner, face à des diplomates et des membres de cabinet. Les représentants des organisations musulmanes étaient, eux, aux abonnés absents. Plusieurs d’entre elles ont affirmé ne pas avoir été conviées et n’avoir eu vent d’aucune invitation adressée à des représentants de leur communauté. La Maison Blanche n’a, de son côté, pas divulgué l’identité des invités. Une occasion ratée, selon des experts, d’apaiser les relations entre le président et cette communauté qu’il prend pour cible depuis deux ans.

"Les musulmans ne sont plus autour de la table"

Plusieurs organisations ont d’ailleurs appelé au boycott de ce repas et certaines ont manifesté durant la soirée devant la Maison Blanche. "Nous ne sommes plus autour de la table. On nous met à l’écart, on nous manque encore de respect, on continue de nous diminuer", assène l’imam Yahya Hendi, aumônier de la Georgetown University et président du groupe Clergy beyond borders ("Clergé sans frontières”).

Ce dernier avait été invité à l’iftar organisé par Barack Obama en 2009. Une tradition censée "rendre hommage à la communauté musulmane et à ce qu’elle a apporté aux États-Unis tout au long de l’histoire de ce pays", explique-t-il. Là, en l’occurrence, il s’agit d’un "fake iftar", enrage-t-il. "Trump essaie de prouver que les musulmans soutiennent sa politique. Mais nous n'avons que faire des photos officielles et des iftars à grands coups de marketing. Qu’il commence déjà par modifier la façon dont il parle de nous."

Ce n’est en effet pas en un repas que Donald Trump fera oublier ses diverses prises de position anti-islam, comme ce retweet d'une vidéo anti-musulmans d'un groupe d'extrême droite, et ses décrets migratoires visant les ressortissants de pays majoritairement musulmans. Ni, d’ailleurs, les positions défendues par son entourage. Récemment, son conseiller à la Sécurité nationale – John Bolton, proche d’un think tank conservateur – s’est doté d’un chef de cabinet ayant fait partie d’un groupe qui soutient que les musulmans s’apprêtent à prendre le contrôle des États-Unis.

"Business"

“Le président part de loin s'il veut s’attirer la sympathie des musulmans", commente David Mack, expert de politique américaine au sein du Middle East Institute. "En revanche, s’il s’agit d’améliorer ses relations avec certains pays étrangers, notamment ceux à majorité musulmane, cela pourrait fonctionner." La réputation des États-Unis au niveau international avait en effet été écornée après le non-respect, en 2017, de la tradition de l'iftar par le locataire de la Maison Blanche, précise le spécialiste.

Alors que les États-Unis ont signé, fin mars, un contrat d’un milliard de dollars avec l’Arabie saoudite – comprenant la vente de 6 700 missiles américains –, d’aucuns pointent l’influence de ce royaume sur la tenue du dîner.

"Cela ne me surprendrait pas que les Saoudiens aient demandé à ce qu’un iftar soit organisé et que Trump ait accepté", avance pour sa part Daniel Serwer, lui aussi spécialiste affilié au Middle East Institute. "Je pense que ce n’est que du business. Si Donald Trump voulait vraiment changer d’attitude envers les musulmans, il aurait bien d’autres choses concrètes à faire. Et cette administration reste quoi qu’il en soit très hostile envers cette communauté."

Un dîner pour gagner une bataille judiciaire

Pour d’autres encore, l’enjeu pourrait se trouver du côté des tribunaux, alors que le décret anti-immigration de Donald Trump, texte qui a été accusé de discriminations envers les musulmans, a été bloqué par des juges dans plusieurs États américains. La Cour suprême a cependant estimé que, même contesté, le texte pouvait être appliqué dans l'attente d'une décision définitive.

"En se prêtant à cet événement, Donald Trump essaie clairement de prouver qu’il n’est pas hostile aux musulmans et qu’il n’a aucun problème avec eux, analyse Maya Barry, directrice de l’organisation Arab American Institute. Cela me paraît évident qu’il cherche à contrer les arguments qui ont mené au blocage de son décret. Il peaufine sa défense."

Le verdict, attendu fin juin, de cette ultime bataille judiciaire sur le décret anti-immigration permettra ainsi de dire si cet iftar a été convaincant.



Samedi 9 Juin 2018


Commentaires

1.Posté par bob le 09/06/2018 20:56 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Comment peut on s’asseoir à sa table pendant un mois sacré ?

Nouveau commentaire :

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS


Publicité

Brèves



Commentaires