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TRUMP EN SYRIE: LA PARTIE DE POKER MENTEUR CONTINUE


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LA PARTIE DE POKER MENTEUR CONTINUE

Extraterritorialisation du droit US.

Les opérations militaires contre le « terrorisme », votées par le Congrès américain, autorisent une interprétation sans limite d’un droit de violence exercée sur un tiers, membre de la communauté internationale et de l’ONU. Seul le droit américain -qui fait fi du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité - s’octroie compétence pour juger de la validité de cette interprétation.

En Syrie, les Etats-Unis ont déplacé leurs pions. Retiré leurs pions kurdes du long de la frontière turco-syrienne et fait ainsi plaisir à leur indocile allié Erdogan qui n’a jamais cessé de l’être, allié, aussi indocile veut-il le laisser croire.

Le pion turc s’occupe à la place des Kurdes de la mission qui leur avait été dévolue.

Mais l’étau se resserre...

Poutine ne joue pas au poker, mais aux échecs.

Trump n’est pas imprévisible. Seulement bavard. Abrité derrière armée dont il ne semble pas douter de sa puissante.

« Je vous pourrirai la guerre » lançait jadis Goebbels aux Anglais et aux Français dont les soldats jouaient aux cartes à l’abri illusoire de la Ligne Maginot. La « drôle de guerre » ne fut pas drôle du tout, comme chacun l’a su.

Trump est, à sa manière, un Goebbels en herbe, Twitter en plus. Mais une cacahuète en guise de néocortex. Dans l’ombre les stratèges s’occupent de l’essentiel (se fichent complètement de savoir si ce sont les démocrates ou les républicains qui sont sur scène et laissent croire au bon peuple américain que leurs bulletins de votes servent à quelque chose), lui refilent sa partition et un micro.

Il s’ensuit que tout cela n’était que de la com’ destinée à tromper l’ennemi et à effrayer les «grenouilles » qui se prennent pour des « alliés ».

Washington ne quitte ni la Syrie, ni la région et les supplétifs demeurent des supplétifs.

Le porte-parole du Pentagone J. Hoffman ne s’en cache d’ailleurs pas : « Il s'agit donc (...) de permettre aux Kurdes et aux FDS de contrôler » le pétrole. L'objectif est « d'accorder aux Kurdes de la région, les forces FDS, une source de revenus et la possibilité de monter en puissance dans leur campagne militaire contre l'EI ».

Il ajoute avec un cynisme de canaille s’imaginant hors de portée des coups de pieds au c... (Comme naguère ses prédécesseurs au Viêt-Nam) : « Ce n'est pas une nouvelle mission ». « Tout le monde semble penser que ça a changé. Ce n'est pas le cas. »

Evidemment, il ne dit pas que tout le monde semblait le penser parce que ses copains ont tout pour le laisser croire.

Ce n’est pas par acte foi aveugle et immature, ni par dévotion sacrale naïve que Djeha ajoute : tout finira par être soldé et sou par sou payé.

V. 08 novembre 2019.


Djeha
Samedi 9 Novembre 2019

TRUMP EN SYRIE: LA PARTIE DE POKER MENTEUR CONTINUE
L'opération militaire en Syrie, une équation qui se complique pour Washington

AFP, V. 08/11/2019 à 17:23

L'équation se complique pour l'armée américaine en Syrie, où son opération militaire est désormais limitée à une zone réduite et plus difficile à défendre, centrée sur la "protection" de champs de pétrole qui appartiennent légalement à l'Etat syrien.

Dénonçant des "guerres sans fin", le président Donald Trump a annoncé le 6 octobre le retrait des 1.000 soldats américains déployés dans le nord-est de la Syrie pour lutter contre les jihadistes du groupe Etat islamique.

Mais un mois plus tard, les effectifs américains dans le pays sont quasiment les mêmes, les forces spéciales qui se sont parties du nord ayant été remplacées par des unités de blindés dans la région de Deir Ezzor (est), où se trouvent les principaux champs pétroliers syriens.

- Un retrait qui n'en est pas un -

Le retrait des zones frontalières de la Turquie "se poursuit", a assuré jeudi un responsable de l'état-major américain, le vice-amiral William Byrne, au cours d'une conférence de presse au Pentagone. "La plupart des équipements et des hommes se sont retirés de cette zone".

Les combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui se sont d'abord sentis trahis par les Etats-Unis, ont recommencé à coopérer avec les forces américaines, a assuré le vice-amiral Byrne. Le Pentagone continue à leur fournir des armes, a-t-il précisé.

Plus question de départ. "Nous sommes déterminés à rester dans la région", a déclaré un porte-parole du Pentagone, Jonathan Hoffman, au cours de la même conférence de presse. Il a précisé que les forces américaines resteraient dans le pays "aussi longtemps que nous le considérerons nécessaire".

Alors que M. Trump a affirmé que la mission des militaires américains était désormais de protéger les champs de pétrole, les responsables du Pentagone doivent se livrer à des contorsions sémantiques pour assurer qu'il s'agit toujours de contrer l'EI, la justification légale de l'intervention américaine sur un territoire étranger contre la volonté de son gouvernement.

"Je ne dirais pas que la mission est de sécuriser les champs de pétrole", a ainsi déclaré le vice-amiral Byrne. "La mission est de vaincre l'EI. Sécuriser les champs de pétrole est une tâche subordonnée à cette mission. Et l'objectif de cette tâche est d'empêcher l'EI de bénéficier de cette infrastructure pétrolière."

"Il s'agit donc d'empêcher l'EI d'y avoir accès et aussi de permettre aux Kurdes et aux FDS de contrôler" le pétrole, a ajouté M. Hoffman. L'objectif est "d'accorder aux Kurdes de la région, les forces FDS, une source de revenus et la possibilité de monter en puissance dans leur campagne militaire contre l'EI".

"Ce n'est pas une nouvelle mission", a-t-il assuré. "Tout le monde semble penser que ça a changé. Ce n'est pas le cas."

-Une mission dangereuse -

Alors que les forces américaines contrôlaient jusque là l'ensemble du territoire syrien situé à l'est de l'Euphrate, protégées par une couverture aérienne et par la frontière naturelle que représente le fleuve, la présence de forces russes, turques et syriennes dans le nord a ouvert un nouveau front, ce qui explique l'envoi de blindés.

"Il y a deux raisons. L'une est la mobilité: ils ont des roues et ils vont vite. L'autre est la protection de nos forces. Ils sont blindés", a expliqué le vice-amiral Byrne, précisant que le choix de ces unités était dû à "la menace".

Après les attentats du 11 septembre 2001, le Congrès américain a autorisé l'exécutif à mener des opérations militaires illimitées contre le terrorisme, et le Pentagone se base sur cette autorisation pour justifier légalement la prise de contrôle des champs de pétrole de la Syrie.

"Les Etats-Unis sont-ils en train de voler le pétrole?", a demandé un journaliste américain.

"Les Etats-Unis ne tirent aucun bénéfice de tout ceci. Les bénéfices reviennent aux FDS", a dû assurer M. Hoffman.



Vendredi 8 Novembre 2019


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