EUROPE

TROP D'EUROPE TUE L'EUROPE


Maitre René Ducret, juriste économique et économiste, inspirateur de réformes et conseil de certains Etats, revient sur le Brexit :

''La fameuse maxime du célèbre économiste Arthur Laffer « Trop d'impôt tue l'impôt » qui lui a inspiré sa fameuse courbe en forme de cloche en 1974, est ici transposable : Trop d'Europe tue l'Europe !


interview de Maître Ducret
Dimanche 3 Juillet 2016

TROP D'EUROPE TUE L'EUROPE
Lors d'un précédent référendum en 1975 les Anglais avaient voté pour le maintien dans l'Union. Et auraient voté à nouveau à une écrasante majorité pour la -même- Europe. Mais ils n'ont pas voté :

-Pour cette Europe à l'élargissement débridé tous azimuts : La Turquie c'est l'Orient, plus l'Europe.

-Pour cette Europe illogique qui n'est plus cohérente : L'Europe des 6 fondateurs l'était, avec un des PIB par habitant compables. On ne peut faire une libre circulation des travailleurs dans une Europe où quelques pays sont prisés pour leur protection sociale et leurs hauts salaires, et où d'autres ont un SMIC à 100 euros, incitant leurs ressortissants à venir proposer de remplacer des postes déjà pourvus pour bien moins cher. Côté prestations de services, les Anglais étaient relativement protégés par leur insularité et éloignement. Pas les entreprises de bâtiment des pays fondateurs (France, Belgique, Luxembourg, Hollande, Allemagne, Autriche) qui ne peuvent aucunement rivaliser avec des entreprises venues de pays de l'Est avec camions, matériel et employés, pour prendre leur chantiers. Idem pour les entreprises françaises frontalières de l'Espagne et d'italie.

-Pour cette Europe technocratique qui leur impose ses diktats, et contrarie leur souveraineté,

-Pour une Europe sociale, alors qu'ils avaient adhéré à une communauté économique.

Mais le Brexit aurait été encore plus catégorique si l'Angleterre avait opté pour l'Euro,
car la politique de la BCE suscite encore plus de rejet que celle de l'Union, comme je l'exposerai dans un prochain article.

Ces deux politiques, Union et BCE, seront les deux grands enjeux de la prochaine élection présidentielle en France, et de toute élection en Europe, les divers candidats comptant
récupérer à leur profit le double mécontentement national.

Puisse en attendant inspirer les dirigeants européens actuels qui devront en tirer les leçons et mettre un coup d'arrêt à une Europe, monétaire et sociale, qui avait pris une bien mauvaise direction, du moins impopulaire.


Dimanche 3 Juillet 2016


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