Billet d'humeur

TANGO AVEC UNE ÂME


Enterrer son amant sous les cendres d'un volcan


DR IDRISSI MY AHMED
Mardi 1 Mai 2018

Pour se souvenir des effluves de son feu ,

TANGO AVEC UNE ÂME


Enterrer son amant sous les cendres d'un volcan
Pour se souvenir des effluves de son feu ,
De son olympe et de ses dieux ?
.
Ou dans le jardin, sous la rocaille,
Parmi les scolopendres et les scorpions
Pour lui rappeler de son travail
Les affres et les tourments ?
.
Où là, là sur l'allée, parmi les décombres
Des nids et des branches des arbres
Brisés sous la trombe des éléments ?
.
Ou là, où un soir, il s'est enivré de musique
De tangos et de valses épicées d'espoirs
Aux parfums des tropiques de ton corps,
Mêlés au nectar de tes suçons ?
.
Au jardin, près des roses,
Un serpent aigri, ondule et sourit
Sur ce tronc aux cœurs enlacés,
Pour te rappeler promesses et câlins ?
.
La rosée fleurie de tes baisers humides,
La grasse de l'humus et des vers
Ceux chantés à ton oreille, femme,
Non des lombrics, de nos restes avides,
Et jamais de grands hommes rassasiés !
.
C'est un drap qui nage sur l'eau de la rivière
Le barrage a vomi ce qu'il a trop pris
De peur de noyer l'Algarve sous ses crues.
.
C'est une plume qui a cessé d'écrire
Et qui vole comme un débris de nuage
Au milieu de l'été, un sage est mort.
D'autres le suivent à la page,
Là, c'est un ministre, là du Roi le Conseiller !
.
C'est un duvet de rossignol ou de colombe
Qui vient sur ta douce paume se reposer.
Il tente d'écrire sur les lignes de ta main
Le digne et faste destin que tu espérais.
.
C'est un drap qui flotte près du rivage…
Ce sont des myriades de pétales de fleurs
On dirait un linceul qui vole au firmament.
.
Ce sont des papillons qui tremblent
Pour venir embaumer tes pieds…
Sens-tu des lèvres chaudes les sucer
Ou cet insecte en train de t'effleurer ?
.
Ombre chinoise derrière la moustiquaire.
Le bonheur se lit dans tes lunettes
Car je vois une perle sertie de diamants,
Te caresser la joue, en souvenir de l'amant.
.
C'est un regard de fée et de fêtes
Sous une pluie, de larmes faite,
Un acte de dévotion, de piété, de grâce,
Qui monte aux nues qui se déchirent
De chagrins et de rage.
.
C'est un lâcher de ballons, remplis de prières,
Qui voguent jusqu'au ciel pour attendrir
Dieu, sinon Ses anges qui les liront.
C'est la Bible et le Coran
L'Evangile et les Chants !
.
Ce sont ces milliers de gouttelettes ...
Les pleurs que tu lui as envoyés tombent
En pluies, sous les vents torrides des serments :
Tes airs, superbe Ève, dont il s'est épris !
.
C'est l'âme qui remonte au ciel, tout doux,
Pour chercher de nuit à repeupler tes songes
D'orages honteux et de rêves étranges.
.
C'est l'instant qui coule sur ton échine,
Entre les courbes de ton corps de féline,
Et ondule le long des plis pour te rappeler,
Ton furtif amant et ses mots obscènes.
.
Est-ce un démon qui, jailli des fumées,
Plonge sa queue dans ta chair
Pour ternir ton âme et l'enduire de suie ?
.
Non, c'est le spectre d'un fantôme
Qui revient chercher sa belle sirène
Pour la sortir de ses tourments
Et en faire en un soir sa reine
.
C'est la vague qui harcelle le rocher
Et qui frappe à perdre haleine
Les éléments de voluptés.
.
Devra-t-elle mourir pour joindre son amant ?
Ou se perdre dans les cauchemars du temps ?
Ce serait la fin de notre héroïne de roman !
.
Non, c'est le miracle des étoiles et des prières,
Des parfums, de l'amour et des slows,
Qui plaisent à Celui qui nous voit d'en haut !
.
Et comme il faut à mon poème, une exception,
L'amant renait. Un miracle de perfection !
Par la force de l'espoir et des bénédictions,
Ô femme sourit à l'Adam que tu aimes !


Mardi 1 Mai 2018


Commentaires

1.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 02/05/2018 22:06 | Alerter
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b[ TANGO POUR UN AVATAR


Un ange et sa lyre, aux plumes qui riment,
Du haut des nuages sourit aux éléments.
Je veux acheter cette fresque sublime,
Œuvre divine, destinée aux seuls rois !

Tableau vivant, qui parle et qui aime,
Qui chante et qui danse en riant.
Mais je n’ai ni force ni voix ni argent,
Pour te ravir et dire au régent
Harbach, sir bhalek, va-t-en !

Sans voix, qui puis-je élire comme sultan ?
Mon luth s’est éteint et mon violon
A cassé ses cordes depuis longtemps.
Mon corps étique et ma flûte livide
Ont perdu leur souffle d’antan.

Et le chef d’orchestre, rendu fou
Est parti comme un dément,
S’il ne se pend dans le fracas
De tes sillons en se lamentant.

Chœur de déesse aux charmes ardents
Ta jeunesse brille, Circée, de belles dents.
Tu changes en pourceaux les hommes
Qui te désirent et t’admirent,
Et en sirènes, les reines et leurs démons !

Tes joues de lumière embrasent le soleil
Tu défies le ciel de ton front étincelant.
Le croissant de lune s’étire et s’efface
Pâle devant la morgue de ton menton.

Méduse, quand tu secoues tes mèches,
Ton haleine aux parfums d’éden
Jaillit de tes boucles d’ébène
Et tu paralyses celui qui t’entend
Tuant d’envies folles le mâle qui te sent

De ton cou de marbre opalescent,
Des vagues de verdeur roulent sur les flancs
Du bateau ivre au mât vacillant.
Ô princesse sort tes voiles maintenant
Et vogue au loin en m’emportant !

Bercé par ta vue, je croule littéralement
Asphyxié dans le vertige des vagues
Qui déferlent et me hissent, ô misère,
Jusqu’aux courbes taboues du firmament.


Dans les vallées de ton Olympe d’airain
Tes dunes diaphanes, en torrents bouillonnants,
Ivres de rosées suaves et de givres salins,
Cascades d’ambroisie et de nectars
Inondent de sueurs les replis de tes reins.
Pour que me prives-tu de mes aliments ?

Ô privations, ô miracles, ô détresse des saints !
Mais qui donc est ton prince, Déesse,
Ou ton Cerbère pour m’ignorer autant ?

Tes divines ondées giclent en glissant
Sur le mont vénusien de tes printemps
Rien ne reste pour inspirer tes aèdes,
Tu as mangé tous tes amants !

L’âme et la vie, le bonheur et le temps,
Réaniment d’espoirs mes souvenirs de manant.
Enserrées de tabous ; tes méninges closes,
Exilent au néant mes fols entêtements.

Appendus à tes lèvres, lié au serment,
Attaché comme Ulysse à l’artimon,
J’espère le privilège de tes châtiments !

Ô cruelles épines serties de piquants,
Où sont les perles où sont les diamants ?

Roses en bouton, cactus ou asphodèles ?
Orchidées, tulipes, œillets, clivias,
Amaryllis, dahlias, Eve ou Zahra ?

Une fleur coupée ne saurait durer tant,
Quelle que soit l’élue déifiée qui la sent !

Mais tu n’es qu’une image de légende,
Un mirage pervers, osé et turbulent,
Bonne à te jouer du barde et de sa raison,
De ses bouquets fleuris et gluants sentiments.

Un jour mes vers te sortiront de la fiction.
De ton harem, de ton jeûne, de ton ramadan,
De l’écran obscur où zappe ton avatar d’aura.

Et je te donnerais ton esclave Bassou,
Comme illustre amant pour te délivrer
De la tombe cynique où tu te plais tant.


Dr Idrissi My Ahmed, 2010
]b

2.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 07/05/2018 00:51 | Alerter
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Bonjour, Je te laisse me suggérer une formule, une fusion de parfums et de couleurs initiatiques. Quelques notes de couleurs irisées extatiques qui élèvent l'âme et le corps sans les déchirer plus encore pour plus d'amour pour la vie, la terre et les gens

3.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 07/05/2018 00:53 | Alerter
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''Sur quelle musique chanterais-tu tes vers ?''

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