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Syrie : terre promise du jihadisme chiite ?


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L’armée loyaliste ne peut plus faire face seule aux multiples fronts et groupes rebelles présents en Syrie. L’ampleur des pertes, tués et blessés, subies durant les cinq dernières années a considérablement affaibli la puissance militaire de Damas.
Le rôle des chabihas et des Forces de Défense Nationale dans l’appareil sécuritaire loyaliste


cyprienorjubin
Vendredi 23 Décembre 2016

Freedom House, « Free Syrian Army rebels fighting against Assad militias on the outskirts of the northwestern city of Maraat al-Numan, Idlib – Syria », via Flickr, Creative Commons Attribution
Freedom House, « Free Syrian Army rebels fighting against Assad militias on the outskirts of the northwestern city of Maraat al-Numan, Idlib – Syria », via Flickr, Creative Commons Attribution
On estime que depuis le début du conflit, plus de 50 000 soldats syriens ont été tués[1]. Pour pallier ce manque crucial de recrues, le régime a multiplié la création de milices sur son sol. Dès 2012, Bachar el-Assad avait rappelé des milliers de réservistes pour consolider les rangs de l’armée régulière qui subissait des défections. En effet, dès le commencement du soulèvement populaire, de nombreux soldats ont rejoint les rangs de l’opposition et fondé les bases de l’Armée Syrienne Libre. Le régime avait donc fait appel à ses réserves citoyennes.

La majorité des appelés étaient des Alaouites originaires de la province de Lattaquié[2]. Nous pouvons souligner la volonté déjà prégnante du régime de créer un schisme religieux. Damas instrumentalise les minorités religieuses de Syrie contre des rebelles à majorité sunnites en jouant sur la peur du chaos. L’opposition est qualifiée de « mouvement terroriste » et accusée d’être manipulée par des puissances étrangères. Malgré cette manœuvre politique, un grand nombre de jeunes Alaouites ont refusé de rejoindre l’armée. Les effectifs volontaires sont quant à eux intégrés au sein du 416e bataillon des Forces Spéciales réputé pour sa fidélité envers le régime.

En 2012, le régime offre également un nouveau rôle aux chabihas, ses milices populaires attachées au clan Assad. Historiquement, ce sont des hommes de mains rattachés aux personnalités locales. Les hommes des chabihas sont liés aux petits trafics (racket, drogues, cigarettes) et exercent des activités mafieuses.

Lors des guerres civiles qui déchirent le Liban dans les années 70 et 80, cette petite pègre développe ses activités illégales[3]. Elle profite de la protection politique de Rifaat et Jamil el-Assad, les frères d’Hafez el-Assad. Les chabihas sont déjà utilisées par le régime dans les années 80 lorsqu’Hafez el-Assad luttait contre l’influence croissante des Frères Musulmans.

Les membres de ces bandes armées sont recrutés en majorité dans la jeunesse désœuvrée des villes mais également dans les petits villages de campagne touchés par le chômage. Les membres de cette milice constituent un « véritable prolétariat de la répression » selon la formule de Yassin al-Haj Saleh. À noter qu’il existe également des chabihas sunnites notamment dans la ville d’Alep qui auparavant contrôlaient le souk.

Lors du déclenchement des premières manifestations anti régime, Bachar el-Assad a armé des chabihas pour réprimer les opposants. La milice est dirigée par Faouaz et Munther el-Assad et terrorise impunément les populations soupçonnées de soutenir l’opposition. Dans un premier temps, les membres des chabihas sont équipés de couteaux, de bâtons et de quelques armes de poings puis face à la dégradation sécuritaire et le basculement du pays dans la guerre civile, leur arsenal s’étoffe. Les chabihas reçoivent des stocks d’armes légères et agissent en supplétifs de l’armée régulière. Elles ont notamment été d’un grand soutien lors des assauts sur Homs en 2013 et 2014.

Officiellement, le régime n’a aucun lien avec ces milices. Cela lui permet de se dédouaner de toute exaction commise par ces bandes armées[4]. Pourtant, leurs responsabilités dans plusieurs massacres sont attestées. Le carnage dans la ville de Houla le 25 mai 2012 est imputé au chabihas. Ces forces sont également désignées sous le nom de « Jaych al-Sha’bi » (l’Armée Populaire) et regroupent entre 60 000 et 100 000 combattants. Malgré les allégations du régime, leurs chefs sont en lien permanent avec des officiers syriens.

L’armée loyaliste a également procédé à une révision de sa doctrine militaire soviétique. L’état-major syrien a opté pour une décentralisation du commandement et laisse les commandants des chabihas prendre des initiatives locales. Sur le terrain, ces unités sont liées à la 4ème division blindée. Une unité d’élite commandée par Mahrer el-Assad, frère cadet de Bachar, en charge de la sécurité de Damas. En 2011, l’implication de Rami Makhlouf, homme d’affaire lié au régime, dans le financement de ces milices offre une preuve des liens entre le clan Assad et les milices[5].

Parallèlement, le régime syrien procède à un regroupement de milices populaires en créant les Forces de Défense Nationale (Quwat ad Difa’a al-Watani). Cette unité se compose en majorité de druzes, de chrétiens et d’Alaouites qui craignent les représailles des populations sunnites[6]. Cette sectorisation religieuse du conflit alimente les discours de haine et les stigmatisations. Les Forces de Défense Nationale (FDS), sont actuellement commandées par le général de brigade Hawach Mohammad. Elles compteraient environ 100 000 miliciens[7]. Le rôle de ces forces est avant tout de tenir le pays et d’assurer un maillage sécuritaire dans les zones sous contrôle du régime. Les FDS tiennent les check-points, établissent des patrouilles, assurent les lignes de ravitaillements de l’armée et renforcent les positions défensives lors des offensives rebelles. Elles sont également responsables d’exactions contre des civils. On leur impute notamment les massacres commis dans les villes d’al-Bayna et le quartier de Ras al-Nabaa à Banias le 2 et 3 mai 2013.

Les FDS n’ont pas vocation à se retrouver au cœur des combats et agissent avant tout en supplétifs de l’armée loyaliste[8]. Elles sont entraînées et encadrées par des conseillers militaires iraniens et des membres du Hezbollah libanais. Le soutien des unités étrangères permet actuellement à l’armée régulière syrienne de se restructurer et de garder, malgré l’ampleur des pertes, une cohérence et un potentiel militaire.

Les membres de ces forces reçoivent généralement un entraînement basique en Syrie. Ensuite, les groupes les plus expérimentés et composés des éléments les plus déterminés sont envoyés en Iran effectuer des stages de perfectionnements. La force Al-Quds, l’unité d’élite des Pasdarans iraniens, joue un rôle essentiel dans cette formation. Dirigée par l’emblématique général Qassem Suleimani, la force Al-Quds, est présente sur le front syrien depuis le début du conflit. Elle dispose d’un volet clandestin pour former ces milices populaires. Ses camps d’entraînements reçoivent également des membres du Hezbollah libanais et des milices chiites irakiennes.

L’implication de l’Iran dans la mise en place et le financement de ses milices est fondamentale. Fort de son expérience irakienne, Téhéran cherche à maîtriser le terrain syrien pour assurer le maintien du régime. L’apport des combattants chiites étrangers permet d’aborder le conflit avec un nouveau prisme. Celui d’un jihad chiite organisé méticuleusement et qui monte en puissance sur l’ensemble du « Syrak ». Aujourd’hui, si les dynamiques conflictuelles irakiennes et syriennes sont très largement différentes, on ne peut que souligner la porosité des fronts. Les combattants chiites sont aujourd’hui actifs de Nadjaf à Sayyida Zeinab et soulignent l’instrumentalisation du facteur religieux à des fins politiques.
Le rôle de l’Iran dans la recomposition militaire du conflit syrien : entre idéologie religieuse et pragmatisme politique.

L’Iran apporte depuis le début de la guerre civile une aide essentielle au maintien du régime syrien. Les deux pays entretiennent des relations stratégiques. La Syrie est un relais central de l’influence iranienne vers la Méditerranée orientale et le Liban majoritairement chiite. Les approvisionnements en armes du Hezbollah libanais transitent notamment par la Syrie. Cette alliance historique permet d’offrir à la République Islamique une profondeur stratégique au Moyen-Orient. La milice chiite permet ainsi à l’Iran de faire peser une menace directe sur Israël et depuis le début de la guerre civile, Téhéran a offert un soutien sans faille au clan Assad[9].

La chute du régime marquerait en effet un net recul de la dynamique d’influence iranienne dans la région. La réalité est qu’il n’existe pas « d’arc chiite » à proprement parler. Le Liban ne compte que 25 à 30 % de chiites et la Syrie environ 10% d’Alaouites. Nous pouvons davantage évoquer un « corridor stratégique » iranien qui cherche des débouchés de puissance de l’Océan Indien à la Méditerranée. Le discours officiel iranien parle quant à lui d’un « axe de la résistance ». Dirigé historiquement contre Israël, celui-ci trouve actuellement sa pertinence dans la rivalité saoudo-iranienne. On peut également souligner que dans un contexte d’ouverture diplomatique, le contrôle à terme de l’espace syrien peut offrir une route privilégiée d’exportation du gaz iranien vers l’Europe.

En Syrie, au commencement de la guerre, lors des premières manifestations, des experts iraniens avaient été détachés à Damas pour soutenir les forces de sécurité. L’expérience de la répression populaire en milieu urbain, acquise notamment lors du « mouvement vert » à Téhéran en 2009, a été mise à profit pour réprimer les mouvements civils. L’influence d’officiers du corps des Gardiens de la Révolution (Pasdaran) joue dans la montée en puissance des milices syriennes pro-régime. Le modèle des bassidji, ces milices paramilitaires populaires, socle de l’appareil sécuritaire iranien sert de référence. Le ministère du Renseignement et de la Sécurité iranien (VEVAK) a également joué un grand rôle dans la surveillance électronique de l’opposition et la formation de la police et des services syriens.

Nous pouvons souligner que parallèlement, en 2011, Téhéran cherchait encore à garder ouverts des canaux diplomatiques avec l’opposition. L’Iran envisageait une solution négociée pour résoudre la crise et souhaitait circonscrire les affrontements. Le clan Assad n’est pas fondamentalement le protégé des iraniens. Pour autant, Téhéran au même titre que Moscou ne souhaite pas d’un regime change sous initiative occidentale et perfusion financière saoudienne. L’Iran souhaite avant tout s’assurer la ligne politique du régime et le maintien de ses intérêts géopolitiques[10].

Devant la dégradation de la situation sécuritaire, l’aide de République Islamique s’intensifie progressivement. Dans un premier temps la montée en puissance des groupes rebelles syriens, soutenus par les Pays du Golfe et la Turquie pousse Téhéran à augmenter son aide financière et le nombre de ses conseillers. Puis, devant l’impossibilité d’imposer une issue négociée à la crise et constatant la radicalisation croissante de l’opposition, la République Islamique décide de s’impliquer plus frontalement sur le sol syrien. On estime aujourd’hui qu’environ 5 000 membres des forces iraniennes seraient présents en Syrie.

La présence iranienne se concrétise sur trois axes majeurs. Dans un premier temps, on observe une augmentation significative du nombre de cadres iraniens dépêchés en renfort pour appuyer l’armée syrienne. Officiellement le régime iranien ne parle que de « conseillers militaires » qui assurent la coopération entre les états-majors. Pourtant l’augmentation sensible des pertes met à mal la rhétorique de Téhéran. Plus de 300 soldats iraniens, dont 172 depuis septembre 2015, auraient été tués au combat en Syrie dont de nombreux officiers supérieurs[11]. Les chaînes de télévision iraniennes font régulièrement références aux « martyrs »[12] tombés pour défendre les lieux saints chiites.

Le mausolée de Zeinab, fille d’Ali et de Fatima, situé à Sayyida Zeinab en banlieue sud de Damas représente pour le régime iranien un symbole religieux essentiel. C’est un haut lieu de pèlerinage pour des centaines de milliers de chiites duodécimains, notamment lors de la célébration de l’Achoura. Le tombeau et ses faubourgs regroupent aujourd’hui de nombreuses familles d’origines irakienne et iranienne.

La ville est régulièrement ciblée par des groupes de l’opposition. Le dernier attentat commis le 31 janvier 2016 par Daesh, a causé la mort de plus de 70 personnes. Une des principales milices chiites qui défend le mausolée est la Liwa Abu al-Fadl al-Abbas. Cette organisation qui recrute de nombreux étrangers participe également à des affrontements dans le reste de la Syrie. Cette milice sous les ordres du cheikh Aws al-Khafaji est présente également sur le front irakien. Elle recrute largement, drainant vers elle des combattants chiites pakistanais et des Hazaras afghans. Ces derniers sont regroupés en Syrie dans la Liwa Fatemiyoun[13]. Déployée dans un premier temps autour du mausolée de Zeinab, cette milice participerait désormais à des combats dans le reste de la Syrie. L’Iran rémunérerait ces combattants à hauteur de 500 $ par mois.

Dernièrement, on peut souligner qu’il y a eu une évolution dans la composition des personnels militaire iraniens envoyés en Syrie. Aux hauts gradés assurant des rôles d’expertises et aux éléments de la force Al-Quds, ont succédé des sous-officiers et des militaires du rang issus des Pasdarans. L’arrivé de cette force conventionnelle souligne la détermination iranienne[14]. Ces forces ont été employées dans les offensives loyalistes de ces derniers mois dans la province d’Alep. En octobre 2015, 67 combattants iraniens sont officiellement morts en Syrie[15]. Cette implication croissante dans les combats s’effectue aux côtés des membres du Hezbollah libanais et des milices chiites irakiennes.

L’Iran, pour mettre en place des milices capables de peser militairement sur le conflit syrien, s’est largement inspiré de son expérience irakienne. Les liens entre Téhéran et les principaux mouvements insurrectionnels chiites irakiens construits durant l’occupation américaine, sont aujourd’hui mis à profit pour lutter contre l’expansion de Daesh et l’opposition sunnite. Suite à la prise de Mossoul pat l’Etat Islamique, l’ayatollah Ali Husaini al-Sistani, appelle au jihad le 13 juin 2014. Des milliers de combattants chiites rejoignent alors les milices et se mobilisent au sein de l’opération Al Labayka ya Hussein, en référence à l’imam Hussein, figure marquante du chiisme.

On compte actuellement une quarantaine de milices chiites irakiennes impliquées dans la lutte armée. Ces groupes sont particulièrement actifs dans la province de Diyala et dans les batailles de Tikrīt et de Ramadi. Leurs responsables jouent un rôle important dans la composition politique de l’Irak. Les brigades Badr, la milice Assaïb Ahl al-Haq et les bataillons Kata’ib Hezbollah irakiens ont entre autres, développé d’importantes compétences en matière de guérilla. Ces milices, très bien hiérarchisées et structurées, sont en première ligne dans les combats contre Daesh. Elles bénéficient d’un armement tactique moderne (snipers, lunettes de visions nocturnes, bombes magnétiques perforantes, munitions blindée, etc.) fourni par l’Iran. Les milices chiites disposent également des armements lourds de l’armée régulière irakienne pour appuyer leurs offensives. Les forces irakiennes entretiennent des liens étroits avec les membres des milices et combattent souvent côte à côte contre l’insurrection sunnite. Cette pénétration chiite, à tous les leviers de l’Etat, cristallise les tensions entre les communautés.

Actuellement engagées contre Daesh en Irak ces milices se posent également en fer de lance de l’armée loyaliste en Syrie. Ces forces ont été indispensables au régime pour lancer l’offensive qui vise à reprendre l’avantage dans les provinces d’Ibid et d’Alep. Ces milices ont déjà pris le pas sur l’armée régulière syrienne. Bachar al-Asad ne contrôle plus ces éléments qui sont pilotés par l’Iran et prennent de plus en plus d’autonomie dans leurs prises de décisions.

Le gouvernement syrien est confronté à une perte de souveraineté insidieuse devant lequel il est impuissant, puisque paradoxalement désarmé. Les milices chiites qui comprennent des dizaines de milliers de combattants, sont aujourd’hui des acteurs centraux dans la guerre civile. À la fois traduction des ambitions géopolitiques iraniennes et du sectarisme religieux qui polarise désormais la société syrienne, le jihadisme chiite et ses métastases s’imposent comme une menace durable pour ce qu’il restera de la République Arabe Syrienne.

[1] http://www.syriahr.com/en/?p=45095

[2] http://www.understandingwar.org/report/assad-regime

[3] http://abonnes.lemonde.fr/international/article/2012/08/06/les-chabihas-des-malfrats-reconvertis-dans-la-repression-politique_1742894_3210.html

[4] http://www.atlantico.fr/decryptage/syrie-mais-qui-sont-chabihas-ces-milices-pro-assad-au-role-trouble-fabrice-balanche-446933.html

[5] http://www.lorientlejour.com/article/860248/le-modus-operandi-des-chabiha-dassad-raconte-par-un-ancien-pro-regime.html

[6] http://www.cdef.terre.defense.gouv.fr/publications/cahier-du-retex/recherche/syrie-2011-2014

[7] http://www.brookings.edu/research/articles/2014/02/18-syrian-civil-war-lister-mccants

[8] http://www.lorientlejour.com/article/949941/radioscopie-du-sol-syrien-qui-combat-qui-et-ou.html

[9] http://www.lesclesdumoyenorient.com/Iran-Syrie-Liban-Etat-islamique-la-quadrature-du-cercle-deuxieme-partie

[10] http://orientxxi.info/magazine/les-fondements-de-la-politique-iranienne-en-syrie,1042

[11] https://blogs.mediapart.fr/henayat/blog/051215/les-pertes-iraniennes-en-syrie

[12] http://keyhani.blog.lemonde.fr/2015/10/27/le-nombre-de-militaires-iraniens-tues-en-syrie-est-en-nette-augmentation/

[13] http://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/view/irans-afghan-shiite-fighters-in-syria

[14] http://historicoblog3.blogspot.fr/2015/01/mourir-pour-assad-les-combattants.html

[15] http://www.atlantico.fr/pepites/dizaines-combattants-iraniens-seraient-morts-en-syrie-depuis-debut-2468662.html


Vendredi 23 Décembre 2016


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 23/12/2016 11:38 | Alerter
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Bien sur, quand on voit les sources de renseignement de cet article, on comprend mieux sa teneur.

Encore un article qui, cette fois-ci vise directement l'Iran afin de le discréditer. Si on précise, ce que l'article se
garde bien de dire, que l'objectif de l'oligarchie occidentale est de s'en prendre à l'Iran après la Syrie et l'Irak , on comprend mieux son objectif.

En effet, maintenant, il faut commencer la déstabilisation de grand pays. On commence par le discréditer, et prétendre que les milices chiites, œuvrent à la déstabilisation de la Syrie, ensuite on va dire que vraiment les dirigeants iraniens sont mauvais, puis on va parler d'une abominable dictature etc. La rhétorique identique à celle qui a prévalu contre l'Irak, la Yougoslavie, la Libye et la Syrie.

En fait, l'Iran ne fait qu'aider la Syrie contre cette sauvagerie, qui n'est absolument pas d'origine syrienne. La fameuse ASL n'était en rien une armée d'opposition composée de syriens. Ce fait est assez bien documenté pour qu'il soit utile d'insister.

Toujours on voit derrière cela se profiler l'Arabie saoudite et israël, les deux plus grands pourvoyeurs du terrorisme dans la région. Les états unis semblant avoir abandonné la partie depuis l'élection de Trump qui a clairement fait comprendre son désengagement de la région. L'avenir nous dira ce qu'il en sera.

Il y a quelque chose de vraiment répugnant chez ces gens qui refusent que la paix et la concorde puissent revenir dans la région. Il est vraiment temps que les cancers sioniste et wahhabite soient mis hors d'état de nuire. Ce sont les deux sources de la déstabilisation de toute la région et les principaux sponsors du terrorisme international.

Avec les états unis et leurs caniches européens ces pays sont essentiellement ceux par qui le chaos, et la misère s'étendent dans le monde. Mais il faudrait que les peuples se réveillent et voient où on veut les mener et rejettent massivement cette oligarchie et ses larbins politiciens. C'est faisable, mais encore fait-il en prendre conscience et avoir la volonté d'agir.

Pour se faire, la solution est d'informer sans cesse sur la vérité et de contrer systématiquement ce genre d'article mensongers. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle depuis la libération d'Alep, l'oligarchie multiplie les articles dans tous les médias pour essayer de noyer sous un flot de mensonges la vérité. Tantôt contre les dirigeants syriens, tantôt contre l'Iran et le Hezbollah ou tantôt contre Poutine et la Russie. Mais la vérité est implacable et fini toujours par ressortir.

2.Posté par Dabza le 23/12/2016 11:52 | Alerter
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Plus nous avançons dans le temps, nous commençons à voir clair la prophétie qui devient comme un puzzle qui se met en place sur la fin des temps qui est en train de se mettre en route vers une guerre mondiale....voyons ce qui se passe en Syrie c'est le maître du mal qui va prendre le pouvoir....pourquoi car lorsque Allàh décidera de nommer un guide des croyants des musulmans une cavalerie venant du Cham pour lui barrer le chemin alors Allàh interviendra en les engloutissant ......donc nous allons vers la fin des temps et la guerre de l'armaggedon..........quand je ne sais, mais le puzzle se complète .....

3.Posté par yukof le 23/12/2016 15:09 | Alerter
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faut quand meme avoir un sérieux problème psychologique pour nier l'évidence ... bien sur que sans les mercenaires chiites d'irak , Bachar aurait deja plongé ...
quand est-ce que les gens vont grandir dans leurs tete et accepter qu'un pays , eh bien c'est pas avec des bombes et du sang qu'on le soumet ? ça soutiens les pires crapules (poutine , Khameini , Bachar) en Syrie et ça calomnie les Syriens au seul tort qu'ils ne se laissent pas tuer par les miliciens chiites ...

en effet , la vérité finira toujours pas éclater ... n'en déplaise aux arrogants qui se sont deja prétendu savant de l'islam pour rendre non obligatoire le voile sur ce forum ;)

4.Posté par ATR le 23/12/2016 16:12 (depuis mobile) | Alerter
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@ Dépositaire

Qu''Allah (swt) te ressuscite au côté de ton bachar et de tes ayatollah. Logiquement, de ton point de vue (sectaire) connu de tous tu devrais prendre de ça comme un "compliment"...

5.Posté par Saber le 23/12/2016 18:48 | Alerter
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de nombreux soldats ont rejoint les rangs de l’opposition et fondé les bases de l’Armée Syrienne Libre

De soldats virtuels pour une victoire fictive.

6.Posté par lal le 24/12/2016 14:47 (depuis mobile) | Alerter
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Un dirigeant arabe qui s''oppose et à la domination et à l''arrogance des ennemis déclarés de l''ISLAM, est de facto un dictateur. Les Shiites luttent à ciel ouvert que contre l''oppression des ennemis des musulmans. L''IRAN n''a jamais agressé son voisin.

7.Posté par ATR le 24/12/2016 22:32 | Alerter
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@lal

Si vous parlez de bachar, 1) il n'est pas Musulman 2) Il lutte pour que sa tribu/secte reste au pouvoir et ne retourne pas dans les montagnes d'où les français l'avait sorti à la chute de l'Empire Ottoman. Si vous parlez de Saddam, le 1et à l'avoir trahi c'est son frère baassiste bachar...

Pour la deuxième partie de votre commentaire, bon déjà ça fait bien rire, qui a aidé l'Otan à envahir l'Irak et l'Afghanistan ? Qui co-gere avec les américains l'Irak posté Saddam ?Qui occupe directement ou via des milices sectaires chiite la Syrie ? Qui finance et arme le terrorisme à quelques kilomètres des lieux saints depuis le Yémen ? Qui envoye des pèlerins armés au Hadj ?Qui essaye de conquérir toute la région au nom de la doctrine du Wilayat al Faqi et avec l'appui des bombes chrétiennes, russes comme occidentales? Qui cherche à se doter de l'arme atomique? Qui fait du business avec le grand, le petit et le moyen satan ? Que fait le hozbollat avec des armes américaines en Syrie ?
Question bonus: Combien d'attentats de "daech ™" en Iran ou contre les intérêts Iraniens dans la région ? Vous pouvez chercher longtemps...

8.Posté par Saber le 25/12/2016 00:32 | Alerter
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Aucun dirigeant musulman n'est kleen vis à vis des préceptes de l'islam.

9.Posté par oh-daz le 25/12/2016 09:15 | Alerter
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..." qui a aidé l'Otan à envahir l'Irak ? "... la SAOUDIE & les EMIRATS ! ! ! ! !

10.Posté par oh-daz le 25/12/2016 09:21 | Alerter
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...." Aucun dirigeant musulman n'est kleen vis à vis des préceptes de l'islam."....
A tous les vont en guerre :
Est ce une raison pour mettre le monde musulman sens dessus dessous ?

11.Posté par oh-daz le 25/12/2016 09:28 | Alerter
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NON ! !
..." L''IRAN n''a jamais agressé son voisin. "Syrien.....que les haineux l'accepte ou pas, c'est une réalité...
ne sortons pas du sujet..

12.Posté par ATR le 25/12/2016 12:41 | Alerter
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Oh-daz

Si ce que tu dis était vrai le pays ne serait pas aux mains des milices d'Ali Sistani et Moktada Sadr...

13.Posté par oh-daz le 25/12/2016 18:55 | Alerter
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On parle de la Syrie, ATR.......on est bien d'accord, que l'Irak n'a plus d'Irakien que le nom...

14.Posté par Saber le 25/12/2016 20:20 | Alerter
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Est ce une raison pour mettre le monde musulman sens dessus dessous ?
Justement, non.

15.Posté par yukof le 25/12/2016 20:26 | Alerter
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@ oh-daz
l'Arabie Saoudite a donc aidé à la prise de l'Irak par les chiites Iraniens en faisant tomber Saddam le dernier obstacle ?

vous vous contredisez dans votre propre propagande ! :)

16.Posté par kOCEILAANTALAS le 26/12/2016 09:55 | Alerter
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Vous avez oublié de dire que l'empire a ses bases en Syrie chez les Assad ! Que les palestiniens expulsés de leur pays ont trouvé refuge chez leur frère du GOLF, que les mouvements de resistance palestiniens sont soutenus par leur frères du Golf, ils leur fournissent tous les moyens pour s'opposer à l'entité sioniste, ils s'opposent vigoureusement à cette entité et ne cherchent pas à liquider cette cause sacrée au contraire de ce que font les iraniens, Quand au materiel americain founi par les americains, il a été gracieusement fourni par l'armée du sud liban une fois aneantie par celui ci, Cherchez l'erreur?

17.Posté par ATR le 26/12/2016 11:47 | Alerter
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@ oh-daz

9.Posté par oh-daz le 25/12/2016 09:15 | Alerter

..." qui a aidé l'Otan à envahir l'Irak ? "... la SAOUDIE & les EMIRATS ! ! ! !

18.Posté par Aldamir le 26/12/2016 12:04 | Alerter
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la terre promise ou plutôt naturelle n'a qu'un seul nom et se trouve dans un seul lieu : La Palestine ancestrale de toute l'Humanité. C'est la direction que tous ceux qui veulent se battre doivent prendre et adopter dans leur lutte. Toute autre direction est factice et non valable.

19.Posté par RACHID le 26/12/2016 13:49 | Alerter
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la secte chiite pervers des ayatomollahs enturbannés n'a aucune chance de gagner la guerre contre les musulmans dans le monde, tout ce qu'elle fait retournera contre elle, le chiisme est la secte la plus dangereuse au monde, CHIISME ET LE SIONISME MEME BUT, SEMER LA HAINE, LE DESORDRE ET LA DÉCADENCE SUR TERRE

20.Posté par Aldamir le 26/12/2016 14:16 | Alerter
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La terre promise ou plutôt naturelle ne porte qu'un seul nom et se trouve dans un seul lieu : La Palestine pays ancestrale de toute l'Humanité. C'est la direction que tous ceux qui sous la bannière de jihadistes ou tout autre étiquette , veulent se battre doivent prendre et garder dans leur lutte. Toute autre direction est factice et non valable.

21.Posté par Lou le 26/12/2016 15:37 | Alerter
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Le sioniste Alexandre Adler avouant que leurs alliés sont les chiites et l’Iran.
LA VIDÉO = https://youtu.be/DWi1DfUQe14

22.Posté par oh-daz le 26/12/2016 22:58 | Alerter
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..."C'est la direction que tous ceux qui sous la bannière de jihadistes ou tout autre étiquette , veulent se battre doivent prendre et garder dans leur lutte......"
Lorsque la..........foi...est inscrite sur des bannières et que les coeurs sont vides...ça ira pas bien loin.

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