Sciences et croyances

Supraconducteur superfluide dans étoile à neutrons ?


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Stephen Smith
Lundi 7 Avril 2014

Supraconducteur superfluide dans étoile à neutrons ?

Restes d'une explosion de double couche, connue sous le nom de Cassiopeia A, avec rajout de l’illustration artistique d'une entité théorique appelée étoile à neutrons.
Crédit : Rayonnement X : NASA/CXC/UNAM/Ioffe/D. Page, P. Shternin et collègues. Optique : NASA/STScI. Illustration : NASA/CXC/M. Weiss.
Agrandissement.


Thunderbolts, Stephen Smith, 3 avril 2014


    Au lieu de chercher des explications exotiques, Cassiopeia A peut être mieux décrit en utilisant la physique des plasmas.


    Selon les astronomes de Chandra, l'observatoire du rayonnement X, les fameux « restes de la supernova » Cassiopeia A (ou Cas A) recèlent un étrange touriste dans l’étoile à neutrons qui est supposée résider à l’intérieur : une forme supraconductrice, connue sous le nom de superfluide.


    Tel que le propose leur théorie : Les étoiles à neutrons se forment lorsque de grandes étoiles vieillissantes épuisent leur réserve de combustible. Dès qu’une étoile ayant environ cinq fois la masse de notre Soleil accumule en son centre assez de « cendres » thermonucléaires faites d'éléments non fusibles, comme le fer, elle passe par une implosion catastrophique. Les réactions nucléaires ne pouvant plus être maintenues, l'étoile devient victime de son propre champ de gravité. La surface externe de l'étoile s'effondre vers l'intérieur à une vitesse formidable et rebondit sur le matériau dense du noyau. Les matériaux de l’étoile jaillissent alors vers l'extérieur dans une explosion de supernova, projetant ses couches externes dans l'espace, dégageant des rayons X, des rayons gamma, et de l'ultraviolet extrême.


    En fonction de la masse de l'étoile, la matière des reliquats de son noyau peuvent subsister sous la forme d’une ardente étoile naine blanche ou, si elle est suffisamment grande, le champ de gravité arrachera tous les électrons de leurs orbites atomiques et les comprimera dans le noyau sous la forme de neutrons. L'étoile deviendra ce que les astrophysiciens appellent une « étoile à neutrons », dotée d’une densité et d’une attraction gravitationnelle incroyable. On raconte souvent qu’une cuillère à café de substance d’étoile à neutrons a une masse inertielle se mesurant en milliards de tonnes. On pense qu’une étoile à neutrons se trouve au centre du nuage de la nébuleuse Cas A.


    Dans la photo du haut de la page, les diverses fréquences de rayons X sont indiquées en rouge, vert et bleu. Les rayons X étant invisibles, les couleurs sont arbitraires et sont soit affectées par un programme informatique, soit par l’intermédiaire d’un graphiste, dont le travail consiste à créer des images pour diffusion publique. Chose intéressante concernant la distribution des rayons X, ils englobent l'étoile centrale, et des vrilles de plasma sont interconnectées avec d'autres régions incandescentes.


    Dans un article précédant de notre série Picture of the Day, nous avions mis en avant le fait que l’explosion émettrice de rayons X de supernova, étaye la thèse selon laquelle les supernovae ne sont ni des événements cinétiques dues à l'implosion gravitationnelle, ni des rebonds, ni des ondes de choc. Au lieu de cela, elles sont de nature électrique, avec un comportement incalculable sur les bases simples de la mécanique newtonienne. Ils devraient plutôt appliquer la physique des plasmas et l'action des forces électrodynamiques pour dénouer leurs énigmes.


    En science, il existe un principe préconisant de commencer par l’élémentaire et, si la situation le justifie, de continuer ensuite par le plus compliqué. 2 + 2 = 4 ne nécessite pas d’équation algébrique pour être résolu. Si les préceptes fondamentaux de la théorie de l'Univers électrique – qui reposent sur les travaux bien établis, vérifiés par un Nobel, de chercheurs spécialistes de la physique des plasmas à haute énergie – offrent des réponses concises, reproductibles en laboratoire, à l'énigme des supernovae, alors nous soutenons que c'est le lieu le plus logique pour entamer l'exploration.


    Bien qu’à l'annonce de l'équipe de Chandra, les réponses de l’Univers électrique fournissent une explication à l’air sérieux, que concluent les chercheurs eux-mêmes ?


    Comme l’indique l'illustration artistique en haut de la page, ils concluent qu'une étoile à neutrons, une chose jamais observée au télescope, a une croûte (orange) et un noyau (rouge). Les températures dans le centre sont estimées à un milliard de degrés Celsius. Les rayons bleus, censés être des neutrinos s'échappant de l'étoile à neutrons, la font se refroidir, le centre formant ainsi un superfluide neutronique.


    Un chef de l'équipe de recherche, Peter Shternin de l'Institut Ioffe de Saint-Pétersbourg, en Russie, a déclaré : « Vu avec Chandra, le refroidissement rapide de l'étoile à neutrons de Cas A constitue la premier indice direct prouvant que le noyau de ces étoiles à neutrons sont, en fait, composés d'un superfluide supraconducteur. »


    Le reste du communiqué de presse contient ce qui apparaît être pure spéculation, mêlant des prédictions de modèles mathématiques et la façon dont se comportent les entités mathématiques du genre étoile à neutrons. Si la communauté astronomique n'était pas aussi sérieuse dans ses affirmations, nous serions serait tentés de penser qu'elle nous fait marcher.


    Le contraste entre la perspective de l'Univers électrique et celle du consensus scientifique peut être instructif :

    - Dans le cas de l'Univers électrique, il y a la simplicité, les preuves expérimentales, les illustrations mathématiques étayées par l’analyse de laboratoire. Bref, des explications accessibles facilement à pratiquement tout public.

    - Dans le cas consensuel, la réification mathématique ésotérique se place sur une scène créée à partir de modèles informatiques. Bref, les personnages jouent des rôles programmés à l’avance. Le concept d’étoile à neutrons est invérifiable expérimentalement.


    S'agissant d'étude du cosmos, l’adaptabilité à toute échelle des particularités électriques et physiques du plasma est cruciale. Les phénomènes ayant lieu dans l'espace sont reproductibles en laboratoire grâce à cette adaptabilité. Les effets gravitationnels n’ont pas cette adaptabilité en laboratoire. La force de gravité diminue avec le carré de la distance, là où l'attraction entre filaments électrifiées est linéaire et est jusqu'à 39 ordres de grandeur plus puissante. La gravité est de nature trop faible.


    Actionnant des algorithmes informatiques, la modélisation virtuelle a remplacé l'observation directe de plusieurs façons. Des modèles servent à favoriser l'existence d'encore plus de modèles. Des modèles sont utilisés pour construire d'autres modèles qui, à leur tour, servent à « confirmer » d'autres modèles. Faire de la physique implique d’enquêter sur la nature et les propriétés de la matière et de l'énergie. Au lieu de cela, l’astrophysicien se fait apprenti mathématicien.



Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2014/04/02/andromedas-mother-2/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



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Lundi 7 Avril 2014


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