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Solutions pour sortir de la crise alimentaire et réaliser davantage de justice sociale


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Mercredi 27 Janvier 2010

Solutions pour sortir de la crise alimentaire et réaliser davantage de justice sociale

Brochure richement illustrée à propos du Rapport sur l’agriculture mondiale

ef. «Sur le plan mondial il n’y a jamais eu autant de personnes affamées bien que les agriculteurs de par le monde entier pro­duisent plus de vivres que jamais. Selon les estimations de la FAO plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim et deux milliards de malnutrition, due soit à un manque, soit à un surplus de nourriture. Ces chiffres ont tendance à augmenter. La population mondiale atteindra quelque neuf milliards, dans les décennies à venir. Pendant ce temps, des changements climatiques de par le monde mettront l’agriculture devant des défis immenses. L’eau propre, les sols fertiles et la variété des espèces sauvages et cultivées de notre pla­nète sont menacés par certaines formes d’agriculture. Presque 40% de toutes les émissions de gaz à effet de serre sont causées directement ou indirectement par la forme actuelle de production agricole et alimentaire, par le mode de transformation, le transport, la consommation et le recyclage des aliments. L’agriculture est la base de l’existence de quelque 2,6 milliards de personnes, c’est le secteur le plus créateur d’emploi de par le monde et le facteur décisif de l’économie de bien des pays en voie de développement.» C’est ainsi que commence la brochure «Wege aus der Hungerkrise – Die Erkenntnisse des Weltagrarberichtes und seine Vorschläge für eine Landwirtschaft von morgen» [Des chemins à suivre pour sortir de la crise alimentaire – les résultats du Rapport sur l’agriculture mondiale et ses propositions pour une agriculture de demain].
Pour rendre accessibles les résultats du Rapport sur l’agriculture mondiale à un public plus large, Benedict Haerlin (membre du conseil de surveillance d’IAASTD, International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for development) et Tanja Busse viennent de publier, pour la première fois en allemand, un résumé de 40 pages de ce rapport. Il s’agit d’une brochure informative, soigneusement rédigée et peu coûteuse qui contient les résultats et messages clés du Rapport sur l’agriculture mondiale 2008 de l’IAASTD. Elle a été publiée par les fondations allemandes «Zukunftsstiftung Landwirtschaft» et «Stiftung Eine Welt – Eine Zukunft». Elle montre des résultats et des propositions importants pour surmonter la crise alimentaire et éradiquer la faim.
On y traite des sujets tels que «La faim dans l’abondance», «Les aliments et les produits qui rendent malade», «L’agriculture fermière et industrielle», «Le marché mondial et la souveraineté alimentaire», «L’eau», «Le climat et l’énergie», «Que faire?»
La brochure qui est très systématique et bien rédigée est riche en infographies, cartes géographiques et images. C’est une base importante du travail dans les familles, les écoles et dans la politique.
Parallèlement les auteurs viennent de monter un site internet (www.agrarbericht.de) où l’on trouve des informations fondamentales et actuelles concernant le Rapport sur l’agriculture mondial. Le site est considéré comme forum qui invite à participer au débat.    •



La souveraineté alimentaire

«La souveraineté alimentaire, le droit et la possibilité de s’approvisionner soi-même et ses propres communes et communautés d’assez de nourriture saine de manière autodéterminée, c’est pour la grande majorité de ceux qui sont affamés aujourd’hui la démarche décisive pour sortir de la trappe de la pauvreté vers un développement économique et écologique durable. L’autosuffisance et la responsabilité personnelle représentent également le bon modèle pour l’Europe dont la surconsommation est un fardeau pour le monde entier. La viande bon marché et l’agrocarburant en provenance de monocultures pour lesquelles on détruit les forêts plu­viales et l’exportation subventionnée d’aliments à prix cassés souvent produits avec des matières premières importées, sont l’avers et le revers de la même médaille. Tous les deux violent la souveraineté alimentaire des pays du tiers-monde grâce à la réglementation de l’OMC, et empêchent le développement d’une agriculture durable.
La souveraineté alimentaire, c’est finalement aussi un bon modèle pour notre propre alimentation. Savoir ce que nous mangeons, et par qui nos aliments sont produits, c’est la base de relations équitables entre les consommateurs et les producteurs et de toute nourriture bonne et saine. La recette de base est simple: des produits non transformés, variés, avant tout végétaux, régionaux, écologiquement et équitablement fabriqués et, autant que possible apprêtés par soi-même et savourés en paix. La reconquête à petits pas et sans acharnement de la souveraineté alimentaire personnelle indépendante des multinationales alimentaires, de la publicité, des experts dans le domaine de l’alimentation, des listes d’additifs et des prix cassés fait partie des démarches les plus efficaces et agréables en route vers la durabilité. Y mettre une proportion un peu plus grande de notre revenu est payant à bien des égards, et cela aide en plus à baisser notre quota de déchets.»

Source: www.weltagrarbericht.de
(Traduction Horizons et débats)

«Continuer comme avant n’est pas une option»

«L’agriculture est aussi de nos jours la source de revenu la plus importante et la branche économique la plus grande du monde. Malgré cela, les gouvernements, les institutions internationales, la recherche agricole officielle ont considéré durant des décennies les milliards de petits paysans, les cultivateurs de subsistance, les bergers, les pêcheurs, et les indigènes qui cultivent souvent sur de toutes petites parcelles la plus grande partie des aliments, comme des «modèles rétrogrades» d’une économie préindustrielle. L’injection d’énormes fonds publics pour subventionner directement ou indirectement certains produits agricoles, des producteurs, des formes de production ou des exportations, une pratique favorisée surtout par les pays industrialisés, influence profondément les coûts de la production et les prix des produits agricoles sur le plan mondial. L’agriculture industrielle exploite les ressources naturelles de notre planète d’une manière ni raisonnable ni durable. La stratégie fondamentale qui consiste à remplacer le travail humain par les grosses machines agricoles et l’agrochimie, qui consomment de grandes quantités d’énergie fossile, conduit à une impasse en ces temps de changement climatique et de raréfaction des réserves pétrolières. Elle exige d’énormes quantités de pesticides et d’engrais chimique et consomme environ 70% du total de nos prélèvements d’eau douce.
Malgré la surproduction, le modèle industriel de l’agriculture mondialisée est incapable de satisfaire le besoin fondamental des milliards d’êtres humains à qui il faut une nourriture suffisante et équilibrée. ‹Continuer comme avant n’est pas une option› est le message central du Rapport sur l’agriculture mondiale. Le nouveau paradigme de l’agriculture du XXIe siècle est le suivant: les structures de la petite paysannerie sont les garants les plus importants et l’espoir le plus grand pour un approvisionnement alimentaire écologique et durable des 9 milliards d’êtres humains futurs. Le Rapport sur l’agriculture mondiale considère les investissements dans la production de la petite paysannerie comme la chose la plus urgente et le moyen le plus sûr et le plus prometteur pour combattre la faim et minimiser en même temps les effets écologiques nuisibles de l’agriculture.»

Source: www.weltagrarbericht.de
(Traduction Horizons et débats)



Mercredi 27 Janvier 2010


Commentaires

1.Posté par plumagil le 27/01/2010 17:34 | Alerter
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Le tour de piste est bouclé...
Il va obligatoirement falloir revenir à des fondamentaux:
- agriculture bio, diversifié et extensive
- petites exploitations familiales à taille humaine
- production locale et consommation locale
- consommation de produits de saison
- etc,etc...

2.Posté par la truie qui file le 28/01/2010 12:07 | Alerter
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en attendant de pouvoir cultiver la terre qui est accaparée par la safer en hexagone et par des grands propriétaire partout dans le monde il reste l'hydroponique sur les toits
http://rooftopgardens.ca/fr

bonne recolte

3.Posté par antiempire le 30/01/2010 00:30 | Alerter
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oui mais je ne fais pas confiance a la fao parceke lonu a ete creee par les rockefeller afin de defendre lhegemonie us apres la ww2. de plus kissinger a dit ke les us devaient controler lalimentation pour controler la population mondiale et ainsi realiser un genocide a lechelle de la planete. kissinger a comme zbigniew bzezinski ou samuel huntington travaille pour la fondation rockefeller. fondation ki soutient... les cartels agroalimentaires us et les fabricants dogm. or les banks de nyc controlent les prix alimentaires par le biais de la speculation. en gros les us defendent leurs interets prives ce ki signifie kune famine ou des epidemies nentraveront pas le NOM! au contraire lelimination de la plupart des gens de la planete est un objectif et pur ce faire on diffuse des strategies antideveloppement et antihumaines tellles ke le controle des naissances, nouvel avatar des eugenistes anglo saxons et allemands. la famine est une conspiration menee par les mondialistes.

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