RELIGIONS ET CROYANCES

Sermon : s’entraider


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Vendredi 29 Novembre 2013

 Islam, religion de miséricorde

 
Le musulman ne vit pas en n’étant préoccupé que de sa seule personne et en s’écartant des hommes et de la vie. Il est au contraire un individu engagé qui apporte son aide à ses prochains et contribue à un monde meilleur, où règne la sécurité et la paix, parce qu’il comprend le sens de l’humanité, et sait parfaitement qu’il a des responsabilités vis-à-vis de ses frères dans la société où il vit.
 

Dieu dit dans le Coran : « Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. » (Coran, 5, 2)
 
Il sait que l’existence de la société musulmane dans laquelle il vit repose sur le fait que ses membres forment un seul corps, qu’ils se soutiennent pour affronter la vie et s’entraident pour porter ses fardeaux, surmonter ses crises et progresser.
C’est pour cette raison que l’Islam a fait des musulmans un seul corps, ayant les mêmes sentiments, et se soutenant dans un même élan.
 
Dieu – Exalté soit-Il – dit dans le Coran : « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres.» (Coran, 9, 72) Il dit aussi : « Les croyants ne sont que des frères. » (Coran, 49, 10)
 
C’est pourquoi les musulmans sont associés dans tout ce qu’ils sont amenés à subir. Ils ne se divisent pas. Ils ne s’isolent pas. Ils ne se séparent pas. Comme nous l’a dit notre Prophète (Dieu le couvre de Sa paix et de Sa miséricorde) : «  Le croyant est pour le croyant telle une construction dont les éléments se soutiennent. » (Al-Bukhârî, Muslim)
Cette image rend compte d’une réalité : le lien qui unit les croyants est extrêmement ferme, si bien qu’ils sont totalement solidaires les uns des autres. Aucun parmi eux n’admet de voir son frère abandonné. Il ne se réjouit en aucune façon de ce qui peut lui faire du mal. Bien au contraire ! Il n’accepte pour son frère que ce qu’il accepte pour lui-même. C’est en ce sens que le Messager de Dieu s’exprimait en affirmant : «  Il en est des croyants dans la tendresse, la miséricorde et la bonté qu’ils se portent mutuellement comme d’un seul corps. Si l’un de ses membres se plaint, tout le reste du corps se mobilise en état de veille et de fièvre. » (Muslim)
 
Cela constitue la forme la plus élevée des liens et de l’entraide que l’on puisse concevoir dans n’importe quelle société humaine. Plus encore, c’est le niveau le plus exemplaire que puisse atteindre l’humanité, dans le sens de la solidarité. Or, cela est donné au musulman par le moyen de sa foi, et sur le fondement de la fraternité.
 
Pour toutes ces raisons, le musulman se doit, quand il a admis la nature de cette relation, de faire tout son possible pour aider son prochain. Il sait que c’est là une question de foi, à propos de laquelle il lui sera demandé des comptes. Il est dépositaire de cette responsabilité qu’il doit assumer, alors qu’il a devant lui les paroles du Messager de Dieu :
 
« Le musulman est le frère du musulman.
Il n’est pas injuste envers lui et il ne le livre pas.
Celui qui agit pour répondre au besoin de son frère, Dieu répond à son besoin.
Celui qui délivre un musulman d’une affliction en ce monde, Dieu le délivrera par elle d’une affliction au Jour de la résurrection.
Celui qui couvre un musulman, Dieu le couvrira au Jour de la résurrection. » (Al-Bukhârî)
 
Il trouve ainsi, mes frères et sœurs en Islam, le repos de son âme dans le fait de délivrer son prochain de son affliction, d’alléger sa peine, de résoudre ses problèmes.
Il sait qu’il agit en cela pour lui-même, se préparant pour le Jour des comptes, afin que son propre fardeau lui soit alors allégé.
 
Quant à l’action qui consiste à protéger la pudeur de ceux qui sont dans le besoin, afin qu’ils ne s’exposent pas avec honte, elle représente un summum de notre humanité, que le musulman atteint lorsqu’il a pris l’habitude de s’engager à faire le bien et à se montrer généreux, aidant son entourage et propageant la miséricorde entre les hommes.
Il sait que son engagement pour le bien des autres constitue la pierre de touche de sa foi, et le révélateur de sa sincérité. C’est le critère de vérité qui ne souffre aucun démenti, quand il est fondé sur la foi et émane d’elle. Dieu dit dans le Coran : « Or il ne s’est pas engagé sur la voie difficile. Et qu’est-ce qui pourrait te faire connaître ce qu’est la voie difficile ? C’est délier un joug, ou nourrir en un jour de famine un orphelin proche parent, ou un pauvre dans la misère. Être, en outre, de ceux qui ont cru et se sont recommandé mutuellement la patience, et se sont recommandé mutuellement la miséricorde. Ceux-là sont les gens de la droite. » (Coran, 90, 11-18)
 
Quant à ceux qui ne se préoccupent que des actes du rituels, ou que de faire étalage de leur piété, tout en se montrant avare de l’aide qu’ils pourraient apporter, ou en privant les gens du bien qu’ils pourraient recevoir, de telles attitudes révèlent la faiblesse de leur foi, le mensonge de leurs prétentions, et l’égarement dans l’orientation suivie. Sont conduits à leur perte ceux qui agissent de la sorte. Dieu dit : « Malheur donc à ceux qui prient ! Ceux qui sont distraits de leur prière. Ceux  qui agissent par ostentation. Et qui refusent toute aide (à leurs prochains). » (Coran, 107, 4-7)
 
Nous demandons à Allah de renforcer notre piété, d’accroître notre foi, et de raffermir les liens de notre fraternité. Nous lui demandons de faire partie de ceux qui aident leurs semblables dans la difficulté et le besoin.
Allâhumma âmîn !
Sermon : s’entraider

« Ô frères ! Soyez comme les arbres à qui  les hommes lancent des pierres, et qui leur donnent en retour les meilleurs fruits. »




Hassan al-Banna

Le musulman se doit de s’orienter sur le chemin de la miséricorde, chemin voulu par Dieu pour Ses serviteurs. Répandre la miséricorde est l’une des grandes responsabilités qui incombent aux hommes de foi.

Le cœur du vrai croyant s’adoucit devant la souffrance des gens, et il déploie tous ses efforts pour l’alléger. Il n’est jamais sourd à l’appel du faible, du pauvre et de celui qui est dans le besoin. Comme le dit le Messager de Dieu (que Dieu le couvre de Sa miséricorde) : « Ceux qui sont miséricordieux, Dieu – Exalté soit-Il – leur fait miséricorde. Faites miséricorde à qui est sur terre, vous fera miséricorde qui est au ciel. » (Abû Dâwûd, at-Tirmidhî)
Quant à celui dont le cœur est dur et fermé, qui ne se montre pas clément vis-à-vis des gens, et qui ne leur tend pas la main pour leur venir en aide, celui-là est écarté de la miséricorde de Dieu, éloigné de Sa clémence.
Le Prophète a dit : «  Dieu ne fait pas miséricorde à qui ne fait pas miséricorde aux gens. » (Al-Bukhârî, Muslim, at-Tirmidhî)
 
Le Messager de Dieu a dit la vérité, quand il a dit : « La miséricorde n’est retirée que du malheureux. » (Abû Dâwûd, at-Tirmidhî)
 
Le musulman apporte son aide au cercle des gens qui l’entourent, les plus proches et les plus éloignés. Il accorde toutefois un avantage à ceux que Dieu a désigné comme étant les personnes prioritaires. Ce sont d’abord ses parents et ceux à qui il est lié par les liens du sang. Ceux-là sont les plus proches, et c’est vis-à-vis d’eux que notre devoir est le plus grand. Comme Dieu le dit dans le Coran : « Et donne au proche parent ce qui lui est dû, ainsi qu’au pauvre et au voyageur démuni. Et ne gaspille pas indûment. » (Coran, 17, 26)
 
Le fait de respecter et d’honorer le lien de parenté constitue l’une des actions qui rapprochent le plus l’être humain de son Créateur, et dont il retire des avantages en ce monde et dans l’au-delà. Le Prophète a dit : « Celui qui serait heureux que sa subsistance lui soit donnée en abondance et que l’heure de son trépas soit retardée, qu’il préserve ses liens de parenté. » (Al-Bukhârî)
 
Un homme interrogea le Messager de Dieu  : « Ô Messager de Dieu, indique-moi une action qui me fera entrer au Paradis. » Il répondit : « Tu adores Dieu sans rien Lui associer. Tu accomplis la prière et tu t’acquittes de l’aumône légale (zakât). Et tu préserves tes liens de parenté. » (Al-Bukhârî)
 
De la même façon, nos voisins ont des droits qui sont confirmés, et que le musulman doit respecter. Il convient qu’il se montre bienfaisant vis-à-vis de son voisin et qu’il lui épargne tout désagrément ou toute nuisance. Il doit lui porter secours dans la difficulté ou s’il est victime d’une injustice. Le Coran nous recommande d’être bienfaisants envers « le proche voisin et le voisin lointain. » (Coran, 4, 36) Notre Prophète  a confirmé le droit du voisin et nous a rendus attentifs au respect qui lui est dû. Il a dit : « (L’Ange) Gabriel n’a pas cessé de me recommander le voisin, au point que j’ai pensé qu’il en ferait un héritier. » (Al-Bukhârî, Muslim)
 
Avec tout cela, le musulman authentique est celui qui jette sur l’ensemble des manifestations de la vie un regard de bonté et de miséricorde. Il porte en son âme une perception profonde du sens de l’humanité, qui ne fait aucune distinction entre l’homme et l’homme, et qui va même jusqu’à considérer que cet amour s’étend au règne animal et à la création dans son ensemble.
 
La foi, en vérité, est une source de bonté et de charité qui ne tarit pas. Par elle, la vie trouve son accomplissement, et l’humanité connaît son redressement, en tout temps et tout lieu.
 
Mes frères et sœurs en Islam,
 
Nous voulons changer les préjugés qui empoisonnent nos relations et font que l’Islam est perçu par beaucoup comme une religion qui engendre la discorde et la violence.
 
Ceux qui subissent les violences un peu partout dans le monde, ce sont en vérité les musulmans. En Palestine, en Syrie, en Egypte, en Birmanie, en Chine, en Asie centrale et dans d’autres contrées, ils sont livrés à des armées qui ne respectent ni la vie, ni la dignité humaine.
 
Partout règne la confusion, nourrie par les médias dominés par les lobbies sionistes. Les loups veulent se faire passer pour des agneaux, et ils veulent que les agneaux soient considérés comme des loups.
 
Mais nous n’allons pas nous laisser faire, face à cette propagande qui ne peut satisfaire que les hommes bornés de l’extrême droite, ou de toute autre tendance qui a vendu son âme à la bêtise.
 
Nous allons nous efforcer, quant à nous, de répandre le Message de la miséricorde, qui s’adresse à toutes et à tous.
 
Nous allons, comme le disait l’imam Hassan al-Bannâ – que Dieu lui fasse miséricorde – « combattre les hommes au moyen de l’amour. » Nous n’oublierons pas ce  précieux conseil qu’il donnait aux Frères musulmans :
 
« Ô frères ! Soyez comme les arbres à qui  les hommes lancent des pierres, et qui leur donnent en retour les meilleurs fruits. »
 
Nous demandons à Allah de guider nos cœurs et nos pas sur les chemins de la miséricorde et de l’amour.
 
Allâhumma âmîn !

http://haniramadan.blog.tdg.ch


Vendredi 29 Novembre 2013


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