Néolibéralisme et conséquences

Sénégal : l'impérialisme n'a pas d'amis, Monsieur Wade!


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Lâché par la France et les Etats Unis, Wade découvre que l’impérialisme n’a pas d’amis, juste des intérêts. Après les avoir servis contre Gbagbo et contre Khadafi, voilà que les Etats Unis et la France le lâchent, face à la pression populaire d’un peuple qui ne veut plus de lui. Mais que les Sénégalais se détrompent. Ni Obama, ni Sarkozy, ne se soucient de la démocratie et du respect des droits de l’Homme. Ils cherchent, surtout, à préserver leurs intérêts géostratégiques, dans une région, où l’instabilité du Sénégal pourrait avoir des conséquences graves.


Mercredi 22 Février 2012

Sénégal : l'impérialisme n'a pas d'amis, Monsieur Wade!
Après les déclarations des représentants du Département d’Etat des Etats-Unis et celle de M. Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, on a vu M. Sérigne Mbacké Ndiaye, le Porte-parole du Président Wade, et Me Madické Niang, ministre des Affaires étrangères, se relayer? pour fustiger l’ingérence de la France et des Etats-Unis? dans le processus électoral, au Sénégal et en appeler «au patriotisme» des leaders de l’opposition, pour condamner cette ingérence. Me Madické Niang ajoutera même que le Sénégal est un «pays souverain» qui n’acceptera «aucun diktat».

On peut penser que ces déclarations traduisent la grande amertume que leur patron, le Président Wade, a dû ressentir. Voilà un homme, «complexé de la tête aux pieds», comme aime à le dire Amath Dansokho, l’un des hommes politiques sénégalais qui le connaît le mieux, dont tous les faits et gestes, tout le comportement, toutes les déclarations et prises de positions visent à plaire aux dirigeants occidentaux, surtout, Obama et Sarkozy.

Tous les prétextes sont bons, pour soutenir leurs politiques, en Afrique et ailleurs, dans le monde, même au détriment des intérêts fondamentaux du Sénégal. En témoignent la rupture des relations diplomatiques avec l’Iran, la position ambigüe du Sénégal, sur l’admission de la Palestine à l’ONU, le soutien inconditionnel à Sarkozy dans sa guerre contre le régime de Gbagbo, en Côte d’Ivoire. Le cap, dans la servilité de Wade sera franchi, avec la trahison de Kadhafi et de la position de l’Union africaine, sur l’agression impérialiste de l’OTAN contre la Libye

Pendant que l’Afrique cherchait à arrêter cette agression, Wade lui, préféra se mettre au service de celle-ci et trahir Kadhafi, dont il fut l’un des courtisans les plus zélés. Le monde se souvient de son voyage, à Benghazi, pour aller soutenir les «rebelles» libyens, alors que l’OTAN était en train de détruire la Libye et cherchait à assassiner Kadhafi et sa famille. Le voyage de Benghazi avait été préparé, à partir de Paris, et Wade et son fils avaient été accompagnés par des avions de combat français. Il est le seul chef d’Etat, qui se soit rendu, en Libye, avant la fin de la guerre !

Allant toujours plus loi, dans la servilité, à l’égard de ses «amis» occidentaux, Wade avait dit, lors d’un déplacement, à Paris, que contrairement aux autres chefs d’Etat africains, il était pour «le droit d’ingérence» contre les «dictateurs» qui répriment leurs peuples. Tant qu’il s’agissait des autres, tout va bien. Mais voilà que ce «droit d’ingérence» lui tombe sur la tête comme une massue. Comme les autres dictateurs, il est en train de réprimer son peuple qui lui demande, tout simplement, de respecter la Constitution. Il a, déjà, sur la conscience, la mort de 6 personnes, et plusieurs dizaines de blessés. Malgré tout cela, il croyait avoir droit à un traitement «spécial», vu sa carrière de larbin, au service de l’Occident. C’est pourquoi Abdoulaye Wade doit, certainement, ressentir les injonctions de la France et des Etats-Unis, comme une véritable «trahison».

Ainsi, donc, le Président Wade apprend-il, à ses dépens, que l’impérialisme n’a pas «d’amis», surtout, dans les pays dominés. Aussi longtemps qu’il pouvait servir les intérêts géostratégiques, économiques et politiques de la France et des Etats-Unis, il avait droit aux sourires convenus et pouvait prétendre être leur «ami». Mais, aujourd’hui, qu’il est vomi, par la majorité de son peuple, que son régime est à bout de souffle, il ne peut plus leur être utile. C’est pourquoi, ils lui montrent la porte, dans le but de sauver leurs intérêts, au Sénégal, et dans la sous-région.

Les Sénégalais ne sont pas dupes et savent bien que les déclarations des Etats-Unis et de la France, demandant le départ de Wade, n’ont rien à voir avec la défense de la démocratie ou des droits de l’Homme. Ce qu’ils craignent, c’est la déstabilisation de la sous-région consécutive à des troubles graves qui pourraient se produire, au Sénégal, suite à l’entêtement de Wade. Une telle déstabilisation pourrait nuire à leurs intérêts. C’est pourquoi ils pensent que la «stabilité» passe par le départ de Wade. Or, dans leur jargon, «stabilité» veut, tout simplement, dire rester dans le giron de l’impérialisme occidental et continuer à servir ses plans géostratégiques.

Comme on le voit, ni au Sénégal, ni en Côte d’Ivoire, ni en Libye, ni en Egypte, les interventions des Etats-Unis et de la France, tout comme celles des autres pays occidentaux, n’ont été motivées, par les «droits de l’Homme» ou la «démocratie». L’impérialisme est un système tyrannique et cynique qui n’hésite pas à semer la terreur et la mort, partout, pour atteindre ses objectifs. Il n’utilise le langage des droits de l’Homme et de la démocratie que comme instrument de propagande, au service de sa stratégie de domination et de contrôle des ressources de la planète.

Les gesticulations ridicules des porte-parole de Wade traduisent le profond désarroi d’un régime et d’un homme lâché par ses principaux parrains occidentaux. Il avait nourri l’illusion qu’il pouvait obtenir leur soutien ou du moins leur «compréhension», dans son ambition insensée de placer son fils à la tête du Sénégal. C’est l’échec de ce plan qui l’a amené à vouloir violer la Constitution, en briguant un troisième mandat. Il croyait pouvoir compter sur Sarkozy et Obama, pour faire accepter cette violation et organiser un coup d’état électoral, pour se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple sénégalais.

Un journal sénégalais a dit, récemment, que le voyage de Benghazi et la trahison de Kadhafi avaient, pour contrepartie, un tel soutien. Apparemment, il a été floué par ses parrains, qui ne veulent plus s’encombrer d’un président et d’un régime au bout du rouleau. Lâché par ses parrains et vomi par la majorité du peuple sénégalais, le Président Wade doit se rendre à l’évidence : son régime est fini, bien fini, quoi qu’il arrive, quoi qu’il fasse.

Source : comite-valmy.org


Mercredi 22 Février 2012


Commentaires

1.Posté par Farid le 22/02/2012 20:32 | Alerter
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Voilà que les masque tombe.

2.Posté par Farid le 22/02/2012 20:37 | Alerter
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Des dictateurs sont des personne bêtes, Pour rester au pouvoir comme Wade, sont d'accord de vendre même leur pays très bon marché aux oppresseurs, sans penser que dès qu'ils ne sont plus utiles, comme Wade, seront jetter dans la poubelle comme un mouchoir.

3.Posté par gjingis le 22/02/2012 23:15 | Alerter
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Sénégal : l'impérialisme n'a pas d'amis, Monsieur Wade! connu comme proverbe

tous ces pantins seront tous éjécté comme un chat au k.............k

l ambassadrisse de l empire est de retour au maghreb ce samedi . attachez vos ceinture et prenez soing de vous

ne mangez pas trops et prener le matin du café noire sec au chokolat .ca freinera des troubles de diarrhée

4.Posté par joszik le 23/02/2012 01:35 | Alerter
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Wade n'est pas l'ami des états-unis, c'est l'ami de Chirac que les américains veulent dégager comme Gbagbo

5.Posté par Saber le 23/02/2012 02:39 | Alerter
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l'impérialisme n'a pas d'amis, Monsieur Wade! ? Que peut-on espérer lorsqu'on lâche son ami libyen ?

Tout le monde se dit amis, rien n'est plus commun que le mot, rien n'est plus rare que la chose.

6.Posté par Darth Spiritius le 23/02/2012 11:48 | Alerter
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A noter que Wade se trouve plus ou moins dans la même situation que Gbagbo qui avait tout fait pour obtenir le soutien de la France, allant jusqu'à brader certains bien de la Côte d'Ivoire à 10 % du prix réel. Mais je dois reconnaitre que Wade est nettement moins sanguinaire que Gbagbo qui n'a pas pu s'empêcher de meler un conflit tribal et pseudo-religieux aux problèmes de la Côte d'Ivoire.

7.Posté par kechta le 23/02/2012 13:09 | Alerter
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Tout ces larbins qu'ils soient arabes, africains ou autres sont systématiquement jetés comme des mouchoirs par les impérialistes une fois qu'ils n'ont plus besoin d'eux, dans quelque temps ça sera au tour des larbins enturbannés du Qatar, de l'Arabie saoudite et du Golfe qui seront eux aussi jeter comme du papier toilette dans une cuvette et les impérialistes tireront la chasse d'eau sur eux une fois qu'ils leur ont servi dans leurs sales besognes!

8.Posté par Al Damir le 23/02/2012 13:12 | Alerter
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Wade n'y est pour rien. Ce sont les marabouts les chefs religieux qui ont le dernier mot au Sénégal. Wade s'est révélé être un opportuniste, après avoir berné tout le monde et tous les espoirs misés sur lui, il s'est avéré être pire que son prédécesseur Diouf que l'on surnomme le bon exécutant.

9.Posté par joszik le 23/02/2012 21:59 | Alerter
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Les intérêts des états-unis ne sont pas, seulement, de changer les hommes politiques en Afrique et ailleurs, car s'il le voulait ils auraient pu facilement les corrompre avec quelques promesses, Gbagbo ou Wad.
Le but final est de semer le chaos de façon à faire un maximum de morts pour que ces pays soient totalement à la merci des entreprises industrielles et commerciales américaines, c'est ce qu beaucoup d'africains n'arrivent pas à intégrer dans leurs analyses.
Pour les camerounais, il n'y aura pas de guerre au Cameroun parce que le Cameroun est un peuple pacifique, voilà la réponse que j'obtient et qui donne, là, toute la dimension de l'absurdité de la situation.
Des peuples qui ont été interdit de développement industrielles et commerciales pendant près de 100 ans, qui n'a pas appris à penser production et initiative sociale et populaire à qui on a instruit que les société se développaient par le haut et que l'on pouvait négliger la base, écoutent avec attention ces universitaires qui ressemblent tant à Jésus parce qu'il sont blanc, leur raconter des choses...ces choses qui constituent la pensée universelle occidentale et qui brillent au firmament de la philosophie humaine pour l'éternité.

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