MONDE

Selon l’Iran, la responsabilité de l'embargo pétrolier incombera à l'UE



Tehran Times
Jeudi 16 Février 2012

Selon l’Iran, la responsabilité de l'embargo pétrolier incombera à l'UE


Tehran Times, 16 février 2012


      TEHERAN – Un officiel du ministère des Affaires étrangères iranien a déclaré que l'Union européenne sera responsable des conséquences de sa décision illogique d'imposer un embargo pétrolier à l'Iran.


      Hassan Tadjik, directeur du département du ministère des Affaires étrangères pour l'Europe occidentale, a fait ces remarques mercredi en faisant des commentaires sur les réunions distinctes qu'il a tenues avec les ambassadeurs d'Italie, d'Espagne, du Portugal, de Grèce, des Pays-Bas, et de France, dans laquelle ont été discutées une série de questions, dont l'embargo pétrolier que l'UE a imposé à l'Iran le 23 janvier.


      Rejetant les reportages qui racontent que l'Iran a interrompu les exportations de pétrole vers un certain nombre de pays européens, Tadjik a dit : « Les exportations de pétrole n'ont pas été encore arrêtées, et nous avons fait des efforts pour... informer les populations européennes du fait que leurs gouvernements seront responsables des conséquences de la décision. »


      Un fonctionnaire bien renseigné de la National Iranian Oil Company (NIOC) a dit mercredi au service de presse persan Mehr que l'Iran a interrompu les exportations pétrolières vers les Pays-Bas et la France et donné un ultimatum à l'Italie, l'Espagne, le Portugal et la Grèce.


      Ce fonctionnaire non identifié a dit : « La République islamique d'Iran a arrêté les exportations de pétrole vers la France et les Pays-Bas. »


      Le responsable a ajouté que la NIOC a donné un ultimatum à l'Italie, l'Espagne, le Portugal et la Grèce pour qu’ils prolongent leurs contrats de longue durée, en disant : « Si ces pays ignorent l'ultimatum, les exportations de pétrole iranien seront aussi arrêtées pour eux. »


      Rostam Qasemi, ministre du Pétrole iranien, a annoncé le 29 janvier que l'Iran arrêterait les exportations de pétrole vers « certains pays » dans un proche avenir.


      Le parlement iranien a également préparé un projet [de loi] exigeant l’arrêt des exportations pétrolières de l'Iran vers les États de l'Union européenne ayant voté des sanctions contre l'industrie pétrolière du pays. À ce qu’on dit, ce projet de loi sera débattu au Parlement après les prochaines élections législatives iraniennes, dont la tenue est programmée pour le 2 mars.


Les Pays-Bas ne tiennent pas à imposer des sanctions à l'Iran


      Avant sa rencontre avec Tadjik, C.J. Kole, l'ambassadeur de Hollande à Téhéran, a déclaré aux journalistes que les Pays-Bas ne tiennent pas à imposer des sanctions à l'Iran à cause de son programme nucléaire et qu’il serait mieux que le problème soit résolu par la coopération de la République islamique avec les organisations internationales organisations.



Original : www.tehrantimes.com/politics/95502-responsibility-for-oil-embargo-will-rest-with-eu-iran-says
Traduction copyleft de Pétrus Lombard




Jeudi 16 Février 2012


Commentaires

1.Posté par Saladeen le 16/02/2012 14:05 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Il faut dire que la propagande à propos du danger nucléaire iranien n’est qu’un faux-semblant qui cache autre chose, d’autant plus que celui qui s’en dit le plus préoccupé-menacé est justement le seul qui ait utilisé l’arme atomique deux fois plutôt qu’une (Hiroshima et Nagasaki) et qu’il menace encore une fois de l’utiliser contre l’Iran.

Qui plus est, les États-Unis possèdent 2 200 têtes nucléaires et 800 vecteurs, de quoi détruire la planète toute entière ). Que feront les deux ou trois bombes nucléaires iraniennes – à supposer qu’elles existent – montées sur des missiles Shihab-3 – 2 200 km de portée maximum – alors que les États-Unis se situent à 11 000 kilomètres du Golfe persique ? Moins d’une heure après une prétendue attaque iranienne, mille bombes nucléaires américaines pulvériseraient l’Iran ne laissant plus une âme qui vive (77 millions d’habitants). Espérons que nous en avons terminé avec cette fadaise de la menace nucléaire iranienne tout juste bonne à effrayer les retraités des salons de thé.

Mais alors qu’est-ce qui justifie l’acrimonie états-unienne à l’encontre de la destinée iranienne ?

L’Iran a commis le crime de lèse-majesté de ne pas trembler quand Georges W. Bush l’a désigné à la vindicte de sa ‘communauté internationale’. L’Iran a l’outrecuidance de développer sa propre politique nationale plénipotentiaire.

L’Iran a le culot de vendre son pétrole à la Chine en devises souveraines iraniennes. L’Iran s’approvisionne en armement auprès de la Russie honnie. L’Iran a choisi le camp de l’impérialisme chinois – l’ennemi irrédentiste de l’impérialisme américain.

Enfin, l’Iran a le mauvais goût de posséder une frontière sur le détroit d’Ormuz par où transite près de 35 à 40 % du pétrole mondial, point de passage pétrolier que les États-Unis entendent bien entraver ou faire entraver ! Pour que ce plan machiavélique fonctionne, les États-Unis doivent cependant colmater au moins deux brèches dans le dispositif de verrouillage pétrolier de la région du Golfe persique :

- Le projet Nabucco, un oléoduc irano-irako-syrien destiné à acheminer le pétrole iranien et irakien jusqu’en Méditerranée via le territoire syrien.

- Le projet d’oléoduc des Émirats Arabes Unis destiné à contourner le détroit d’Ormuz pour l’acheminer directement jusqu’au port de Foujeirah ( Emirat Arabes Unis).

Pour ce dernier oléoduc ce ne sera pas compliqué ; les Émirats Arabes Unis sont sous protectorat américain et leur pétrole sera acheminé aux clients que Washington aura accrédités .Mais pour le premier rien n’est assuré et la subversion récemment entreprise contre la Syrie vise justement le contrôle de cet oléoduc.

Notons que si le détroit d’Ormuz est interdit à la navigation, c’est la Chine et l’Europe qui seront privées de carburant et non les États-Unis qui s’approvisionnent en Arabie Saoudie sans avoir à passer par le détroit d’Ormuz .

L’agression américaine contre la Syrie et l’Iran s’inscrit comme une étape de la guerre que se livrent les trois grands camps de l’impérialisme mondial – le camp états-unien – le camp de l’Euroland allié au camp américain jusqu’au 8 décembre dernier et dont il tente dorénavant de s’éloigner pour ne pas couler avec le dollar plombé – et le camp chinois, la superpuissance industrielle montante à laquelle sont associées l’Iran, la Syrie et la Russie.

Dans leur contrôle du monde les Américains souhaitent simplement détruire les infrastructures urbaines, les infrastructures portuaires et les raffineries iraniennes de façon à punir ce pays pour sa dissidence ; faire un exemple auprès de tous les autres pays en voie de développement qui caressent des rêves d’indépendance nationale.

Les États-Unis ne cherchent pas à s’emparer du pétrole iranien, ils en seraient bien incapables puisqu’ils ne songent nullement à débarquer des détachements de Marines et à s’installer à Téhéran. Quand on est impuissant à mater les talibans afghans, on ne songe même pas à occuper l’Iran.

Les États-Unis cherchent à provoquer une crise économique, financière, monétaire mondiale qui frappera toutes les puissances impérialistes, dépréciera leurs monnaies (le Yuan et l’Euro – le Dollar, lui s’en va déjà à vau-l’eau) et les rendront dépendantes des marchés boursiers et des ressources énergétiques du monde anglo-saxon (États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada) où la valeur des entreprises pétrolières s’élèvera de façon vertigineuse en même temps que la valeur de l’or noir (Golfe du Mexique, Alaska, Sables bitumineux de l’Alberta et Mer du Nord).

Ce coup de « poker » démentiel et meurtrier ne provoquera pas la ‘troisième guerre mondiale’ – les deux autres blocs impérialistes concurrents ne sont pas encore prêts à engager un affrontement militaire contre la superpuissance nucléaire américaine représentant la moitié des dépenses militaires de la planète.

Les peuples du monde souffriront énormément de cette crise économique profonde accompagnée d’une inflation importante, d’une hausse du chômage déjà catastrophique, d’une déprime boursière, de l’effondrement des hedge funds et des caisses de retraite des travailleurs ; cette crise enclenchera des soulèvements ouvriers, des grèves et des occupations d’usines jalonneront la guerre de classe – travail contre capital – sur le front économique que les opportunistes petits-bourgeois auront mission de liquider en proposant divers slogans réformistes pour sauver le système capitaliste.

L’attaque américano-israélienne contre l’Iran n’aura pas lieu en 2012 – année d’élection américaine. Le sort de la Syrie doit d’abord être tranché ; pour Méphisto Obama et pour le Minotaure Netanyahu rien ne presse. Après l’élection il sera temps d’ouvrir les portes de l’enfer et de libérer les Cerbères des Guerres puniques contemporaines.

Un indice pour ceux qu’il presse de savoir quand cela surviendra : il suffit de compter les grands navires de guerre américains qui mouillent dans le Golfe persique ; quand il n’en restera plus aucun, l’agression États-unienne sioniste tonnera dans la fournaise persane.

Nouveau commentaire :

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS


Publicité

Brèves



Commentaires