Sciences et croyances

Saturne, la « supernova »



Stephen Smith
Mardi 15 Juillet 2014

Saturne, la « supernova »

Saturne et sa plus grande lune, Titan.
Crédit : Observatoire Gemini/AURA/Henry Roe, Observatoire Lowell/Emily Schaller, Institut d’Astronomie, université d’Hawaii.
Agrandissement.


Thunderbolts, Stephen Smith, 11 juillet 2014


    Onde de choc : Onde de compression de forte amplitude, provoquée par un choc (tremblement de terre ou explosion) dans le milieu où se propage l'onde.


    La plasmasphère de Saturne est si dynamique que, quand la mission spatiale Cassini a envoyé ses images à la Terre, a été observé de la foudre jusqu'à un million de fois plus puissante que tout ce que l’on peut voir sur Terre.


    Son diamètre équatorial faisant 120.500 km, Saturne est plutôt grande par rapport à la Terre. Mais Saturne tourne si vite (un jour de Saturne dure à peine 10 heures, 34 minutes plus court que celui de toute autre planète exceptée Jupiter), que son diamètre polaire fait 108.700 km. La différence est due à l’« aplatissement » créé par le moment angulaire de la vitesse de rotation, qui repousse l'atmosphère de faible densité vers l'extérieur à l'équateur.


    Selon les astrophysiciens, par sa force centrifuge, la rotation rapide « rejette le froid plasma dense vers l'extérieur de la magnétosphère interne. » Tandis que le plasma froid s'accumule dans la magnétosphère externe plus chaude, le plasma plus ténu est renvoyé périodiquement dans la magnétosphère interne. Cassini a observé d’étroits « jets » rentrants de plasma brûlant, identifiés provisoirement par les spécialistes de la mission comme faisant partie de la séquence d'échange.


    Il est présumé par les scientifiques traditionnels, que la vitesse de rotation de 37.000 km par heure de Saturne est le seul mécanisme disponible capable de « forcer » le plasma froid dans la magnétosphère externe et démarrer le processus de recyclage avec le plasma brûlant.


    Selon un récent communiqué de presse, Cassini a détecté des particules chargées « accélérées à d’ultra-hautes énergies ». Ils croient que la vitesse acquise par les ions est semblable à celle que connaissent les particules accélérées par les ondes de choc des supernovae : « Pour l’essentiel, Cassini nous a donné le moyen d'étudier la nature d'un choc de supernova in situ, dans notre propre Système solaire... »


    Pourtant, comme écrit précédemment, l'idée que les ondes de choc, ou tout effet cinétique en général, sont responsables des particules à grande vitesse, est en contradiction avec la théorie de l'Univers électrique. Gaz brûlants, bangs supersoniques, vents, turbulences, fronts de chocs, et les autres événements causaux postulés ordinairement, sont incapables de fournir les énergies nécessaires.


    Dans les autres cas de découvertes électriques dans les environnements planétaires, les scientifiques de la NASA ne peuvent voir que la pression interne, la force centrifuge, et le « flux de gaz ». Ils savent naturellement que le plasma constitue plus de 99% de l'univers visible, mais ils n'ont pas encore envisagé le rôle de la distribution des charges dans le plasma spatial. Au lieu de cela, un système solaire électriquement neutre est retenu comme condition sine qua non de la spéculation théorique.


    Les théoriciens de l’Univers électrique soutiennent que Saturne se déplace dans la plasmasphère du Soleil et interagit avec son champ électrique. Planètes et lunes du Système solaire sont des corps chargés. Elles ne sont pas isolées dans l'espace « vide », mais communiquent électriquement les unes avec les autres. Encelade, Dioné et Téthys se déplaçant toutes dans la plasmasphère de Saturne, on s’attendrait à ce qu’elles aient des échanges électriques avec uniquement leur planète principale. L’explication à l'accélération des particules chargées la plus simple, la plus manifeste, c’est la décharge électrique, de sorte qu'il n'est pas nécessaire d'invoquer d’invraisemblables dynamiques internes pour en rendre compte.


    En fait, d'autres chercheurs admettent les interactions de Saturne avec ses lunes : « ...nous concluons que les distributions observées en double pics (en « papillon ») de l’angle d'attaque [du plasma] résultant du convoyage du plasma des régions près de l'orbite de Dioné et Téthys, soutiennent l'idée de tores de plasma distincts associés à ces lunes. »


    Saturne dégage 2,3 fois plus d'énergie qu'elle n'en reçoit du Soleil. 90 mégawatts de rayons X ont été détectés par Cassini. Mais même cela n'a pas été attribué à sa nature électrique. À la place, l'atmosphère de Saturne est dite refléter les rayons X du Soleil, bien que l'équipe scientifique ait admis lors de la découverte, que l'intensité des « reflets » était « surprenante ». La raison pour laquelle elle était si surprenante, c'est qu'ils n’ont pas tenu compte du fait que les planètes dotées de champs magnétiques sont capables de capturer des particules ionisées pour former une magnétosphère électrifiée géante. C'est cette magnétosphère qui piège et accélère les particules chargées de Saturne.



Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2014/07/11/saturn-supernova/
Traduction Petrus Lombard



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Mardi 15 Juillet 2014


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