Coup de gueule

Rien ne va plus, faites leur jeu


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Lundi dernier en Belgique. Sommet européen sur fond de grève nationale.


Philippe Delgleize
Jeudi 2 Février 2012

Rien ne va plus, faites leur jeu

Lettre ouverte à ceux qui nous la ferment

Il y a quelques jours, monsieur Di Rupo (Premier ministre), dans une phrase savamment orchestrée renvoyait la démocratie dos à dos. D'une part il déclarait reconnaître le droit démocratique des peuples à faire la grève et à manifester pour se faire entendre ; d'autre part il affirmait que cela ne changerait rien à sa politique.


Pour peu il avouerait qu'il ferait bien la grève à nos côtés et que toute cette austérité n'est ni de son fait ni de son goût ; mais qu'elle nous est dictée, pas tant par des personnes que par des enjeux qui nous dépassent.


Si cela est, si loin d'être souverain, le peuple n'est même plus la finalité du politique, détrôné par l'endiguement d'une croissance, que par ailleurs on recherche à tous crins, alors bien sûr on peut au nom de la démocratie se permettre tous les paradoxes.


Si cela est, si les mandataires qui nous dirigent usurpent la fonction sans en accomplir le mandat, alors oui l'Etat peut avoir toutes les raisons d'ignorer le peuple, au nom de la démocratie elle-même.


On en arrive ainsi à gangrener la grève par la base. A monter les usagers contre les chauffeurs de bus, les parents contre les enseignants, les malades contre le personnel de soins. Avec d'autant plus d'aisance que la grève est en soi une autopunition, une thérapie de l'échec par l'échec, une juste cause pour une injuste cible.


Tandis que le chaos s'abattait sur notre mobilité, le sommet européen a eu lieu sans encombres.

La rigueur n'empêchant pas les grands moyens. A nous les grands maux, à eux les grands remèdes.

Comme au temps des banques folles !


Certains ont perdu leur journée de salaire... D'autres ont perdu leur vie à défiler dans les rues des décennies durant...


Toujours ce même mépris, cet aveu d'impuissance qui maintient cependant le cap vers nulle part.


Tandis que certains parvenus lorgnent encore aux agapes d'un grand soir; ils auront beau manger des sandwichs et se coucher tard, pas plus que les aristocrates n 'avaient le sang bleu, les bobos n' auront le sang rouge.


Les jeux sont faits. Mais la roue de l'histoire à un plus grand levier que celui d'une roulette...


Je crois donc en nous.


P. Delgleize (Liège)





Jeudi 2 Février 2012


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