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« Révolution du jasmin » : Des questions troublantes…


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Des questions importantes par rapport à la « révolution du jasmin » :
D’abord la télévision tunisienne a commencé par monter des prévaricateurs et des voleurs attrapés en flagrant délit par les services d’ordre et l’armée. Pourquoi la télé n’a pas continué et montré quelques « spécimen » de la milice de Ben Ali qui ont été arrêtés ?


Par Hatem Karoui
Jeudi 27 Janvier 2011

« Révolution du jasmin » : Des questions troublantes…
Par ailleurs à quoi ont conduit les interrogatoires ? On n’a pas besoin de
connaître tous les détails mais au moins les grandes lignes ? Pourquoi ne
dit-on pas que cette milice a été cernée ou arrêtée dans le palais
présidentiel de Carthage et au palais de Sidi Bou Sid ? Pourquoi s’est-on
suffi à dire dans les infos qu’il s’agit de tirs sporadiques autour du
palais ?
Aujourd’hui, 11 jours après la révolution du 14 janvier on est sûrement en
mesure de connaitre non seulement l’identité ces personnes arrêtées dans
l’entourage de Ben Ali mais aussi celles des snippers qui ont tué les gens. A
quels résultats ont abouti les interrogatoires sur leurs motivations et sur les
commanditaires de leurs actions.
Ali Sériati est certainement un détenu de choix, mais qu’en est-il des
conseillers du président en détention préventive comme Abdallah, Ben Dhia et
Kallal ? Ces derniers sont susceptibles de fournir des informations précieuses
sur le déroulement des opérations. Zouheir M’dhaffar et beaucoup
d’ex-ministres de Ben Ali sont les premiers à avoir admis que le « cabinet
fantôme » du palais de Carthage était à la base de toutes les décisions
politiques importantes. Ghannouchi depuis qu’il s’est proclamé Premier
Ministre n’a pas prononcé une seule fois l’expression » Al Rais Al
Makhlouâ », comme s’il avait encore peur de sa réaction et de ses
représailles. Quelles mesures particulières les autorités actuelles ont-elles
prises pour protéger les archives et empêcher leur destruction alors que les
machines broyeuses de feuilles et les incinérateurs de papier font leur
sinistre besogne dans les ministères et les institutions publiques ?
Pourquoi jusqu’à présent les différentes commissions créées
n’ont-elles pas communiqué leurs coordonnées pour être saisies par les
citoyens, alors que c’était la première et la plus simple mesure à prendre
pour déclencher la collecte des requêtes ?
Pourquoi enfin est-ce uniquement les instances européennes qui annoncent le
gel des avoirs des familles et pourquoi en parallèle nos autorités
n’ont-elles pas lancé un mandat d’arrêt international contre le président
déchu et ses complices à l’étranger alors que les présomptions de
culpabilité s’amoncèlent ?
Autant de questions auxquelles personne en Tunisie ne trouve de réponse et qui
ne rencontrent qu’un silence lourd et suspect…
On continue par contre à protéger le secret de l’instruction et à seriner
la bonne leçon apprise sur la présomption d’innocence…
Cette dernière, constante des principes du droit pénal, n’est pas du tout
à minimiser ou à rejeter mais elle n’est pas antinomique d’un droit du
peuple à être informé.

Peut-être qu’en répondant à ces questions, nos gouvernants actuels
acquerraient plus de légitimité de la part du peuple qui, assoiffé de
vérité et frustré par tant d’années de censure et piétinement des valeurs
morales essentielles, leur donnerait plus de crédit et diminuerait sensiblement
la pression qu’il exerce à leur encontre….
HK


Jeudi 27 Janvier 2011


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