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Requiem


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Sebastien Fontenelle
Samedi 15 Janvier 2011

Requiem
Le mec avait d’abord été ministre de l’Intérieur.
Devenu chef de l’État, il s’était conservé la sympathie de la droite française (jusque dans ses raffinées composantes « socialistes »), en même temps que l’admiration de gros penseurs hexagonaux - catégorie Taguieff -, qui adoraient (notamment) qu’il se montrât si ferme dans la contention du péril barbudo.
Et bien sûr : il avait gardé le goût de faire tirer contre la plèbe - sans préjudice d’un possible couvre-feu - à grands coups de flingues anti-émeutes.

Mais à la fin des fins : il a fui - chez de bons amis.
Je crois, décidément, que l’édifiant destin de زين العابدين بن علي devrait nous faire une pérenne source d’inspiration...


Samedi 15 Janvier 2011


Commentaires

1.Posté par le_tout_puissant le 16/01/2011 03:25 | Alerter
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Le départ de Ben Ali est une pure mise en scène stratégique dont la vocation est d'éviter un potentiel embrasement plus important de la Tunisie mais surtout de toute l'Afrique du Nord. Il était impératif de vite éteindre ce petit incendie risquant de prendre des proportions difficilement contrôlables.

Dans le cas tunisien il y avait 2 options sur la table:

Option 1: Une répression ferme et sanglante adoucie par quelques concessions du genre augmentation sensible des salaires avec pour aboutissement possible deux cas de figures: soit la populace se calme, soit elle s'énerve encore plus au point de rallier avec elle une partie des forces armées avec risque de contagion dans le reste de l'Afrique du Nord.
De plus quelque soit l'issue de cette option cette dernière est risquée. En effet même en admettant que la populace soit matée après quelques sanglants massacres les pays amis de la Tunisie se trouveraient embarrassés de continuer à donner du crédit au bourreau Ben Ali. Nous savons à quel point les lucifériens humanistes ont à coeur auprès du grand public zombifié de faire figure de chantre de la démocratie. Dans le cas tunisien il aurait été difficile de trouver une justification au maintien de relations amicales avec Ben Ali. De plus Ben Ali était déjà désavoué par la presse française, en d'autres termes ce dernier était déjà abandonné par les forces occultes dirigeant notre monde.

Option 2: Mettre en scène le départ et la disgrâce de Ben Ali sans pour autant changer fondamentalement l'équilibre des pouvoirs, en mettant éventuellement en place une "démoncratie".

Cette deuxième option fut choisie car elle est "tout bénéfice". La populace crie à la victoire, Ben Ali prend une retraite dorée certes un peu humilié mais il s'en remettra, et les équilibres occultes du pouvoir, c'est à dire ceux qui comptent vraiment, seront maintenus. Voilà tout le charme de la "démoncratie"! Faire croire aux gens qu'ils sont les maîtres, que le pouvoir a changé de main alors que fondamentalement strictement rien n'a changé!

Cerise sur le gâteau: cette épisode tunisien sert aussi à salir un peu plus encore le dégénéré Sarkozy, nous assurant une fois de plus la victoire monstrueusement triomphale de DSK.

Mon pronostic:

Premier tour: DSK, Marine Le Pen et Sarkozy.
Deuxième tour: DSK vs Marine Le Pen avec victoire éclatante pour le premier.

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